Les premières images m’ont projetée dans le souvenir de Mektoub, My Love : Canto Uno. Des jeunes gens, beaucoup de jeunes gens, courent en maillot de bain vers la mer. Les mêmes scènes se répètent, les corps sont en mouvement. Il fait chaud et la lumière traverse l’écran. C’est l’été. La saison est propice aux rapprochements entre les garçons et les filles. Ils déambulent, leurs corps à peine vêtus. Puis la caméra se resserre sur un jeune homme en particulier, Marouane. Passionné de musique classique, il s’apprête à partir étudier la musicologie. Il est souvent accompagné de son ami Noé, du camping à la mer, toujours un peu en marge des autres.
Il y a une langueur qui s’installe lorsque Marouane apparaît à l’écran, ou plutôt une sorte de torpeur intérieure chez ce jeune homme qui marche vers un but plus ou moins défini, le regard caché sous ses boucles noires. Tourmenté par les événements de la veille au soir, il est peut-être dans une forme de déni de ce qui a pu se passer. Il se rapproche de la belle Giulia, une jeune Italienne, elle aussi en vacances avant sa rentrée universitaire.
Stéphane Demoustier, tout comme dans La Fille au bracelet, parvient habilement à créer une ambiance où la tension est palpable. Une tension qui ne cesse de s’accentuer tout au long de ce long métrage pourtant assez court (1 h 32), dont l’action se déploie sur quarante-huit heures.
La fin est cinématographiquement très belle. Elle fonctionne comme un négatif du reste du film : jusque-là, les images suggéraient les mots ; dans les derniers instants, les images disparaissent et seule la voix demeure. Cette simplicité de mise en scène renforce toute la profondeur du propos.
Du point de vue de la qualité des acteurs c’est parfait et la photo est belle. On ne s’ennuie pas mais le scénario est un peu juste et on se dit en sortant se l’on ne se souviendra pas longtemps de ce petit film. Si ma critique me fait mentir, je modifierai ma note
Le paradoxe du film est d’avoir un rythme langoureux et contemplatif tout en ayant une durée (appréciable) de « juste » 1h33. La lumière de l’été dans les Landes est très bien restituée. L’immersion dans la vie adolescente d’aujourd’hui est fascinante.
Nous avons vu ce film en avant-première, Stephane Demoustier ffaitune fois encore preuve de son talent. Il filme avec justesse le mal-être des adolescents et surtout celui de Marwan, un adolescent introverti. Il arrive à maintenir une tension tout au long du film jusqu’à la chute 
Un thriller estival au cordeau, aussi tendu qu'élégant. Stéphane Demoustier prouve une nouvelle fois qu'il est un cinéaste à suivre de très près, avec une mise en scène précise, une tension qui ne faiblit jamais et des personnages finement écrits. Un film captivant qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Foncez le voir !