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Pierrefeu
23 critiques
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4,5
Publiée le 30 mars 2026
Il y a des pays dans lesquels, il est bien difficile de vivre ! Ce film le montre, merveilleusement bien avec les acteurs incroyables, en particulier, la mère d’un des héros qui développe une puissance affective impressionnante !
Une histoire et une réalisation style occidentale mais une histoire bien indienne avec ses castes , ses religions et son quotidien. Intéressant et assez réussi.
Je l'ai vu à Cannes. Le thème du film est excellent, mais le traitement est prétentieux et les acteurs ne semblent pas authentiques dans les rôles qu'ils interprètent. À éviter
Excellente surprise que ce film qui est une puissante chronique et une émouvante histoire d’amitié dans une Inde fracturée par ce système de Castes ! Oh surprise il y a même une évocation inédite de la pandémie de Covid-19 . Ce film est porté par deux comédiens saisissants de justesse !
un film très touchant et émouvant, qui raconte des histoires de jeunes confrontés aux traditions, aux inégalités sociales et aux épreuves de la vie. Le film est à la fois dur et plein d’espoir, avec des personnages très humains auxquels on s’attache rapidement.
J’ai particulièrement apprécié la simplicité et la sensibilité de la réalisation, ainsi que la beauté des paysages. Le film fait réfléchir sur la société, la liberté et le poids du regard des autres. C’est un film calme mais profond, qui reste en tête après l’avoir vu. Une très belle découverte.
Incroyables force dramatique et intensité émotive. Plans et cadrages parfaitement travaillés. Deux parcours un temps mêlés, puis divergents puis à nouveau partagés de jeunes gens pauvres et rejetés par les régressions en cours dans l'Inde de Modi. Poignant.
Le film déploie une chronique poignante sur les castes, les inégalités et les entraves sociales qui pèsent sur la jeunesse. Sa mise en scène, âpre et sensible, parvient à faire coexister la douceur des liens humains et la violence du réel. Un peu mélo toutefois.
Tiré d’une histoire véridique, "Une jeunesse indienne – Homebound" porte un regard intéressant sur la société indienne contemporaine mais en manquant souvent de distance dans ses positions. A côté de la peinture de l’amitié entre Shoaib Ali et Chandan Kumar et celle de leurs difficiles conditions de vie, le film ne manque pas d’épingler la mauvaise gestion de la crise de la pandémie de Covid-19 par les autorités indiennes. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Dans un village du nord de l’Inde, deux amis d’enfance poursuivent un objectif commun, accéder à un concours qui pourrait transformer leur statut social. Homebound ne se contente pas de raconter une ambition individuelle, il observe avec précision la manière dont une société entière façonne les trajectoires, souvent bien avant les choix personnels. Neeraj Ghaywan adopte une mise en scène épurée, où chaque geste, chaque silence, traduit une tension plus large, celle d’une jeunesse confrontée à des limites invisibles mais persistantes.
Le film se distingue par sa capacité à capter l’invisible, ces moments suspendus où les personnages oscillent entre espoir et lucidité. Loin de tout effet démonstratif, il privilégie une approche humaine, presque intime, qui refuse de réduire ses protagonistes à leur condition sociale. L’amitié au cœur du récit devient alors un point d’équilibre, fragile, parfois mis à l’épreuve par les attentes et les désillusions. Sans jamais sombrer dans le pathos, le film propose une réflexion sobre sur la dignité, l’appartenance et la possibilité, même limitée, de s’émanciper.
Le film joue sur les rapports sociaux en Inde, souvent compliqués à comprendre. L'histoire et les traditions influencent les comportements et l'identité propre à nos personnages. Entre devoir, conflit avec la tradition des castes, même si ça n'existe plus, on ne se mélange pas si facilement. On a une violence sociale permanente où chacun aspire à sortir de sa condition, mais se retrouve toujours piégé par les devoirs envers ses aînés ou simplement ses frères et sœurs. À travers ce film sur les différences sociales, on raconte également une histoire d'amitié comme on n'en fait plus en 2025. La réalisation est soignée et montre deux trajectoires de vies unies par des aspirations pas si différentes. Neeraj Ghaywan réalise une pépite du cinéma indien, qui marquera les esprits par son style et son naturalisme.
9 minutes d'ovation à Cannes amplement méritées car c'est le plus beau film indien que j'aie vu! Très réaliste sur la dureté de la vie dans ce pays que je connais assez bien (castes, discriminations, bureaucratie, précarité, transports cahotiques) mais sans une once de misérabilisme ou de pessimisme, bien au contraire. Mais surtout, une sublime et émouvante histoire d'amitié. Vous allez sortir les mouchoirs à la fin même si cela reste digne, subtil et beau. Scénario prenant, très bons dialogues et jeu des acteurs. Une perle!
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3,5
Publiée le 27 novembre 2025
« Lorsque tu portes cet uniforme, ta religion et ta caste n'ont plus d'importance. » Shoaib et son meilleur ami Chandan espèrent qu'en entrant dans la police, ils gagneront le respect et ne seront plus jugés en fonction de leur religion et de leur caste. Une porte de sortie, mais surtout de survie pour des garçons qui représentent l'espoir de toute une famille. Deux personnages comme microcosme de la société indienne entre discriminations, inégalités et spoiler: gestion de crise hasardeuse . La vie des plus démunis n'a jamais été aussi fragile et Neeraj Ghaywan s'en sert pour appuyer son message. Son film raconte une belle histoire d'amitié, mais aussi de résilience avec cet hommage à ceux qui se sacrifient et qui partent loin de chez eux pour aider leurs proches. L'accent est mis sur ce voyage émotionnel et cette quête de reconnaissance plus que sur la critique d'un système. J'ai trouvé les 2/3 du film authentiques et engageants, mais j'ai moins aimé spoiler: la partie sur le Covid qui est plus clichée et "facile" notamment lors du retour chez eux, et ce même s'il y a le moment le plus déchirant du film à ce moment-là. En somme, un drame émouvant porté par un très bon duo.
Dix ans après l'excellent Masaan, le réalisateur indien Neeraj Ghaywan était de retour au festival de Cannes, en mai dernier, pour son second long métrage, coproduit par Martin Scorsese. Homebound est un beau film sur l'amitié de deux jeunes garçons, l'un et l'autre discriminés, pour leur religion ou leur caste, et en lutte pour accéder à l'ascenseur social, notamment en tentant d'entrer dans la police. Mais en Inde, l'ascenseur est constamment bloqué, l'escalier compte un nombre incalculable de marches et le sommet n'est nulle part en vue. Avec sa manière douce, mais résolue, le film s'élève bien au-dessus du récit d'apprentissage pour pointer du doigt une société dans laquelle l'égalité des chances n'est qu'une utopie et l'humiliation permanente. Inspiré d'une histoire racontée par un quotidien américain,spoiler: Homebound verse dans le mélodrame dans sa dernière partie, mais non sans dignité, avec un regard sans complaisance sur la façon dont la crise de la COVID-19 a été gérée par les autorités. Le film s'apprécie pour son écriture, fluide, et son interprétation impeccable, alors que la mise en scène, plutôt sobre, ne cherche pas à se distinguer. C'est son humanisme et sa puissance tranquille, subversive par son contenu politique sous-jacent, qui emportent l'adhésion, y compris lorsque des bouffées sentimentales viennent bouleverser son propos.
Vu en avant première à Un certain regard. Depuis les grands films de Ray sur la difficulté à trouver sa place dans une société aussi hiérarchisée et divisée de l'intérieur par les différences religieuses que celle de l'Inde, la composante mélodramatique d'une telle situation n'a jamais été aussi intelligemment exploitée. Un film qui, en montrant la situation aujourd’hui d'une jeunesse indienne au bord du désespoir mais qui ne renonce pas, vous apprend beaucoup et vous remue en profondeur.