L'Objet du délit
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mancelos
mancelos

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Il est reconnu qu’Agnes Jaoui sait écrire. Une nouvelle fois elle nous le démontre. C’est un plaisir d’assister à toutes ces scènes pleines de finesse et de drôlerie. On sent également tout le plaisir qu’elle prend à diriger une troupe et nous à les voir jouer ensemble. Un pur régal. Evidemment elle se fait plaisir en mettant en scène les Noces de Figaro et à incarner cette cantatrice qui va aller à l’encontre de l’avis général quand éclate le drame. Pas certain que cette position ne fasse pas grincer quelques dents, mais pour ce courage aussi elle a fait mon bonheur. Excellent.
Xavier Ruinart
Xavier Ruinart

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
Film faisant réfléchir à la problématique MeToo dans le milieu de l’organisation des spectacles. Humour et dynamique du scénario, joué par des acteurs excellents, font passer un excellent moment.
Angie
Angie

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2026
A la fois drôle, intelligent et subtile - beau film avec musique magnifique- réflexion intéressante sur le monde artistique et nos préoccupations societales comme Me too- un régal, j'ai adoré ce film, vraiment excellent
Shadow
Shadow

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
J'ai beaucoup apprécié *L'Objet du délit* pour son ton irrévérencieux et son refus de marcher sur des œufs. Le film s'amuse à démonter avec humour certaines dérives idéologiques devenues omniprésentes, où tout est analysé à travers le prisme de l'identité, de la victimisation ou de l'appartenance à un groupe.

Là où le film est particulièrement réussi, c'est lorsqu'il montre comment certains militants autoproclamés antiracistes ou féministes finissent par recréer eux-mêmes les divisions qu'ils prétendent combattre. À force de vouloir tout catégoriser, racialiser ou politiser, ils transforment des situations ordinaires en conflits absurdes et alimentent un climat de tension permanent.

Sans être moralisateur, le film rappelle avec beaucoup d'humour que le bon sens est parfois la première victime des croisades idéologiques. Une satire mordante qui ose se moquer de sujets devenus presque intouchables et qui montre comment certaines obsessions identitaires peuvent davantage contribuer au désordre social qu'à l'apaisement.
Yves G.

1 846 abonnés 4 023 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Grâce à un généreux mécène (Patrick Mille odieux comme il sait l’être), une influenceuse célèbre mais étrangère au monde de l’opéra (Claire Chust dans un rôle ingrat) monte Les Noces de Figaro en Provence. L’orchestre est dirigée par un vieux maestro roué (Daniel Auteuil dans un rôle à la Daniel Auteuil), la comtesse est interprété par une diva vieillissante (Agnès Jaoui dans un rôle à la Agnès Jaoui). Le reste de la distribution rassemble un vieux baryton mozartien (Vincenzo Amato patriarchal à souhait), une mezzo-soprano talentueuse (Eye Haïdara omniprésente sur les écrans ces temps ci au risque de lasser) et une soprano pistonnée et fébrile (Tiphaine Daviot).

Projeté hors compétition à Cannes, le dernier film d’Agnès Jaoui a bénéficié ces jours-ci d’une exposition impressionnante, dans les salles et dans les médias, au point de faire de l’ombre aux grands films cannois sortis simultanément à leur projection sur la Croisette ces deux dernières semaines : le Salvadori, le Fehradi, le Sorogoyen, l’Almodóvar.

Cette publicité envahissante m’avait rebuté. La bande-annonce, qui dévoile tous les ressorts du film, ne m’avait pas donné envie de voir L’Objet du délit. Je craignais un syndrome Almodóvar: la répétition sans innovation d’une même formule qui avait fait ses preuves. Bref un "Sens de la fête" bis.

Je sous-évaluais le talent d’Agnès Jaoui, celui des nombreux co-scénaristes dont elle s’est entourée, son sens du rythme, de la réplique qui fait mouche, sa direction d’acteurs. Je sous-évaluais surtout l’intelligence d’un scénario qui ose s’emparer d’un sujet explosif – #MeToo à l’opéra – pour le traiter sans sombrer dans le manichéisme.

Les wokes, le Nouvel Obs en tête, reprochent à "L’Objet du délit" son aveuglement coupable. Les anti-wokes au contraire l’accusent de verser dans la bien-pensance. Ce feu croisé me réjouit. Il est la preuve que ce film ne verse dans aucun excès, ne cède à aucune facilité mais réussit à rester sur la corde raide du juste milieu. Quelques scènes en portent la trace, comme cette AG sous une toile de tente, où les arguments s’échangent à la volée témoignant du durcissement des positions des uns et des autres, mais aussi de la possibilité toujours bien réelle de dialoguer et de s’écouter.

Dans les films de Jaoui-Bacri comme chez Jean Renoir, chacun a ses raisons. Le miracle est de les faire comprendre au point même de les rendre toutes sympathiques qu’il s’agisse de l’odieux séducteur ou de la féministe hystérique (le mot va-t-il faire scandale ?). "L’Objet du délit" pose une question connexe qui a beaucoup agité le monde de l’art : comment jouer aujourd’hui des pièces du répertoire portant des valeurs que la morale aujourd’hui ne tolère plus ? Le racisme de "Madame Butterfly" ? La cruauté misogyne de "Norma", de "Tosca", de "Turandot" ?

Il y répond avec une admirable intelligence, sans régler ses comptes, sans lancer d’imprécations, sans tomber non plus dans le relativisme moral et en rappelant clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, en nous exhortant tous (et toutes !) à faire preuve de retenue, de mesure et d’humanité.

Se rajoute à la jubilation de ces dialogues aussi intelligents que drôles le plaisir d’entendre à sauts et à gambades quelques-uns des passages les plus célèbres des Noces, un des opéras les plus joyeux jamais composés.
Pierre842
Pierre842

42 abonnés 481 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
En soit le film est bien mais c’est long. Notamment la première heure, la seconde elle était meilleure. L'histoire, je l’ai bien appréciée avec des moments marrants. La composition du casting est très bonne. J’ai apprécié chaque acteur et actrice.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
On se perd un peu au début entre tous les personnages et puis le film s'installe. Au delà du contexte me too (les révolutions ne se font pas avec des fleurs) j'imagine qu' à glissé dans son scénario quelques souvenirs ou portraits de personnes croisées. Mozart et l'amour nous accompagne.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juin 2026
Au début de cette semaine je m'enthousiasmait pour Vivaldi et Moi, un film que je considère comme une bonne synthèse entre film musical, film historique, film à thèse et comédie dramatique.

Que dire de L'Objet du Délit et de ce qu'a voulu faire Agnès Jaoui pendant 2 heures 15 ?

Un film musical autour de l'opéra  Les Noces de Figaro?
Grotesque avec ces acteurs doublés, et l'opéra qui semble être ici un alibi.

Un film sur le mouvement Me Too ? On peut se poser la question de ce qu'elle veut en faire :

La condamnation d'un mouvement contestataire et féministe?

Un exutoire contre certains excès, une diversion ?

Dans le film, elle se représente dans la position hiératique d'une femme prenant de l'âge, ayant une reconnaissance établie et incapable de révolte, ne souhaitant que de se positionner avec condescendance comme au dessus de toutes et tous.
Elle joue donc le rôle d'une cantatrice figée...et finalement inutile.
Elle semble juste se soulager et confirmer son rôle de statue du commandeur en n'intervenant jamais.

Beaumarchais dans les Noces de Figaro, voulait dénoncer les privilèges liés aux conditions sociales et au sexe.

Jaoui, ici semble nous dire exactement le contraire.
Aujourd'hui les rôles seraient inversés et ce serait les femmes, les sans grades qui auraient le pouvoir. Les hommes, ceux qui décident avec l'argent ne seraient plus que des victimes ou de grands enfants inoffensifs.
Je vous laisse donc juger de la teneur de son propos...

Je préfère donc Vivaldi et moi, qui malgré une action se passant il y a trois siècles, critique au moins le patriarcat, la violence que l'homme peut exercer sur la femme et son emprise hier comme aujourd'hui.

Agnès Jaoui se fourvoie dans la construction d'une mise en scène boursouflée et sans rythme, un peu comme le spectacle d'opéra dont elle veut présenter les difficultés. 
Des tensions, des défections, des mauvaises intentions de départ,de la mésentente des protagonistes, elle semble vouloir dire qu'on peut en tirer un chef d'oeuvre, un peu comme par magie !

Pas sûr du tout pour ce coup là, la concernant.
Même la scène finale de l'opéra de Mozart servant de fin du film est d'un grotesque sans nom avec une mise en scène idiote et démagogique .
Florence Denis
Florence Denis

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2026
L'objet du délit est un excellent film, un régal de musique et un merveilleux scénario digne du tandem Jaoui/ Bacri (à qui est dédié le film). La mise en scène drôlissime met efficacement en lumière les différents regards qui peuvent être portés sur des attitudes qu'on peut qualifier de maladresse, de mufflerie, de sexisme, de racisme selon qu'on souhaite dramatiser ou non les situations. Parfois les "dramatiseurs" sont pris à leur propre piège. Parfois l'humour, l'amour de l'art, la bienveillance et l'empathie permettent une issue heureuse aux relations conflictuelles et c'est jubilatoire!
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2026
Pardon Pardon Pardon : j’ai revu le film ce soir, et je modifie profondément mon texte initialement vraiment inapproprié.

Beaucoup de passages très amusants. Le contexte du mouvement « Me too » rapporté au secteur des chanteurs lyriques est disséqué avec l’œil coquin, amusé, sincère et quelque peu désabusé d’Agnès Jaoui, et c’est très bien vu.

Lorsqu’un brillant ténor italien se voit accusé « d’agression sexuelle » pour des gestes considérés comme inappropriés et même scandaleux (!) lors d’une scène des « Noces de Figaro » où la passion amoureuse est supposée s’exprimer à la fois en chants et en gestes sur scène par les chanteurs lyriques : on frise le ridicule complet. Mais bon….

Le film est EXCELLENT
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 416 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
En 2023, le canadien Denys Arcand nous proposait une critique drôle et très réussie des dérives du wokisme, avec " Testament".

C'est Agnès Jaoui qui reprend le flambeau dans cet opus, il est vrai moins accompli à la fois de celui de Denys Arcand et que ceux de sa collaboration avec Jean Pierre Bacri, qui nous a malheureusement quitté. Le film lui est dédié.

Mais malgré ses petits défauts ( trop de personnages pas suffisamment décrits ) " l'objet du délit ', film choral, comporte toutefois suffisamment de moments sympathiques, parfois incisifs, pour ne pas le manquer.

Il est vraisemblable que le film fera grincer des dents. Mais tout le monde en prend pour son grade. Distrayant, pas prise de tête, je ne bouderai pas mon plaisir car j' ai passé un bon moment !

Vu à l'Ugc Rotonde.
Sebastien Rombout
Sebastien Rombout

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4,5
Publiée le 31 mai 2026
Hier, je suis allé voir en avant-première "L'Objet du délit", le nouveau film d'Agnès Jaoui.

Cela fait des années que je suis un grand admirateur de son travail, que ce soit comme scénariste, réalisatrice ou actrice. Pour son sixième long métrage, le premier depuis la disparition de Jean-Pierre Bacri, elle s'attaque seule à un sujet particulièrement délicat : MeToo dans le milieu de l'opéra, mais aussi les différentes visions du féminisme qui traversent notre société. Et j'ai tout simplement adoré le film.

On retrouve ici le style choral qu'Agnès Jaoui affectionne tant. Comme à son habitude, l'écriture est remarquable, les dialogues ciselés, la mise en scène élégante et la direction d'acteurs exemplaire. Tous les comédiens sont excellents et d'une justesse rare, une véritable marque de fabrique de son cinéma.

Malgré la complexité de son sujet, le film fait preuve d'une immense subtilité et d'une grande nuance. Jaoui dresse le portrait de plusieurs générations de femmes et d'hommes et explore les différentes sensibilités qui s'expriment autour de ces questions. Un sujet omniprésent dans l'espace médiatique, mais finalement encore assez peu traité au cinéma.

Le film ne plaira peut-être pas à tout le monde, justement parce qu'il refuse les positions simplistes sur un sujet où les débats sont souvent extrêmement polarisés. Comme Agnès Jaoui l'expliquait lors de sa présentation avant la projection, elle utilise pleinement les plus de deux heures de son récit pour explorer en profondeur ses personnages, son univers et les mécanismes sociaux qu'elle observe. Grâce à la comédie, elle dissèque avec finesse les comportements humains sans jamais tomber dans la facilité.

Mais "L'Objet du délit" ne se résume pas à son sujet principal. C'est aussi une plongée passionnante dans le monde du spectacle vivant, dans la fabrication d'un opéra et dans les dynamiques de groupe qui accompagnent toute création artistique. On sent à chaque instant la passion de la réalisatrice pour cet univers.

Le film est non seulement très intelligent, mais aussi extrêmement drôle. C'est sans doute l'une des comédies françaises les plus réussies que j'ai vues depuis longtemps. Je suis vraiment heureux d'avoir découvert ce film en avant-première. Une nouvelle fois, Agnès Jaoui nous rappelle à quel point le cinéma français est capable d'offrir des œuvres ambitieuses, intelligentes et profondément humaines.

On rit beaucoup, on réfléchit beaucoup, et le film ouvre la porte à des discussions passionnantes.

Foncez le voir en salle.
Marina Zanconato
Marina Zanconato

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2026
Petit traité des différents points de vue post #metoo autour d'un même évènement ; wokistes vs universalistes ou plus simplement les vieux vs les jeunes.
On ne peut s'empêcher de penser à la polémique il y a quelques années au sein d'un comité d'actrices dont faisait partie Agnès Jaoui : agression sexuelle ou pas agression sexuelle ?
C'est ici transposé dans l'univers de l'opéra et c'est un régal. Bien vu, complexe et léger. Sur tout le chemin du retour, j'ai chantonné Les Noces de Figaro et je suis restée jusqu'à la fin du film. Ça vaut bien 5 étoiles !
Domvill
Domvill

34 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2026
un vrai bijou que ce film, avec une critique fine et intelligente dans un ecrin créé par l'opéra de mozart ... quel bons moments
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2026
Ce film traite de la violence faite aux femmes. Une comédienne de l'opéra que monte une jeune star des réseaux. est victime de violence et s'en émeut, le montage est perturbé et tout s'emmêle à cause de la réaction "exagérée" de la comédienne. Ce film dénonce les excès des femmes dans ces affaires, excès ou pas
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