Soudain
Note moyenne
4,1
305 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

76 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
27 critiques
3
13 critiques
2
13 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Omg151
Omg151

84 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 août 2026
Quelle purge : 3H15 pour nous parler de l"humanitude" dans un ephad parisien !
Dieu sait que j'ai aimé les films d'Hamaguchi, mais là c'est la cata. On se demande
s'il y avait un producteur à bord pour le guider un minimum, car il tombe dans la longue
liste des grands cinéastes asiatiques (Kore Eda, Kurosawa, Hou Hsiao-Hsien...)
qui viennent se confronter à la réalité et aux acteurs ou actrices français
et se plantent dans les largeurs, avec des dialogues didactiques tout droits sortis de google traduction,
et une vision naïve du monde.
Bien sur quelques scènes poétiques surnagent, mais souvent silencieuses, sans parole.
Les actrices sont pas mal mais le matériel à défendre est si ingrat qu'on a du mal à s'identifier
et à ne pas les regarder comme des rats de laboratoire dans une expérience linguistique franco-japonaise.
Aficionado
Aficionado

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2026
Un bijoux , un film nécessaire que chacun devrait voir pour comprendre le principe de l’humanitude méthode de soin appliquée au plus fragile qu’il est temps de généraliser dans tous les établissements de soins.
La mise en scène est subtile à l’instar du jeux de ces deux magnifiques actrices . C est le cinéma qu’on aime encore et encore . Merci Mr Hamgushi .
besnur
besnur

20 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2026
film à la mise en scène brillante sur un sujet tabou mais essentiel avec des idées belles et fortes spoiler:
.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 813 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2026
Un homme ferme une fenêtre de visioconférence, d'humeur, et le visage d'une femme disparaît avant qu'elle ait fini de parler. Une seconde. C'est la seule violence des cent nonante-six minutes de Soudain, et Hamaguchi n'en montrera pas d'autre : le capital n'aura dans ce film ni personnage, ni scène, ni contrechamp. Il aura simplement le droit de mettre fin à un échange quand cela l'arrange. Tout le reste consistera à lui opposer des conversations que rien n'interrompt et dont seule la mort viendra à bout.

Marie-Lou dirige un établissement privé pour personnes âgées en banlieue parisienne, Le Jardin de la Liberté. Elle y implante l'humanitude : regard à hauteur d'yeux, parole adressée, description des gestes, toucher. Et la méthode fonctionne, les résidents se redressent, se rhabillent, redeviennent autonomes. La première heure ne quitte pas Marie-Lou. L'information nous parvient exactement quand elle lui parvient, et la caméra descend avec elle dans une succession d'épuisements dont aucun n'est spectaculaire. La focalisation produit une politique avant toute thèse : les objections apparaissent en position d'obstacle, la réforme en position de volonté. Le conseil d'administration résiste, parce que la grille tarifaire rémunère mieux un résident alité qu'un résident debout. L'équipe résiste aussi, mais pour une raison inverse : la méthode ajoute du travail sans ajouter personne. Deux refus opposés visent donc la même réforme, l'un par intérêt, l'autre par épuisement, et le film les distingue dès sa première heure. C'est pourquoi le reproche facile — qu'un cinéaste japonais serait venu vendre à la France une utopie du soin — ne l'atteint pas : Soudain connaît le prix de ce qu'il propose et le fait dire à celles qui le paieront.

Cette première heure ne se referme sur aucun événement, et c'est sa dureté. Marie-Lou n'a droit ni à la crise, ni à l'effondrement, ni au diagnostic qui autoriserait un arrêt : elle continue, à bout, en tenant l'établissement. Soudain est le document le plus exact dont nous disposions sur ce qu'une réforme signifie concrètement pour un membre de la fonction publique : un supplément de travail affectif demandé à effectif constant, financé par le temps privé de celles qui l'exécutent, rendu supportable par la conviction morale de celles qui le prescrivent. Ainsi la réformatrice s'use de sa propre réforme, exactement comme les soignantes lui annonçaient qu'elles s'useraient, et rien dans son organisation du travail ne prévoit ce cas. Ce qui viendra la relever ne sera pas une mesure mais un hasard, et c'est tout le programme.

Car c'est un hasard qui produit la rencontre. Marie-Lou rentre du travail lorsqu'elle aperçoit Tomoki, adolescent autiste, courant seul le long de la route ; elle le rejoint, trouve un traceur GPS dans sa poche et attend avec lui qu'on vienne le chercher. Arrivent Goro, comédien de septante cinq ans, et Mari, qui dirige le seul-en-scène où il joue. S'en suit une discussion où Mari l'invite au spectacle. La chaîne des hasards est longue, et le film en fait une thèse : le seul intervalle disponible dans la journée d'une directrice d'EHPAD est son trajet.

La pièce que monte Mari s'intitule De près, personne n'est normal — la formule de Franco Basaglia, qui obtint la fermeture des asiles italiens. Hamaguchi place au centre de son film le slogan de la désinstitutionnalisation, et il le place face à un établissement dont le nom promet déjà la liberté qu'il administre. Tout Soudain tient dans l'écart entre ces deux enseignes, et le récit mettra trois heures à choisir laquelle il croit. Reste que Tomoki, lui, ne se contente pas d'assister au spectacle : son enthousiasme y est intégré, la mise en scène l'accueille tel qu'il est. Un adolescent autiste n'est donc pas seulement pris en charge, il produit quelque chose que la pièce garde.

Le débat qui suit la représentation intervient avant que l'amitié soit scellée. Marie-Lou pose une question en japonais, Mari répond dans la même langue, et du public monte une réclamation : en français. Mari s'apprête à s'exécuter ; Goro l'en empêche. Le refus de Goro fonde le régime de tout ce qui suivra. La marche, la nuit, l'exposé théorique se dérouleront hors traduction, entre deux femmes qui passent d'une langue à l'autre sans jamais s'expliquer devant quiconque. Dans cette scène, l'opacité y est revendiquée : elle ne promet pas que tout puisse être partagé. Elle pose au contraire que certaines choses se disent à une seule personne, et que les dire à tous les affaiblirait.

Ce qu'il célèbre pendant deux heures n'est pas la méthode mais la rencontre — et une rencontre ne s'enseigne pas, ne se budgète pas, ne figure dans aucun plan de formation. L'humanitude, elle, est transmissible : c'est un protocole, on peut y former une équipe, c'est même tout le sujet de la première heure. Le film abandonne progressivement ce qui pouvait circuler au profit de ce qui ne le peut pas. Il commence dans une salle de réunion, où l'on discute des moyens de généraliser un geste, et il finit dans une conversation dont la valeur tient précisément à ce qu'elle n'appartienne qu'à deux personnes.

Vient alors la déambulation le long de la Seine, quatre tours de livres ouverts au-dessus de deux femmes qui fabriquent une pensée dont aucune page ne gardera trace. C'est dans ce flux que le cancer est annoncé. Puis la nuit se poursuit jusqu'au long exposé sur l'accumulation et le vol du temps libre — une demi-heure, qui se comprend par sa localisation. Hors de toute heure rémunérée, produit par une femme, devant une seule auditrice, sur un support effaçable. La partition de Samuel Andreyev intervient si rarement que la voix reste la seule musique continue de ces heures, et l'effort du japonais dans la bouche d'Efira (la friction, l'accent, l'hésitation micrométrique) donne au film ce que son discours n'énonce pas : la communication est du travail, et Soudain la distribue exactement comme le reste.

L'amitié fait ensuite entrer Mari dans l'établissement, et c'est là que le film trouve sa forme. L'humanitude prescrit de se placer face au résident, à sa hauteur, et de tenir son regard sans le lâcher. Or c'est exactement ce que fait Hamaguchi : pas de plongée, pas de vue d'ensemble sur un corps couché, mais un champ et un contrechamp entre deux visages à égalité. La méthode de soin et la méthode de tournage sont la même. Et le film maintient ce contrechamp face à des résidents dont l'inaptitude ne garantit aucune réponse : il continue de leur tendre le champ alors que rien ne reviendra. Filmer ainsi, c'est poser que la dignité ne se mérite pas par la réciprocité, qu'elle n'attend aucune contrepartie, qu'un cadre suffit à instituer un sujet.

La toilette de Micheline porte cette position à son sommet et la retourne dans le même geste. Marie-Lou lave, Mari décrit à voix haute chacun des gestes de son amie pour que la vieille femme sache ce qui arrive à son corps. Lumière bleutée de la nuit, peau filmée sans pudeur excessive ni voyeurisme, découpage presque imperceptible, bruits feutrés des pas et de l'eau. La séquence est admirable, et le soin y atteint sa forme la plus haute parce qu'elles sont deux au lieu d'une, et parce que la seconde n'est pas rémunérée pour être là. Elle donne à voir ce que serait un EHPAD doté du double d'effectif, en le faisant financer par l'amitié d'une mourante.

Ensuite, elles partent pour Kyoto quand la maladie s'aggrave. Le film leur offre là un intervalle qu'aucune d'elles ne pourrait s'offrir, et ne prend pas la peine de le camoufler. Le temps passé ensemble, dans Soudain, est donné par le récit, comme la nuit blanche l'était par l'insomnie et la rencontre par le hasard.

Le retour scelle le choix. Le dénouement fait entrer la mourante dans l'organigramme de l'établissement privé et installe le personnel sur le site — une mesure dont le film avait pourtant filmé, dès sa première heure, la méfiance qu'elle inspirait. Aucune scène ne lève l'objection : elle est simplement convertie en proposition acceptée par l'une ou l'autre. Plusieurs scènes montrent ensuite l'établissement changer de régime. Les hommages rendus par les familles d'abord : un proche vient raconter qui était le résident avant, et cela lui rend une épaisseur que la maladie avait effacée. Le film y est juste, il ne fabrique pas des saints — un fils pleure de ne plus jamais pouvoir affronter son père, dont la mémoire a disparu, et ce qui se dit là est un conflit inachevé. Les soignantes écoutent et finiront par faire l'exercice aussi.

Puis des résidents privés de parole se massent les mains et les pieds, et retrouvent par là de quoi se rejoindre. Personne ne l'a prescrit, aucune ligne budgétaire ne le finance, et le personnel là encore se prête à l'exercice plutôt qu'il ne le dirige. C'est la seule séquence du film où le soin n'est pris à personne — ni au salaire des soignantes, ni au sommeil de Marie-Lou, ni aux semaines qui restent à Mari. Le geste est le même dans les deux cas : l'équipe laisse la parole et le toucher venir d'ailleurs, et le soin cesse d'avoir une source unique.

Puis Mari meurt, et c'est le seul événement soudain d'un film qui n'a procédé que par accumulation. Reste alors son geste le plus ferme : elle a regardé l'objectif. Ce qui subsiste après cette mort mesure exactement ce que le film aura obtenu, et ce n'est pas ce qu'il cherchait au départ. La méthode que Marie-Lou défendait pendant une heure était juste dans ses gestes et fausse dans sa prémisse : le regard à hauteur d'yeux, la parole adressée, la verticalisation restent des attentions qu'un professionnel dirige vers un bénéficiaire. La bienveillance n'inverse pas le sens du flux. On peut soigner mieux sans jamais cesser de produire des patients, et c'est précisément ce que l'humanitude, laissée à elle-même, aurait indéfiniment reconduit. Mari apporte l'opération qui manquait, et elle l'avait déjà faite. Elle n'a pas accompagné Tomoki au spectacle, elle l'a intégré à la pièce : ce qu'un adolescent autiste produit devient une part de l'œuvre, non l'objet d'un accompagnement. Basaglia ne demandait rien d'autre — non pas mieux traiter les internés, mais supprimer la place d'interné. Le film avait mis cette phrase à son centre dès la pièce ; il lui aura fallu trois heures pour comprendre ce qu'il citait.

Soudain est donc autre chose qu'un plaidoyer pour un soin plus humain. C'est le récit d'une réformatrice qui découvre que sa réforme n'allait pas assez loin, et d'un cinéaste qui laisse dans son film tout ce qui contrarie sa position de départ. Ce que le film finit par proposer n'est pas de mieux traiter les vieillards : c'est de cesser d'en faire des vieillards.
Arthur De Sousa Monteiro
Arthur De Sousa Monteiro

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2026
3h15, le temps durant lequel Ryusuke Hamaguchi nous embarque au plus près d’une amitié sincère dont on ne sort pas indemne.
C’est doux, touchant, et sincère.

Vu à Cannes
velocio

1 545 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Avec "Soudain", le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi signe son film le plus abouti, un film dans lequel il fait bon usage des qualités qu’on lui connaissait déjà tout en ayant éliminé le défaut important qu’on retrouvait dans la plupart de ses films précédents. Il a, en plus, eu la chance ou le talent de s’entourer de 2 comédiennes en état de grâce qui ont pleinement mérité de se partager le Prix d’interprétation féminine lors du dernier Festival de Cannes. Film vu au Festival de Cannes. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
takeshi29
takeshi29

37 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2026
Sur le papier on pouvait s'attendre au pire : instinctivement des mots comme humanitude provoquent chez moi des poussées urticantes, Virginie Efira en directrice d'EHPAD était pour moi à peu près aussi crédible que Virginie Efira en gilet jaune, et puis les dernières expériences de cinéastes japonais en France ne poussaient pas à un optimisme démesuré. Ah oui et puis j'oubliais : 3h16 quoi !

Résultat : Ryusuke Hamaguchi est décidément un immense cinéaste et un humain pas horrible non plus. Car il fallait être sacrément courageux pour faire tout un film sur la bonté, qui n'est plus réellement une valeur cardinale, pour ne rien expliquer du miracle d'une rencontre, spirituelle, intellectuelle et presque charnelle dans les échanges. Car oui, et c'est l'une de ses particularités tout au long de sa filmographie, Hamaguchi semble voir la parole comme un geste érotique (Il l'avait même formalisé concrètement dans "Contes du hasard et autres fantaisies"), chez lui il peut y avoir de la sensualité dans un paperboard et une longue tirade sur libéralisme = chute de la démographie. Pas sûr que ce que je viens d'écrire incite quiconque à aller voir "Soudain", car non le capitalisme ce n'est pas sexy, pas plus qu'une partouse de vieux pieds ou l'organisation DRH d'un établissement de santé. Et pourtant je vous assure que c'est d'une fluidité absolue, qu'on peut adhérer à cette utopie qu'on pourrait croire d'un autre temps, à la valeur de l'altérité, du toucher, de l'échange, à l'alchimie inexplicable des âmes. Mon Dieu c'est horrible j'ai l'impression d'apporter de l'eau au moulin de ce que j'exècre le plus actuellement, le juteux marché du développement personnel. Alors que dans les faits le film n'est pas ça. Et c'est logique car les grands chefs ne font pas ce qu'on pourrait attendre avec des ingrédients basiques, il faut goûter leur recette pour comprendre, ou plutôt ne pas comprendre comment ils ont fait pour obtenir ce résultat. Tout comme je n'ai pas compris comment un cinéaste a obtenu ça de son duo d'actrices que le jury cannois ne pouvait que récompenser ensemble.

Vu en festival
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2026
vu en avp au festival du film de La Rochelle 2026. pourquoi 3h15 ? une heure et demie aurait suffit. le thème de depart est intéressant et quelques belles scènes surnagent, mais on a juste envie de couper la moitié des dialogues, qui pour beaucoup sonnent faux en plus.
hugues blondet
hugues blondet

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2026
Au Louxor, un samedi en fin d'après midi de juin, 3h15 de pur cinéma, brillant, innovant. Si rare, avec une pléiade d'acteurs merveilleux, Virginie Efira n'avait jamais atteint cette plénitude. Tchekhov n'est jamais loin des ces histoires si humaines, dures, entières. Un absolu en 2026.
Romain Brr
Romain Brr

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2026
Film INCROYABLE. D’une beauté, d’un esthétisme et d’une portée philosophique rares. Hamaguchi a su construire une fable qui raisonne et fait résonner un moyen de thérapie, l’éthique du « care », dont notre société malade a bien besoin !
Hélène E.
Hélène E.

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026
Un film qui fait du bien pour son humanitude. Une scène anthologique décrivant la spirale du capitalisme. Vu au festival de Cannes
Cinéphiles 44

1 681 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
"Soudain" suit une directrice d’un établissement pour personnes âgées, qui tente d’y instaurer l'humanitude, une approche des soins fondée sur l’écoute, la dignité et la considération de chaque résident. Ses méthodes trouvent un nouvel écho lorsqu’elle rencontre une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer. De cette rencontre naît une amitié profonde, presque vitale, qui transforme leur manière d’appréhender la vie, la maladie et la finitude. Dès les premières minutes, le film impose son ambition : celle de filmer le soin comme un acte politique, intime et profondément humain. L’immersion dans l’EHPAD est saisissante, presque documentaire, sans jamais perdre de vue la dimension sensible des personnages. Virginie Efira livre ici une performance exceptionnelle, d’une justesse rare. L'actrice parle d'ailleurs japonais pendant une large partie du film. À ses côtés, Tao Okamoto impressionne tout autant, dans un rôle à la fois fragile et lumineux. Les deux comédiennes méritent amplement leur Prix d’interprétation au Festival de Cannes 2026. Le film doit aussi beaucoup à cette sensation rare d’immersion : les longues conversations donnent l’impression d’être aux côtés des personnages, de partager leur temps, leurs doutes et leurs éclats de vérité. Hamaguchi filme la parole comme un espace vivant, où les idées circulent autant que les émotions. "Soudain" développe aussi une réflexion passionnante sur le rapport entre capitalisme et démocratie. Ces discussions, jamais didactiques, s’intègrent naturellement dans le récit et lui donnent une ampleur inattendue. Avec ses 3h15, le film pourrait sembler exigeant, mais il devient au contraire une expérience enveloppante, presque hypnotique. On en ressort avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de profondément humain, et surtout avec l’envie d’y retourner. Un film d’une rare beauté.
Tancrede d'Ukraine
Tancrede d'Ukraine

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2026
Vu aujourd'hui,
Intrigué par la double Palme d'interprétation Féminine. J'ai été plutôt déçu par le côté très cliché de l'approche en EPAHD et du traitement de l'Alzheimer associé à l'autisme, au cancer etc.
La critique du capitalisme et de l'individualisme est très clichée surtout en faisant appel au Japon, à son succès économique et à la volonté un peu lourde justement de faire un film subtil qui manque de...subtilité et de charme.
Les délices de Tokyo comme Soudain sont des adaptations de livres mais personnellement j'attends d'une ouvre cinématographique davantage qu'un plaidoyer pour "l'humanitude ????" Concept à peine évoqué dans le générique de fin.
La place des vieux, des malades, des marginaux et la place de l'art est un beau sujet mais on est pendant trois heures (pas trop longues cependant) confiné dans ce ping pong entre les deux actrices alternant japonais et français.
La japonaise est seule, par définition, par hypothèse et hop fin du scenario.
Finalement placer ce débat en Afrique, ou ailleurs poserait les questions de la famille, de la civilisation autrement serait aussi un angle.
Rien de notable côté visuel, ni sonore, un film plutôt plat mais pas creux.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Débordant d'empathie, le film du japonais Hamaguchi prend son temps (plus de 3h) pour montrer la rencontre de 2 femmes, 2 âmes sœurs qui, du fait de leurs parcours respectifs et leur sensibilité, aimeraient rendre possible l'impossible : après tout, il suffit peut-être d'essayer ?
C'est bouleversant, c'est philosophique et politique, c'est une vision du monde où chacun a sa place à condition de se respecter et de se connecter les uns aux autres.
Virginie Éfira et Tao Okamoto ont entièrement mérité leur prix d'interprétation au Festival de Cannes.
max7_13
max7_13

37 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Le film prend le temps de nous montrer le lien qui se crée petit à petit entre ces deux femmes, laisse les dialogues s’installer et ça fait du bien de prendre 3h16 de son temps pour voir ce film poétique. Vu en avant première dans le cadre d’à la reprise du festival de Cannes
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse