L'Objet du délit
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eduboisgeoffroy
eduboisgeoffroy

66 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2026
L’Objet du délit, d’Agnès Jaoui, est un film d’une grande intelligence d’écriture et de mise en scène. On y retrouve cette manière très particulière qu’a Jaoui d’aimer ses personnages, même lorsqu’ils se trompent, lorsqu’ils se défendent mal, lorsqu’ils ne savent plus très bien comment se situer dans le monde. La présence de Jean-Pierre Bacri, à qui le film est dédié, semble affleurer partout : dans l’ironie douce-amère, dans la précision des dialogues, dans cette attention portée aux contradictions humaines.

Le film s’inscrit dans un après-#MeToo troublé, non pas pour distribuer des bons et des mauvais points, mais pour regarder le désordre que la parole libérée provoque dans les relations entre hommes et femmes. Les hommes y sont parfois perdus, dépassés, incapables de comprendre que certaines attitudes ne peuvent plus être considérées comme de simples jeux de séduction. Les femmes, elles, portent des blessures anciennes, des colères légitimes, mais aussi parfois des jugements trop rapides, des paroles qui se referment avant même que le dialogue ait pu commencer.

Tout cela se joue en miroir du montage des Noces de Figaro de Mozart. L’opéra devient un espace de tension, de projection, presque un laboratoire des rapports sociaux. Sur scène comme dans la troupe, les voix cherchent leur place. Certaines s’élèvent, d’autres se brisent, d’autres encore n’arrivent plus à s’accorder.

La troupe vacille lorsqu’une jeune chanteuse accuse un ténor italien d’agression sexuelle, tandis que le chef d’orchestre redoute d’être à son tour mis en cause par une ancienne cantatrice qu’il a harcelée. À cela s’ajoute un producteur misogyne, persuadé que les vieilles habitudes de domination et de séduction peuvent encore survivre en 2026. Mais le film ne se contente jamais d’une lecture simple : il montre aussi un ténor condamné trop vite, privé de parole et de chant, alors même que son innocence finit par apparaître autrement, notamment à travers la découverte de son homosexualité.

Ce qui est beau dans le film, c’est cette façon de ne jamais réduire les personnages à leur fonction dans le débat. La jeune chanteuse novice, par exemple, n’est pas seulement celle qui déclenche la crise. Elle est aussi une femme fragile, empêchée, écrasée par le poids d’un père encombrant, minée par un manque de confiance tel qu’elle préfère faire exploser la troupe plutôt que de dire simplement son malaise face à une mise en scène qui ne l’aide pas.

Agnès Jaoui filme ce chaos avec beaucoup de finesse. Elle observe les failles, les angles morts, les douleurs et les malentendus sans jamais renoncer à la complexité. Et au milieu de cette confusion, l’art apparaît comme un recours possible. Non pas comme une solution facile, mais comme un lieu où les êtres peuvent encore tenter de s’écouter, de s’ajuster, de retrouver un accord.

Quand plus personne n’est d’accord sur le La, il devient difficile d’être au diapason. Mais c’est précisément cette recherche d’accord — entre les voix, les corps, les générations, les blessures et les désirs — qui donne au film sa profondeur.

Un film fin, sensible, drôle, politique sans être démonstratif, et profondément humain.

À voir.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2026
Un film sur la gêne qui peut entourer le phénomène Meetoo. L’idée était intéressante, surtout avec Agnès Jaoui aux manettes. Hélas la sensation de gêne est bien là, tout au long du film, mais elle est due au jeu malhabile des acteurs (à l’exception d’Agnès Jaoui), aux personnages flous ou malaisants (la metteuse en scène calamiteuse) au rythme trop lent, aux gags poussifs. C’est dommage. Heureusement qu’il reste l’opéra de Mozart.
Craoux
Craoux

41 abonnés 329 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2026
C'est très laborieusement qu'Agnès Jaoui apporte sa contribution à la réflexion portée par #MeToo sur les agressions sexuelles dont peuvent être victimes les femmes. Elle construit une histoire sur la vie d'une troupe en répétition et sur la base des réactions de chacune et de chacun des membres d'une troupe théâtrale après qu'un artiste majeur est accusé d'agression sexuelle (dans une scène, sa manière de tenir dans ses bras sa partenaire serait en cause ..). Bizarrement, ce point de bascule dans le film n'intervient qu'à sa moitié et, alors qu'à aucun moment on aura vu la metteuse en scène donner des directives claires et explicites à l'acteur en cause pour jouer ladite scène (et se comporter vis à vis de sa partenaire), ce flou voire cette liberté" va se retourner contre lui. Le parti pris de notre Agnès Jaoui est de balayer (!) le spectre des réactions suscitées au sein de ce groupe intergénérationnel, sans qu'on comprenne bien, d'ailleurs, la position claire qui est la sienne. Dans cette thématique en vogue, elle donne, c'est mon ressenti, à Daniel Auteuil une partition assez secondaire même si celui-ci est sensé incarner l'ancien mâle soit celui d'une société patriarcale contestée et révolue. Bilan des courses : j'ai été bien déçu par la copie de notre Grande Agnès sur ce coup là, d'autant plus que j'ai vraiment trouvé que tout ça manquait de finesse d'écriture, de précision, voire de subtilité. Et c'est long ! ..
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2026
Beaucoup de longueurs. Le meilleur est deja dans la bande-annonce. Une critique de MeToo (la metteuse en scène obsédée par illustrer le patriarcat avec des phallus, la Cherubin intransigeante au risque d’annuler le spectacle) .
Pascal
Pascal

272 abonnés 2 562 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
En 2023, le canadien Denys Arcand nous proposait une critique drôle et très réussie des dérives du wokisme, avec " Testament".

C'est Agnès Jaoui qui reprend le flambeau dans cet opus, il est vrai moins accompli à la fois de celui de Denys Arcand et que ceux de sa collaboration avec Jean Pierre Bacri, qui nous a malheureusement quitté. Le film lui est dédié.

Mais malgré ses petits défauts ( trop de personnages pas suffisamment décrits ) " l'objet du délit ', film choral, comporte toutefois suffisamment de moments sympathiques, parfois incisifs, pour ne pas le manquer.

Il est vraisemblable que le film fera grincer des dents. Mais tout le monde en prend pour son grade. Distrayant, pas prise de tête, je ne bouderai pas mon plaisir car j' ai passé un bon moment !

Vu à l'Ugc Rotonde.
Ismael
Ismael

129 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2026
Si on reconnaît bien la patte d’Agnès Jaoui, L'objet du Délit ne restera certainement pas comme l'un de ses meilleurs films. Même si, comme souvent chez la réalisatrice du Goût des Autres, il n'est finalement composé, à la base, que de bons ingrédients. A commencer par des comédiens talentueux (même en l'absence du regretté Jean Pierre Bacri, disparu en 2021), ainsi que des dialogues inspirés et souvent assez fins, une mise en scène fluide, ainsi que des moyens techniques visiblement pas trop pourris.

Mais le souci c'est que L'objet du Délit dure 2h15 et qu’après 1h de visionnage on a l'impression d'être toujours au stade de la présentation des -trés nombreux- personnages, sans qu'il ne soit véritablement rentré dans le dur. D'ailleurs est ce qu'il finit vraiment par démarrer? C'est toute la question. On voit bien qu'il comporte un vague fil conducteur avec cette histoire d'accusations (qui n'interviennent tout de même qu'à la moitié du film !) visant le comportement soi-disant inapproprié du personnage principal d'une pièce d'Opéra dans une ambiance post Me Too. C'est intéressant comme thème, mais, outre le fait d'arriver un peu trop tardivement dans le récit, ce n'est pas suffisamment traité ou approfondi. Car, à côté de ça, il y a beaucoup d'autres personnages, chacun avec sa petite histoire, ce qui fait donc au final beaucoup d' histoires secondaires et de choses anecdotiques dans lesquelles finit par se diluer l'histoire principale. Çà reste un peu flou, un peu vague, aspect surligné par le côté volontairement non manichéen du film où Agnès Jaoui veut donner à voir l'affaire sous tous les angles possibles et en laissant la parole à chacun des personnages issus logiquement de générations trés différentes.

La réalisatrice possède par ailleurs un vrai talent pour filmer et faire s'imbriquer toutes ces histoires ainsi les trés nombreux personnages qui les portent. Ce n'est pas vraiment un souci d'interprétation ou de mise en scène. Ça reste simplement trop anecdotique, trop trivial finalement pour vraiment accrocher le spectateur. Ce côté mi-figue mi raison d'un film qui n'est ni vraiment un drame, ni une dénonciation , mais pas vraiment une comédie non plus, risque vraiment de le laisser sur sa faim.
Ninideslaux
Ninideslaux

108 abonnés 298 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026
​
           Elle a du courage, la Jaoui!!! et, soyons en sûrs, si ce film n'avait été tourné par une des figures,(en compagnie de Jean-Pierre Bacri), de la gauche intello parisienne, il aurait été pris avec des pincettes... voire considéré comme para-fasciste. C'est qu'elle s'attaque frontalement aux ravages liés... aux excès de Me too. Ou, plus précisément, aux emballements médiatiques car, quand on voit ce qu'on voit en ce moment, on se dit que pour certains personnages il est grand temps que la vérité éclate!!
             Comme, on le sait, Agnès Jaoui adore l'Opéra et chante elle même. Elle situe donc sa comédie dans le cadre de la préparation d'une représentation des Noces de Figaro, oh, on est loin de la Scala, on est dans un festival champêtre dans le Midi.
            Ca a d'ailleurs un petit côté documentaire très sympa, on voit le travail des décorateurs et accessoiristes, il y a les problèmes d'argent qui refont sans cesse surface, les généreux mécènes peuvent avoir des idées derrière la tête, et comme ça, on peut bien voir propulser des personnalités notoirement incompétentes, mais avec un papa ou un amoureux aux poches pleines (un petit coup de patte d'Agnès Jaoui.... ). Et on voit surtout combien il est difficile de faire vivre une de ces communautés éphémères, mais formées de fortes personnalités, parce que pour arriver à être une vedette dans un opéra, il faut être fort. Elle connait bien le milieu, Agnès, qui outre la mise en scène, interprète Hannah, la soprano qui chante le comtesse à laquelle elle prête même sa voix dans quelques passages.
            Ca n'empêche pas qu'il y a quand même pas mal de facilités, spoiler: par exemple dans le personnage exagérément outré de la metteur en scène très novice, Mirabelle (Claire Chust), une mignonne petite gourde qui ne connait rien à l'opéra mais l'adore, et puis, Les Noces de Figaro, c'est un opéra tellement féministe (c'est  assez vrai d'ailleurs); et qui a commandé au décorateur des colonnes.... en forme de phallus. Gag récurent.

spoiler:       Au moment où les premières répétitions se mettent en place, une célèbre mezzo révèle qu'elle a subi des abus sexuels, et va publier une liste de dix noms. Igor, le chef, qui ne semble pas être un modèle de courage, se sent très mal; il a eu une petite histoire avec cette personne, et même s'il n'a pas l'impression de s'être particulièrement mal conduit, s'il était sur la liste..
. Daniel Auteuil est extra dans ce rôle; à noter qu'il n'essaye même pas de singer un chef d'orchestre (avec un résultat souvent ridicule) Il se contente benoitement de battre la mesure...
              Quant au comte, il est interprété par Piazzoni (Vincenzo Amato), une caricature de baryton italien bellâtre, content de lui, arrogant et méprisant avec ses camarades de travail. spoiler: Bon, il est homosexuel; il ne devrait donc pas avoir de problème de galanterie avec les dames; mais Mirabelle veut absolument, dans son optique féministe, que chaque spectateur comprenne combien le Comte est un salaud; elle pousse donc le chanteur à brutaliser sa Suzanne (Tiphaine Daviot); il l'attrape par les seins, elle le prend très mal; c'est une petite personne fragile, elle ne se sent pas de niveau, elle n'ignore pas qu'elle a été choisie un peu par favoritisme, et comme il y a dans la troupe une passionaria, Cora (Eye Haïdara), celle ci considère ce simple geste théâtral, tout maladroit qu'il fut, comme une agression sexuelle, le chanteur doit être renvoyé, à moins qu'il ne présente des excuses. On doit comprendre que, parce que Cora est d'origine africaine, elle est particulièrement sensibilisée aux discriminations (elle est agressive avec les autres dès le début), mais je trouve ce choix très malencontreux.           Réunion de toute la troupe, qui s'arroge le droit de voter et qui, par lâcheté, peur de se faire remarquer, peur de se désolidariser, peur de passer pour un ami des violeurs demande le départ de l'infâme agresseur sexuel.. Hannah, qui en a vu des choses compte tenu de son âge (et en parallèle on se dit qu'Agnès Jaoui n'a jamais du être une femme qu'on harcèle... ) est la seule à se désolidariser de la meute, à réfléchir avec bon sens.             Piazzoni s'en va, donc, mais la rumeur se répand et ses engagements sont annulés les uns après les autres. On ne peut que penser à Kevin Spacey, dont la carrière a été complètement ruinée à la suite d'une fausse information -et il a fallu 20 ans pour que la vérité éclate.

          Il y a beaucoup de personnages (beaucoup trop) mais certains sont très attachants, comme celui de Samir (Oussama Kheddam), un des chargés de l'intendance, qui pour la première fois de sa vie entend de l'opéra, et en sort bouleversé...
         On finit avec quelques minutes de ce merveilleux finale des Noces, et il faut signaler une chose: la perfection du doublage; cela a du être un considérable effort, pour les acteurs, d'arriver à donner aussi bien l'illusion de chanter

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Guillaume LR
Guillaume LR

46 abonnés 168 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
Vu au festival de Cannes 2026
Nouvelle comédie d'Agnès Jaoui, qui nous dresse ici, comme d'habitude, une galerie de personnages sur la toile de fond du #metoo. Le casting est croustillant, Claire Chust en influenceuse improvisée metteuse en scène en tête et Daniel Auteuil en stress d'une déclaration de victime à venir...
Tout ce beau monde s'évertue à monter ensemble un opéra. Ensemble c'est le maître mot de Jaoui, qui élève le film chorale au statut de films de rencontres. Les personnages ne partagent pas seulement l'affiche. Ils essaient toutes et tous d'y cohabiter, d'y coexister.
On rit beaucoup devant le combo Dialogues ciselés - situations cocasses. Le film fait réfléchir sans en rajouter et l'attachement aux personnages ressenti permet de partager leurs doutes, leurs certitudes.
Même si la romance prend un peu de place à la fin, on se dit que Jaoui a certainement souhaité laisser une touche d'optimisme dans les relations homme-femme dans un contexte où les extrêmes ne sont plus les bienvenus, mais où la parole tente de se faire entendre quoi qu'il en coûte.
Certains réacs pourraient croire que le personnage d'Agnes Jaoui est du côté de ceux qui trouvent les remous suite à des suspicions d'agression exagérés mais elle balaie tout ça d'un revers de la main face au personnage de Daniel Auteuil : "tu ne comprends jamais rien"
Laurette S
Laurette S

35 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
J'ai bien aimé ce film, drôle, intelligent, très humain, la signature d'Agnès Jaoui. Sur un sujet malheureusement très tendance, la denonciation d'"une agression sexuelle", très contestable, à l'évidence, elle réalise un film jamais manichéen où les différents points de vue sont envisagés mais surtout en utilisant comme décor la mise en scène de l'opéra Les Noces de Figaro, non seulement elle nous régale de très beaux moments musicaux mais fait servir le texte de Beaumarchais et l'opéra de Mozart à deux choses, voire trois: d'abord qu' il est stupide de vouloir faire dire à un texte ancien ce qu'il ne dit pas (hilarants phallus du décor), deuxiemement qu'il faut privilégier l'entente et même le pardon ( quand c'est possible bien sûr) à la guerre des sexes et enfin qu'il faut espérer le triomphe de l'amour. Un joyeux moment de cinéma gracieux, léger et pourtant profond.
PASCAL C
PASCAL C

31 abonnés 320 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2026
On se perd un peu au début entre tous les personnages et puis le film s'installe. Au delà du contexte me too (les révolutions ne se font pas avec des fleurs) j'imagine qu' AJ a glissé dans son scénario quelques souvenirs ou portraits de personnes croisées. Mozart et l'amour nous accompagne.
Coet
Coet

13 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2026
Et si c’était elle la grande dame du cinéma français? On attend un nouveau de ses films , en droite ligne de ceux qu’elle réalisait avec notre regretté Jean Pierre Bacri , comme dans un lointaîn passé on découvrait un nouvel album de Tintin ou de l’Asterix du tandem Goscîny Uderzo. C’est du miel, un pur plaisir cinématographique. L’objet du délit est une sorte d’ovni dans le paysage victimaire et larmoyant habituel du cinéma français . Complètement dans l’air du temps le film enchaîne les situations, les dialogues , les images et bien sûr la musique puisque c’est le support central de l’opus avec une maestria incomparable. Pour parler de l’histoire il suffit de dire qu’elle confronte le monde de l’opéra à la révolution metoo. En bonne partie à travers les yeux de Selim , ex videur de boite de nuit, on découvre un univers où le talent et la beauté sont omniprésents mais où , dans le même temps, les egos de chacun des protagonistes se retrouvent dans la situation de neutrons dans un accélérateur de particules. Ça part dans tous les sens, il n’y a plus de collectif juste des individus ou des rassemblements d’intérêts temporaires percutés par un contexte sociologique occidental en effervescence aggravée . Comment l’œuvre qui doit ressortir de ce chaudron infernal trouvera son aboutissement. Laissons au spectateur le plasir de la découverte. Nul n’est mieux placé que notre Selim pour en apprécier le déroulé.
Agnes Jaoui est fidèle à elle même mais son rôle va bien entendu beaucoup plus loin que son simple jeu d’actrice, Daniel Auteuil tourmenté plus que de mesure par ce qui pourrait ressortir de son passé reprend fidèlement une place qui aurait été naturelle au regretté Bacri. Tous les personnages secondaires sont dans le ton, chacun exposant ses failles avec une complaisance touchante. La richesse de toutes les situations , pour ne rien manquer , nous conduira à le voir et le revoir tout comme Le sens de la fête ou Cuisine et dépendances pour ne citer que ces deux deux là.
Ciné-13
Ciné-13

191 abonnés 1 470 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 octobre 2026
Le film dézingue l’opéra. Tous les personnages sont ridicules, au service de la dénonciation de #MeToo.
Aucun personnage se soucie de la musique de Mozart et de l’opéra lui-même : AUTEUIL en chef d’orchestre sémaphore pas en rythme et obsédé par des révélations possibles de son passé libidineux, JAOUI en diva désabusée, HAIDARA en diva « noire » exacerbée par l’attitude du « Comte », la metteuse en scène nigaude et féministe, la star italienne AMATO en malotru,… spoiler: A quoi servent les 10 dernières mn de la représentation et ses acclamations ?
Complètement raté !
Michel Moatti
Michel Moatti

22 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
Comment aborder la question des violences sexuelles à travers la production du Mariage de Figaro ?
Agnès Jaoui nous fait le cadeau d'un scénario brillant qui mêle les émotions ressenties de manière parfois différente par les générations.
les comédiens sont épatants et la mise en scène légère et sophistiquée.
C'est du beau et grand cinéma.
un détail qui ne trompe pas : le film est dédié à Jean-Pierre...
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 174 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2026
Vu en avant-première à Cannes, soir de gala. Grand Lumière, robe longue, tapis rouge. Et deux heures quinze de vide poli.

Je n'ai pas compris ce que le film voulait faire. Il y a trois ou quatre projets là-dedans, et aucun ne tient. Ça hésite entre la comédie de troupe, le film musical et le film à thèse, sans jamais choisir. Du coup, rien ne prend.

Les personnages sont des étiquettes plus que des êtres humains. On les repère en dix secondes, on sait déjà ce qu'ils vont dire. Aucun ne surprend une seule fois.

Le vrai problème, c'est le regard. Le film prétend aborder un sujet brûlant, mais il le fait avec une prudence de salon. Tout est arrondi, tout est confortable. On reste dans un entre-soi qui se congratule, et le propos finit par sonner terriblement à côté de son époque.

La mise en scène ne sauve rien. C'est mou, étiré, sans nerf. Les passages chantés sont franchement gênants. Et la fin voudrait emporter l'adhésion, elle m'a surtout fait lever les yeux au ciel.

Il reste deux ou trois répliques bien senties. C'est peu pour 2h15.

Grosse déception. Il y avait mieux à voir sur la Croisette, et ailleurs.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

72 abonnés 238 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Très moyen hélas. C'est la bande annonce en plus long, plus lent, moins drôle.... Seul mozart sauve le film pendant les 30 dernières minutes..... Certains ont failli quitter la salle avant... mais ma courtoisie pour auteuil et les autres m'ont permis de survivre jusqu'à la scène des noces de figaro (très bien doublée)
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