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Du grand NWR après Too old to die young et Copenhagen Cowboy un peu soporifique il revient au cinéma avec un film magnifique et radical bravo Monsieur.
Après dix ans sans long-métrage, Nicolas Winding Refn nous plonge dans un monde futuriste et artistique comme si l'on regardait une version cinématographique d'un défilé de mode ou, tout simplement, d'une campagne pour du parfum. Près de deux heures de jeux de lumière, de néons, de nuages de fumée et de longs couloirs dans lesquels des personnages d'une beauté sculpturale vont et viennent. Au moins, ils ne bougent pas au ralenti comme dans une publicité, mais cela ne nous sauve pas de l'ennui. « Her Private Hell » est un film qui privilégie l'esthétique à l'histoire. Une coquille vide qui cherche ni à faire avancer l'intrigue ni à donner de la consistance aux personnages. Un semblant d'histoire vite répétitif qui ne donne jamais envie de faire des efforts pour s'accrocher ou s'investir, tant c'est sans intérêt, mal écrit et parfois douteux dans certaines représentations. Bref, l'un des pires films de l'année pour ma part.
Sans nouveau film depuis dix ans, Nicolas Winding Refn avait-il manqué au monde du cinéma ? Poser la question est déjà une indication de la réponse. Voyons plutôt le programme de Her Private Hell : de jolies jeunes femmes en abondance, dans des vêtements extravagants ; quelques beaux gosses aux mâchoires bien carrées, prêts pour d'éventuelles castagnes ; un hôtel dont le raffinement de la décoration intérieure ferait passer le Carlton pour un Formule 1. Quoi encore dans cet univers de luxe, glam et volupté ? Ah oui, une brume tenace qui semble annoncer une résurgence de la violence. Et le scénario dans tout cela ? Mais quel scénario ? NWR n'a peut-être pas eu le temps d'y penser et, après tout, une idée ou deux, aussi nébuleuses fussent-elles, pouvaient aisément remplacer un récit lequel, de toute manière, ne ferait pas le poids avec une stylisation extrême, tout le temps, et une musique tonitruante, parfois. Voilà, le résultat est sur l'écran, guère loin du pathétique, avec des interprètes qui ânonnent leurs tirades avec une lenteur étudiée, comme si le texte en valait la peine. Pour le titre de pire film de l'année 2026, Her Private Hell part déjà avec une bonne longueur d'avance sur ses concurrents. Désolé, mais on devrait pouvoir encore se passer de NWR pendant une bonne décennie.
Dans Tokyo, noyé dans la nuit et dans la brume, Elle (Sophie Thatcher qui jouait la poupée mécanique de Companion) retrouve dans l'immense suite de l'hôtel où elle est logée Hunter (Kristine Froseth), avec qui elle s’apprête à tourner un film, et Dominique (Havana Rose Liu), la nouvelle compagne du père d’Elle, Johnny Thunders (Dougray Scott). Les trois femmes se rapprochent et se racontent l'histoire de l'Homme de cuir, une figure démoniaque qui hante la ville et assassine sauvagement de jeunes femmes. Leur histoire déborde la réalité et croise celle d'un soldat américain, Private K (Charles Melton sexy en diable), qui parcourt lui aussi la ville à la recherche de sa fille.
Nicolas Winding Refn est de retour. L'immense réalisateur de "Drive", "Only God Forgives", "The Neon Demon" n'avait plus tourné pour le cinéma depuis dix ans. Il a raconté à Cannes - où "Her Private Hell" était projeté hors compétition - avoir frôlé la mort en 2023. Il est devenu après cette expérience de mort imminente un autre homme, fermement décidé à ne plus perdre son temps et à laisser libre cours à sa créativité.
Hélas, le résultat, que "The Neon Demon" laissait déjà augurer, est du grand n'importe quoi, camp (un nouveau mot pour moi !), futuriste, sophistiqué, hyperstylisé. Winding Refn est obsédé par l'image et lui sacrifie son scénario. Peu lui importe de paumer ses spectateurs du moment qu'il leur en met plein la vue avec des images qui empruntent à tous les genres.
"Her Private Hell" convoque Bernard Hermann pour la musique symphonique striée de sombres éclats d'électro-pop, le giallo sanguinolent d'Argento et de Bava, l'esthétique futuriste d'un Bertrand Mandico avec les maquillages kitsch des actrices, les corps bodybuildé des acteurs, les cuirs fétichistes des uns et des autres, les jeux de masques chers à Brian De Palma, les amours saphiques et les ambiances tordues de David Lynch, la . façon "Flash Gordon".... Programme ambitieux et alléchant !
Hélas, rien ne marche dans ce déballage prétentieux sans queue ni tête. Les plus indulgents seront hypnotisés ; les plus nombreux, dont je fus hélas, ont sombré dès les premières minutes dans un profond ennui dont rien ne les aura fait se réveiller sinon le claquement des fauteuils de leurs voisins qui quittèrent la salle en cours de route.
Nicolas Winding Refn est de retour. L'immense réalisateur de "Drive", "Only God Forgives", "The Neon Demon" n'avait plus tourné pour le cinéma depuis dix ans. Il a raconté à Cannes - où "Her Private Hell" était projeté hors compétition - avoir frôlé la mort en 2023. Il est devenu après cette expérience de mort imminente un autre homme, fermement décidé à ne plus perdre son temps et à laisser libre cours à sa créativité.
Hélas, le résultat, que "The Neon Demon" laissait déjà augurer, est du grand n'importe quoi, camp (un nouveau mot pour moi !), futuriste, sophistiqué, hyperstylisé. Winding Refn est obsédé par l'image et lui sacrifie son scénario. Peu lui importe de paumer ses spectateurs du moment qu'il leur en met plein la vue avec des images qui empruntent à tous les genres.
"Her Private Hell" convoque Bernard Hermann pour la musique symphonique striée de sombres éclats d'électro-pop, le giallo sanguinolent d'Argento et de Bava, l'esthétique futuriste d'un Bertrand Mandico avec les maquillages kitsch des actrices, les corps bodybuildé des acteurs, les cuirs fétichistes des uns et des autres, les jeux de masques chers à Brian De Palma, les amours saphiques et les ambiances tordues de David Lynch, la . façon "Flash Gordon".... Programme ambitieux et alléchant !
Hélas, rien ne marche dans ce déballage prétentieux sans queue ni tête. Les plus indulgents seront hypnotisés ; les plus nombreux, dont je fus hélas, ont sombré dès les premières minutes dans un profond ennui dont rien ne les aura fait se réveiller sinon le claquement des fauteuils de leurs voisins qui quittèrent la salle en cours de route.
Le Mégalopolis bleu. Pas jaune, bleu.
NWR fait de Her Private Hell une œuvre ultra prétentieuse en se basant sur des images envoûtantes (merci les néons), une atmosphère ténébreuse (foutu brouillard) et sur une musique troublante (à contrario d’un cultissime Drive).
On est loin d’un The Neon Demon sorti en 2016 oú il brillait par son scénario, ici on s’y perd totalement spoiler: - entre des femmes qui font le chien (sans déconner !) ; une séquence sortie tout droit d’un épisode de Star Wars avec des pistolets laser (wow) et d’un soldat de l’armée américaine voulant tuer tout le monde (et pourquoi pas).
Vous êtes prévenus.
Une expérience à part… Coquille vide.
NWR fait de Her Private Hell une œuvre ultra prétentieuse en se basant sur des images envoûtantes (merci les néons), une atmosphère ténébreuse (foutu brouillard) et sur une musique troublante (à contrario d’un cultissime Drive).
On est loin d’un The Neon Demon sorti en 2016 oú il brillait par son scénario, ici on s’y perd totalement spoiler: - entre des femmes qui font le chien (sans déconner !) ; une séquence sortie tout droit d’un épisode de Star Wars avec des pistolets laser (wow) et d’un soldat de l’armée américaine voulant tuer tout le monde (et pourquoi pas).
Vous êtes prévenus.
Une expérience à part… Coquille vide.
Expérience sensorielle malheureusement très hermétique qui laisse échapper quelques éclairs, où les fantasmes, les traits à caractère incestuel affleurent dans la plupart des scènes.
Pas certain que le réalisateur NWR ait lui même décrypté son brouillard mental. On se retrouve ici dans une sorte de début thérapeutique ou le sujet ne saisit pas encore l'architecture de ses schémas neuronaux.
Sans doute un des opus les moins accomplis de son auteur, dont je suis un aficionado.
Vu au Saint André des arts
Pas certain que le réalisateur NWR ait lui même décrypté son brouillard mental. On se retrouve ici dans une sorte de début thérapeutique ou le sujet ne saisit pas encore l'architecture de ses schémas neuronaux.
Sans doute un des opus les moins accomplis de son auteur, dont je suis un aficionado.
Vu au Saint André des arts
Pendant qu’un GI est â la recherche de sa fille une fille est a la recherche de son père.
Dans un monde brumeux et futuriste, éclairé au néons. Comme souvent avec Refn.
Une œuvre incompréhensible et sans âme qui ressasse les névroses de son auteur. A bout de souffle.
Les dialogues sont risibles et mal joués, l’histoire est cryptique pour rien. Un film laid et inutile.
Dans un monde brumeux et futuriste, éclairé au néons. Comme souvent avec Refn.
Une œuvre incompréhensible et sans âme qui ressasse les névroses de son auteur. A bout de souffle.
Les dialogues sont risibles et mal joués, l’histoire est cryptique pour rien. Un film laid et inutile.
Nicolas Winding Refn pousse son cinéma vers une abstraction où le récit semble se dissoudre dans un flux d’images, de fantasmes et de souvenirs. Un condensé de ces dernières lubies. Le film est aussi, plus qu’à l’accoutumée chez le cinéaste, drôle, laissant affleurer le ridicule derrière la pose et le grotesque derrière le glamour (le film assume les blagues). Cette étrange comédie funèbre, qui n'évite pas le malaise, sûrement inconsciemment, avec une écriture pauvre, ne détonne en rien d'une filmographie qui depuis quelques années tend vers une émotion simple, une image simple, un récit simple. On pourra tout de même regretter des films plus riches dans lesquels on se projette davantage, mais Her Private Hell est un beau film fantôme.
Refn est mort vingt-cinq minutes en 2023, et il en est revenu, dit-il, avec un film à faire. Il en donne deux descriptions. La première : le plateau de Copenhague était une maison de poupée, où il a rangé ses acteurs comme on dispose des figurines dans une vitrine. La seconde : le film fonctionne comme un algorithme de ses propres goûts, à faire défiler comme une application à son nom. Deux images d'un monde entièrement possédé, pour un récit qui prétend justement raconter une possession, celle d'une fille par son père. D'où la question : cette forme accuse-t-elle la possession qu'elle filme, ou en est-elle la continuation ? Le film durant, il répond, et pas dans la direction du bon sens.
Une fois, une seule, il penche du bon côté. Des sommets de tours percent une nappe de brume, dans une image de synthèse dont le lissé n'a rien d'accidentel ; le raccord fait entrer dans un hall désert aux tentures dorées, puis dans la suite lambrissée du père. Le partage ne variera plus. Dehors, une ville qui n'a jamais été filmée, le Tokyo annoncé s'étant réduit à des extensions numériques greffées sur un tournage danois. Dedans, des décors construits, qui ont un poids, une texture, une résistance à la lumière. Tout ce qui appartient au père existe ; le reste est un fond d'écran. Il n'y a rien autour, et la fille qui franchit le seuil n'a nulle part où fuir. L'enfermement est une donnée du monde avant d'être une péripétie, et l'artifice déclaré montre la cage en même temps que la prisonnière. C'est la seule idée du film, elle est posée dans les cinq premières minutes, et elle n'ira pas plus loin.
Le film s'assure aussitôt contre ses propres défaillances. Dans la suite, l'actrice (Elle, ainsi la nomme le film) prévient que la science-fiction qu'elle doit tourner avec sa belle-mère sera un enfer. Puisqu'une actrice annonce l'épreuve du spectateur, tout ennui devient par avance une intention. La diction traînante que Refn exige de tous ses interprètes, faite de répliques lâchées dans le vide à intervalles réguliers, achève de rendre chaque passage plat impossible à reprocher, puisqu'il est "soi-disant" voulu.
Le reste de la grammaire vend plus qu'il ne montre. Refn revendique un retour au zoom et des gros plans en pagaille, au motif que le jeu relèverait de la pantomime. Sur les visages et sur les corps, c'est la syntaxe du spot de luxe, où l'on pousse le produit vers le client sans qu'aucune main le tende. Les corps y sont présentés, contemplés et désirés comme des objets.
Le montage prolonge l'exemption. Les tableaux alternent sans raccord de cause ni de rythme, on s'y répond par énigmes psalmodiées jusqu'à se parler en aboiement ou en miaulant. De plus, aucune scène ne travaille pour la précédente, aucune n'attend la suivante ; chacune tient le temps de son propre effet, puis cède la place. Refn a nommé ce régime, il parle d'un récit de réseau social taillé pour la dopamine, où l'algorithme apprend votre sensibilité et produit un sens qui n'existe que pour celui qui fait défiler.
Reste à savoir à qui appartient l'enfer du titre. Le père entre en craquant ses allumettes sur son oreille, exige qu'on l'appelle « Daddy » et raconte la légende du Leather Man, père endeuillé parti chercher sa fille dans les profondeurs et devenu monstre dans la brume. La menace qui va dépecer des femmes naît donc hors champ, dans la bouche du père, qui en possède le récit avant que l'image n'en montre quoi que ce soit : le mythe n'a qu'une source, paternelle. Refn a d'ailleurs pris soin d'occuper lui-même toutes les places de père. Il reconnaît son propre portrait dans le mauvais — quand la fille décrit son père, dit-il, c'est lui qu'elle décrit. Il fait naître le personnage du soldat du choc de sa mort clinique. Il prête au monstre la dignité d'un père piégé dans l'au-delà, qui ne retrouvera jamais sa fille. Le mauvais, le bon, le monstrueux : trois positions, un seul titulaire. Le possessif du titre relève que l'enfer est privé, mais il n'est pas à elle.
La réponse cesse alors d'être une hypothèse. La fille et une amie regardent par la fenêtre un homme prendre une femme contre la vitre d'en face, pendant que le monstre arrache à une autre le mot « Daddy » avant de lui ouvrir la poitrine et de la jeter à travers la baie. Le conflit entre la fille et l'amie devenue belle-mère reçoit sa version fétiche : une culotte souillée plaquée sur le visage jusqu'à l'étouffement. Il faut mesurer le ridicule de ces vignettes, qui se veulent sulfureuses et n'atteignent que le catalogue : le coït et le meurtre dans la même devanture, l'inceste réduit à une réplique exigée avant la mise à mort, et le grief de deux femmes dépossédées par le même homme, l'une comme fille, l'autre comme épouse, liquidé en gadget érotique. La misogynie n'est plus celle des personnages masculins que le récit prétend instruire, elle est celle du dispositif, qui vend leur crime au même comptoir que leurs coucheries. Refn le théorise sans gêne : plus le sexe et la violence se confondent, plus on regarde.
Le générique de fin signe. Des portraits de studio façon années quarante présentent les personnages en poupées, le soldat en figurine d'action dans son uniforme, les actrices en Barbie. Ce sont les termes du cinéaste, qui dit avoir construit une maison de poupée sur le plateau et avoir pris grand plaisir à y placer, modeler, faire bouger et parler ses acteurs. Cent neuf minutes durant, il n'aura montré que des personnages sans consistance, une blonde écervelée, des femmes qui miaulent et un érotisme pénible, et il conclut en les épinglant sous verre comme la collection dont il est fier. Son anti-divertissement abrutissant trouve là sa légende, écrite de sa propre main.
Une fois, une seule, il penche du bon côté. Des sommets de tours percent une nappe de brume, dans une image de synthèse dont le lissé n'a rien d'accidentel ; le raccord fait entrer dans un hall désert aux tentures dorées, puis dans la suite lambrissée du père. Le partage ne variera plus. Dehors, une ville qui n'a jamais été filmée, le Tokyo annoncé s'étant réduit à des extensions numériques greffées sur un tournage danois. Dedans, des décors construits, qui ont un poids, une texture, une résistance à la lumière. Tout ce qui appartient au père existe ; le reste est un fond d'écran. Il n'y a rien autour, et la fille qui franchit le seuil n'a nulle part où fuir. L'enfermement est une donnée du monde avant d'être une péripétie, et l'artifice déclaré montre la cage en même temps que la prisonnière. C'est la seule idée du film, elle est posée dans les cinq premières minutes, et elle n'ira pas plus loin.
Le film s'assure aussitôt contre ses propres défaillances. Dans la suite, l'actrice (Elle, ainsi la nomme le film) prévient que la science-fiction qu'elle doit tourner avec sa belle-mère sera un enfer. Puisqu'une actrice annonce l'épreuve du spectateur, tout ennui devient par avance une intention. La diction traînante que Refn exige de tous ses interprètes, faite de répliques lâchées dans le vide à intervalles réguliers, achève de rendre chaque passage plat impossible à reprocher, puisqu'il est "soi-disant" voulu.
Le reste de la grammaire vend plus qu'il ne montre. Refn revendique un retour au zoom et des gros plans en pagaille, au motif que le jeu relèverait de la pantomime. Sur les visages et sur les corps, c'est la syntaxe du spot de luxe, où l'on pousse le produit vers le client sans qu'aucune main le tende. Les corps y sont présentés, contemplés et désirés comme des objets.
Le montage prolonge l'exemption. Les tableaux alternent sans raccord de cause ni de rythme, on s'y répond par énigmes psalmodiées jusqu'à se parler en aboiement ou en miaulant. De plus, aucune scène ne travaille pour la précédente, aucune n'attend la suivante ; chacune tient le temps de son propre effet, puis cède la place. Refn a nommé ce régime, il parle d'un récit de réseau social taillé pour la dopamine, où l'algorithme apprend votre sensibilité et produit un sens qui n'existe que pour celui qui fait défiler.
Reste à savoir à qui appartient l'enfer du titre. Le père entre en craquant ses allumettes sur son oreille, exige qu'on l'appelle « Daddy » et raconte la légende du Leather Man, père endeuillé parti chercher sa fille dans les profondeurs et devenu monstre dans la brume. La menace qui va dépecer des femmes naît donc hors champ, dans la bouche du père, qui en possède le récit avant que l'image n'en montre quoi que ce soit : le mythe n'a qu'une source, paternelle. Refn a d'ailleurs pris soin d'occuper lui-même toutes les places de père. Il reconnaît son propre portrait dans le mauvais — quand la fille décrit son père, dit-il, c'est lui qu'elle décrit. Il fait naître le personnage du soldat du choc de sa mort clinique. Il prête au monstre la dignité d'un père piégé dans l'au-delà, qui ne retrouvera jamais sa fille. Le mauvais, le bon, le monstrueux : trois positions, un seul titulaire. Le possessif du titre relève que l'enfer est privé, mais il n'est pas à elle.
La réponse cesse alors d'être une hypothèse. La fille et une amie regardent par la fenêtre un homme prendre une femme contre la vitre d'en face, pendant que le monstre arrache à une autre le mot « Daddy » avant de lui ouvrir la poitrine et de la jeter à travers la baie. Le conflit entre la fille et l'amie devenue belle-mère reçoit sa version fétiche : une culotte souillée plaquée sur le visage jusqu'à l'étouffement. Il faut mesurer le ridicule de ces vignettes, qui se veulent sulfureuses et n'atteignent que le catalogue : le coït et le meurtre dans la même devanture, l'inceste réduit à une réplique exigée avant la mise à mort, et le grief de deux femmes dépossédées par le même homme, l'une comme fille, l'autre comme épouse, liquidé en gadget érotique. La misogynie n'est plus celle des personnages masculins que le récit prétend instruire, elle est celle du dispositif, qui vend leur crime au même comptoir que leurs coucheries. Refn le théorise sans gêne : plus le sexe et la violence se confondent, plus on regarde.
Le générique de fin signe. Des portraits de studio façon années quarante présentent les personnages en poupées, le soldat en figurine d'action dans son uniforme, les actrices en Barbie. Ce sont les termes du cinéaste, qui dit avoir construit une maison de poupée sur le plateau et avoir pris grand plaisir à y placer, modeler, faire bouger et parler ses acteurs. Cent neuf minutes durant, il n'aura montré que des personnages sans consistance, une blonde écervelée, des femmes qui miaulent et un érotisme pénible, et il conclut en les épinglant sous verre comme la collection dont il est fier. Son anti-divertissement abrutissant trouve là sa légende, écrite de sa propre main.
Un véritable enfer… pour le spectateur.
Her Private Hell est un film particulièrement long et soporifique, qui donne rapidement l’impression de ne jamais savoir où il veut aller. Pourtant, difficile de nier que la mise en scène est soignée et que les décors sont particulièrement recherchés.
Le problème, c’est que le réalisateur semble avoir eu 100 000 idées à la seconde : il les empile, les juxtapose, mais ne prend jamais le temps d’aller au bout de quoi que ce soit. Résultat : un film mal conçu, mal construit et terriblement mal rythmé, qui ressemble à un véritable monstre cinématographique haché à la hâte par le montage.
Le casting, majoritairement féminin, s’en sort malgré tout assez bien et parvient parfois à sauver quelques scènes du naufrage.
Un film visuellement travaillé, mais profondément bancal, qui finit surtout par provoquer l’ennui.
Her Private Hell est un film particulièrement long et soporifique, qui donne rapidement l’impression de ne jamais savoir où il veut aller. Pourtant, difficile de nier que la mise en scène est soignée et que les décors sont particulièrement recherchés.
Le problème, c’est que le réalisateur semble avoir eu 100 000 idées à la seconde : il les empile, les juxtapose, mais ne prend jamais le temps d’aller au bout de quoi que ce soit. Résultat : un film mal conçu, mal construit et terriblement mal rythmé, qui ressemble à un véritable monstre cinématographique haché à la hâte par le montage.
Le casting, majoritairement féminin, s’en sort malgré tout assez bien et parvient parfois à sauver quelques scènes du naufrage.
Un film visuellement travaillé, mais profondément bancal, qui finit surtout par provoquer l’ennui.
Refn a le mérite de prendre des risques et d’aller où il ne veut pas qu’on l’attende. La démarche artistique est louable mais se perd un peu en chemin
Bon clairement y a pas d’histoire faut s’accrocher à rien et accepter ça pour pas avoir mal à la tête…
Mais honnêtement j’aime bien le contemplatif, et la beauté plastique donc j’ai été servi en plus avec la musique qui rend le tout agréable et hypnotisant
Mais honnêtement j’aime bien le contemplatif, et la beauté plastique donc j’ai été servi en plus avec la musique qui rend le tout agréable et hypnotisant
Vu en avant première. Je sais pas si je serai objectif car j'adore ce réalisateur. Mais celui-ci est assez déroutant mais subtilement ensorcelant.
Le nouveau trip totalement halluciné du maître absolu du genre. Hypnotique et violent. J'en redemande.
En présentation de la séance, NWR a assuré qu'on allait "soit absolument détester soit adorer son film". En effet.
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