Et bien, Jaoui sans Bacri, c’est qd même très bon, un bon scénario et des bons acteurs qui amènent à des réflexions sur metoo et les diffrerences générationnelle, de l’humour en plus, à voir
Si le début du film m'a semblé bizarre, j'ai ensuite été conquise par les dialogues et scènes souvent comiques. Le sujet est bien traité et le talent d'Agnès Jaoui n'est plus à démontrer. Même si l'on regrette Jean-Pierre Bacri, la réalisatrice sait recruter des acteurs performants. J'ai passé un agréable moment et les morceaux des Noces de Figaro y ont fortement contribué.
Typiquement du Jaoui, sans Bacri, qui pourrait sortir à n’importe quel moment si l’on ne savait pas qu’il n’est plus…., film intelligent qui place le débat sur les excès de METOO, dans le plus comme dans le moins , l’approche est saine et rassemble bien les différentes interprétations du quotidien de beaucoup de femmes et certainement d’hommes aussi, j’entends aussi une voix, celle de Jaoui qui souffle qu’il ne faut pas , non plus, pousser le bouchon trop loin , les excès en tout genre restent néfastes à chacun . Un plaisir ce film qui vous baigne dans l’opéra… je recommande .
un moment de divertissement mais qui n'est pas très réussi. Agnès Jaoui a eu du mal à me toucher. Je n'ai pas compris ce que les phallus géants venaient faire dans cette pièce ...
L’Objet du Délit est une grosse déception. Le film est beaucoup trop long pour ce qu’il raconte et aurait largement pu durer 1h30 au lieu de 2h13. Le montage est raté avec de nombreux faux raccords, et on attend longtemps avant que l’histoire démarre vraiment. Les 12 minutes d’opéra en playback deviennent vite interminables. Ce qui devait être une immersion dans les coulisses d’un opéra se transforme finalement en expérience pénible et ennuyeuse malgré un bon casting.
Magnifique film d'Agnès Jaoui, avec une dédicace émouvante dédié à Jean Pierre Bacri. Les noces de Figaro offre un fil conducteur joyeux et brillant pour cette évocation du malaise lourd du temps, du dialogue difficile et confus entre les boomers suspectés de tous les maux et les trentenaires. Au nom des la défense des minorités, et des femmes, les vies des boomers et leur pratiques sont revisités pour y identifier des indices des deviances inacceptables, sans que celles ci ne soient clairement nommées ou classées en terme de gravité. La position la plus confortable est de ne pas prendre partie et de se cacher. Ce film avec un courage certain, humour et générosité, revisite tous ces thèmes, et conclue qu'avec un peu de générosité, d'écoute et d'humour la construction d'un projet commun est encore possible.
Affligeant... Rien ne fonctionne. Pas de rythme, les vannes tombent à plat. Aucun acteur n'est crédible à part peut-être Daniel Auteuil... C'est bourré de clichés, tout est amené à la truelle. Un ratage total.
Les Noces de Figaro à l'époque de Metoo, vues par Agnès Jaoui. Un film qui nous immerge dans le travail de répétition de l'opéra de Mozart, dans un lieu magnifique, avec de bons acteurs, c'est en soi de grand intérêt. La construction rappelle un peu Le sens de la fête, et le film est d'ailleurs dédié à Bacri. Les tensions relationnelles autour des questions d'agressions sexuelles sont intenses. Et les extraits de l'opéra valent le déplacement. On recommande.
Agnès Jaoui semble un peu fatiguée en tant que réalisatrice. On a connu beaucoup beaucoup mieux ! Le film est long, ennuyeux, un mélange de tout et de rien sur un fond musical. Pas vraiment d’intérêt. Daniel Auteuil semble fatigué, également, , il n’amène rien de plus à ce film. Dommage…
Film drôle sans être agressif, très en dehors des courants de pensée dominante, mais sans mépris... Les acteurs sont formidables, le récit bien mené, et quel bonheur d'entendre tant d'airs charmants et bien connus ! Bien sûr, les blagounettes sont faciles mais, même répétées, très drôles. Et quelle géniale idée d'avoir fait des metteuses en scène des femmes douces, délicates, portant avec une timidité touchante le blason d'un féminisme qu'on a connu plus agressif. Les débats sur ces questions ne manquent pas et sont riches. Bravo, Agnès Jaoui et toute la troupe, vous êtes formidables !
LES « NOCES » À L’HEURE DE MEE-TOO Geste quasi-obscène du Comte Almaviva (Vincenzo Amato) sur Suzanne, la camériste de la Comtesse (Agnès Jaoui). Ce geste considéré par le Comte comme un droit de cuissage sur la servante appelée à épouser Figaro, son valet, déclenche une vraie tempête Me-Too parmi la troupe, comme une allumette sur une traînée de poudre. Offusqué par tant de pruderie, le ténor qui joue l’auteur du délit finit par quitter la scène. Au désespoir d’Igor, le maître de musique joué par le patelin Daniel Auteuil qui, lui-même, ne se sent pas trop la conscience tranquille. Le ténor finit par revenir mais en fait trop pour montrer qu’il respecte les femmes, provoquant l’ire des cantatrices et un nouveau départ du ténor. Et il rend à nouveau les armes. Après avoir trouvé une doublure qui ne fait pas l’affaire, l’angoisse générale revient. Mais comme toujours chez Beaumarchais qui a fourni à Mozart le thème de son opéra, un rebondissement permet d’aller au bout du projet, devant un public médusé, installé en plein air dans un site qui évoque le théâtre Antique d'Orange. On se délecte de cette querelle féministe surgissant au milieu de cette célèbre œuvre lyrique qui n’en demandait pas tant. On rit, on pleure de rire, on s’inquiète… Le spectacle aura-t-il bien lieu ? C’est une vraie commedia dell’arte, matinée de décors felliniens, en l’occurrence quatre énormes phallus violet qui encadrent le temple d‘amour où Figaro et Suzanne devraient fêter leur nuit de noces. Agnès Jaoui sait tirer les ficelles, dans un torrent d’humour en hommage à Jean-Pierre Bacri, à Beaumarchais et, bien sûr au divin Mozart, dont on ne se lasse pas n’écouter l’ouverture des "Noces de Figaro"..
Une joyeuse comédie de société d’actualite, plongée dans le monde de l’opéra . Furieuse envie de revoir les Noces de Figaro à la sortie. Casting impeccable, un très bon moment
Agnès Jaoui s'approprie un genre artistique – l'opéra – qu'elle semble ne pas bien connaître. On en veut pour preuve la remarque de Eye Haïdara à l'une de ses partenaires en début de film : « vous êtes surprise parce que je suis noire » ? Eh bien non, aucun pratiquant ou tout simplement amateur/trice d'opéra n'est surpris car tous ont en mémoire le talent exceptionnel des Leontyne Price, Grace Bumbry, Jessye Norman, Christiane Eda-Pierre, Barbara Hendricks ou encore Pretty Yende pour ne citer qu'elles. La metteuse en scène "Mirabelle" (Claire Chust) fait sourire, tout comme ce pauvre Daniel Auteuil dans le rôle insipide du chef d'orchestre. Sans parler d'Hervé Pierre, cet immense acteur qui a longtemps illuminé la scène de la Comédie-Française et qui se retrouve à faire de la quasi-figuration au cinéma. Le scénario du film est artificiel au plus haut degré et cela se ressent dans le jeu des acteurs, tous ou presque étrangers au monde de l'opéra. Si Agnès Jaoui avait engagé dans son film de vrais artistes lyriques, nul doute que le résultat eût été différent et que son propos aurait perdu de sa consistance. Qu'il y ait eu et qu'il y ait encore, dans le milieu de l'opéra, de la "drague", personne n'en doute et la réputation de quelques ténors sur ce registre – de grands artistes au demeurant – n'était pas usurpée. Mais très rares ont été et sont encore sans doute sur les scènes lyriques les comportements outranciers passibles de poursuites judiciaires. En voyant un tel film, qu'on a osé présenté (hors compétition certes) au Festival de Cannes, on se dit que le cinéma français, avec ou sans Canal+, est vraiment en péril.