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J'ai absolument adoré Le goût des autres que j'ai revu à répétition 3 fois, ainsi que les autres films Jaoui-Bacri...
Je tombe de haut avec ce film !
Quelle auto-complaisance ! Quelle lourdeur ! Quel mauvais goût !
Je mets 2 étoiles malgré tout par respect pour Jaoui et Auteuil...
Le Métro... quel ennui ! Quel déjà-vu !
Jaoui serait-elle has been ?
Je tombe de haut avec ce film !
Quelle auto-complaisance ! Quelle lourdeur ! Quel mauvais goût !
Je mets 2 étoiles malgré tout par respect pour Jaoui et Auteuil...
Le Métro... quel ennui ! Quel déjà-vu !
Jaoui serait-elle has been ?
Dans "L'objet du délit" on suit le travail effectué pendant les répétitions de l'opéra "Les noces de Figaro" qui doit être joué dans les carrières de Lacoste, dans le Vaucluse. Sur ces répétitions plane la menace d'une révélation que compte faire une actrice lyrique : 10 noms d'hommes l'ayant agressée sexuellement dans le passé, ce qui inquiète fort Igor, le chef d'orchestre, qui craint de faire partie de ces 10 noms. Et voilà qu'en plus, le baryton italien Piazzoni, l'interprète du comte Almaviva, est accusé de s'être permis des gestes inappropriés envers l'interprète de Suzanne lors d'une répétition…Les avis des témoins et surtout de ceux ou celles qui n'ont rien vu divergent, c'est le moins que l'on puisse dire, dans cet air du temps plutôt vicié dans les rapports entre les hommes et les femmes, au sein duquel il est fortement conseillé de prendre parti, sans barguigner … La réalisatrice observe ce microcosme désorienté avec malice et délectation, entre néo féministes, hommes déconstruits et tenants du monde d'avant…non sans friser par moment la caricature…J’avoue que je ne suis pas vraiment entré dans ce film choral beaucoup trop long et n’étant par ailleurs nullement amateur d’opéra… Pour cet exercice d’équilibriste, où elle incarne elle-même une diva de 50 ans coincée entre un père un peu égrillard et une jeunesse engagée, la réalisatrice a choisi un casting mêlant cadors et nouveaux talents. Elle a offert à Daniel Auteuil la baguette d’un chef d’orchestre renommé mais qui pourrait bien déconstruire son rapport aux femmes en se remémorant avec angoisse une vieille liaison. Eye Haïdara, elle, incarne Cora, la chanteuse qui interprète Chérubin, même si le fait qu’elle soit noire étonne le ténor italien, très star et peut-être un peu trop enveloppant avec ses jeunes partenaires, joué par Vincenzo Amato…. Sans oublier Claire Chust, venue, entre autres, de la sitcom Scènes de ménage … Une troupe bigarrée qui rappelle à quel point Agnès Jaoui aime mélanger les partitions, au risque de nous désorienter !! Si techniquement le film est irréprochable, bénéficiant notamment de la photo de David Chizallet et d’un travail sonore de qualité pour les séquences d’opéra, on regrettera quelques fautes de goût particulièrement surprenantes (les « gags » avec les colonnes de forme phallique) et des dialogues comportant de nombreux clichés, les mêmes que le film cherche à dénoncer…
Intéressant film , bercé par les notes de Mozart , d’Agnès Jaoui que cette Comédie Chorale enlevée , bien dialoguée et malicieusement Politique traversés par le mouvement #MeToo en faisant se confronter "l'ancien monde" et le "nouveau monde" .
Ai vu « L’objet du délit » d’Agnès Jaoui. Pour moi il est difficile de voir un film sur la musique classique puisque c’est mon métier et je trouve que souvent tout est exagéré, manichéen, outrancier. Agnès Jaoui livre une comédie sociologique d’une grande qualité et d’une très juste réalité. Le scénario part du principe que dans un groupe si personne n’a le même diapason, c’est la cacophonie qui règne. Evidemment cela prend des proportions plus importantes si ce groupe est celui d’une troupe de chanteurs lyriques qui monte un opéra. L'opéra en répétition est les « Noces de Figaro » de Mozart qui dénonce le droit de cuissage et que cet abus sexuel entre en résonance avec les dénonciations de notre époque et le mouvement#me too. Jaoui nous offre une mise en abîme délectable, enchaine les bons mots, les situations cocasses et si vraies. Jaoui reprend le plan du « Sens de la fête », nous suivons les auditions (le recrutement du personnel), les répétitions (les préparatifs) et la représentation (le mariage). Elle photographie avec talent et efficacité ces musiciens enfermés en vase clos loin du Monde, mais qui est tout de même rattrapés par la réalité de son fonctionnement où le patriarcat, l’abus de pouvoir, les lâchetés, les comparaisons d’égo sur-dimensionnés, les impostures et les agressions verbales et où physiques sont légitimes. Jaoui dénonce également avec tendresse une célèbre structure d’opéra qui s’était fait une spécialité de recruter des vedettes du show bizz pour mettre en scène des spectacles lyriques : « C’est notre mode de fonctionnement de faire appel à des gens connus qui n’y connaissent rien ! » dit Daniel Auteuil très crédible en chef d’orchestre. Jaoui est parfaite en Diva (La Comtesse) en fin de carrière, Eye Haïdara est pleine d’énergie en Cherubino qui doit faire face à une bienveillance qui masque mal le racisme. Claire Chust est parfaite en metteur en scène incompétente et dépassée. Mais on doit citer tous les acteurs qui sont parfaits. Agnès Jaoui ne prend jamais parti et laisse le spectateur se faire son propre avis qui peut être variable en fonction des retournements de situation. Une excellente comédie subtile et intelligente.
Il manque quelqu’un près de toi….
Une pièce se monte et un événement va mettre à mal sa survie dans les derniers jours avant la première.
Dans ce film de Agnès Jaoui, on reconnait bien la patte de l’artiste. Autour d’un scénario bien construit ; en utilisant comme à son habitude les codes du film chorale, elle balaie habilement et intelligemment la nouvelle donne des relations homme femme à la suite de la libération de la parole apportée par le mouvement « MeToo ». Chacun doit retrouver sa place entre homme et femme : on voie dans ce film, que les agresseurs sont peu nombreux, un seul en fait, mais toute la société est impactée, se méfie de l’autre et qu’il devient difficile d’être naturel. On pourrait trouver Agnès Jaoui complaisante envers les agresseurs ; mais c’est plus malin que cela, elle met en confrontation l’ancienne génération pour laquelle, héritage de ’68 libertaire, tout était permis et une jeunesse sur ses ergots et hyper méfiante. Pourrait-on trouver un juste milieu entre ces deux visions ? On a Autueil qui est amené à se poser la question d’une éventuelle agression dans sa jeunesse ; qu’il ne considérait pas comme telle à l’époque des faits, mais qui avec les codes d’aujourd’hui lui font se poser des questions sur ses agissements de l’époque. Et çà c’est malin, ce qui était admis à une époque, l’est difficilement à d’autres.
Ce film chorale est très maitrisé, tous les personnages apportent leur pierre à l’édifice ; et toutes les facettes de sa thématique sont abordées sans tomber dans le mode catalogue. La fiction prime, ouf !!! Cependant, Bacri manque cruellement au duo mythique du cinéma français ; et çà se voie et çà condamne trop souvent le film : caractérisation à la hache de bon nombre de personnages (des femmes sacrifiées : la metteuse en scène est pathétique) et les dialogues si souvent savoureux dans les Bacri-Jaoui font flop et frôlent trop souvent le ridicule. Même s’il reste quelques répliques très bien senties et envoyées. Et c’est surtout souvent hyper prévisible.
Donc on peut saluer le geste mais la réussite n’est pas au rendez-vous.
Une pièce se monte et un événement va mettre à mal sa survie dans les derniers jours avant la première.
Dans ce film de Agnès Jaoui, on reconnait bien la patte de l’artiste. Autour d’un scénario bien construit ; en utilisant comme à son habitude les codes du film chorale, elle balaie habilement et intelligemment la nouvelle donne des relations homme femme à la suite de la libération de la parole apportée par le mouvement « MeToo ». Chacun doit retrouver sa place entre homme et femme : on voie dans ce film, que les agresseurs sont peu nombreux, un seul en fait, mais toute la société est impactée, se méfie de l’autre et qu’il devient difficile d’être naturel. On pourrait trouver Agnès Jaoui complaisante envers les agresseurs ; mais c’est plus malin que cela, elle met en confrontation l’ancienne génération pour laquelle, héritage de ’68 libertaire, tout était permis et une jeunesse sur ses ergots et hyper méfiante. Pourrait-on trouver un juste milieu entre ces deux visions ? On a Autueil qui est amené à se poser la question d’une éventuelle agression dans sa jeunesse ; qu’il ne considérait pas comme telle à l’époque des faits, mais qui avec les codes d’aujourd’hui lui font se poser des questions sur ses agissements de l’époque. Et çà c’est malin, ce qui était admis à une époque, l’est difficilement à d’autres.
Ce film chorale est très maitrisé, tous les personnages apportent leur pierre à l’édifice ; et toutes les facettes de sa thématique sont abordées sans tomber dans le mode catalogue. La fiction prime, ouf !!! Cependant, Bacri manque cruellement au duo mythique du cinéma français ; et çà se voie et çà condamne trop souvent le film : caractérisation à la hache de bon nombre de personnages (des femmes sacrifiées : la metteuse en scène est pathétique) et les dialogues si souvent savoureux dans les Bacri-Jaoui font flop et frôlent trop souvent le ridicule. Même s’il reste quelques répliques très bien senties et envoyées. Et c’est surtout souvent hyper prévisible.
Donc on peut saluer le geste mais la réussite n’est pas au rendez-vous.
Fallait-il 2h13 pour nous dire qu’au fond Agnes Jaoui n’a pas d’avis franc sur la question du metoo et du respect de l’autre et dire que c’est difficile d’en avoir un ?
Malgré des seconds roles intéressants, le film patauge dans une soupe à l’arrière goût patriarcal à base de « on ne peut plus rien dire on ne peut plus rien faire ». Dans l’air du temps finalement.
Malgré des seconds roles intéressants, le film patauge dans une soupe à l’arrière goût patriarcal à base de « on ne peut plus rien dire on ne peut plus rien faire ». Dans l’air du temps finalement.
Ce qu'on aime tout d'abord dans le denier Jaoui, c'est le casting. On sait que l'auteure du "Goût des autres" est une directrice d'acteurs exceptionnelle. Elle le prouve à nouveau ici. Et on se dit même que Claire Chust, la ravissante idiote de "Scènes de ménages" est peut-être une bonne comédienne...
Après, il y a l'intrigue, un peu dans l'air du temps : harcèlement, agression sexuelle, castration d'un mâle, chanteur d'opéra tout puissant, aussi égoïste qu'autoritaire, raciste et misogyne. Son portrait est chargé, un peu trop sans doute mais le procès en cours est désamorcé peu à peu pour des raisons commerciales, que les jeunes accusatrices finissent par rallier, plus par sympathie pour la metteur en scène débutante, issue de la mode et des réseaux.
Beaucoup de sujets sont imbriqués dans "L'objet du délit" et il faut reconnaître que tout ne fonctionne pas. Cependant, on retrouve chez la cinéaste un plaisir intact de raconter des histoires et, huit ans après "Place publique", qui tombait souvent dans la caricature, on se dit que la réalisatrice peut exister sans Bacri, même si ce dernier nous manque terriblement.
Après, il y a l'intrigue, un peu dans l'air du temps : harcèlement, agression sexuelle, castration d'un mâle, chanteur d'opéra tout puissant, aussi égoïste qu'autoritaire, raciste et misogyne. Son portrait est chargé, un peu trop sans doute mais le procès en cours est désamorcé peu à peu pour des raisons commerciales, que les jeunes accusatrices finissent par rallier, plus par sympathie pour la metteur en scène débutante, issue de la mode et des réseaux.
Beaucoup de sujets sont imbriqués dans "L'objet du délit" et il faut reconnaître que tout ne fonctionne pas. Cependant, on retrouve chez la cinéaste un plaisir intact de raconter des histoires et, huit ans après "Place publique", qui tombait souvent dans la caricature, on se dit que la réalisatrice peut exister sans Bacri, même si ce dernier nous manque terriblement.
On retrouve dans le nouveau film réalisé par Agnès Jaoui son goût pour les histoires brassant de nombreux personnages et aussi son amour pour le monde du spectacle, ici lyrique. Abordant le phénomène "me too" avec humour et dérision, la réalisatrice fait souvent mouche notamment avec certaines répliques plutôt drôles. On peut par contre trouver dommage qu'elle réduise ce phénomène à un conflit intergénérationnelle. Et le film parait parfois un peu long, il manque quelque chose par rapport à ses films précédents, et si ce quelque chose qui nous manque cruellement, ne serait ce pas la patte de Jean-Pierre Bacri...
L’Objet du délit m’a laissé une impression assez troublante, presque inconfortable. La première partie m’a même un peu inquiété : j’ai eu peur d’avoir affaire à une comédie un peu lourdingue sur le mouvement MeToo, avec des effets appuyés et des caricatures faciles. Et puis, petit à petit, le film déjoue cette première impression. Il y a dans l’écriture d’Agnès Jaoui une finesse qui s’installe progressivement, quelque chose de plus subtil qu’il n’y paraît au départ, notamment dans la manière dont les dialogues laissent exister les contradictions des personnages.
Une des réussites de ce film choral est sa façon de faire vivre sa troupe, avec cette énergie collective, ces échanges parfois chaotiques, parfois très drôles, qui donnent le sentiment d’assister à une création en train de se faire. Les egos s’entrechoquent, les générations se confrontent, les points de vue circulent. Agnès Jaoui donne ainsi la parole aussi bien aux femmes qu’aux hommes, aux plus jeunes comme à cette génération boomer.
Mais c’est aussi là que quelque chose m’a dérangé. En voulant faire entendre toutes les voix, le film finit par tout mettre sur le même plan. J’ai bien senti cette volonté de traiter à la fois des violences sexuelles et des dérives ou débordements que certains attribuent au féminisme ou à MeToo. Sur le principe, cette nuance pourrait être intéressante. Dans les faits, elle crée surtout une forme d’ambiguïté qui m’a mis mal à l’aise.
Parce que malgré son apparente neutralité, j’ai souvent eu le sentiment que le film déséquilibrait son regard. Sous couvert de satire qui tape sur tout le monde, il m’a semblé qu’il chargeait davantage certaines figures féministes, parfois caricaturées, tout en accordant une forme de compréhension, voire de compassion, à des comportements masculins problématiques. Et c’est là que le malaise s’est installé pour moi : cette impression que le film cherche à tout comprendre, mais qu’il finit par adoucir la figure des bourreaux.
Du coup, je suis resté dans un entre-deux assez inconfortable. Je reconnais la qualité des comédiens, la précision de certains dialogues, la justesse de certaines observations. Mais je n’ai jamais vraiment réussi à adhérer totalement, parce que le film semble constamment hésiter entre dénoncer et relativiser. À force de vouloir être nuancé, il devient presque flou dans ses intentions, et m’a laissé avec ce sentiment persistant d’un regard qui ne tranche jamais vraiment, au point de me laisser, comme lui, le cul entre deux chaises.
Et la longueur du film n’arrange rien. Avec ses 2h13, il étire inutilement certains effets, jusqu’à répéter des gags qui finissent par perdre de leur efficacité. Celui autour des phallus servant de décor en est l’exemple le plus frappant : amusant au départ, il devient redondant, presque lourd, tout en résumant malgré lui le propos du film. Cette insistance renforce encore cette impression d’un film qui peine à trouver son équilibre, et qui, à force de vouloir en dire trop, finit par se diluer.
Découvrez mes autres critiques sur le site "critiques d'un passionné"
Une des réussites de ce film choral est sa façon de faire vivre sa troupe, avec cette énergie collective, ces échanges parfois chaotiques, parfois très drôles, qui donnent le sentiment d’assister à une création en train de se faire. Les egos s’entrechoquent, les générations se confrontent, les points de vue circulent. Agnès Jaoui donne ainsi la parole aussi bien aux femmes qu’aux hommes, aux plus jeunes comme à cette génération boomer.
Mais c’est aussi là que quelque chose m’a dérangé. En voulant faire entendre toutes les voix, le film finit par tout mettre sur le même plan. J’ai bien senti cette volonté de traiter à la fois des violences sexuelles et des dérives ou débordements que certains attribuent au féminisme ou à MeToo. Sur le principe, cette nuance pourrait être intéressante. Dans les faits, elle crée surtout une forme d’ambiguïté qui m’a mis mal à l’aise.
Parce que malgré son apparente neutralité, j’ai souvent eu le sentiment que le film déséquilibrait son regard. Sous couvert de satire qui tape sur tout le monde, il m’a semblé qu’il chargeait davantage certaines figures féministes, parfois caricaturées, tout en accordant une forme de compréhension, voire de compassion, à des comportements masculins problématiques. Et c’est là que le malaise s’est installé pour moi : cette impression que le film cherche à tout comprendre, mais qu’il finit par adoucir la figure des bourreaux.
Du coup, je suis resté dans un entre-deux assez inconfortable. Je reconnais la qualité des comédiens, la précision de certains dialogues, la justesse de certaines observations. Mais je n’ai jamais vraiment réussi à adhérer totalement, parce que le film semble constamment hésiter entre dénoncer et relativiser. À force de vouloir être nuancé, il devient presque flou dans ses intentions, et m’a laissé avec ce sentiment persistant d’un regard qui ne tranche jamais vraiment, au point de me laisser, comme lui, le cul entre deux chaises.
Et la longueur du film n’arrange rien. Avec ses 2h13, il étire inutilement certains effets, jusqu’à répéter des gags qui finissent par perdre de leur efficacité. Celui autour des phallus servant de décor en est l’exemple le plus frappant : amusant au départ, il devient redondant, presque lourd, tout en résumant malgré lui le propos du film. Cette insistance renforce encore cette impression d’un film qui peine à trouver son équilibre, et qui, à force de vouloir en dire trop, finit par se diluer.
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Le sujet du film est intéressant et c est une bonne trouvaille que de le traiter sur l’opéra des noces de figaro. Mais il eût fallu mieux se concentrer sur le thème et ne pas partir dans toutes les directions (financement, amateurisme, amourettes parallèles...) ce qui donne un côté un peu brouillon. Et puis ce vote pour se prononcer sur la réalité du délit, c est caricatural, peut être volontaire pour dénoncer les condamnations des réseaux sociaux(?) Merci en tous cas aux acteurs aux chanteurs à Beaumarchais et à Mozart.
Une film de Jaoui ne se boude pas et l'histoire m’intéressai à savoir comment cela allait ce terminer. Elle a su mettre en avant le problème des violences sexuelles dans ce milieu tout en ayant le côté néfaste lors d'une dénonciation avec toutes les conséquences et ces dérives possible. J'ai vraiment apprécier cela , de ne pas être parti pris d'un côté ou de l'autre. Je reconnais que sur le coup, j'avais trouvé certains arguments des dénonciatrices radicales mais avec le recul c'est pour mieux démontrer la difficulté de cela. Les acteurs et actrices sont bon, chacun avec sa part bien posé dans le déroulé du film etc...bref bien aimé au final.
NOTE :
NOTE :
#Metoo vs #Metoo
Jusque là, les films réalisés par Agnès Jaoui avaient toujours été inspirés par sa collaboration étroite et fusionnelle avec Jean-Pierre Bacri. La preuve, elle n’était plus revenue derrière la caméra et à l’écriture depuis 2018 et Place Publique. Dans ces 133 minutes – sans doute un peu trop longues -, dédiées à Bacri, on retrouve son esprit caustique, la richesse de son écriture et son talent de directrice d’acteurs. Dans les coulisses d'une ambitieuse production de l’opéra « Les Noces de Figaro », les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour, et comme toujours chez Agnès Jaoui, le rire n'est jamais loin du drame. De la comédie dramatique pur jus, Vis-à-vis des violences faites aux femmes – ici dans le milieu du spectacle vivant, en l’occurrence l’opéra -, faut-il être pédagogue pour contrecarrer les réticences, ou au contraire plus radical pour vaincre cette éternelle résistance ? D’aucuns regretterons sans doute que notre cinéaste semblent ne pas vraiment prendre partie. Mais peut-on reprocher un manque de nuance dans le propos ? Voir ce film peut apporter une réponse.
Passionnée par l'opéra, Agnès Jaoui en écoute et en met en scène. Le choix des Noces de Figaro n’est pas anodin, car il s'agit d'un ouvrage qui parle précisément de la domination masculine, des relations hommes-femmes, et aussi des rapports de classe au XVIIIème. L'opéra est une musique qu'il faut apprivoiser, en commençant par la percevoir, puis l’entendre, puis l’écouter, puis la réécouter. C’est ce chemin complexe que suit un des nombreux personnages de ce film-choral. Revisiter les Noces de Figaro en mode néo féministe avec la présence de colonne-phallus dans le décor et la présence de féministes, pourquoi pas. Mais où ça devient malin, - et sans doute dérangeant -, c’est que la caricature va dans les deux sens. Mais ne dit-on pas que tout ce qui est excessif frise le ridicule. C’est ce que nous démontre Jaoui, à travers des personnages qui, eux, manquent singulièrement de nuances. Mais c’est aussi un des charmes de ce film.
Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Haïdara, Patrick Mille, - dans la peau d’un pur salaud, de ce qu’on aime détester -, Oussama Khedam, - excellent et sans doute un des seuls personnages qui évolue tout au long du film. - Tiphaine Daviot, Lucie Gallo, Jacques Weber, Claire Chust, Vincenzo Amato, Loïc Legendre, tout ce beau monde s’en donne à cœur joie durant ces 2 heures et 13 minutes, qui prennent le temps, entre autre de nous laisser écouter la magnifique musique du divin Mozart et de laisser exister ce casting pléthorique et de grande qualité. Une histoire collective qui se permet une vision lucide des humains et une critique assumée du mépris sous toutes ses formes.
Jusque là, les films réalisés par Agnès Jaoui avaient toujours été inspirés par sa collaboration étroite et fusionnelle avec Jean-Pierre Bacri. La preuve, elle n’était plus revenue derrière la caméra et à l’écriture depuis 2018 et Place Publique. Dans ces 133 minutes – sans doute un peu trop longues -, dédiées à Bacri, on retrouve son esprit caustique, la richesse de son écriture et son talent de directrice d’acteurs. Dans les coulisses d'une ambitieuse production de l’opéra « Les Noces de Figaro », les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour, et comme toujours chez Agnès Jaoui, le rire n'est jamais loin du drame. De la comédie dramatique pur jus, Vis-à-vis des violences faites aux femmes – ici dans le milieu du spectacle vivant, en l’occurrence l’opéra -, faut-il être pédagogue pour contrecarrer les réticences, ou au contraire plus radical pour vaincre cette éternelle résistance ? D’aucuns regretterons sans doute que notre cinéaste semblent ne pas vraiment prendre partie. Mais peut-on reprocher un manque de nuance dans le propos ? Voir ce film peut apporter une réponse.
Passionnée par l'opéra, Agnès Jaoui en écoute et en met en scène. Le choix des Noces de Figaro n’est pas anodin, car il s'agit d'un ouvrage qui parle précisément de la domination masculine, des relations hommes-femmes, et aussi des rapports de classe au XVIIIème. L'opéra est une musique qu'il faut apprivoiser, en commençant par la percevoir, puis l’entendre, puis l’écouter, puis la réécouter. C’est ce chemin complexe que suit un des nombreux personnages de ce film-choral. Revisiter les Noces de Figaro en mode néo féministe avec la présence de colonne-phallus dans le décor et la présence de féministes, pourquoi pas. Mais où ça devient malin, - et sans doute dérangeant -, c’est que la caricature va dans les deux sens. Mais ne dit-on pas que tout ce qui est excessif frise le ridicule. C’est ce que nous démontre Jaoui, à travers des personnages qui, eux, manquent singulièrement de nuances. Mais c’est aussi un des charmes de ce film.
Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Haïdara, Patrick Mille, - dans la peau d’un pur salaud, de ce qu’on aime détester -, Oussama Khedam, - excellent et sans doute un des seuls personnages qui évolue tout au long du film. - Tiphaine Daviot, Lucie Gallo, Jacques Weber, Claire Chust, Vincenzo Amato, Loïc Legendre, tout ce beau monde s’en donne à cœur joie durant ces 2 heures et 13 minutes, qui prennent le temps, entre autre de nous laisser écouter la magnifique musique du divin Mozart et de laisser exister ce casting pléthorique et de grande qualité. Une histoire collective qui se permet une vision lucide des humains et une critique assumée du mépris sous toutes ses formes.
Difficile de m’emballer complètement à cause d’une première partie qui s’étire et qui aurait mérité d’être resserré. Mais la manière avec laquelle Jaoui prend plaisir à égratigner subtilement les abus et le manichéisme de la société actuelle est jubilatoire. Elle ne juge pas. Elle expose et laisse le spectateur à hauteur. Reste aussi une belle peinture d’une troupe.
Excellent film dont la trame porte notamment sur les excès du féminisme. Une troupe répète les "Noces de Figaro" quand un incident sur scène mettant en cause le ténor et une comédienne menace de tout faire capoter. Agnès Jaoui n'est pas particulièrement tendre avec les mâles conquérants mais ne rate pas les femmes qui dérapent en poursuivant sans raison de malheureux bonshommes. Il y a des portraits truculent et contemporains, le financier libidineux, la comédienne au bord de la crise de nerf, l'homme qui craint des révélations, un régisseur découvrant l'opéra, tout cela sur la musique de Mozart magnifiquement interprétée. On ne s'ennuie pas, on rit souvent et il y a même quelques applaudissements dans la salle après la projection. Le sujet,compte tenu du contexte ambiant, était casse gueule mais la réalisatrice surmonte tous les obstacles et nous envoute avec un film charmant. A déguster sans modération.
Globalement assez ennuyant, et anachronique car adapter un texte si ancien aux mentalités modernes n'a véritablement aucun sens. J'ai été franchement déçu.
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