L'Objet du délit
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H:C
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5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2026
maintenant que je l'ai vu, je comprends la brume médiatique qui enveloppe ce film ; on en parle comme d'une comédie douce amère pas vraiment excitante et si je pense à l'âge moyen des critiques, je comprends aussi pourquoi ce film peut laisser mal à l'aise car son sujet loin d’être consensuel parle de préjugés d'intransigeance et de manque de nuance de la génération Woke de la génération #metoo. Agnes Jaoui ose endosser une position critique envers la brutalité des réseaux et la binarité des jugements qui y ont lieu et si le monde qu'elle décrit est si pathétique c'est que nous allons peut-être dans un mur: celui où personne n'écoute plus personne et où les réputations ne tiennent qu'au bon vouloir des médias
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026

           Elle a du courage, la Jaoui!!! et, soyons en sûrs, si ce film n'avait été tourné par une des figures,(en compagnie de Jean-Pierre Bacri), de la gauche intello parisienne, il aurait été pris avec des pincettes... voire considéré comme para-fasciste. C'est qu'elle s'attaque frontalement aux ravages liés... aux excès de Me too. Ou, plus précisément, aux emballements médiatiques car, quand on voit ce qu'on voit en ce moment, on se dit que pour certains personnages il est grand temps que la vérité éclate!!
             Comme, on le sait, Agnès Jaoui adore l'Opéra et chante elle même. Elle situe donc sa comédie dans le cadre de la préparation d'une représentation des Noces de Figaro, oh, on est loin de la Scala, on est dans un festival champêtre dans le Midi.
            Ca a d'ailleurs un petit côté documentaire très sympa, on voit le travail des décorateurs et accessoiristes, il y a les problèmes d'argent qui refont sans cesse surface, les généreux mécènes peuvent avoir des idées derrière la tête, et comme ça, on peut bien voir propulser des personnalités notoirement incompétentes, mais avec un papa ou un amoureux aux poches pleines (un petit coup de patte d'Agnès Jaoui.... ). Et on voit surtout combien il est difficile de faire vivre une de ces communautés éphémères, mais formées de fortes personnalités, parce que pour arriver à être une vedette dans un opéra, il faut être fort. Elle connait bien le milieu, Agnès, qui outre la mise en scène, interprète Hannah, la soprano qui chante le comtesse à laquelle elle prête même sa voix dans quelques passages.
            Ca n'empêche pas qu'il y a quand même pas mal de facilités, spoiler: par exemple dans le personnage exagérément outré de la metteur en scène très novice, Mirabelle (Claire Chust), une mignonne petite gourde qui ne connait rien à l'opéra mais l'adore, et puis, Les Noces de Figaro, c'est un opéra tellement féministe (c'est  assez vrai d'ailleurs); et qui a commandé au décorateur des colonnes.... en forme de phallus. Gag récurent.

spoiler:       Au moment où les premières répétitions se mettent en place, une célèbre mezzo révèle qu'elle a subi des abus sexuels, et va publier une liste de dix noms. Igor, le chef, qui ne semble pas être un modèle de courage, se sent très mal; il a eu une petite histoire avec cette personne, et même s'il n'a pas l'impression de s'être particulièrement mal conduit, s'il était sur la liste..
. Daniel Auteuil est extra dans ce rôle; à noter qu'il n'essaye même pas de singer un chef d'orchestre (avec un résultat souvent ridicule) Il se contente benoitement de battre la mesure...
              Quant au comte, il est interprété par Piazzoni (Vincenzo Amato), une caricature de baryton italien bellâtre, content de lui, arrogant et méprisant avec ses camarades de travail. spoiler: Bon, il est homosexuel; il ne devrait donc pas avoir de problème de galanterie avec les dames; mais Mirabelle veut absolument, dans son optique féministe, que chaque spectateur comprenne combien le Comte est un salaud; elle pousse donc le chanteur à brutaliser sa Suzanne (Tiphaine Daviot); il l'attrape par les seins, elle le prend très mal; c'est une petite personne fragile, elle ne se sent pas de niveau, elle n'ignore pas qu'elle a été choisie un peu par favoritisme, et comme il y a dans la troupe une passionaria, Cora (Eye Haïdara), celle ci considère ce simple geste théâtral, tout maladroit qu'il fut, comme une agression sexuelle, le chanteur doit être renvoyé, à moins qu'il ne présente des excuses. On doit comprendre que, parce que Cora est d'origine africaine, elle est particulièrement sensibilisée aux discriminations (elle est agressive avec les autres dès le début), mais je trouve ce choix très malencontreux.           Réunion de toute la troupe, qui s'arroge le droit de voter et qui, par lâcheté, peur de se faire remarquer, peur de se désolidariser, peur de passer pour un ami des violeurs demande le départ de l'infâme agresseur sexuel.. Hannah, qui en a vu des choses compte tenu de son âge (et en parallèle on se dit qu'Agnès Jaoui n'a jamais du être une femme qu'on harcèle... ) est la seule à se désolidariser de la meute, à réfléchir avec bon sens.             Piazzoni s'en va, donc, mais la rumeur se répand et ses engagements sont annulés les uns après les autres. On ne peut que penser à Kevin Spacey, dont la carrière a été complètement ruinée à la suite d'une fausse information -et il a fallu 20 ans pour que la vérité éclate.

          Il y a beaucoup de personnages (beaucoup trop) mais certains sont très attachants, comme celui de Samir (Oussama Kheddam), un des chargés de l'intendance, qui pour la première fois de sa vie entend de l'opéra, et en sort bouleversé...
         On finit avec quelques minutes de ce merveilleux finale des Noces, et il faut signaler une chose: la perfection du doublage; cela a du être un considérable effort, pour les acteurs, d'arriver à donner aussi bien l'illusion de chanter

Michel Moatti
Michel Moatti

22 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
Comment aborder la question des violences sexuelles à travers la production du Mariage de Figaro ?
Agnès Jaoui nous fait le cadeau d'un scénario brillant qui mêle les émotions ressenties de manière parfois différente par les générations.
les comédiens sont épatants et la mise en scène légère et sophistiquée.
C'est du beau et grand cinéma.
un détail qui ne trompe pas : le film est dédié à Jean-Pierre...
Laurence Delpierre
Laurence Delpierre

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2026
Merveilleux fiilm choral sur un sujet complexe: metoo dans le milieu de l’art lyrique. Traitée avec une intelligence qui n’a d’égal que sa drôlerie, cette comédie sur un sujet si grave, apporte un regard d’une exceptionnelle pertinence .Merci Agnes Jaoui de servir avec tant de finesse la cause des femmes. Et merci à Mozart pour cette sublime musique
mancelos
mancelos

1 abonné 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Il est reconnu qu’Agnes Jaoui sait écrire. Une nouvelle fois elle nous le démontre. C’est un plaisir d’assister à toutes ces scènes pleines de finesse et de drôlerie. On sent également tout le plaisir qu’elle prend à diriger une troupe et nous à les voir jouer ensemble. Un pur régal. Evidemment elle se fait plaisir en mettant en scène les Noces de Figaro et à incarner cette cantatrice qui va aller à l’encontre de l’avis général quand éclate le drame. Pas certain que cette position ne fasse pas grincer quelques dents, mais pour ce courage aussi elle a fait mon bonheur. Excellent.
Xavier Ruinart
Xavier Ruinart

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
Film faisant réfléchir à la problématique MeToo dans le milieu de l’organisation des spectacles. Humour et dynamique du scénario, joué par des acteurs excellents, font passer un excellent moment.
Angie
Angie

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2026
A la fois drôle, intelligent et subtile - beau film avec musique magnifique- réflexion intéressante sur le monde artistique et nos préoccupations societales comme Me too- un régal, j'ai adoré ce film, vraiment excellent
Shadow
Shadow

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
J'ai beaucoup apprécié *L'Objet du délit* pour son ton irrévérencieux et son refus de marcher sur des œufs. Le film s'amuse à démonter avec humour certaines dérives idéologiques devenues omniprésentes, où tout est analysé à travers le prisme de l'identité, de la victimisation ou de l'appartenance à un groupe.

Là où le film est particulièrement réussi, c'est lorsqu'il montre comment certains militants autoproclamés antiracistes ou féministes finissent par recréer eux-mêmes les divisions qu'ils prétendent combattre. À force de vouloir tout catégoriser, racialiser ou politiser, ils transforment des situations ordinaires en conflits absurdes et alimentent un climat de tension permanent.

Sans être moralisateur, le film rappelle avec beaucoup d'humour que le bon sens est parfois la première victime des croisades idéologiques. Une satire mordante qui ose se moquer de sujets devenus presque intouchables et qui montre comment certaines obsessions identitaires peuvent davantage contribuer au désordre social qu'à l'apaisement.
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Grâce à un généreux mécène (Patrick Mille odieux comme il sait l’être), une influenceuse célèbre mais étrangère au monde de l’opéra (Claire Chust dans un rôle ingrat) monte Les Noces de Figaro en Provence. L’orchestre est dirigée par un vieux maestro roué (Daniel Auteuil dans un rôle à la Daniel Auteuil), la comtesse est interprété par une diva vieillissante (Agnès Jaoui dans un rôle à la Agnès Jaoui). Le reste de la distribution rassemble un vieux baryton mozartien (Vincenzo Amato patriarchal à souhait), une mezzo-soprano talentueuse (Eye Haïdara omniprésente sur les écrans ces temps ci au risque de lasser) et une soprano pistonnée et fébrile (Tiphaine Daviot).

Projeté hors compétition à Cannes, le dernier film d’Agnès Jaoui a bénéficié ces jours-ci d’une exposition impressionnante, dans les salles et dans les médias, au point de faire de l’ombre aux grands films cannois sortis simultanément à leur projection sur la Croisette ces deux dernières semaines : le Salvadori, le Fehradi, le Sorogoyen, l’Almodóvar.

Cette publicité envahissante m’avait rebuté. La bande-annonce, qui dévoile tous les ressorts du film, ne m’avait pas donné envie de voir L’Objet du délit. Je craignais un syndrome Almodóvar: la répétition sans innovation d’une même formule qui avait fait ses preuves. Bref un "Sens de la fête" bis.

Je sous-évaluais le talent d’Agnès Jaoui, celui des nombreux co-scénaristes dont elle s’est entourée, son sens du rythme, de la réplique qui fait mouche, sa direction d’acteurs. Je sous-évaluais surtout l’intelligence d’un scénario qui ose s’emparer d’un sujet explosif – #MeToo à l’opéra – pour le traiter sans sombrer dans le manichéisme.

Les wokes, le Nouvel Obs en tête, reprochent à "L’Objet du délit" son aveuglement coupable. Les anti-wokes au contraire l’accusent de verser dans la bien-pensance. Ce feu croisé me réjouit. Il est la preuve que ce film ne verse dans aucun excès, ne cède à aucune facilité mais réussit à rester sur la corde raide du juste milieu. Quelques scènes en portent la trace, comme cette AG sous une toile de tente, où les arguments s’échangent à la volée témoignant du durcissement des positions des uns et des autres, mais aussi de la possibilité toujours bien réelle de dialoguer et de s’écouter.

Dans les films de Jaoui-Bacri comme chez Jean Renoir, chacun a ses raisons. Le miracle est de les faire comprendre au point même de les rendre toutes sympathiques qu’il s’agisse de l’odieux séducteur ou de la féministe hystérique (le mot va-t-il faire scandale ?). "L’Objet du délit" pose une question connexe qui a beaucoup agité le monde de l’art : comment jouer aujourd’hui des pièces du répertoire portant des valeurs que la morale aujourd’hui ne tolère plus ? Le racisme de "Madame Butterfly" ? La cruauté misogyne de "Norma", de "Tosca", de "Turandot" ?

Il y répond avec une admirable intelligence, sans régler ses comptes, sans lancer d’imprécations, sans tomber non plus dans le relativisme moral et en rappelant clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, en nous exhortant tous (et toutes !) à faire preuve de retenue, de mesure et d’humanité.

Se rajoute à la jubilation de ces dialogues aussi intelligents que drôles le plaisir d’entendre à sauts et à gambades quelques-uns des passages les plus célèbres des Noces, un des opéras les plus joyeux jamais composés.
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
En soit le film est bien mais c’est long. Notamment la première heure, la seconde elle était meilleure. L'histoire, je l’ai bien appréciée avec des moments marrants. La composition du casting est très bonne. J’ai apprécié chaque acteur et actrice.
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2026
On se perd un peu au début entre tous les personnages et puis le film s'installe. Au delà du contexte me too (les révolutions ne se font pas avec des fleurs) j'imagine qu' AJ a glissé dans son scénario quelques souvenirs ou portraits de personnes croisées. Mozart et l'amour nous accompagne.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

31 abonnés 48 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juin 2026
Au début de cette semaine je m'enthousiasmait pour Vivaldi et Moi, un film que je considère comme une bonne synthèse entre film musical, film historique, film à thèse et comédie dramatique.

Que dire de L'Objet du Délit et de ce qu'a voulu faire Agnès Jaoui pendant 2 heures 15 ?

Un film musical autour de l'opéra  Les Noces de Figaro?
Grotesque avec ces acteurs doublés, et l'opéra qui semble être ici un alibi.

Un film sur le mouvement Me Too ? On peut se poser la question de ce qu'elle veut en faire :

La condamnation d'un mouvement contestataire et féministe?

Un exutoire contre certains excès, une diversion ?

Dans le film, elle se représente dans la position hiératique d'une femme prenant de l'âge, ayant une reconnaissance établie et incapable de révolte, ne souhaitant que de se positionner avec condescendance comme au dessus de toutes et tous.
Elle joue donc le rôle d'une cantatrice figée...et finalement inutile.
Elle semble juste se soulager et confirmer son rôle de statue du commandeur en n'intervenant jamais.

Beaumarchais dans les Noces de Figaro, voulait dénoncer les privilèges liés aux conditions sociales et au sexe.

Jaoui, ici semble nous dire exactement le contraire.
Aujourd'hui les rôles seraient inversés et ce serait les femmes, les sans grades qui auraient le pouvoir. Les hommes, ceux qui décident avec l'argent ne seraient plus que des victimes ou de grands enfants inoffensifs.
Je vous laisse donc juger de la teneur de son propos...

Je préfère donc Vivaldi et moi, qui malgré une action se passant il y a trois siècles, critique au moins le patriarcat, la violence que l'homme peut exercer sur la femme et son emprise hier comme aujourd'hui.

Agnès Jaoui se fourvoie dans la construction d'une mise en scène boursouflée et sans rythme, un peu comme le spectacle d'opéra dont elle veut présenter les difficultés. 
Des tensions, des défections, des mauvaises intentions de départ,de la mésentente des protagonistes, elle semble vouloir dire qu'on peut en tirer un chef d'oeuvre, un peu comme par magie !

Pas sûr du tout pour ce coup là, la concernant.
Même la scène finale de l'opéra de Mozart servant de fin du film est d'un grotesque sans nom avec une mise en scène idiote et démagogique .
Florence Denis
Florence Denis

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2026
L'objet du délit est un excellent film, un régal de musique et un merveilleux scénario digne du tandem Jaoui/ Bacri (à qui est dédié le film). La mise en scène drôlissime met efficacement en lumière les différents regards qui peuvent être portés sur des attitudes qu'on peut qualifier de maladresse, de mufflerie, de sexisme, de racisme selon qu'on souhaite dramatiser ou non les situations. Parfois les "dramatiseurs" sont pris à leur propre piège. Parfois l'humour, l'amour de l'art, la bienveillance et l'empathie permettent une issue heureuse aux relations conflictuelles et c'est jubilatoire!
remyll
remyll

266 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2026
Pardon Pardon Pardon : j’ai revu le film ce soir, et je modifie profondément mon texte initialement vraiment inapproprié.

Beaucoup de passages très amusants. Le contexte du mouvement « Me too » rapporté au secteur des chanteurs lyriques est disséqué avec l’œil coquin, amusé, sincère et quelque peu désabusé d’Agnès Jaoui, et c’est très bien vu.

Lorsqu’un brillant ténor italien se voit accusé « d’agression sexuelle » pour des gestes considérés comme inappropriés et même scandaleux (!) lors d’une scène des « Noces de Figaro » où la passion amoureuse est supposée s’exprimer à la fois en chants et en gestes sur scène par les chanteurs lyriques : on frise le ridicule complet. Mais bon….

Le film est EXCELLENT
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
En 2023, le canadien Denys Arcand nous proposait une critique drôle et très réussie des dérives du wokisme, avec " Testament".

C'est Agnès Jaoui qui reprend le flambeau dans cet opus, il est vrai moins accompli à la fois de celui de Denys Arcand et que ceux de sa collaboration avec Jean Pierre Bacri, qui nous a malheureusement quitté. Le film lui est dédié.

Mais malgré ses petits défauts ( trop de personnages pas suffisamment décrits ) " l'objet du délit ', film choral, comporte toutefois suffisamment de moments sympathiques, parfois incisifs, pour ne pas le manquer.

Il est vraisemblable que le film fera grincer des dents. Mais tout le monde en prend pour son grade. Distrayant, pas prise de tête, je ne bouderai pas mon plaisir car j' ai passé un bon moment !

Vu à l'Ugc Rotonde.
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