Histoires parallèles
Note moyenne
2,9
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233 critiques spectateurs

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ROUSEE Isabelle
ROUSEE Isabelle

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
Très bon film. Scenario vraiment original, parfait. On reconnaît la patte du réalisateur. Très grand réalisateur. Pierre, virginie, isabelle Vincent sont parfait. Très grands acteurs.
Marie D.
Marie D.

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2026
Film long sans plus.
Le jeu de tous les acteurs est parfait, je n’ai pas trouvé que Virginie Efira, dont je suis fan, sortait du lot. Peut être que les autres acteurs plus connus, n’avaient pas besoin d’un prix étant donné leur notoriété…
QuelquesFilms.fr

363 abonnés 1 775 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mai 2026
Pour son second long-métrage tourné en France (après Le Passé), Asghar Farhadi s’est inspiré très librement de Brève Histoire d’amour, sixième épisode du Décalogue de Krzysztof Kieslowski, en intégrant le thème du voyeurisme dans un dispositif de métafiction littéraire. L’hommage au cinéaste polonais se retrouve dans l’orchestration d’un chassé-croisé de personnages, dans l’expression de destinées bouleversées, dans un certain questionnement moral et dans la collaboration avec le compositeur fétiche de Kieslowski, Zbigniew Preisner, pour la musique du film. Hommage louable dans ses intentions, pertinent en raison des points communs qui existent entre les filmographies des deux réalisateurs, mais pas très marquant dans sa concrétisation. Idem pour l’argument de métafiction et de mise en abyme. Stimulant dans son principe : la réalité nourrit la fiction qui, à son tour, nourrit la réalité. Mais poussif et longuet dans son traitement. Idem encore pour le casting “all stars” : alléchant sur le papier, mais sans grande performance au final, ni individuelle ni chorale.
Globalement, sans être indigne d’intérêt, ces Histoires parallèles manquent de rythme, d’intensité, de profondeur. On retrouve peu le lyrisme ou la puissance dramatique de Kieslowski. On retrouve peu le sens du suspense moral qui fait le sel du cinéma de Farhadi. Résultat en demi-teinte, donc, à la fois sur le fond et sur la forme visuelle (assez grise).
alexis01
alexis01

12 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2026
Le processus autour du voyeurisme et de la création littéraire et des répercussions sur les personnes espionnées est très intéressant. Et les comédiens sont tous formidables. Mais malheureusement le film est beaucoup trop long par rapport à ce que ça raconte et les personnages ne sont pas très attachants. Dommage.
Jeon Opa
Jeon Opa

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Quand j’entends les gens dire que le film est extrêmement long, c’est vrai, il est assez long.

Mais l’histoire nous amène à réfléchir à différents questionnements que nous pouvons avoir sur la société. C’est un thriller psychologique, et oui, c’est particulier : il faut aimer.

Mais quand j’entends certains dire que ce film manque d’action… vous vous attendiez à quoi, sérieusement ? Si vous espériez autre chose, alors vous n’avez pas compris le style des thrillers psychologiques.
La prochaine fois, allez plutôt voir les tuches.
Christoblog

924 abonnés 1 806 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2026
Comme c'est très souvent le cas pour les réalisateurs étrangers tournant en France, le cinéma de l'Iranien Farhadi semble totalement se dénaturer au contact des professionnels de l'hexagone.

Alors que le scénario, un peu convenu, pourrait être rendu intéressant par une belle mise en scène, il est ici gâté par un ensemble d'éléments qui le tire irrésistiblement vers les abysses de la médiocrité : une écriture inutilement alambiquée, des personnages mal dessinés (le falot Adam, joué par Adam Bessa), des dialogues artificiels parfois annoncés sans conviction (le dialogue Deneuve / Huppert est une catastrophe), un montage poussif, une durée excessive, une direction artistique sans inspiration, des impasses scénaristiques.

On peine à trouver dans ce fade imbroglio une ou deux qualités. Peut-être les prestations de Vincent Cassel, vulnérable et empâté, et de Virginie Efira, parfait girl next door, sont-elles à sauver. Pour le reste, il faut bien reconnaître que rien n'est réussi et que toutes les idées semblent tomber à côté de plaque.

Histoires parallèles, à mille lieues du joyau de sèche concision qu'était Une séparation, paraît n'être qu'un essai boursouflé et insipide, qui génère au mieux un ennui distancié, au pire une irritation qui va croissante au fil de ses 2 heures et 19 minutes.

A éviter.
Cathy
Cathy

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2026
Une grosse déception malgré la belle brochette d’acteurs. On s’ennuie ferme ( la 1/2 de la salle a quitté la séance avant la fin).
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 207 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Une exploration des relations humaines qui nous révèle les coulisses de la fabrication de la perception, et de l'illusion, dans des jeux de miroir et d'écho, où deux trajectoires parallèles finissent par s'entrecroiser, s'entremêler. C'est un film sur l'imaginaire littéraire, l'imitation, l'inspiration, le cheminement entre la vie et l'art, de comment l'un va se nourrir de l'autre, maintenant un climat d'ambiguïté entre rêve, fantasme, projection et refoulement, sur une intrigue qui va susciter de nouveaux horizons, ou simplement révéler ce que l'on dissimule tous en nous-mêmes.

Chaque personnage pourrait ouvrir un sujet de réflexion, tout comme pour le spectateur, pour s'interroger sur comment la fiction peut, ou a pu, influencer sa propre existence, ou sa façon de penser, de concevoir le monde qui l'entoure. Cette œuvre met en perspective l'idée que tout ce que l'on pense, tout ce que l'on dit, comme une critique de film, en dit tout autant sur son auteur que sur l'œuvre en elle-même.

D'un autre côté, malgré des têtes d'affiche misant un peu trop sur le marketing, le film peine à convaincre de par sa lenteur et sa lourdeur, avec un propos qui finit par s'étirer dans une démonstration, une dissertation trop visible, ne laissant que peu d'émotion. Le film tente lui-même de se dédouaner en incrustant l'idée d'un genre qui prend son temps et qui ne se fait plus de nos jours, ou du côté ringard du récit, dans la scène avec Deneuve.

Plus ennuyeux que mystérieux, on peut s'interroger sur les réactions improbables de certains personnages face à une situation, noter les deux frères qui ont littéralement 30 ans d'écart, donnant plus l'idée d'un père/fils, et derrière toutes ces excellentes idées, parfois sous-exploitées ou bâclées, le film retombe dans la banalité de l'actualité, parlant avant tout de la lâcheté et de la toxicité masculine, qui pour le coup ne laisse aucune ambiguïté sur sa réalité, et dont la femme doit s'émanciper, à l'image de la création artistique et de la liberté de l'artiste.
Christian RZ
Christian RZ

91 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2026
Ces histoires sont peut-être parallèles mais elles sont surtout très inintéressantes, sélection de Cannes ou non… et malheureusement elles perdent le spectateur en cours de route par manque de substance
velocio

1 547 abonnés 3 522 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2026
Dans "Le passé", le réalisateur iranien Asghar Farhadi avait prouvé qu'il était tout à fait capable de réaliser un très bon film en dehors de son pays d'origine. C'était un peu moins vrai pour "Everybody knows". C'est de nouveau moins vrai pour "Histoires parallèles" avec sa palanquée de grands noms du cinéma français qui ne réussit pas à donner une âme à un film boursouflé.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

131 abonnés 417 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mai 2026
 HISTOIRES PARALLÈLES - Asghar Farhadi

Une question est revenue constamment pendant la séance : comment ce film a-t-il pu se retrouver en compétition officielle à Cannes ? Sélection automatique grâce au nom de son réalisateur ? Promesse d’une montée des marches glamour avec ce casting cinq étoiles ? Difficile de comprendre tant rien ne fonctionne dans ce film.

Sous ses faux airs de thriller hitchcockien sophistiqué, le film enchaîne les scènes désincarnées avec une lourdeur sidérante. Le scénario, qui alterne fiction fantasmée et réalité, avance péniblement en donnant l’illusion d’une grande complexité alors qu’il ne fait le plus souvent que meubler du vide.

Le film présente un véritable problème de rythme et étire sans cesse des scènes qui n’ont pas grand chose à raconter. Chaque dialogue tombe à plat de façon parfois presque comique. On atteint même des sommets avec des échanges du type : « J’ai une salade composée si tu veux », « Non merci c’est gentil ».

Quant à la mise en scène, elle semble constamment chercher une élégance froide sans jamais trouver la moindre tension. Même au niveau de la colorimétrie, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.

Il n'y a que lorsque le récit explore, dans sa toute dernière partie, l’impact possible de la fiction sur le réel que le film devient davantage intéressant.

Et pourtant, quels acteurs ! Mais encore faut-il leur donner quelque chose à jouer.

Isabelle Huppert n'est qu'une caricature d’elle-même. Virginie Efira peine énormément à rendre crédible le désespoir de son personnage de victime post #MeToo. Quant à Pierre Niney, on se demande sincèrement ce qu’il fait là.

Le plus frustrant reste peut-être de voir Asghar Farhadi, immense cinéaste lorsqu’il filme l’Iran et ses contradictions sociales et morales, se perdre complètement ici. Après Le Passé et Everybody Knows, ce nouveau détour hors d’Iran confirme malheureusement qu’il est bien moins inspiré lorsqu’il filme au-delà de ses frontières.

Un film prétentieux, creux, interminable… et probablement l’une des plus grosses déceptions cannoises de ces dernières années.

MA NOTE :  3/10 (et encore c'est bien payé)

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Sylvain P

392 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Apres une première heure particulièrement poussive (et classique : nous voyons en parallèle une écrivaine et ce qu'elle écrit), la multiplicité des personnages anime une seconde partie plus énigmatique. Adam Bessa, Virginie Effira et un Vincent Cassel vieilli créent des personnalités complexes plongées dans des situations inattendues.
fabienne
fabienne

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
Ce film est très long à démarrer... Le film manque de rythme et de dynamisme. Je le trouve terriblement long. J'avais hâte que cela se termine.
ferdinand75

732 abonnés 4 515 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2026
Un très grand cru pour Asghar Farhadi qui retrouve toute la profondeur , la densité et la complexité de ses films iraniens. Certainement le meilleur de ses films « européens ».
Un scénario machiavélique, avec une mise en abime du récit dans la fiction, un jeu de miroir diabolique entre le roman écrit par cette écrivaine, un peu vieillissante, aigrie, qui observe ses voisins pour tirer de la substance et générer un nouveau roman de fiction.
Mais le réel se prend les pieds dans le tapis de la fiction. Des twists complétement surprenants, inattendus, qui relancent l’intérêt, comme un parcours dans un labyrinthe, où l’on découvre au fur et à mesure de nouveaux passages, mais aussi des voies sans-issue, pour nous mener à la sortie insidieusement.
Un des sujets parallèles étant le thème ,très actuel et très discuté du « consentement » féminin, mais vu ici sous un angle différent, deux frères et une fiancée, il prendra en compte les trois point de vue , de manière très objective, très humaine, très empathique, sans aucun manichéisme. Une super démonstration de ce que devrait être la rigueur de la société et des médias devant un sujet si complexe. Le film nous enrichit et nous éclaire par sa réflexion, c’est la magie du cinéma.
Farhadi est bien sûr un très grand directeur d’acteur, il tire de chaque acteur une profondeur, rare et précieuse. Vincent Cassel n’avait pas eu depuis longtemps un si beau rôle, jeu tout en subtilité, et fragilité. V. Efira est excellente, méritant complètement la Palme qu’elle vient d’obtenir à Cannes . Deneuve dans un petite intervention est formidable et Isabelle Huppert magistrale dans le rôle principal….
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 820 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mai 2026
Le titre annonce beaucoup et les attentes envers le cinéaste (Asghar Farhadi) sont grandes. Pour l’épauler dans sa mission, le film prend place à Paris, où Sylvie (Isabelle Huppert), écrivaine recluse, observe à la lunette astronomique une voisine qu’elle rebaptise Anna. Regarder devient écrire, l’œil précède la plume, et le film promet une architecture en miroir : d’un côté Sylvie qui fabrique une histoire depuis son superbe appartement infesté de souris ; de l’autre, le trio de techniciens du studio de post‑production (Nita, Christophe, Pierre) dont l’interprétation des gestes quotidiens devient la matière première de son roman. Tout semble prêt pour un jeu de récits et pour une dynamique de vies parallèles. Promet, oui. Tient, beaucoup moins.

D'emblée, avant la déferlante de défauts à citer, le film a de brillant qu’il fait de la lunette astronomique un outil narratif. Au-delà d'espionner, Sylvie interprète et construit une intrigue. Son regard devient producteur de fiction. Ce postulat a de fécond qu'il installe une réflexion métafictionnelle où le cinéma se regarde lui-même en train de fabriquer des histoires. Mais très vite, Farhadi multiplie les strates, introduit des doubles, ajoute Adam Bessa, le sans‑abri, qui lit le manuscrit et projette à son tour ses fantasmes sur Nita. Là tient lieu d'un premier défaut majeur, Adam ne développe pas un récit autonome : il réactive celui de Sylvie en le rejouant dans la rue, en suivant Nita comme un personnage déjà écrit, en déclenchant chez Cassel et Niney les mêmes jalousies que celles imaginées dans le livre.

Ainsi la contamination des niveaux de réalité constitue le moteur affiché du récit. Montrer que les récits façonnent les comportements. Mais le mécanisme se laisse voir. L’effet de démonstration prend le pas sur l’incarnation. Les scènes censées illustrer cette porosité — Adam qui rejoue les situations du manuscrit, Nita qui adopte malgré elle les gestes décrits dans le texte, Cassel qui bascule dans la jalousie après avoir lu les pages griffonnées — ne créent pas deux lignes narratives qui avancent côte à côte : elles forcent l’une à imiter l’autre. Le manuscrit absorbe la réalité. Tout converge vers un même mouvement d’assimilation fictionnelle plutôt que vers un jeu de parallèles.

Même les trajectoires des personnages d’en face (Efira, Cassel, Niney) ne se déploient pas en contrepoint, mais en dégradé affadi d’une fiction mal digérée. Les jeux de surveillance se superposent sans jamais produire de tension. Les “échos” entre passé et présent restent des signaux faibles noyés dans l’inertie du récit. D'où l'impression d'un titre trompeur. La durée du film accentue cette impression par l'impression d'axes superflus comme l’apparition d’un vieil homme mort, l’histoire d’un père suicidé, une tentative de viol, les échos d’un cri ancien ajoutent des couches qui semblent greffées plutôt qu’organiques.

Tout cela est d'autant plus dommage qu'en s'appropriant sa voisine, le film pose alors une question passionnante : l’artiste est-il responsable des vies qu’il invente. Pourtant, à mesure que la fiction échappe à son autrice, la réflexion sur la responsabilité créatrice finit par se dissoudre dans une série d’intrigues secondaires qui affaiblissent la nécessité dramatique initiale.

J'aime aussi l'idée qu'Efira travaille comme bruiteuse. Le cinéma du regard rencontre le cinéma du son. Le voyeur voit sans entendre. La bruiteuse fabrique des sons pour des images absentes. Deux régimes perceptifs incomplets se font face. Cette dialectique suggère que toute perception est lacunaire. Pourtant, cette piste reste en suspens.

Puis, certes, la mise en scène est élégante. La photographie de Guillaume Deffontaines enveloppe les intérieurs d’une lumière dorée. Les cadres sont précis, les espaces clos soigneusement composés. Mais cette élégance fonctionne comme un écrin trop poli pour un dispositif qui aurait gagné à ne pas lisser les écarts. Tout est traité avec la même douceur lumineuse, comme si chaque niveau appartenait au même monde. D’où l’impression d’un raffinement formel qui, loin d’ouvrir des pistes narratives distinctes, referme tout dans un même flux.

Un film aux éclats puissants mais qui ne produisent rien de fécond en retour.
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