Dans la peau
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Krystin83
Krystin83

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5,0
Publiée le 10 juin 2025
Film rempli d'énergie et de sincérité. Le réalisateur nous offre une histoire d'amour intense, traversée par les réalités sociales de Marseille.
Les scènes de danse sont incroyables !
Film à voir absolument rien que pour la performance de Wolf, autant dansée que jouée.
Valoo Martos
Valoo Martos

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5,0
Publiée le 15 juillet 2025
Dire que j'ai aimé est faible ... Bien chamboulée ... par tout ... Le synopsis, la façon de filmer, la musique , le Rebetiko avec ce que l'architecte du son Imhotep en a fait, le jeu des acteurs, le krump que je connaissais à peine, etc ... Dans la peau entre dans la peau, est entré dans la mienne en tout cas !
Bil Chog
Bil Chog

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5,0
Publiée le 20 janvier 2026
DANS LA PEAU : Quand Marseille respire, danse et vibre
Le soleil cogne sur les façades de la Savine. Le bruit des chantiers résonne depuis l'aube. Des mains posent des briques, mélangent du ciment, soulèvent des charges. Des mains abîmées par le travail, mais qui tremblent d'une autre énergie dès que la musique démarre. Celle qui libère quand le corps explose en danse.
C'est ça, la vraie vie. Celle de milliers de jeunes qui se lèvent avant le jour, bossent jusqu'à l'épuisement, rentrent fourbus. Celle où les rêves semblent toujours trop grands, trop loin, carrément impossibles.
Mais Pascal Tessaud nous raconte justement l'inverse. Il nous dit que tout est encore possible.
Deux univers qui se percutent
Elle débarque à Marseille. Architecte. Elle découvre la cité phocéenne avec ses yeux d'étrangère. Elle voit les courbes, les perspectives, les contrastes. Elle dessine des plans, imagine des espaces, rêve de constructions.
Lui, il connaît chaque recoin des quartiers Nord par cœur. Il a grandi là. Il a connu la taule. Il en est sorti avec une certitude chevillée au corps : il veut vivre de la danse, créer une salle multisports, transformer sa passion en réalité.
Leur rencontre n'est pas un conte pour enfants. C'est une collision frontale. Deux mondes qui s'entrechoquent dans une ville où les codes changent d'un quartier à l'autre, où la Méditerranée scintille pour tout le monde mais où on ne profite pas tous des mêmes rivages.
Dans la réalité, cette histoire c'est celle de Marseille même. 870 000 habitants, 140 nationalités qui se croisent. Une cité portuaire ouverte sur le monde depuis l'Antiquité, carrefour des cultures méditerranéennes, africaines, européennes. Un endroit unique où on peut contempler la mer depuis les toits des cités, mais où des frontières invisibles séparent les vies plus sûrement qu'aucun mur.
Les quartiers Nord regroupent 40% de la population marseillaise et concentrent aussi la majorité des galères économiques. Le chômage y grimpe parfois au double de la moyenne nationale. Pourtant c'est précisément là que bat le cœur créatif de la ville. Là qu'est né IAM. Là que le Krump marseillais rayonne maintenant dans le monde entier.
Danser pour ne pas exploser
Les scènes de danse vous clouent au siège. Les corps se tordent, explosent, se libèrent avec une violence maîtrisée qui laisse sans voix. Le champion du monde de Krump qui incarne le personnage principal ne joue pas vraiment - il vit simplement sa vie devant la caméra.
Le Krump n'est pas juste une danse. C'est un cri arraché des tripes. Un exutoire. Une révolte silencieuse et terriblement bruyante à la fois.
L'histoire vraie derrière ce mouvement remonte à Los Angeles, 1992. Les émeutes après l'acquittement des flics qui ont tabassé Rodney King. Six jours de chaos. 55 morts. 3600 incendies. De ce brasier naît le Krump - Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise. Une danse pour transformer la rage en art, pour canaliser la violence en créativité pure.
À Marseille, cette culture a trouvé un terreau fertile. Les jeunes des quartiers Nord se sont approprié cette forme d'expression viscérale pour raconter leurs propres batailles. Pas avec des armes, mais avec leurs corps qui deviennent des instruments de libération. Tous présents dans le film. Tous ambassadeurs d'un mouvement qui hurle en silence : "On existe, on crée, on EST l'avenir."
Une ville filmée sans filtre
Pascal Tessaud filme Marseille comme personne ne l'avait fait avant. Pas de carte postale léchée. Pas de clichés pour touristes. Il montre les toits des cités avec vue imprenable sur la mer. Les piscines désaffectées et les piscines privées. Les Docks, Malmousque, la Savine. Ce bleu du ciel qui surplombe tous les quartiers sans faire de différence.
Sa caméra capte le bruit de la ville - bruyante, indisciplinée, vivante, gueularde. Les dialogues sont bruts, le langage est celui de la rue. Parce que c'est vraiment comme ça qu'on parle ici. Parce que le réalisateur a passé cinq ans à animer des ateliers dans les quartiers, à former des jeunes au cinéma avec des associations locales.
Un casting qui vient du réel. Une vingtaine de jeunes marseillais apprentis font leurs débuts devant la caméra. Des danseurs de la scène Krump locale. Des figures emblématiques du hip-hop marseillais comme Mombi du légendaire 3ème Œil. Des comédiens formés localement. Des membres des associations de quartier.
Ce n'est pas un film SUR les quartiers. C'est un film avec les quartiers. Fait avec eux, par eux, pour raconter leurs histoires sans les trahir.
La bande-son de nos vies :
Imhotep, le beatmaker légendaire d'IAM, signe trois compositions originales. Il mélange le Rebetiko - ce blues grec des réfugiés et des bas-fonds - avec les beats du Krump. Deux générations musicales, deux cultures de l'exil et de la révolte qui dialoguent et fusionnent.
Une chanteuse interprète en live des morceaux de Rebetiko qui vous retournent l'âme. Les beatmakers de la scène Krump locale apportent leur énergie brute. Le tout compose une bande originale qui pulse exactement comme le cœur de Marseille.
Parce que Marseille, c'est vraiment ça. Le lieu central européen de la contre-culture. La ville où les talents jaillissent de la rue - du graff au rap, de la danse au théâtre urbain. Là où les cultures ne se contentent pas de cohabiter : elles se percutent, se métissent, créent du radicalement nouveau.
De Brooklyn à Marseille, la reconnaissance.
Juin 2024. Le Brooklyn International Film Festival. Dans la Peau décroche le Spirit Award du meilleur long-métrage. Une reconnaissance internationale pour un film fait "avec le cœur, sans argent, sans subvention", selon les propres mots du réalisateur.
Puis le Festival de Marseille en première européenne. Ensuite le Festival International du Film Indépendant où le film rafle trois prix d'un coup : Meilleur Film, Meilleur Acteur, Meilleure Musique Originale.
Mais la plus belle reconnaissance, c'est vous qui allez la donner en allant voir ce film.
Pourquoi il faut voir ce film
Parce qu'il a été tourné dans notre ville. Dans nos quartiers. Avec nos talents qui méritent infiniment mieux que l'indifférence.
Parce que chaque plan respire l'authenticité. Aucun studio avec des millions ne pourrait capturer cette énergie, ces lumières particulières, ces ambiances qu'on reconnaît entre mille.
Parce que c'est notre Roméo et Juliette du 21ème siècle, ancré dans notre époque, qui parle de nos divisions sociales sans jamais tomber dans le misérabilisme facile ou la caricature.
Parce que les scènes de danse vous coupent littéralement le souffle. Parce que la bande-son vous hantera pendant des jours après avoir quitté la salle.
Parce que derrière chaque visage à l'écran, il y a une histoire vraie. Des jeunes qui ont cru en leurs rêves malgré tout. Un réalisateur qui a cru en eux quand personne d'autre n'y croyait. Des associations qui font un boulot formidable pour donner leur chance aux talents des quartiers populaires.
Marseille : ville de contrastes, ville de tous les possibles
On nous bassine avec nos divisions. Quartiers nord contre quartiers sud. Riches contre pauvres. Communautés qui ne se mélangent pas.
Dans la Peau montre autre chose. La beauté qui naît du mélange. La force qui surgit de la difficulté. Les rêves qui s'obstinent à survivre malgré les obstacles qu'on leur balance.
C'est exactement ça, le vrai charme de Marseille. Cette dualité qui la rend unique au monde. Cette capacité à être simultanément rude et solaire, divisée et solidaire, difficile et magnifique.
Pascal Tessaud l'a parfaitement compris. Il filme notre ville avec amour et lucidité. Sans embellir les choses, mais sans les enlaidir non plus. Juste en montrant ce qui est vraiment. Et surtout en croyant dur comme fer à ce qui pourrait devenir.
Ce que le film nous dit vraiment
L'histoire parle d'un jeune qui rêve de créer une salle multisports. Un espace où tout le monde pourrait danser, s'entraîner, rêver sans que l'argent soit un obstacle. Dans le film, vous découvrirez si ce rêve se concrétise ou s'écrase contre le mur du réel.
Mais la vraie question nous revient en pleine face : et nous alors ? Qu'est-ce qu'on fait de nos propres rêves ? Qu'est-ce qu'on construit concrètement pour que nos jeunes puissent s'exprimer, créer, s'épanouir sans devoir partir ailleurs ?
Dans la Peau n'est pas juste un film à regarder passivement. C'est un film à vivre, à ressentir dans ses tripes. C'est un miroir tendu à notre ville, à notre société, à ce que nous sommes vraiment.
Alors allez le voir. Courez même. Emmenez vos amis, votre famille, vos collègues. Soutenez ce cinéma indépendant, courageux, nécessaire aujourd'hui plus que jamais. Soutenez ces talents marseillais extraordinaires qui méritent d'être reconnus et soutenus.
Parce que quand Marseille brille au cinéma, c'est nous tous qui brillons avec elle.
Parce que ces histoires sont les nôtres, nos vraies histoires.
Parce que le béton ne doit jamais, au grand jamais, étouffer les rêves.

DANS LA PEAU - Un film de Pascal Tessaud
Tourné intégralement à Marseille : La Savine, Malmousque, Les Docks, et partout où notre ville vibre vraiment.
Avec la scène Krump marseillaise, Mombi du 3ème Œil, et des dizaines de talents locaux.
Musique originale : Imhotep (IAM), avec la participation de la scène hip-hop et Krump marseillaise.
Produit en collaboration avec Ph'art et Balises, l'Académie Moovida, et les associations des quartiers.
Primé au Brooklyn International Film Festival et dans plusieurs festivals internationaux. By Bilel Chograni for the whole world, my people
Christine picaut
Christine picaut

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5,0
Publiée le 4 septembre 2025
Dans la peau est une véritable ode à la résilience, à la passion et à la dignité. Le personnage kaleem est tendre et déterminé il nous accroche par son amour pour la danse Krump , Pascal Tessaud nous invite dans une Marseille vibrante, peut être même ignorée, mais pleine de vie. La mise en scène est sensible , il redonne à ces quartiers populaires une certaine dignité

Les séquences de danse sont filmées avec une intensité incroyable si bien qu'on a l'impression de vivre nous même le moment .
Les sons , musiques sont puissants rendant les moments encore plus authentiques .
La rencontre entre deux mondes , entre les origines sociales , culturelles et une jolie histoire d'amour et l'espoir . Félicitations Pascal
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