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Film découvert au Festival de Cannes, en projection hors compétition.
Casting 4 étoiles pour un film que j'ai trouvé un peu "brouillon".
Casting 4 étoiles pour un film que j'ai trouvé un peu "brouillon".
C'est un film qui parle de la mise en scène d'une oeuvre d'opéra et la thématique du harcèlement sexuel est présente tant dans la mise en scène que dans l'oeuvre elle-même car la base du livret de l'opéra c'est justement le droit de cuissage.
En plus de la récurrence des actes de harcèlement par delà les siècles, il y a aussi la question de comment on doit jouer les scènes de violence en général dans un spectacle. Faut il faire épouser la violence jusque dans la représentation ou bien faut il la suggérer en préservant les acteurs ? Les comédiens professionnels connaissent bien le sujet et le sujet est débattu en amont, ce qui n'est pas le cas pour cette mise en scène apparemment.
C'est surtout l'occasion de découvrir comment des égos rassemblés pour une période dans un lieu particulier (le chateau de Lacoste fut l'hote du marquis de Sade) se développent ou essayent de se contenir. Les spécificités du monde de l'opéra où les chanteurs sont attendus sur le jeu mais avant tout sur la voix ce qui leur met une très grande pression. Les comportements liés à cette pression (sentiment d'imposture, dévalorisation, comportements de diva, ...) tout est très bien montré.
On peut reprocher au scénario d'être un peu trop démonstratif, didactique, comme si chaque scène devait illustrer une idée . Mais cela ne parvient pas à casser le rythme ;jamais on ne sort de l'ambiance de la troupe avec tous ses comportements risibles et humains.
En plus de la récurrence des actes de harcèlement par delà les siècles, il y a aussi la question de comment on doit jouer les scènes de violence en général dans un spectacle. Faut il faire épouser la violence jusque dans la représentation ou bien faut il la suggérer en préservant les acteurs ? Les comédiens professionnels connaissent bien le sujet et le sujet est débattu en amont, ce qui n'est pas le cas pour cette mise en scène apparemment.
C'est surtout l'occasion de découvrir comment des égos rassemblés pour une période dans un lieu particulier (le chateau de Lacoste fut l'hote du marquis de Sade) se développent ou essayent de se contenir. Les spécificités du monde de l'opéra où les chanteurs sont attendus sur le jeu mais avant tout sur la voix ce qui leur met une très grande pression. Les comportements liés à cette pression (sentiment d'imposture, dévalorisation, comportements de diva, ...) tout est très bien montré.
On peut reprocher au scénario d'être un peu trop démonstratif, didactique, comme si chaque scène devait illustrer une idée . Mais cela ne parvient pas à casser le rythme ;jamais on ne sort de l'ambiance de la troupe avec tous ses comportements risibles et humains.
EN sortant je me suis dit OUH LA LA . Courageuse AGNES JAOUI , d aborder un tel sujet de me too sans prendre partie
Cela ne va sûrement pas trop plaire.
Justement , moi, c est cela qui m a plu. . s intéresser .a ce sujet sans être totalement binaire . c est bien . c est mal.
c est vraiment courageux. De plus sur la musique et le thème des noces de figaro. bien vu .
Cela ne va sûrement pas trop plaire.
Justement , moi, c est cela qui m a plu. . s intéresser .a ce sujet sans être totalement binaire . c est bien . c est mal.
c est vraiment courageux. De plus sur la musique et le thème des noces de figaro. bien vu .
MERCI Agnès Jaoui. Merci pour "L'objet du délit", un film qui fait aimer les voix et l'opéra, qui se moque intelligemment de la façon dont l'absence d'idées de mise en scène se dissimule derrière des formules creuses conformes à l'esprit du temps, qui introduit nuances et complexités là ou la pensée unique et les simplifications faciles règnent. Merci de savoir aussi nous faire rire ou sourire des travers contemporains, et des décalages existants entre les discours et les réalités. En tout cas, je peux me réjouir d'avoir vu ce film, malgré les critiques dont il a parfois fait l'objet de la part de procureurs se répandant en jugements bien-pensants et (d'apparence) vertueux, désireux de récolter des adhésions rapides et une unanimité de façade. Aux yeux de ces prêtres ascétiques (relire Nietzsche ?) Jaoui est coupable. Coupable de ne pas dire ce que l’on est en droit d’attendre d'elle, de ne pas tenir les propos conformes à la doxa du moment. Mais cette conformité dans laquelle ils se prélassent est mille fois moins vivante et intéressante que l'exposé des contradictions et différences auxquelles le film nous confronte, nous laissant libre de nos jugements. Ayant pu constater en de nombreuses occasions l'écart qui existe souvent - pas toujours mais souvent - entre les proclamations des partisans de la pureté et leurs actes concrets (népostisme, arrivisme, lâcheté, calculs intéressés, incompétence etc) rien ne m'a dissuadé d'aller voir ce film. Fort heureusement : entre amour de l'art et satire pertinente de l'entre-soi, c'est Molière, l'opéra et un peu de sagesse qui triomphent.
une petite pépite, touchante et réjouissante qu'on aime ou non l'opéra, parfaitement mis en scène et remarquablement joué. si le film porte en partie sur le rapport homme femme, les agressions sexuelles, réelles ou ressenties... c'est fait de manière très délicate, principalement sur le ton de l'humour mais qui n'empêche pas la sincérité, et ça n'est pas du tout écrasant dans un film qui reste résolument joyeux et enthousiasmant... pareil pour la place de la musique, suffisamment présente pour contribuer à l'émotion, tout en occupant une place assez modérée... et en plus on rit beaucoup ! à conseiller absolument avant qu'il ne sorte des salles !
Une comédie sur thème de Mee too dans le milieu lyrique ce n'était pas gagné, et pourtant ce film est une totale réussite. Agnès Jaoui joue et surtout dirige d'une main de maitre. Malgré une durée de 2h20, on ne s'ennuie jamais. Il y a ce qu'il faut de caricature pour être drôle, mais sans jamais tomber dans la facilité pourtant propice des abus sexuelles. L'ensemble des acteurs joue très juste, en particulier Daniel Auteuil et Loïc Legendre, ainsi que Jacques Weber dont on aurait même aimé plus de présence de son personnage hilarant. Le film, dédié à JP Bacri, est également parsemé de clin d'oeil au Goût des autres. Bref, un régal.
Un film intéressant sur un sujet peu exploité : les violences sexuelles au théâtre. Les acteurs sont très forts
C'est une bonne comédie que nous propose Agnès Jaoui. Pour les mélomanes, on passe un bon moment, quand on aime l'humour avec un peu de finesse, c'est un moment de bonheur également et lorsque on aime les deux, cela donne un bon moment à passer.
Entre les especes qui ne changerons pas, malgré le mouvement me too, ceux qui la craignent et ceux qui exagère
Entre les especes qui ne changerons pas, malgré le mouvement me too, ceux qui la craignent et ceux qui exagère
Le nouveau film d'Agnès Jaoui est une œuvre indéniablement intéressante, portée par un casting d'une justesse remarquable. Si Agnès Jaoui elle-même et Daniel Auteuil se font plus discrets, agissant comme de solides piliers en support du récit, ce sont les nouveaux visages, absolument exceptionnels, qui crèvent l'écran et portent le film avec une belle énergie. On sent une vraie maîtrise de la mise en scène, totalement en phase avec le scénario. Pourtant, en tant que spectateur, le voyage n'est pas de tout repos : durant les deux premiers tiers du film, le rythme s'avère un peu longuet et l'ambiance visuelle devient presque étourdissante. Les mouvements incessants des personnages et la rapidité des effets de caméra finissent par donner le vertige ; tout semble parfois un peu trop fort, trop agité, créant une sensation d'excès qui peut l'emporter sur le plaisir du récit. Mais ce choix esthétique exigeant prend tout son sens dans un final grandiose. La chute, magistrale et parfaitement amenée, vient racheter les quelques longueurs initiales et laisse une impression durable. C'est un film réussi, qui bouscule son public pour mieux le cueillir à la fin.
Très très bon film tout en nuances , ce qui manque terriblement aujourd'hui. Tout est juste, en finesse, c'est un film anti-meute, un film où l'on apprends l'autre et où le pardon est possible.
Un film bouleversant où l'opéra et le jeu des acteurs touchent le cœur et l'âme. On retrouve le cinéma de Jaoui-Bacri pétri d'intelligence et de sensibilité.
A voir absolument pour garder confiance dans le genre humain.
Un film bouleversant où l'opéra et le jeu des acteurs touchent le cœur et l'âme. On retrouve le cinéma de Jaoui-Bacri pétri d'intelligence et de sensibilité.
A voir absolument pour garder confiance dans le genre humain.
Un sujet préoccupant traité avec humour et brio, bravo Agnès Jaoui qui a su donné de l’intérêt à chacun de ses personnages . Ça ressemble au Sens de la Fete et tant mieux .
Quel régal de retrouver un nouveau film d'Agnès Jaoui !
Certes, le film peut avoir quelques longueurs. Oui, Jean-Pierre Bacri manque cruellement et son absence est omniprésente. Mais l'atmosphère est bien là, et le malaise nous gagne dans les scènes principales tant le ton est juste.
Nous prenons plaisir à suivre cette intrigue qui se déploie progressivement dans l'univers de l'opéra. Un petit bijou de dialogues et de jeu d'acteurs.
Seul bémol : Eye Haïdara, qui peine à se détacher de son personnage "grande gueule" dans « Le Sens de la fête » pour pleinement entrer dans celui de la diva d'opéra qui demande plus de délicatesse
Certes, le film peut avoir quelques longueurs. Oui, Jean-Pierre Bacri manque cruellement et son absence est omniprésente. Mais l'atmosphère est bien là, et le malaise nous gagne dans les scènes principales tant le ton est juste.
Nous prenons plaisir à suivre cette intrigue qui se déploie progressivement dans l'univers de l'opéra. Un petit bijou de dialogues et de jeu d'acteurs.
Seul bémol : Eye Haïdara, qui peine à se détacher de son personnage "grande gueule" dans « Le Sens de la fête » pour pleinement entrer dans celui de la diva d'opéra qui demande plus de délicatesse
Mozart librettiste des Noces de Figaro selon un Beaumarchais embastillé quelques années avant 1789, la jubilation sans égal de cet opéra, musique et voix mêlées, sa force dynamique sur les corps et les esprits au moment où Les Lumières
triomphent et risquent, bordel !, de s'éteindre et de blesser tout le monde!... Voici le canevas sur lequel Agnès Jaoui, dédicaçant le film à Jean-Pierre, son Autre inoublié, a choisi de partager son doute présent, sa volonté de ne pas transformer une idéologie patriarcale séculaire justement révolue en son inversé exact, sur fond de Wokisme Metoo, avec ses chasses aux sorciers, ses tribunaux populaires, ses listes noires et surtout un anathème irréversible jeté sur le Désir et l'Amour.
Ce doute est le nôtre et nôtre aussi cette incapacité d'y répondre catégoriquement tant le sujet est subtil et actuel.
S'ensuit donc, sur l'harmonique initiale mozartienne et son ouïe superbe, un somptueux bordel scénique, jubilatoire autour de pénis érigés sur scène et qui n'y tiennent pas ( plus...), des trames amoureuses sur scène et en coulisses, des bons mots du ténor Alma Viva, n'endossant jamais le rôle de la Bête immonde vers lui dévolu par l'idéologie en sous-main d'une Sororité de principe qui lie entre elles ces Saintes Metouche, dignes des précieuses ridicules de Molière.
Devant ce "défi" moderne à la virilité, il y a ceux qui s'inclinent et se soumettent, tel le personnage, d'Igor joué par D. Auteuil, il y a ceux qui persistent et signent, le Tenor Alma Viva, ceux qui continuent à godiller entre circonstances et opportunités, tel le producteur dénommé Poirier lorgnant d'une concupiscence drolatique la fausse candeur de Mirabelle dont la mise en scène finit par triompher du somptueux bordel en une apothéose lyrique pleine de promesses.
Il y a aussi le triomphe en filigrane du non genré et non racisé incarné par Cherubin / Eye Haïdara, le divorce entre le personnage de Beaumarchais " Chérubin, être en devenir " et un interprète, hic et nunc, pétri de Wokisme, malgré sa voix divine, apte à faire trembler tous les orgues du ciel et de l'enfer.
Opéra, opéra Bouffe, faire rire au détriment des postures idéologiques, voilà qui est sain et tonifiant pour tous!
Il y a de la tragi-comédie shakespearienne dans ce film signé Agnès Jaoui. Fera -t-il date ou non ? Gageons que cela va dépendre de l'intelligence de coeur et d'esprit que nos contemporains et contemporaines sauront manifester pour résoudre ce dilemme sociétal éternel mais aujourd'hui chauffé à blanc par une actualité médiatique que dictent des groupes d'intérêts souvent bien peu préoccupés d'Humanitude au sens Noble!
triomphent et risquent, bordel !, de s'éteindre et de blesser tout le monde!... Voici le canevas sur lequel Agnès Jaoui, dédicaçant le film à Jean-Pierre, son Autre inoublié, a choisi de partager son doute présent, sa volonté de ne pas transformer une idéologie patriarcale séculaire justement révolue en son inversé exact, sur fond de Wokisme Metoo, avec ses chasses aux sorciers, ses tribunaux populaires, ses listes noires et surtout un anathème irréversible jeté sur le Désir et l'Amour.
Ce doute est le nôtre et nôtre aussi cette incapacité d'y répondre catégoriquement tant le sujet est subtil et actuel.
S'ensuit donc, sur l'harmonique initiale mozartienne et son ouïe superbe, un somptueux bordel scénique, jubilatoire autour de pénis érigés sur scène et qui n'y tiennent pas ( plus...), des trames amoureuses sur scène et en coulisses, des bons mots du ténor Alma Viva, n'endossant jamais le rôle de la Bête immonde vers lui dévolu par l'idéologie en sous-main d'une Sororité de principe qui lie entre elles ces Saintes Metouche, dignes des précieuses ridicules de Molière.
Devant ce "défi" moderne à la virilité, il y a ceux qui s'inclinent et se soumettent, tel le personnage, d'Igor joué par D. Auteuil, il y a ceux qui persistent et signent, le Tenor Alma Viva, ceux qui continuent à godiller entre circonstances et opportunités, tel le producteur dénommé Poirier lorgnant d'une concupiscence drolatique la fausse candeur de Mirabelle dont la mise en scène finit par triompher du somptueux bordel en une apothéose lyrique pleine de promesses.
Il y a aussi le triomphe en filigrane du non genré et non racisé incarné par Cherubin / Eye Haïdara, le divorce entre le personnage de Beaumarchais " Chérubin, être en devenir " et un interprète, hic et nunc, pétri de Wokisme, malgré sa voix divine, apte à faire trembler tous les orgues du ciel et de l'enfer.
Opéra, opéra Bouffe, faire rire au détriment des postures idéologiques, voilà qui est sain et tonifiant pour tous!
Il y a de la tragi-comédie shakespearienne dans ce film signé Agnès Jaoui. Fera -t-il date ou non ? Gageons que cela va dépendre de l'intelligence de coeur et d'esprit que nos contemporains et contemporaines sauront manifester pour résoudre ce dilemme sociétal éternel mais aujourd'hui chauffé à blanc par une actualité médiatique que dictent des groupes d'intérêts souvent bien peu préoccupés d'Humanitude au sens Noble!
Agnès Jaoui nous propose une comédie drôle, grinçante parfois et qui suscite la réflexion ! C’est beaucoup pour un film qui est très bien rythmé et interprété par une équipe de comédiens formidables . J’ai beaucoup aimé la délicatesse du film, le travail sur chaque personnage, bref un excellent moment. Allez y sans hésiter !
[MeToo aux oubliettes]
Une catastrophe intersidérale.
Je pensais assister à une comédie dramatique. Je n'ai trouvé ni la comédie, ni le drame. Seulement un étrange Objet Filmographique Non Identifié qui semble ne jamais savoir ce qu'il veut raconter ni pourquoi il le raconte.
Le plus sidérant reste la manière dont le film traite son sujet. Alors qu'il aborde des thèmes particulièrement sensibles et contemporains, il les réduit à une galerie de caricatures grotesques. Résultat : toute nuance disparaît et le propos s'effondre sous le poids de sa propre lourdeur.
Mais ce qui dérange réellement, c'est ce que le film semble révéler de la vision du monde de sa réalisatrice.
spoiler: Le personnage agresseur revient dans le récit comme un héros incompris, une victime de son époque. À aucun moment il n'est réellement confronté à ses actes. Pas de remise en question, pas d'excuses, pas même l'esquisse d'une réflexion. Il ne se contente que d'exprimer un "noooon", censé être comique. Le film choisit de minimiser ces actes et de réhabiliter son personnage sans véritable confrontation avec ses responsabilités. Plus dérangeant encore, celles qui refusaient initialement de s'agenouiller devant lui lors de la représentation finissent par le faire. L'image renvoyée est profondément problématique et donne le sentiment d'une célébration implicite du patriarcat..
Un film déconnecté de son époque, englué dans des réflexes d'un autre âge.
Une catastrophe intersidérale.
Je pensais assister à une comédie dramatique. Je n'ai trouvé ni la comédie, ni le drame. Seulement un étrange Objet Filmographique Non Identifié qui semble ne jamais savoir ce qu'il veut raconter ni pourquoi il le raconte.
Le plus sidérant reste la manière dont le film traite son sujet. Alors qu'il aborde des thèmes particulièrement sensibles et contemporains, il les réduit à une galerie de caricatures grotesques. Résultat : toute nuance disparaît et le propos s'effondre sous le poids de sa propre lourdeur.
Mais ce qui dérange réellement, c'est ce que le film semble révéler de la vision du monde de sa réalisatrice.
spoiler: Le personnage agresseur revient dans le récit comme un héros incompris, une victime de son époque. À aucun moment il n'est réellement confronté à ses actes. Pas de remise en question, pas d'excuses, pas même l'esquisse d'une réflexion. Il ne se contente que d'exprimer un "noooon", censé être comique. Le film choisit de minimiser ces actes et de réhabiliter son personnage sans véritable confrontation avec ses responsabilités. Plus dérangeant encore, celles qui refusaient initialement de s'agenouiller devant lui lors de la représentation finissent par le faire. L'image renvoyée est profondément problématique et donne le sentiment d'une célébration implicite du patriarcat..
Un film déconnecté de son époque, englué dans des réflexes d'un autre âge.
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