Ce film est présenté à l'ACID au Festival de Cannes 2025.
Il s’agit du deuxième long-métrage du réalisateur Namir Abdel Messeeh après La Vierge, les Coptes et moi (2011).
Il s’est passé treize ans entre La Vierge, les Coptes et moi (2011) et La Vie après Siham. Un laps de temps conséquent au cours duquel la mère du cinéaste, Siham Abdel Messeeh, est décédée. Dévasté par cette disparition, Namir Abdel Messeeh s’est retiré du monde du cinéma pendant plusieurs années. Il s’est essayé à d’autres activités professionnelles, comme l’hypnose. C’est finalement sa rencontre avec un ami monteur, Benoît Alavoine, qui l’a convaincu de revenir au septième art. Ce dernier lui a notamment conseillé de trouver un scénariste (Sonia Moersoyen) et un producteur (Camille Laemlé) pour son future projet qui allait donc être La Vie après Siham.
La scène n'apparaît pas dans le film et pourtant, le point de départ de La Vie après Siham a été le moment où le cinéaste a offert un chat à ses enfants en pensant : "Un jour, ils pleureront sa disparition", une manière de les préparer doucement au deuil, comme il la fait avec sa mère et avec son père, mourant.
Le film comporte des extraits de grands films égyptiens, à commencer par ceux de Youssef Chahine.
Le film est un mélange de réalité et de fiction, une manière de "déjouer la perte" selon ses dires et surtout, de raconter ses proches, surtout ceux qui ne sont plus là.
La Vie après Siham est un hommage à la maman du cinéaste, Siham Abdel Messeeh, qui avait un rôle important dans le premier long-métrage du réalisateur, La Vierge, les Coptes et moi.
Le long-métrage a été en partie tourné dans l'appartement de Namir Abdel Messeeh à Pantin, en Seine-Saint-Denis (93).