Soudain
Note moyenne
4,0
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278 critiques spectateurs

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AZZZO

366 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 septembre 2026
Incompréhensible.
Un double prix d'interprétation à Cannes pour Tao Okamoto et Virginie Efira ??? Ce sont deux excellentes actrices mais s'il y a bien un film où l'on ferme les yeux à cause de la médiocrité de leur prestation, c'est bien celui-ci. Non que Virginie Efira ait soydain perdu son talent mais comment jouer avec justesse un film si écrit.
Car c'est là le principal défaut du film : c'est un cours de 2h ! Pire, une interminable capucinade, à l'instar de cette séquence de plus de 15 minutes durant laquelle Tai Okamoto explique à Virginie Efira (donc au spectateur) pourquoi le capitalisme crée de la maltraitance, sur un paperboard à coup de schémas au marqueur noir ! Quel pensum !
Et peu importe que le propos puisse être juste ; cette leçon de morale de plus de 2h est ridicule car simpliste et manichéenne. Tout le monde veut que nos anciens achèvent leur vie dans la dignité et la joie, avec ou sans massage des pieds, mais comment finance-t-on un système où chaque individu en ehpad dispose d'une chambre de 100 m² et d'un soignant à sa disposition, prêt à consacrer une heure à sa toilette ? Le sujet est là. Mais le réalisateur Ryusuke Hamagushi n'en a que faire. Les questions matérielles ne l'intéressent pas. Du haut de son monticule d'intelligence, il joue au prophète venu pour dire ce qui doit être et décerner bons et mauvais points. Pauvre Sophie, interprétée par Marie Bunel, qui incarne le mal, la mauvaise infirmière qui refuse de masser longuement les pieds pour pouvoir consacrer du temps à chacune des personnes âgées. La méchante.
En fin de compte, un sujet très intéressant maltraité par une très mauvaise réalisation.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

237 abonnés 1 539 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
Quand Mari-Lou, directrice d’un Ehpad, rencontre Mari, metteur en scène, c’est le coup de cœur immédiat.
La rencontre de deux âmes sœurs qui se complètent et se soignent mutuellement, comme si elles avaient déjà vécues ensemble une multitude de vies antérieures.
C’est puissant et beau.
Soudain est un film sapiophile qui aborde énormément de thèmes et se développe sur un temps long sans être rébarbatif.
Il passe du français au japonais en permanence, en mêlant l’humanisme de l’un à la philosophie de l’autre.
Il parle de maladie et de dégénérescence sans jamais être pathos tant il est éclairé par la lumière jaillissant de tous ses personnages.
Tous formidablement écrits et subtilement dirigés.
Quand Mari-Lou dit à Mari « Merci pour ce moment précieux »on se dit que c’est ces mots simples qu’on choisirait si l’on croisait Ryusuke Hamaguchi à l’issue de la séance.
Car le plus beau film réalisé en France sur la fin de vie l’aura été par un réalisateur japonais. Qui aura su donner ses lettres de noblesse à l’un des plus joli mots de la langue française : la délicatesse.
Math719
Math719

232 abonnés 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2026
Un film japonais tourné entre la France et le Japon, porté par deux actrices formidables, Virginie Efira et Tao Okamoto, toutes deux récompensées au Festival de Cannes.

Soudain nous apprend beaucoup sur notre société, mais surtout sur l’être humain, ses fragilités, ses choix et sa façon d’accompagner l’autre. Le film prend son temps, parfois peut-être un peu trop : c’est long, souvent lent, mais c’est aussi toute la particularité du cinéma de Ryūsuke Hamaguchi.

Au-delà de tout ça, il reste surtout ce magnifique moment d’humanité et cette relation qui se construit entre ces deux femmes. Difficile de ne pas être touché. Un très beau film.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

219 abonnés 1 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2026
Un film humaniste qui souffre d’un début interminable et trop explicatif, mais séduit par ses acteurs et un final juste et émouvant.

La critique complète sur
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Hamaguchi est sans doute l'un des cinéastes les plus importants de notre époque et si on pouvait craindre de le voir faire un film en France, il prouve qu'en terre étrangère, il n'a rien perdu de sa singularité. Avec un sujet propice au misérabilisme, Hamaguchi livre un film lumineux qui traite de problèmes sociétaux mais n'oublie pas de se présenter comme une oeuvre sensible, poétique voire sensorielle. Alors il est vrai que le film est parfois à la frontière du mélo voire du grotesque mais Hamaguchi réussi â ne pas franchir la ligne rouge et c'est dans cette équilibre précaire qu'il livre des scènes mémorables ( spoiler: un massage de pieds collectifs et un cours magistral sur le capitalisme)
. Étonnant et d'une grande beauté, Soudain ne souffre pas de sa durée de film fleuve. Remarquable !
Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 852 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2026
Il va être dur d'aller le chercher, mais Soudain est probablement le meilleur film de cette année 2026.

Comme avec Mungiu, je découvre le cinéma de Hamaguchi par Soudain et autant dire que son cinéma m'interpelle. J'ai été tout de suite conquis par cette lenteur et cette contemplation si soudaine mais à la fois apaisante et angoissante vu les sujets traités.

Presque 3h20, et le ressenti est divisé par deux. C'est un film brillamment géré par son rythme mais à qui on en ressort bouleversé. Je ne peux m'empêcher de voir du Ozu dans la manière des filmer ou par certains sujets traités. C'est un film qui questionne à merveille, la naïveté de son personnage principale et la société qui l'a construit, rempli de remords et "de faire plus". On est pris dans cette mélancolie où en un instant, le personnage de Virginie Efira peut basculer dans le mauvais sens. Et cela est sauvé par ce 2e personnage incarnée ici par Tao Okamoto. Un équilibre se créer comme si un lourd poids se libérait enfin.

L'alchimie entre les deux est parfaite : le prix d'interprétation pour les deux est amplement mérité. C'est le coeur du film !

C'est un film qui se veut humaniste tant par le traitement de ses personnages et le personnage de Okamoto, en est un parfait exemple et reflète la vision de "l'humanitude" que veut retranscrire le personnage principal.

C'est poétique, bouleversant ! Il aurait mérité une Palme d'or...

Un grand film
Les choix de pauline
Les choix de pauline

163 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2026
Une bulle d’humanité d’une belle richesse, simplicité. Et singularité. Un regard sur notre monde qui marche sur la tête. Remettre l’humain au centre , prendre soin, ca fait du bien.
brunocinoche
brunocinoche

140 abonnés 1 250 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2026
Le nouveau film de Tyusuke Hamagushi, très bien écrit et surtout très bien documenté, aborde des sujets de société graves avec une infime délicatesse, sachant notamment éviter la carte du mélodrame que le scénario lui offrait pourtant les bras ouverts. Se basant essentiellement sur de longues scènes très écrites, le film est aussi remarquablement mis en scène, de nombreuses scènes étant remarquablement filmées et photographiées. Abordant de nombreux thèmes dont celui de l'amitié, bénéficiant pour ce dernier de deux admirables comédiennes en osmose dans l'émotion, et ceci n'empêchant pas els autres personnages d'exister aussi.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2026
 SOUDAIN - Ryūsuke Hamaguchi

Soudain est un film qui a soufflé en permanence le chaud et le froid chez moi.

J’ai aimé le rythme du film, sa façon de prendre son temps, ses silences. Soudain avance comme une caresse, avec une douceur et une tendresse assez rares. C’est un film qui, tout simplement, fait du bien.

Je n’ai pas aimé que cette douceur vire parfois à la naïveté. Certaines situations paraissent tellement idéalisées, face à la maladie, à la vieillesse ou à la souffrance, qu’elles finissent par dessiner un monde auquel il est difficile de croire.

J’ai aimé que Hamaguchi place au cœur de son film une chose finalement toute simple : l’attention que l’on doit porter aux autres, et particulièrement aux plus vulnérables.

Je n’ai pas aimé lorsque cette bienveillance se transforme en leçon. Sur le capitalisme comme sur notre manière de prendre soin des personnes âgées, le film adopte souvent un ton beaucoup trop didactique. Hamaguchi explique, développe, au fil de dialogues interminables qui finissent par perdre tout naturel, jusqu'à cette scène surréaliste de démonstration sur tableau blanc.

J’ai aimé que le film ose être idéaliste, imaginer d’autres façons de vivre ensemble et affirmer qu’un autre avenir est possible. C’est peut-être naïf, mais cette utopie a aussi quelque chose de rassurant sur l'Humanité.

Je n’ai pas aimé certaines situations trop caricaturales, des dialogues qui semblent parfois trop récités et le surjeu sur quelques scènes. Virginie Efira elle-même en fait des tonnes e m’a parfois semblé davantage dans la performance que dans son personnage, notamment lorsqu’elle parle japonais. Le choix de faire apprendre une langue étrangère aux deux actrices paraît d’ailleurs parfois davantage destiné à exhiber leur virtuosité qu’à véritablement nourrir le récit.

J’ai aimé en revanche la complicité entre les deux actrices. C’est dans leur relation, leurs regards et leur manière d’être ensemble que la tendresse du film paraît la moins fabriquée et la plus évidente.

Je n’ai pas aimé les séquences de massage des pieds. Elles concentrent à mes yeux tout ce que le film peut avoir de plus artificiel et embarrassant.

Je n’ai pas aimé la caractérisation trop caricaturale de certains personnages, à commencer par cette infirmière systématiquement dans l’opposition et sur la défensive. Un manque de nuance encore accentué par une interprétation constamment appuyée, qui finit par rendre chacune de ses interventions terriblement prévisible.

J’ai aimé le rapport au temps que propose le film. Les dates ont beau apparaître régulièrement à l’écran, l'on finit par ne plus très bien savoir si cette amitié s’est construite en quelques heures, quelques jours ou plusieurs mois. À force de prendre son temps, le film nous en fait perdre la notion : les repères s’effacent peu à peu et il ne reste plus qu’à s’abandonner à son rythme et à ses personnages.

Je n’ai pas aimé tout ce qui tourne autour de la pièce de théâtre. Longue, opaque et assez peu accessible, elle ne m’a pas semblé apporter grand chose au propos du film, et la montrer quasiment deux fois n’arrange rien. Et j’ai trouvé la séance de questions-réponses qui suit, où Virginie Efira se met spontanément à parler japonais et à échanger longuement avec la réalisatrice devant un public qui n’en comprend pas un mot absolument ridicule.

J’ai aimé l’originalité et l’audace du film, aussi bien dans ce qu’il raconte que dans la manière dont il choisit de le raconter. Soudain ne ressemble finalement à pas grand-chose d’autre et assume jusqu’au bout sa singularité. Malgré toutes mes réserves, il reste une proposition de cinéma totalement à part et une expérience assez unique.

MA NOTE : 6,5/10

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 891 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2026
Et soudain le temps m'est apparu long long très long 3h15 c'est beaucoup trop pour un film pas assez passionnant et trop bavard même si les 2 actrices joues bien voilà un film qui n'apporte rien de nouveau au cinéma et ne restera pas gravé dans ma mémoire et c'est dommage car j'en attendais beaucoup trop peu être
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2026
Humanitude

Depuis 2015 et ses deux Senses, puis de Asako et surtout Drive my car et Le Mal n’existe pas, je n’ai que de bons souvenirs des films de Ryūsuke Hamaguchi. Mais que dire cette fois de ces 195 minutes – oui vous avez bien compté, 3h15 -, sinon qu’elles sont un choc de douceur, de sensibilité, de lenteur et d’intelligence. Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour « rendre possible l’impossible ». On sort grandi de cette expérience à ne rater sous aucun prétexte.
Grande année pour la délocalisation française des cinéastes étrangers après Farhadhi et Histoires parallèles et avant Lazlo Nemes dans Moulin, Hamaguchi s’empare des spécificités nationales en observant le fonctionnement d’un Ehpad dans lequel est mis en place la méthode de l’humanitude, qui vise à accorder tout le temps et les gestes nécessaires pour redonner aux patients leur statut d’individu. Certes, l’expérience dont je parlais plus haut, exige du spectateur qu’il rompe avec ses attentes traditionnelles pour laisser émerger un nouveau rapport au 7ème Art. Car dans cet échange intense, la théorie n’est pas évitable. Le cinéaste instaure de véritables conférences, schéma sur tableau blanc à l’appui, pour expliciter les fondations capitalistes d’une société qu’il va falloir repenser en profondeur si l’on souhaite sortir de l’impasse mortifère dans laquelle elle s’obstine à avancer. Dit comme ça, c’est pas très glamour et ne donne pas forcément envie d’aller voir ce film. La mise en scène discrète permet l’émergence de la rencontre avec un enfant autiste, un coup de foudre d’amitié entre deux femmes, l’écoute de l’autre, l’acceptation des ravages de la vieillesse ou la maladie. Un des incontournables de cette rentrée.
Bien sûr, le casting est dominé par la prestation XXL du duo – primé à Cannes -, Virginie Efira / Tao Okamoto, - les deux comédiennes, ne jouant pas dans leur langue maternelle, ont dû prendre d'importants cours de langue sur leur temps personnel pour préparer le tournage -. Elles sont tout simplement prodigieuses et méritent à priori leurs prix d’interprétation – même si on est loin d’avoirdécouvert tous les films en compétitions à Cannes et on attend avec impatience un autre duo féminin – Exarchopoulos / Giraudeau dans le Garance de Jeanne Herry -. On ajoutera les noms de Kodai Kurosaki, Gabriel Dahmani, Jean-Charles Chiclet, Marie Bunel, Kyozo Nakatsuka… Il est bon de savoir que l’équipe de tournage a posé ses caméras dans un véritable EHPAD pour y filmer une grande partie du récit. Le réalisateur a tenu à ce que l'ensemble des soignants et des techniciens suivent une formation à la méthode de soin française appelée l'Humanitude. Le personnel et de nombreux résidents ont ainsi activement participé au long-métrage comme figurants, s'intégrant de manière organique et improvisée aux plans du film. Bien sûr, on peut regretter certaines scènes qui tirent en longueur – la pièce de théâtre, les séances de massage de pieds, le cours magistral d’économie politique, par exemple -, mais c’est le style Hamaguchi, un cinéaste qui prend son temps, mais ne nous fait pas perdre le nôtre. Merci !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

105 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2026
Une directrice d'Ehpad et une metteuse en scène japonaise malade se croisent un jour à Paris, et cette rencontre transforme tout le film en un espace de douceur rare. Ryusuke Hamaguchi construit une œuvre où l'écoute devient un geste de mise en scène à part entière, patient, presque tactile. Virginie Efira et Tao Okamoto irriguent chaque plan d'une justesse qui explique leur double prix à Cannes. Les 3h15 se traversent sans lourdeur, portées par une confiance profonde dans le pouvoir du soin et du dialogue. On sort de la salle apaisé, débarrassé de tensions qu'on ne savait même pas porter.
Paul B
Paul B

95 abonnés 1 648 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2026
Avec un sujet original et rarement traité, à savoir le soin des aînés en EHPAD, on assiste ici à un drame social qui n'est certes pas déplaisant, mais dont le montage est tout trop long et trop lent.

Les actrices - parce qu'il y a assez peu d'hommes en fin de compte - s'en sortent avec brio, on a droit à quelques plans beauc visuellement, mais l'ennui gagne et on n'apprécie pas pleinement, à la hauteur du potentiel.

Dommage.
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2026
une histoire bien triste qui nous mène tout en douceur vers la mort, et ce film pourtant déprimant porte une message d’espoir; qu’après la mort, il y a encore la vie 
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 911 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2026
La performance des deux actrices, appuyé sur un long travail d'apprentissage d'une deuxième langue est excellente et méritait mieux que le scénario interminable proposé par Hamaguchi.
En effet les (trop) multiples thèmes, pour intéressants qu'ils soient, sont abordés de façon condescendante et souvent en mode intellectuel, bien loin de l'émotion qui surgit malgré tout lorsque les individus interagissent entre eux. La démonstration au tableau noir sur le capitalisme est complètement en décalage avec la tonalité du film, et même les meilleures actrices ont du mal à faire passer la pillule.
Il y a de ci de là de très beaux passages, par exemple le dialogue sur les bords de la Seine ou le plan de paysage final, digne d'une estampe japonaise de renom.
Comment se fait-il qu'aucun des douze producteurs mentionnés au casting n'ait pu alerter le réalisateur du déséquilibre fondamental de son scénario?
cinéma - aout 26
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