Le Gâteau du Président
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32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Quand la volupté est la cruauté de la réalité se font face. cela donne le gâteau du président.
Une immersion dans un pays en guerre, où toutes les privations font place à un individualisme et à ce qui se fait de pire dans la nature humaine des adultes, deux enfants parachutés par la force des choses dans cette tragédie.
La force et la résilience de Lamia et de Saeed nous questionnent sur nos vies, nos facilités et nos jugements de valeur plein de suffisance.
Excellente production brute et sans concession !
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Dans l’Irak de Saddam Hussein, les habitants sont contraints de célébrer chaque année l’anniversaire du dictateur. Lamia, 9 ans, est tirée au sort dans son école pour préparer le gâteau officiel. Accompagnée de son coq, elle traverse la ville à la recherche d’ingrédients devenus rares sous l’effet de l’embargo. Une mission en apparence simple qui se transforme rapidement en véritable odyssée.

La mise en scène de Hasan Hadi immerge le spectateur dans l’Irak des années 90 sans jamais céder au spectaculaire. Tourné sur place avec des acteurs non professionnels, le film adopte une approche quasi documentaire qui renforce puissamment son réalisme. Certains plans, d’une grande sobriété, s’impriment durablement en mémoire.

Le film refuse toute surenchère émotionnelle : pas de musique envahissante, pas de scènes larmoyantes. Cette retenue donne au récit une authenticité rare, d’autant plus forte que le point de vue adopté est celui d’une enfant. À hauteur de Lamia, LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT prend les allures d’une fable politique, où l’absurde devient un outil de dénonciation redoutablement efficace.

La dictature n’est jamais montrée frontalement : elle se fait sentir par une pression diffuse, omniprésente, presque invisible. Le spectateur, comme la fillette, ne comprend pas toujours les règles, mais en ressent pleinement les effets. Ce regard enfantin constitue la grande force du film, rendant l’oppression d’autant plus troublante qu’elle est vécue comme normale.

Sans juger ses personnages, Hasan Hadi dépeint une société coincée dans l’entre-deux : ni héroïque, ni totalement soumise. Les adultes contournent, aident, se taisent. Cette absence de résistance spectaculaire rend le portrait d’autant plus crédible et dérangeant.

Le film flirte par moments avec la comédie, sans jamais trahir son propos. Le coq qui accompagne Lamia, tout comme le ridicule des situations imposées par le régime, introduisent un humour discret qui souligne encore davantage l’absurdité du pouvoir.

Pour un premier film, Hasan Hadi n’a clairement pas volé sa Caméra d’or à Cannes. Il signe une œuvre maîtrisée, sans artifice et d’une grande délicatesse, dont la douceur apparente dissimule une vision profondément inquiétante du pouvoir autoritaire.

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Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Très belle évocation de la vie en Irak dans les années 80. Une magnifique jeune actrice, tout en délicatesse et pleine de naturel nous montre sa vie dévouée à Hussein et à sa grand mère. Cette petite reine de la débrouille ne peut que nous séduire. Des décors formidables et une musique fort bien choisis font le reste…
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Je m attendais à mieux
Il y a des moments sublimes comme le ballet nocturne des pirogues lors des funérailles de la mamie
Les acteurs sont bons surtout les enfants
Les scènes dans le bazar de bassora sont bien rendues
L idolatrie en faveur de hussen,notamment chez les enfants est parfaitement illustrée
La dernière scène de guerre conclue cette histoire a hauteur d enfants
Mais il manque un rien de magie pour rendre ce film excellent
Dommage
Memory
Memory

8 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2026
Vu au MK2 Odéon en avant-première.
Les jeunes acteurs, issus d’un casting sauvage, sont excellents.
Très bon choix de lieux de tournage, loin des images que l’on associe habituellement à l’Irak : je n’imaginais pas y voir des pirogues et des marécages.
Un sujet très intéressant, celui d’une époque quelque peu oubliée par l’Histoire et les médias, avec une vraie dimension de vécu.
Un réalisateur à suivre.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2026
Il y a des responsabilités qui ressemblent plus à un fardeau qu'à une bénédiction. Dans un contexte très précaire pour une population qui n'a même pas les moyens de s'acheter les produits de première nécessité, la petite Lamia est tirée au sort pour préparer un gâteau pour le président. Le dictateur Saddam Hussein se moque de la situation de son peuple et gare à ceux qui n'accomplissent pas leur tâche. Il y a donc une certaine pression, mais l'histoire d'Hasan Hadi est racontée à hauteur d'enfants, ce qui empêche d'avoir quelque chose de trop lourd. C'est davantage montré comme une fable avec les codes d'une chasse au trésor pour trouver des œufs, de la farine ou du sucre qui se font rares ou sont hors de prix. Une manière surtout de montrer l'Irak de l'époque avec des rencontres plus ou moins joyeuses. Ça m'a fait penser au cinéma d'Abhilash Shetty et à son film "Naale Rajaa Koli Majaa" qui utilisait un prétexte à savoir la quête d'un poulet en plein Gandhi Jayanti pour porter un regard sur la société. Le propos et le contexte sont intéressants, mais le contenu est quand même très basique et ne m'a pas touché. Proposition de l'Irak pour la 98e cérémonie des Oscars et récompensé à Cannes, "Mamlaket al-qasab" est finalement un film moyen et superficiel.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Il nous parvient rarement des films des pays arabes du Moyen-Orient, mais lorsque c'est le cas (le saoudien Wadjda, le jordanien Inchallah un fils), ces films partagent souvent les mêmes caractéristiques : une grande finesse d'écriture, une attention délicate portée aux femmes et aux enfants, un tableau "en creux" de la société du pays concerné.

Dans le gâteau du président, on suit ainsi une petite fille adorable qui est tirée au sort pour confectionner un gâteau d'anniversaire pour Sadam Hussein. Elle est très pauvre, et n'a pas les moyens d'acheter les ingrédients nécessaires : va s'en suivre une épopée picaresque qui sera prétexte à décrire à la fois de beaux sentiments humains (un amour naissant, l'affection de la grand-mère qui se sent partir) et une société iraquienne des années 80 figée dans un culte de la personnalité atrocement omniprésent.

Malgré quelques maladresses d'interprétation, ce premier film de Hasan Hadi, Caméra d'or au dernier festival de Cannes, convainc par la beauté de ses images (fantastique décor lacustre au début et à la fin du film), la délicatesse de son écriture et la variété des sentiments qu'ils génèrent chez le spectateur (du rire à l'émotion, en passant par la surprise ou l'effroi).

Une très belle découverte.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
Un titre original « Le Royaume du roseau » qui est peu évocateur du fil conducteur de cette fable sociale qui va consister à suivre la quête de deux enfants pour trouver de quoi préparer un gâteau pour l’anniversaire du maître du régime dont le culte de la personnalité est présent dans toute la société jusqu’aux salles de classe. Des ingrédients – œufs, farine, sucre, levure – introuvables dans les commerces d’une économie paralysée par les sanctions internationales pour mettre à bas le régime honni. Et sinon, à prix d’or ou à troquer avec d’autres biens en faisant les fonds de tiroir ! Dans une économie de guerre, il y a toujours des acteurs à profiter de ce qu’il reste du marché. Un périple façon road trip des berges de l’Euphrate (les roseaux) à la ville. Occasion de messages subliminaux sur le régime et les heurts et malheurs de la population.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2026
Original de voir un film sur le petit peuple irakien a la fin de saddam. Société assez rude. Le film lui est correct avec une assez belle bande son orientale.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2026
La jeune Lamia vit dans les marais de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, sur une maison flottante, avec sa grand-mère. Là où Abbas Fahdel a filmé « L’aube du monde » ( Hiam Abbas, Hafsia Herzi ) un lieu qui ainsi peut apparaitre comme celui d’une régénérescence d’un pays en proie au désordre, au chaos. Ce que découvre Lamia en parcourant la ville en quête du nécessaire pour confectionner un gâteau à l’occasion de l’anniversaire du président. Avec son petit voisin Saeed elle va d’une échoppe à l’hôpital ( bazar intégral ), du souk au commissariat ( tout aussi bordélique ), évitant les traquenards des grands, et troquant ce qu’elle peut pour avoir ses ingrédients. Lamia et Saeed y accommodent leur innocence et pervertissent un tantinet leur sourire d’angelot. Qui se mêle aux carambouilles de la politique, dans lesquelles la stature du maître est indiscutable. Toute une population aux ordres, jusque dans les écoles , nous dit Hasan Hadi en retard d’une guerre sur les événements . Mais l’Histoire ne cessera jamais d’exister. Ce film nous le rappelle utilement
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2026
Ce gentil conte a un double mérite, celui d’abord de nous donner à voir les derniers jours d’une dictature, celle de Sadam Hussein, dans un pays, l’Irak, en faillite, et alors en pleine guerre contre l’Amérique, d’une part, et ensuite de nous faire découvrir une adorable petite fille que l’on suit pendant tout le film à la recherche des ingrédients nécessaires à la confection du gâteau.
Le décor passe de la paisible situation des paysans ultra-pauvres dans la campagne magnifique des marais mésopotamiens pour visiter ensuite la grande ville voisine, ses commerçants, l’hôpital, la mosquée, le commissariat… Tout est méticuleusement reconstitué et donne un véritable sentiment de vérité. Très belle photographie également.
On comprend que, dans son premier film, le réalisateur irakien ait voulu tout dire et tout montrer des souvenirs qu’il avait accumulés mais on peut regretter que cette dilution du scénario nuise un peu à la tension nécessaire pour maintenir le suspense de ce « thriller » de cour d’école.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2026
Le film vaut essentiellement pour son regard (rare) sur l’Irak. La reconstitution des années 1990 est réussie, via de superbes paysages d’eau avec habitations flottantes (sur le delta du Tigre et de l’Euphrate) et des paysages urbains (à Bassora) en proie au chaos économique. Les images granuleuses rappellent les images de l’époque. Par ailleurs, les intentions narratives sont bonnes. Le film présente, via un récit d’enfance animé par la recherche d’ingrédients pour préparer un gâteau, une galerie de tableaux sociaux et de portraits de personnages. C’est une jolie manière de rendre compte de l’emprise d’un régime dictatorial sur la population, du culte de la personnalité de Saddam Hussein (et notamment de l’obligation absurde et indécente des cadeaux d’anniversaire du Président), de la misère, de la corruption (financière et sexuelle) et de quelques touches de solidarité. Le récit se tient bien et le topo sociopolitique est intéressant. Sans misérabilisme ni mièvrerie. On peut cependant mettre deux bémols. Le film se loge un peu trop dans un moule kiarostamien (le rapprochement est évident avec Où est la maison de mon ami ?). Et la mise en scène est un peu trop programmatique, avançant par idées et événements dont les conclusions sont souvent prévisibles. Sauf la fin, bien trouvée.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Le réalisateur Hasan Hadi nous ramène en 1990, en Irak, sous les bombes américaines et les sanctions internationales qui ne font pas ciller une seconde le dictateur Saddam Hussein, mais en revanche qui accablent son peuple. On peut légitimement trouver « le Gâteau du Président » un peu long (1h42, ressenti un peu plus) car le rythme du film est toujours le même, toujours un peu stressant et anxiogène, sans jamais réellement nous offrir des moments pour souffler. Le film consiste, après une longue introduction nécessaire pour bien comprendre la quête éperdue de Lamia (le poids des injonctions, la pauvreté et l’inflation délirante du moment), en une sorte d’errance désespérée de deux enfants dans une grande ville irakienne jamais nommée, pour dénicher de l’or, soit des œufs, de la farine, de la levure et du sucre. Mise en scène sobre, photographie légèrement surexposée et musique minimaliste, évidemment « Le Gâteau du Président » n’est pas un blockbuster en puissance. Mais c’est malgré tout l’occasion de reconstituer l’Irak du début des années 90, et de filmer également des habitations lacustres assez incroyables, posées sur le fleuve (sans doute l’un des deux grands fleuves du pays) où vivent très chichement Lamia et sa vieille mère (tellement vieille qu’on croirait sa grand-mère). Le film repose presque entièrement sur les petites épaules de Baneen Ahmad Nayyef, des grands yeux expressifs et son regard timide. Cette enfant toute frêle porte le film, littéralement, avec quelques rôles secondaires qu’elle éclipse presque totalement. Je ne sais pas si cet enfant persistera dans le cinéma mais, si c’est le cas, quel début de carrière impressionnant. L’Irak décrite ici est assez effrayante. La quête de la petite Lamia c’est avant tout l’exploration d’un pays à la dérive. Le dictateur de Saddam Hussein est encore là (et pour une bonne dizaine d’années encore), et le culte de la personnalité qu’il a institué dans les esprits est effarant. Les enfants, même très jeunes, hurlent des slogans à sa gloire de toute leur force, prêchent des idées anti-américaines dans leur cours d’école. Dans les commissariats, on torture, la police arrête, tabasse et encaisse les pots de vins. Les pots de vins, on en verse à tout le monde et sans cesse, c’est institutionnalisé. L’Etat Policier, notion qui apparemment fait de nouveau rêver quelques imbéciles dans nos démocraties de 2026, c’est exactement ce que l’on voit longuement à l’écran. Et puis il y a l’inflation, la pénurie de tout qui fait prospérer toutes sorte de vices : l’escroquerie (fausse monnaie), le vol, la prostitution. La misère sexuelle aussi fait de la petite Lamia (9 ans) une proie facile. spoiler: A cet égard, une scène aux abords d’un cinéma porno fait monter sacrément l’angoisse du spectateur, et surtout de la spectatrice.
Les hôpitaux manquent de médicaments, les boutiques manquent de denrées alimentaires, spoiler: les directeurs d’école volent les repas des enfants dont ils ont la charge,
dans ces conditions réaliser un petit gâteau semble illusoire, et dérisoire. Et pourtant, la force du pouvoir policier fait que la petite Lamia n’a que ça en tête, car sans gâteau gare à elle ! Dans un pays à cran, où plus personne ne croit en un avenir meilleur, il règne en permanence dans ce film une ambiance à la fois un peu surréaliste et douloureuse. La fin est d’ailleurs à l’avenant, brutale, cynique, à l’image d’un pays qui, en 1990, est loin d’en avoir fini avec le désespoir. Très joli film, sans prétention mais sans fioritures, « La Gâteau du Président » est un voyage dans le passé irakien qui rappelle surtout une petite chose : imposer des sanctions économiques et bombarder un pays ne fait pas grand mal à un dictateur, cela ne fait que tuer à petit feu sa population.
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Le Gâteau du Président est un film troublant qui raconte la triste aventure d’une petite fille et de sa grand-mère en Irak. Ce drame est très bien filmé, à la fois touchant et dérangeant. On y voit à quel point le culte d’un tyran comme Saddam Hussein peut être profondément ancré et respecté. Le film montre aussi la pauvreté du pays et la menace permanente des bombardements. Aujourd’hui, il résonne peut-être encore plus fortement. Un film simple, beau et très bien réalisé.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2026
Caméra d'or et Prix du public de la Quinzaine des Cinéastes au dernier Festival de Cannes, "Le gâteau du président" nous vient d'un pays dont on a rarement l'occasion de voir des films, l'Irak. Nous sommes dans l’Irak des années 1990, dans un pays qui voue un culte insensé et obligatoire à Sadam Hussein, et qui pourrait se nommer l'Absurdistan…C'est ainsi que, chaque année, avait lieu dans chaque école du pays un tirage au sort permettant de désigner les élèves chargés de confectionner un gâteau pour son anniversaire du 28 avril, cela dans un pays où il était très difficile de s'approvisionner en nourriture et en médicaments…Dans une école dirigée par un instituteur militarisé, en plein bassin du Tigre et de l'Euphrate, c'est Lamia, une gamine de 9 ans, que le sort a choisi pour confectionner le gâteau, son copain Saeed étant lui chargé de trouver des fruits. Lamia, très bonne écolière, est élevée par Bibi, sa grand-mère adorée, une femme âgée et diabétique qui n’a pas d’argent et qui estime ne plus avoir la force d'élever correctement sa petite-fille et qui aspire à laisser cette tâche à une amie de la ville ne serait-ce que pour la cacher quelque temps. La fillette fugue avec dans les bras son coq Indi, et entreprend avec l’aide Saeed, de rassembler elle-même les ingrédients…la quête d’œufs, de farine, de sucre, la levure …devient la grande aventure d’une petite vie...Saeed cherche ses fruits, accessoirement en commettant de petits larçins…
Leurs aventures dans la ville permettent de faire un tour d'horizon de ce qu'était l'Irak au temps de Sadam Hussein : une profusion de portraits du raïs dans la ville, une police totalement corrompue, une population qui n'arrête pas de s'invectiver, de nombreuses voitures avec des cercueils sur le toit et un certain nombre de turpitudes…
S’inspirant de ses souvenirs d’enfance, Hasan Hadi qui a grandi dans le sud de l’Irak sous Hussein, a tenu à tourner sur place avec des non-professionnels, exceptionnels, pour reconstituer l’atmosphère de ce régime policier en territoire rural...
Hasan Hadi et son équipe ont ainsi passé des mois à chercher deux enfants capables de porter ce film sur leurs épaules, et il tenait absolument à confier ces rôles à des enfants qui ne s’étaient jamais retrouvés devant une caméra, et qui n’avaient pas suivi de formation… le résultat est stupéfiant… c’est un film à la vision à hauteur d’enfant, qui sait épouser avec une délicatesse désarmante et une simplicité touchante le point de vue de ses jeunes personnages…il a réussi un beau film d’enfance…à voir avec une certaine candeur qui m’a sans doute fait défaut !!!
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