Le tout 1er intérêt du thriller de l’américain Charlie Polinger est de nous apprendre que son titre signifie « la peste » dans la langue de Molière et de Ribéry. Mais ce serait tout à fait injuste de réduire ces 97 minutes à cet aspect plus que prosaïque, car voilà un 1er film bluffant et d’une très grande originalité. Dans un camp d’été, la rumeur d’une peste se propage. Quand Ben refuse d'y croire, les frontières de la réalité se brouillent et un jeu impitoyable se déclenche entre les garçons. Tout est nouveau ici, le cadre, le thème et la réalisation pleine de surprises. A découvrir dès que possible ce drame qui a obtenu le Grand et le Prix de la Critique à Deauville. De très nombreux films consacrés au passage à l’âge adulte, en particulier aux garçons, penchent du côté de la comédie ou de la nostalgie. Visiblement pour ce cinéaste, l’âge de 12 ans ressemblait davantage à un enfer d’anxiété sociale. Pour traduire ce mal-être, Polinger explore la violence et la vulnérabilité de l’enfance d’une manière inédite. L’action se situe dans un camp de vacances consacré aux sports nautiques, water-polo pour les gars, natation synchronisée pour les filles. 1ère originalité. C’est dans ce huis-clos que le scénario explore les dynamiques de pouvoir, la peur de l’humiliation, et on sent même que certains dialogues sentent l’expérience vécue. On retrouve les codes du film d’horreur, de la masculinité et du coming-of-age story. Le titre revêt plusieurs significations : le passage à l’adolescence à travers quelques éléments de film de genre, l'apparition d'un véritable problème de peau, etc. Toutefois, la véritable peste qui est traitée dans ce film, celle qui ronge et infeste ce cercle de jeunes garçons, correspond la tentation de devenir à leur tour des harceleurs pour ne pas être exclus. Quel que soit notre parcours de vie, le besoin de s’intégrer dans un groupe est un sujet universel qu’on peut retrouver à tout âge. La photographie – entre autres les plans sous-marins -, est parfaitement maîtrisée. Quant à l’aspect sinistre et désert des locaux illustre le manque d’humanité qui traverse le film. Mais, le gros point fort est évidemment la direction d’acteurs qui est stupéfiante. Joel Edgerton – seul adulte du casting -, est entouré par une cohorte de jeunes acteurs qui promettent tous beaucoup, citons- en une bonne part, avec Everett Blunck, Kayo Martin, Kenny Rasmussen, Elliott Heffernan, Lucas Adler, Lennox Espy, Caden Burris… Ce film qui m’a fait penser à des titres comme Les Désarrois de l'élève Törless de Volker Schlöndorff ou le magnifique Un monde de Laura Wandel, se révèle d’une intensité terrifiante et bouleversante qui parle à tout le monde. A part son final, un tantinet faiblard, il y a peu de choses à reprocher à Charlie Polinger sont on attend le prochain film avec impatience.
Des ados de la génération Alpha, façonnés par le monde de Trump,  ils sont donc horribles à souhait,  de tous les points de vue, ce que les jeunes acteurs rendent sans aucune difficulté et avec un certain talent 
Une musique angoissante vient cimenter un récit dont la tension monte crescendo autour de l’isolement, du harcèlement et du body horror. Et même si j’aurais aimé que The Plague soit un film d’horreur pur, au premier degré, sans toutes ces symboliques et métaphores, il reste globalement une réussite.
Film sur du harcèlement entre adolescents pendant un camp de vacances d'été de water-polo. Un groupe d'ados avec chacun leur personnalité, et au sein de la bande, un leader assez terrible qui humilie un camarade couvert d'eczéma puis un 2e qui essaie pourtant de bien faire pour s'intégrer. Des moments assez durs sur la méchanceté des jeunes entre eux, du gore aussi. Intéressant avec des plans originaux, mais je conseille d'avoir le cœur bien accroché.
Bien que le film soit étiqueté "thriller", on est à la limite du film d'horreur. Le réalisateur sait manifestement qu'avec les pulsions sadiques qui les animent, des adolescents retenus dans un camp de vacances peuvent être plus effrayants encore que des créatures surnaturelles. Belle réflexion sur les peurs les plus archaïques qui nous animent face à l'étrangeté d'autrui.
THE PLAGUE de Charlie Polinger est le genre de film qui ne dure qu’1h35… mais qui donne l’impression d’en faire 2h30. Le rythme est poussif, les scènes s’étirent sans véritable progression et l’ensemble peine à maintenir l’intérêt sur la durée.
Le plus frustrant reste son impression d’inachèvement. Le scénario semble constamment préparer quelque chose sans jamais réellement aller au bout de ses idées. Plusieurs pistes sont lancées puis abandonnées, laissant la sensation de regarder un brouillon plutôt qu’une œuvre pleinement aboutie.
À cela s’ajoute une pauvreté d’idées assez marquante. Malgré un concept qui pouvait laisser espérer une réflexion ou quelques propositions originales, le film tourne rapidement en rond et recycle des éléments déjà vus sans leur apporter de véritable valeur ajoutée.
Ce film aurait pu être bien : le propos est intéressant, c'est bien filmé et les jeunes acteurs sont bien. Mais je ne suis pas du tout rentrée dedans, je me suis ennuyée et j'ai trouvé ce film finalement assez plat et fade
The Plague est malsain, dérangeant, angoissant. C'est difficile à regarder. Il montre très bien les mécanismes du harcèlement qu'il peut y avoir entre adolescents, et par extension à l'âge adulte. Par contre, cette manie de rajouter une maladie inconnue pour faire "film de genre" à la Julia Ducourneau, n'était absolument pas nécessaire. Le sujet du harcèlement se suffit à lui-même, il méritait d'être traité en profondeur plutôt que d'être mélangé à un mal mystérieux dont on aura, au final, peu de réponses. The Fallout, par exemple, traite de son sujet avec intelligence et sans artifices.
J’avais le sentiment de voir un grand film en devenir. The Plague possède tous les ingrédients pour marquer les esprits : un sujet fort, une ambiance, une image magnifique, un travail sonore exceptionnel et de bons jeunes acteurs . Pourtant, le récit manque parfois de substance et de crédibilité et finit par se répéter, ce qui limite son impact et qui le rend de temps en temps ennuyeux. Malgré cela, certaines scènes sont puissantes et le regard porté sur le harcèlement et la violence du groupe est bien là. Un film imparfait mais sincère, inégal qui mérite toutefois d’être vu.
J'ai bien aimé l'ambiance oppressante créée par ce film, pas seulement du fait du scénario mais aussi de la manière dont c'est réalisé : musique, sons, plans... L'histoire en tant que telle est pas mal. Je ne me suis pas ennuyé, en revanche je trouve quand même que par moment il manque un peu d'intrigue, de suspens.
Poussif et mou du genou. Psychologie de bazar à la Dolto avec des pré ados hormonés . Les gosses jouent néanmoins pas mal et les prises de vues aquatiques sont plutôt réussies. Sinon bof