Ni vue, ni connue
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ni vue, ni connue" et de son tournage !

Retrouvailles avec Isabelle Huppert

Le projet est né de l'envie du réalisateur Marc Fitoussi de travailler à nouveau avec Isabelle Huppert, après Copacabana (2010), La Ritournelle (2014) et la série Dix pour cent. Cherchant un rôle qu'elle n'avait encore jamais incarné dans sa riche carrière, il a imaginé une actrice de second plan invisible : « Je me suis demandé si le rôle qu'elle n'avait jamais tenu n'était pas celui d'une actrice qui ne jouerait pas, reléguée au second plan, voire invisible. Et c'est comme ça que m'est venue l'idée de la transformer en figurante de cinéma ».

Un double jeu entre fiction et réalité

Pour entourer le personnage fictif de Corinne Maclou, Marc Fitoussi a choisi de faire jouer aux autres comédiens leur propre rôle à l'écran, qu'il s'agisse de Sandrine Kiberlain, d'Anne Marivin, d'Emmanuelle Bercot ou de guest-stars comme Diane Kruger et Vincent Dedienne. Inspirée de son expérience sur la série Dix pour cent, cette démarche visait à accentuer la solitude et le sentiment d'isolement de son héroïne anonyme au milieu de célébrités.

Le look singulier de Corinne Maclou

Le réalisateur et Isabelle Huppert ont particulièrement travaillé l'allure visuelle du personnage pour traduire sa volonté de sortir de l'ombre. L'actrice arbore ainsi une coiffure à la houppette voyante et des gilets de costume inspirés de Diane Keaton. Cette touche vestimentaire et capillaire permettait de donner de la personnalité et de la résistance à cette figurante, sans jamais la faire paraître misérable.

Une source d'inspiration documentaire

Ce huitième long métrage s'inscrit dans la continuité du documentaire Des figurants, réalisé par Marc Fitoussi en 2009. Le cinéaste y suivait en immersion le quotidien de figurants professionnels, dont une femme nommée Dominique qui se définissait comme « saltimbanque et artiste ». C'est la détermination et la passion intacte de cette dernière qui ont directement nourri le personnage de Corinne.

Des clins d'œil sur mesure à la carrière de l'actrice

Dès la phase d'écriture du scénario, pensée exclusivement pour Isabelle Huppert, le cinéaste a parsemé l'intrigue de références directes à la trajectoire de sa comédienne principale. Au cours de ses pérégrinations sur les plateaux, le personnage de Corinne croise ainsi des univers évoquant Emma Bovary, le théâtre de l'Odéon ou le metteur en scène Bob Wilson, créant une frontière poreuse entre l'héroïne et son interprète.

Une composition musicale et une image symétriques

Pour souligner le basculement du récit, la mise en scène s'appuie sur une structure en miroir entre le début et la fin du film. Soutenue par la musique orchestrale de Bertrand Burgalat et la photographie de Jérôme Alméras, la séquence d'ouverture démarre par un plan descendant s'immergeant dans les coulisses, tandis que la scène finale s'élève via un plan de grue ascendant pour emmener l'héroïne vers un décor de cinéma faisant rêver.

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • L'Odyssée (2026)
  • Spider-Man: Brand New Day (2026)
  • Tombé du ciel (2026)
  • De la Comédie-Française (2026)
  • La Bataille de Gaulle - partie 1 : L'Âge de Fer (2026)
  • La fin d’Oak Street (2026)
  • Soudain (2026)
  • Mutiny (2026)
  • La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom (2025)
  • Fjord (2026)
  • La Pat' Patrouille : Le film mission Dino (2026)
  • I Want Your Sex (2026)
  • Juste pour une nuit (2026)
  • Les Gendarmes (2026)
  • Le Triangle d'or (2026)
  • Obsession (2026)
  • Oklahoma Honey (2026)
  • Un grand raccourci (2026)
  • Vaiana, la légende du bout du monde (2026)
  • Insidious : l'invasion du lointain (2026)