L'Objet du délit
Note moyenne
3,6
1633 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

294 critiques spectateurs

5
62 critiques
4
107 critiques
3
68 critiques
2
31 critiques
1
19 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
elriad

534 abonnés 2 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2026
Quand les excès de " Metoo " s'invitent dans une répétition des Noces de Figaro qui parlent justement du droit de cuissage, cela donne des situations drôles et parfois agaçantes. Le personnage de Eye Haïdara est insupportable et rappelle bien la hargne de certaines de nos politiques. Le point de vue de deux générations de femmes, celles d'Agnes Jaoui et celle de Eye Haïdara concernant le rapport des femmes avec les hommes montrent toute la complexité et les limites de ce mouvement. Un bon film qui pour une fois dénonce les excès et rappelle l'essentielle présomption d'innocence.
defleppard

495 abonnés 3 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2026
On y retrouve un peu de réalisation d'inspiration Lelouchienne dans ce film. Cette épopée du debut à la fin du montage de l'opéra, Les noces de Figaro, et ses rebondissements est bien amenée. Trois étoiles et demie.
mat niro

475 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Pas spécialement féru d'opéra, j'ai passé un bon moment devant cette troupe jouant "Les Noces de Figaro".On sent la patte d'Agnès Jaoui pour son premier film sans Bacri à l'écriture. L'époque post Meetoo est bien représentée. Les hommes en prennent pour leur grade, Daniel Auteuil le premier en chef d'orchestre au passé trouble. Le racisme, la mysoginie ou les tensions dans un groupes sont autant de sujets abordés avec un humour grinçant. Même si l'on peut reprocher une certaine forme de redondance dans les propos, Jaoui confronte les différents points de vue avec des répliques bien senties. Les comédiens sont impeccables avec un coup de coeur pour Claire Chust dans le rôle irrésistible de Mirabelle. Du cinéma intelligent.
vidalger

387 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Grand écart pour Agnès Jaoui qui, en même temps, fait mine de s'allier avec les "me too" du spectacle vivant et par ailleurs se moque - gentiment certes - des anti-wokes. On retrouve fort heureusement la patte de la scénariste dans des dialogues plus vrais que nature, en particulier à propos d'une Chérubin noire joué par une Eye Haïdara survoltée. Le reste du casting est particulièrement bien choisi et même Daniel Auteuil apparait comme un chef d'orchestre crédible.
Le film demeure toutefois un peu long, d'autant que plusieurs chutes de rythme risquent de faire perdre l'attention au spectateur. Le happy end final reste dans la tradition Jaoui-Bacri, et c'est peut-être un peu dommage...
Michel C.

379 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Quel plaisir de retrouver Agnès Jaoui et sa dernière réalisation ! Ne manque que ….. Jean-Pierre Bacri, qui aurait probablement été à son aise aussi bien dans l’ écriture que dans un des rôles ( on se souvient avec Bonheur de « Le sens de la fête » -9 ans déjà ). Plaisir sublimé par un scénario ludique, amusant, trempé de musique classique à travers les répétitions du montage d’ un opéra. Les airs de Mozart dans « Le Mariage de Figaro » sont toujours aussi actuels et vibrants dans ce décor de rêve des ruines du château de Lacoste – à la mode des festivals d’ été au sud de la France en saison estivale. Agnès Jaoui réalise son rêve de partager et chanter ces airs dans une ce ses productions. Même si sa voix est mixée avec celle de la soprano Julia Beaumier, le résultat est splendide, à l’ œil et à l’oreille et m’ a enchanté. Les décors déjà majestueux ont été « upgradés » avec des phallus aux dimensions très généreuses, qui ne manquent pas de piquer une atmosphère que la pièce de Beaumarchais suscite, et se retrouve étonnamment, au centre des débats, 250 ans plus tard, rattrapée par des manières et usages, que certains taxent d’ agressions sexuelles, ou qui ont été tolérées sous mauvais prétexte du monde du « spectacle ». Bref une intrigue, qui a le vent en poupe, agrémentée de joutes d’ acteurs pleines d’ humour et d’ envie. Agnès Jaoui dresse des portraits fidèles et à peine caricaturaux, dans ce casting, où Daniel Auteuil, Oussama Kheddam, Eye Haïdara ou Claire Chust ( Mirabelle ) s’ en donnent à cœur joie, nous régalent, sur chaque plan. Un divertissement généreux et savoureux…..!!**
AZZZO

367 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
Le temps passe pour tout le monde : pour les femmes, pour les hommes, pour les normes sociales... mais aussi pour le cinéma !
Adepte d'un cinéma politique et sociétal, Agnès Jaoui ne pouvait se désintéresser de la transformations des rapports de séduction hommes-femmes après l'ouragan #MeToo. Le scénario qu'elle a écrit pour aborder ce sujet est très malin puisqu'en utilisant "Les noces de Figaro" de Mozart à partir du roman de Beaumarchais, elle crée une mise en abîme propice à observer les évolutions et les permanences du patriarcat depuis deux siècles et demi.
Le problème c'est que son cinéma a vieilli, lui-aussi. Malgré l'admiration que l'on peut avoir en regardant de nouveau les films du duo Jaoui- Bacri, il faut reconnaître que c'est un cinéma d'un autre temps et qu'il y a quelques scènes dérangeantes dans "L'Objet du délit".
En laissant ses protagonistes argumenter dans le but d'observer les incompréhensions respectives (ce qu'elle a toujours fait) , Agnès Jaoui autorise des paroles que l'on ne veut plus entendre. Ce qui était subtilité il y a 20 ans est devenu lourdeur. Le personnage qu'elle interprète ressemble à une vieille actrice aux propos éculés. Il n'y a pas de mal à se faire siffler dans la rue. Mais non, l'argument n'est plus entendable, même à des fins de débat. On en vient à douter de ses positions. Le doute se dissipe heureusement dans cette scène où elle dit clairement à Daniel Auteuil qu'un homme sait très bien si une femme veut ou ne veut pas. Ouf. Mais il est dommage et surprenant que des spectateurs/trices aient pu s'interroger sur ses intentions.
Un film intéressant, drôle, malin... mais un cinéma un peu dépassé.
Jean N.

337 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2026
Une parmi les nombreuses daubes que je me suis fadé au Festival ...
L’intrigue se déroule dans les coulisses d’une ambitieuse production des Noces de Figaro. Mirabelle, la metteuse en scène, prépare le spectacle quand une accusation d’agression sexuelle éclate. En parallèle, une figure du milieu lyrique menace de diffuser une liste d’une dizaine de noms, ceux d’hommes accusés de l’avoir agressée. Le personnage de Daniel Auteuil s’inquiète : on apprend qu’il a « eu un truc avec elle » il y a quelques années.
Le ton flotte, glisse, hésite en un mot Jaoui patauge !!. C’est trop forcé pour faire rire et pas assez incarné pour que ça nous touche , en plus Claire Chust (Mirabelle) est d'une nullité abyssale. Reste Heye Haidara et bien sur Auteuil (et le nom de Jaoui car n'importe qui d'autres fait ce film c'est un tolé....) qui sauvent le tout du nauffrage À plusieurs reprises, on a l’impression que la cinéaste cherche à s’emparer d’un sujet et d’un mouvement qu’elle observe avec distance en ne prenant surtout pas parti pour un camp, on ne sait jamais desfoisque le vent tourne ....
garnierix

309 abonnés 617 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Ce film est d'abord intéressant parce qu'original. En effet, on passe plus de deux heures en préparation et en répétition d'un opéra : c'est bien plus intéressant que l'opéra lui-même, d'un certain point de vue (celui d'un spectateur au ciné). Ensuite, le film a ses qualités qui lui sont propres : bon scénario, sans digressions ; mise en scène irréprochable ; petite dose d'humour, sans déborder ; suspense ; bons acteurs, sans un seul qui ne surjoue -un bon point justement mérité pour l'actrice Claire Chust, échappée de Scènes de Ménage pour la bonne cause...

Le film a-t-il le défaut de "finir bien" ? Car dans la réalité d'aujourd'hui, ce genre de "délit" finit mal, la plupart du temps. Mais on est au ciné et l'auteur a décidé du contraire. Pour complaire ? Sûrement pas. Il semble plutôt qu'après avoir magnifiquement posé le problème (pendant deux heures), il préfère ne pas le résoudre (et laisser le spectateur le faire). Car tout le génie de ce film est de montrer, sans nous ennuyer (plutôt en nous distrayant), les multiples facettes du problème, ou des problèmes : les petits gestes ordinaires, les petites hystéries ordinaires, les petits racismes ordinaires, jusqu'aux petits mots ordinaires qui ne veulent rien dire, mais dont notre quotidien est fait aujourd'hui, jusqu'à l'excès, genre après du coup voilà c'est bon en même temps...

Le cancer (une rumeur vraie ou fausse) finit par atteindre tous les organes. C'est trop tard quand on s'en avise. Car, comme le dit une citation en exergue du film, "quand chacun a sa conception de la justesse, on arrive vite à la cacophonie". Ce film est donc, au moins, une invitation au calme. Autant chez les vieux que chez les jeunes, et quel que soit le genre. Calmer l'extrémisme, calmer les envies, calmer les intolérances, calmer les dérives, cesser de voir midi à sa porte, tout autant que chercher midi à quatorze heures...
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 juin 2026
Attention coup de gueule. Le film est introduit par une citation sur la justesse qui vire à la cacophonie conclut par 4 points de suspension. Une manière de prévenir : vous allez assister à un film de boomer. La suite est pire. Pendant plus de 2H, le spectateur assiste à la construction d’un opéra, qui charrie déjà tout un tas de personnages, situations caricaturales (le casting arrangé, la metteuse en scène influenceuse et forcément méprisée car sans talent). Tout bascule lorsqu’un comédien star pelote une comédienne pendant les répétitions. Là, le film adopte un regard critique sur le mouvement Me Too, en s’offusquant du « on ne peut plus rien dire », « une carrière brisée pour rien ». La société a changé, et visiblement la réalisatrice semble ne pas le comprendre. Et c’est affligeant. Tout le film adopte un regard bourgeois, sur le féminisme, le racisme, avec en conclusion une morale assez minable.
GyzmoCA

316 abonnés 2 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Agnès Jaoui signe une fiction autour du thème #MeToo dans le milieu de l’opéra. Les dialogues sont, comme souvent chez elle, particulièrement ciselés, avec des situations écrites dans la nuance et la réflexion, deux qualités qui manquent parfois à notre époque, le tout enveloppé dans une tonalité de comédie.

La musique de Wolfgang Amadeus Mozart apporte beaucoup au film, notamment durant le dernier quart d’heure, réellement plaisant. Mais malgré ses qualités, l’ensemble souffre d’un vrai problème de rythme. La mise en place est longue et la première heure se révèle assez poussive. On sent pourtant un vrai potentiel dans le sujet et les personnages, mais cela manque clairement de coupe et de dynamisme pour pleinement emporter le spectateur. Dommage.
Joce2012
Joce2012

269 abonnés 785 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Superbe ce film qui est vraiment d'actualité, sur tout ce qui est remis en question au nom de me too, très bon scénario et belles interprétations
m_queen
m_queen

254 abonnés 1 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
J'ai trouvé le début du film un peu lent, mais on se laisse vite prendre au personnages, à l'univers de l'opéra (+belle bande son) et aux idées débattues: le sexisme, le racisme.... Comme à son habitude, Agnès jaoui fait une comédie bien grinçante mais réjouissante. Un bon moment et de quoi discuter a la sortie
bobmorane63
bobmorane63

253 abonnés 2 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
Je n'ai pas vu beaucoup de films du tandem Bacri/ Jaoui, cette dernière a co-ecrit et réalisé "L'objet du délit " pour la première fois sans son complice mais je suis moins indulgent que ce que j'ai lu de la part de quelques critiques, j'ai été charmé par ce long métrage qui est plus une œuvre chorale dans les coulisses d'opéra! J'ai apprécié les personnages qui se croisent , se succèdent, des intermittents du spectacle aux chanteurs avec diverses personnalités complexes et différentes en grande partie. Puis survient un attouchement sexiste pendant les répétitions qui va divaguer la pièce de chant qu'on appelle "Le phénomène Metoo ", sujet d'actualité dans le monde du spectacle. On a Agnès Jaoui, Daniel Auteuil ou Eye Haidara à l'affiche, ils ne sont que secondaires, avec des comédiens méconnus que j'ai trouvé dans la globalité très bons. J'ai bien aimé la mise en scène d'Agnès Jaoui très inspiré ainsi que la qualité des dialogues. Manque juste Jean-Pierre Bacri auquel le film est dédié.
Math719
Math719

233 abonnés 928 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 juin 2026
L’Objet du délit est une comédie qui aborde un sujet plutôt tabou, mais je n’ai jamais réussi à la prendre au sérieux tant l’ensemble m’a semblé ridicule. Les acteurs jouent de manière excessivement caricaturale, ce qui rend les personnages peu crédibles. Je n’ai pas du tout adhéré à cette pseudo-comédie, qui n’est ni vraiment drôle ni particulièrement bien réalisée. Le film se contente de grossir à l’extrême les traits de personnalité de ses personnages, donnant davantage l’impression d’une adaptation théâtrale maladroite que d’une véritable œuvre cinématographique.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 559 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2026
Une influenceuse décroche la mise en scène des « Noces de Figaro ». Elle doit affronter tout un petit monde qui l’attend au tournant alors que la révolution #metoo est passée par là et que plus personne ne sait comment se positionner en fonction de son sexe ou de son âge.
Retour en très grande forme d’Agnès Jaoui qui scrute avec une bienveillance assaisonnée de taquinerie et de petites touches acides la plus grande avancée sociétale de ces dernières années.
Avec ceux qui en sont à l’avant-garde, ceux qui sont perdus et ceux qui ont des choses à se reprocher.
L’écriture est si réussie qu’on a l’impression que Jean-Pierre Bacri est revenu de la où il est pour participer au scénario.
L’une des comédies françaises de l’année sans aucun doute.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse