L'Objet du délit
Note moyenne
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277 critiques spectateurs

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59 critiques
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Arthur Brondy

305 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 juin 2026
Attention coup de gueule. Le film est introduit par une citation sur la justesse qui vire à la cacophonie conclut par 4 points de suspension. Une manière de prévenir : vous allez assister à un film de boomer. La suite est pire. Pendant plus de 2H, le spectateur assiste à la construction d’un opéra, qui charrie déjà tout un tas de personnages, situations caricaturales (le casting arrangé, la metteuse en scène influenceuse et forcément méprisée car sans talent). Tout bascule lorsqu’un comédien star pelote une comédienne pendant les répétitions. Là, le film adopte un regard critique sur le mouvement Me Too, en s’offusquant du « on ne peut plus rien dire », « une carrière brisée pour rien ». La société a changé, et visiblement la réalisatrice semble ne pas le comprendre. Et c’est affligeant. Tout le film adopte un regard bourgeois, sur le féminisme, le racisme, avec en conclusion une morale assez minable.
GyzmoCA

304 abonnés 2 648 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Agnès Jaoui signe une fiction autour du thème #MeToo dans le milieu de l’opéra. Les dialogues sont, comme souvent chez elle, particulièrement ciselés, avec des situations écrites dans la nuance et la réflexion, deux qualités qui manquent parfois à notre époque, le tout enveloppé dans une tonalité de comédie.

La musique de Wolfgang Amadeus Mozart apporte beaucoup au film, notamment durant le dernier quart d’heure, réellement plaisant. Mais malgré ses qualités, l’ensemble souffre d’un vrai problème de rythme. La mise en place est longue et la première heure se révèle assez poussive. On sent pourtant un vrai potentiel dans le sujet et les personnages, mais cela manque clairement de coupe et de dynamisme pour pleinement emporter le spectateur. Dommage.
Joce2012
Joce2012

266 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Superbe ce film qui est vraiment d'actualité, sur tout ce qui est remis en question au nom de me too, très bon scénario et belles interprétations
m_queen
m_queen

253 abonnés 1 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
J'ai trouvé le début du film un peu lent, mais on se laisse vite prendre au personnages, à l'univers de l'opéra (+belle bande son) et aux idées débattues: le sexisme, le racisme.... Comme à son habitude, Agnès jaoui fait une comédie bien grinçante mais réjouissante. Un bon moment et de quoi discuter a la sortie
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
Je n'ai pas vu beaucoup de films du tandem Bacri/ Jaoui, cette dernière a co-ecrit et réalisé "L'objet du délit " pour la première fois sans son complice mais je suis moins indulgent que ce que j'ai lu de la part de quelques critiques, j'ai été charmé par ce long métrage qui est plus une œuvre chorale dans les coulisses d'opéra! J'ai apprécié les personnages qui se croisent , se succèdent, des intermittents du spectacle aux chanteurs avec diverses personnalités complexes et différentes en grande partie. Puis survient un attouchement sexiste pendant les répétitions qui va divaguer la pièce de chant qu'on appelle "Le phénomène Metoo ", sujet d'actualité dans le monde du spectacle. On a Agnès Jaoui, Daniel Auteuil ou Eye Haidara à l'affiche, ils ne sont que secondaires, avec des comédiens méconnus que j'ai trouvé dans la globalité très bons. J'ai bien aimé la mise en scène d'Agnès Jaoui très inspiré ainsi que la qualité des dialogues. Manque juste Jean-Pierre Bacri auquel le film est dédié.
Math719
Math719

230 abonnés 901 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2026
L’Objet du délit est une comédie qui aborde un sujet plutôt tabou, mais je n’ai jamais réussi à la prendre au sérieux tant l’ensemble m’a semblé ridicule. Les acteurs jouent de manière excessivement caricaturale, ce qui rend les personnages peu crédibles. Je n’ai pas du tout adhéré à cette pseudo-comédie, qui n’est ni vraiment drôle ni particulièrement bien réalisée. Le film se contente de grossir à l’extrême les traits de personnalité de ses personnages, donnant davantage l’impression d’une adaptation théâtrale maladroite que d’une véritable œuvre cinématographique.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2026
Une influenceuse décroche la mise en scène des « Noces de Figaro ». Elle doit affronter tout un petit monde qui l’attend au tournant alors que la révolution #metoo est passée par là et que plus personne ne sait comment se positionner en fonction de son sexe ou de son âge.
Retour en très grande forme d’Agnès Jaoui qui scrute avec une bienveillance assaisonnée de taquinerie et de petites touches acides la plus grande avancée sociétale de ces dernières années.
Avec ceux qui en sont à l’avant-garde, ceux qui sont perdus et ceux qui ont des choses à se reprocher.
L’écriture est si réussie qu’on a l’impression que Jean-Pierre Bacri est revenu de la où il est pour participer au scénario.
L’une des comédies françaises de l’année sans aucun doute.
evariste75
evariste75

215 abonnés 252 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2026
J'ai absolument adoré Le goût des autres que j'ai revu à répétition 3 fois, ainsi que les autres films Jaoui-Bacri...

Je tombe de haut avec ce film !

Quelle auto-complaisance ! Quelle lourdeur ! Quel mauvais goût !

Je mets 2 étoiles malgré tout par respect pour Jaoui et Auteuil...

Le Métro... quel ennui ! Quel déjà-vu !

Jaoui serait-elle has been ?
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 751 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2026
Dans "L'objet du délit" on suit le travail effectué pendant les répétitions de l'opéra "Les noces de Figaro" qui doit être joué dans les carrières de Lacoste, dans le Vaucluse. Sur ces répétitions plane la menace d'une révélation que compte faire une actrice lyrique : 10 noms d'hommes l'ayant agressée sexuellement dans le passé, ce qui inquiète fort Igor, le chef d'orchestre, qui craint de faire partie de ces 10 noms. Et voilà qu'en plus, le baryton italien Piazzoni, l'interprète du comte Almaviva, est accusé de s'être permis des gestes inappropriés envers l'interprète de Suzanne lors d'une répétition…Les avis des témoins et surtout de ceux ou celles qui n'ont rien vu divergent, c'est le moins que l'on puisse dire, dans cet air du temps plutôt vicié dans les rapports entre les hommes et les femmes, au sein duquel il est fortement conseillé de prendre parti, sans barguigner … La réalisatrice observe ce microcosme désorienté avec malice et délectation, entre néo féministes, hommes déconstruits et tenants du monde d'avant…non sans friser par moment la caricature…J’avoue que je ne suis pas vraiment entré dans ce film choral beaucoup trop long et n’étant par ailleurs nullement amateur d’opéra… Pour cet exercice d’équilibriste, où elle incarne elle-même une diva de 50 ans coincée entre un père un peu égrillard et une jeunesse engagée, la réalisatrice a choisi un casting mêlant cadors et nouveaux talents. Elle a offert à Daniel Auteuil la baguette d’un chef d’orchestre renommé mais qui pourrait bien déconstruire son rapport aux femmes en se remémorant avec angoisse une vieille liaison. Eye Haïdara, elle, incarne Cora, la chanteuse qui interprète Chérubin, même si le fait qu’elle soit noire étonne le ténor italien, très star et peut-être un peu trop enveloppant avec ses jeunes partenaires, joué par Vincenzo Amato…. Sans oublier Claire Chust, venue, entre autres, de la sitcom Scènes de ménage … Une troupe bigarrée qui rappelle à quel point Agnès Jaoui aime mélanger les partitions, au risque de nous désorienter !! Si techniquement le film est irréprochable, bénéficiant notamment de la photo de David Chizallet et d’un travail sonore de qualité pour les séquences d’opéra, on regrettera quelques fautes de goût particulièrement surprenantes (les « gags » avec les colonnes de forme phallique) et des dialogues comportant de nombreux clichés, les mêmes que le film cherche à dénoncer…
capirex
capirex

194 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2026
Intéressant film , bercé par les notes de Mozart , d’Agnès Jaoui que cette Comédie Chorale enlevée , bien dialoguée et malicieusement Politique traversés par le mouvement #MeToo en faisant se confronter "l'ancien monde" et le "nouveau monde" .
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

183 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Ai vu « L’objet du délit » d’Agnès Jaoui. Pour moi il est difficile de voir un film sur la musique classique puisque c’est mon métier et je trouve que souvent tout est exagéré, manichéen, outrancier. Agnès Jaoui livre une comédie sociologique d’une grande qualité et d’une très juste réalité. Le scénario part du principe que dans un groupe si personne n’a le même diapason, c’est la cacophonie qui règne. Evidemment cela prend des proportions plus importantes si ce groupe est celui d’une troupe de chanteurs lyriques qui monte un opéra. L'opéra en répétition est les « Noces de Figaro » de Mozart qui dénonce le droit de cuissage et que cet abus sexuel entre en résonance avec les dénonciations de notre époque et le mouvement#me too. Jaoui nous offre une mise en abîme délectable, enchaine les bons mots, les situations cocasses et si vraies. Jaoui reprend le plan du « Sens de la fête », nous suivons les auditions (le recrutement du personnel), les répétitions (les préparatifs) et la représentation (le mariage). Elle photographie avec talent et efficacité ces musiciens enfermés en vase clos loin du Monde, mais qui est tout de même rattrapés par la réalité de son fonctionnement où le patriarcat, l’abus de pouvoir, les lâchetés, les comparaisons d’égo sur-dimensionnés, les impostures et les agressions verbales et où physiques sont légitimes. Jaoui dénonce également avec tendresse une célèbre structure d’opéra qui s’était fait une spécialité de recruter des vedettes du show bizz pour mettre en scène des spectacles lyriques : « C’est notre mode de fonctionnement de faire appel à des gens connus qui n’y connaissent rien ! » dit Daniel Auteuil très crédible en chef d’orchestre. Jaoui est parfaite en Diva (La Comtesse) en fin de carrière, Eye Haïdara est pleine d’énergie en Cherubino qui doit faire face à une bienveillance qui masque mal le racisme. Claire Chust est parfaite en metteur en scène incompétente et dépassée. Mais on doit citer tous les acteurs qui sont parfaits. Agnès Jaoui ne prend jamais parti et laisse le spectateur se faire son propre avis qui peut être variable en fonction des retournements de situation. Une excellente comédie subtile et intelligente.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2026
Il manque quelqu’un près de toi….
Une pièce se monte et un événement va mettre à mal sa survie dans les derniers jours avant la première.
Dans ce film de Agnès Jaoui, on reconnait bien la patte de l’artiste. Autour d’un scénario bien construit ; en utilisant comme à son habitude les codes du film chorale, elle balaie habilement et intelligemment la nouvelle donne des relations homme femme à la suite de la libération de la parole apportée par le mouvement « MeToo ». Chacun doit retrouver sa place entre homme et femme : on voie dans ce film, que les agresseurs sont peu nombreux, un seul en fait, mais toute la société est impactée, se méfie de l’autre et qu’il devient difficile d’être naturel. On pourrait trouver Agnès Jaoui complaisante envers les agresseurs ; mais c’est plus malin que cela, elle met en confrontation l’ancienne génération pour laquelle, héritage de ’68 libertaire, tout était permis et une jeunesse sur ses ergots et hyper méfiante. Pourrait-on trouver un juste milieu entre ces deux visions ? On a Autueil qui est amené à se poser la question d’une éventuelle agression dans sa jeunesse ; qu’il ne considérait pas comme telle à l’époque des faits, mais qui avec les codes d’aujourd’hui lui font se poser des questions sur ses agissements de l’époque. Et çà c’est malin, ce qui était admis à une époque, l’est difficilement à d’autres.
Ce film chorale est très maitrisé, tous les personnages apportent leur pierre à l’édifice ; et toutes les facettes de sa thématique sont abordées sans tomber dans le mode catalogue. La fiction prime, ouf !!! Cependant, Bacri manque cruellement au duo mythique du cinéma français ; et çà se voie et çà condamne trop souvent le film : caractérisation à la hache de bon nombre de personnages (des femmes sacrifiées : la metteuse en scène est pathétique) et les dialogues si souvent savoureux dans les Bacri-Jaoui font flop et frôlent trop souvent le ridicule. Même s’il reste quelques répliques très bien senties et envoyées. Et c’est surtout souvent hyper prévisible.
Donc on peut saluer le geste mais la réussite n’est pas au rendez-vous.
chloé V.
chloé V.

147 abonnés 255 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mai 2026
Fallait-il 2h13 pour nous dire qu’au fond Agnes Jaoui n’a pas d’avis franc sur la question du metoo et du respect de l’autre et dire que c’est difficile d’en avoir un ?
Malgré des seconds roles intéressants, le film patauge dans une soupe à l’arrière goût patriarcal à base de « on ne peut plus rien dire on ne peut plus rien faire ». Dans l’air du temps finalement.
soulman
soulman

141 abonnés 1 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2026
Ce qu'on aime tout d'abord dans le denier Jaoui, c'est le casting. On sait que l'auteure du "Goût des autres" est une directrice d'acteurs exceptionnelle. Elle le prouve à nouveau ici. Et on se dit même que Claire Chust, la ravissante idiote de "Scènes de ménages" est peut-être une bonne comédienne...
Après, il y a l'intrigue, un peu dans l'air du temps : harcèlement, agression sexuelle, castration d'un mâle, chanteur d'opéra tout puissant, aussi égoïste qu'autoritaire, raciste et misogyne. Son portrait est chargé, un peu trop sans doute mais le procès en cours est désamorcé peu à peu pour des raisons commerciales, que les jeunes accusatrices finissent par rallier, plus par sympathie pour la metteur en scène débutante, issue de la mode et des réseaux.
Beaucoup de sujets sont imbriqués dans "L'objet du délit" et il faut reconnaître que tout ne fonctionne pas. Cependant, on retrouve chez la cinéaste un plaisir intact de raconter des histoires et, huit ans après "Place publique", qui tombait souvent dans la caricature, on se dit que la réalisatrice peut exister sans Bacri, même si ce dernier nous manque terriblement.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

141 abonnés 269 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2026
L’Objet du délit m’a laissé une impression assez troublante, presque inconfortable. La première partie m’a même un peu inquiété : j’ai eu peur d’avoir affaire à une comédie un peu lourdingue sur le mouvement MeToo, avec des effets appuyés et des caricatures faciles. Et puis, petit à petit, le film déjoue cette première impression. Il y a dans l’écriture d’Agnès Jaoui une finesse qui s’installe progressivement, quelque chose de plus subtil qu’il n’y paraît au départ, notamment dans la manière dont les dialogues laissent exister les contradictions des personnages.

Une des réussites de ce film choral est sa façon de faire vivre sa troupe, avec cette énergie collective, ces échanges parfois chaotiques, parfois très drôles, qui donnent le sentiment d’assister à une création en train de se faire. Les egos s’entrechoquent, les générations se confrontent, les points de vue circulent. Agnès Jaoui donne ainsi la parole aussi bien aux femmes qu’aux hommes, aux plus jeunes comme à cette génération boomer.

Mais c’est aussi là que quelque chose m’a dérangé. En voulant faire entendre toutes les voix, le film finit par tout mettre sur le même plan. J’ai bien senti cette volonté de traiter à la fois des violences sexuelles et des dérives ou débordements que certains attribuent au féminisme ou à MeToo. Sur le principe, cette nuance pourrait être intéressante. Dans les faits, elle crée surtout une forme d’ambiguïté qui m’a mis mal à l’aise.

Parce que malgré son apparente neutralité, j’ai souvent eu le sentiment que le film déséquilibrait son regard. Sous couvert de satire qui tape sur tout le monde, il m’a semblé qu’il chargeait davantage certaines figures féministes, parfois caricaturées, tout en accordant une forme de compréhension, voire de compassion, à des comportements masculins problématiques. Et c’est là que le malaise s’est installé pour moi : cette impression que le film cherche à tout comprendre, mais qu’il finit par adoucir la figure des bourreaux.

Du coup, je suis resté dans un entre-deux assez inconfortable. Je reconnais la qualité des comédiens, la précision de certains dialogues, la justesse de certaines observations. Mais je n’ai jamais vraiment réussi à adhérer totalement, parce que le film semble constamment hésiter entre dénoncer et relativiser. À force de vouloir être nuancé, il devient presque flou dans ses intentions, et m’a laissé avec ce sentiment persistant d’un regard qui ne tranche jamais vraiment, au point de me laisser, comme lui, le cul entre deux chaises.

Et la longueur du film n’arrange rien. Avec ses 2h13, il étire inutilement certains effets, jusqu’à répéter des gags qui finissent par perdre de leur efficacité. Celui autour des phallus servant de décor en est l’exemple le plus frappant : amusant au départ, il devient redondant, presque lourd, tout en résumant malgré lui le propos du film. Cette insistance renforce encore cette impression d’un film qui peine à trouver son équilibre, et qui, à force de vouloir en dire trop, finit par se diluer.

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