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Mathieu Killian
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3,0
Publiée le 3 septembre 2026
La chaleur, le dernier jour des vacances et une journée maudite ! Assassin après une dispute, une bagarre qu'il n'a pas provoqué, un adolescent tente avec beaucoup de mal de masquer son crime b
Du point de vue de la qualité des acteurs c’est parfait et la photo est belle. On ne s’ennuie pas mais le scénario est un peu juste et on se dit en sortant se l’on ne se souviendra pas longtemps de ce petit film. Si ma critique me fait mentir, je modifierai ma note
Rien n'accroche vraiment dans ce dernier film de Stephane Desmoustier si ce n'est juste de connaître la fin. L'ambiance de jeunes desoeuvrés en camping, le heros apathique, le scénario sans intérêt, bref rien à garden, heureusement le cinéma est climatisé
Fini le temps où le héros devait être une bombe ou un don juan. OK. Mais ici le héros est tellement inexpressif et ennuyeux qu'il plombe tout le film où l'on n'arrive pas à entrer.
La chaleur, aussi logique qu'un été en vacances avec son panel impérissable d'ados en chaleur plus ou moins finauds. Un accident digne de n'importe quel fait divers et un ado qui semble amorphe de bout en bout. C'est le véritable problème du film, d'emblée, on ne s'attache jamais à Marwan/Hussein qui trimballe la même tête d'ahuri inexpressif et éteint sur tout le film. Dès la première scène pourtant de baignade festive il est déjà hors du temps : pourquoi ?! On peut ainsi légitimement s'attendre à une révélation, genre trauma passé ou trouble psy ?!... Mais on va constater ensuite que le gros soucis du film est symptomatique de ce jeune acteur, la faute est donc celui du casting, outre la jolie révélation de Martina La Manna alias Giulia et peut-être la petite soeur, tous les acteurs ados jouent particulièrement mal, récitant bêtement leur texte, sans vitalité sans âme sans chair ni passion. Son personnage surnage surtout grâce à un scénario qui fait évoluer son personnage via des actions-réactions pas toujours très futées mais logiques et/ou compréhensives. La fin est sans surprise, c'est si attendue et convenue mais le message pouvait-il ne pas se faire ?! Un bon thriller ado-estival qui aurait pu être plus solide et convaincant avec un casting plus judicieux. Site : Selenie
A priori, La Chaleur semble beaucoup moins ambitieux dans son propos que le précédent film de Stéphane Demoustier, L'inconnu de la Grande Arche. C'est exact, mais avec ce thriller en pleine canicule, dans un camping des Landes, le cinéaste réussit peu à peu à nous accrocher à son atmosphère singulière, qui montre à quel point le réalisateur de Borgo, même quand il change de genre, possède un ton bien à lui, comme une sorte de naturalisme teintée d'étrange, de manière à ne pas mettre toutes les cartes sur table et à laisser intentionnellement des failles dans ses récits, permettant de ne pas exposer d'arrogantes certitudes. C'est le cas dans La Chaleur, cet Adolescence-sur-mer, avec son premier protagoniste au caractère peu perméable, jeune ténébreux cependant tenaillé par les affres du désir. L'accident qui a lieu en tout début de film laisse certes planer un vrai suspense, mais ce qui intéresse Demoustier, une fois encore, serait-on tenté de dire, est d'évoquer les limites et les ambigüités de la vérité et de la justice, ici traitées à l'âge dit ingrat, qui est aussi celui de l'ouverture du champ des possibles. Hadrien Hussein est excellent dans un rôle difficile et pas franchement sympathique, largement au-dessus du reste d'une interprétation de comédiens non-professionnels assez inégale.
Marouane vient de passer son bac et s’apprête à rentrer en fac. Il passe l’été avec ses parents, son frère et sa sœur dans un camping des Landes. S’il est proche de Noé, un ami que ses kilos en trop ne complexent guère, Marouane se sent en marge d’un groupe auquel il n’arrive pas à s’intégrer. La veille du départ, Marouane se dispute avec Oscar et cause involontairement sa mort. Il enterre son corps. la culpabilité le ronge.
« C’est Crime et Châtiment au camping ! Ou Dostoïevski en tongs ». C’est Stéphane Demoustier qui résume le mieux son cinquième film, après les succès de "La Fille au bracelet", "Borgo", "L’Inconnu de la Grande Arche". Trois films trois étoiles. J’en mettrais une de moins à celui-ci.
Certes, Stéphane Demoustier, qui adapte le premier roman de Victor Jestin, prix Femina des lycéens 2019, réussit fort bien à restituer l’ambiance d’une fin de vacances au camping. On sentirait presque la crème solaire, le sable qui crisse sous les pieds et l’odeur des merguez. Il réussit encore mieux à faire le portrait d’un adolescent qui s’apprête, non sans appréhension, à entrer dans l’âge adulte, qui se sent en marge d’un groupe dont il ne parvient pas à embrasser les codes, qui étouffe sous l’injonction de plaire et de pécho.
Mais "La Chaleur" souffre d’un défaut rédhibitoire dont le cinéma français pourtant réussit la plupart du temps à se prémunir. Ses acteurs, amateurs, sont mauvais. Très mauvais. Certes, Tristan Richard qui interprète Noé a de la gouaille et des kilos à revendre. Mais Hadrien Hussein dans le rôle de Marouane n’a aucune profondeur et ne sait rien faire d’autre que de promener ses trois poils de moustache taiseux d’un bout à l’autre du camping, écrasé par la chaleur. La seule à sortir son épingle du jeu est Martina La Manna dans le rôle de la solaire Giulia, qui apprend à Marouane que l’amour n’est pas une chose si compliquée ni si sérieuse.
Dans un contexte qui résonne particulièrement avec les épisodes de canicule que connaît actuellement la France, Stéphane Demoustier transforme "La Chaleur" en véritable personnage, omniprésent et oppressant. Sur les plages des Landes, Marouane, 17 ans, tente de profiter de sa dernière journée au camping. Mais une angoisse ne le quitte pas : le corps qu'il a enterré la veille dans le sable pourrait réapparaître à tout moment. Comme si cela ne suffisait pas, il découvre également les premiers émois amoureux auprès de Giulia, dans un été où culpabilité, désir et peur finissent par se confondre. Hadrien Hussein signe un premier rôle particulièrement magnétique. Tout en retenue, il parvient à faire ressentir le poids qui écrase son personnage sans jamais surjouer. Son regard inquiet et son jeu intériorisé portent une grande partie du film. La lumière, les plages brûlantes et les nuits moites créent un sentiment d'étouffement permanent. On ressent presque physiquement cette chaleur qui ralentit les corps et altère les décisions. Cette ambiance pesante accompagne parfaitement les errances de Marouane, constamment tiraillé entre son secret et son envie de vivre simplement son adolescence. C'est toutefois là que le film montre ses limites. À force de privilégier l'observation et les déambulations de son personnage principal, le film manque parfois de densité. Certains enjeux restent en suspens et le récit donne parfois l'impression de tourner autour de son sujet plutôt que de réellement l'approfondir.
Certains réalisateurs et certaines réalisatrices donnent l'impression de faire toujours, peu ou prou, le même film. Ce n'est vraiment pas le cas de Stéphane Demoustier qui possède un art consommé pour se renouveler film après film. Le problème, par contre, c'est que, après les excellents "La fille au bracelet", "Borgo" et "L'inconnu de la grande arche", on ne peut que se montrer déçu à la vision de "La chaleur" : un film de plus sur les agissements des grands adolescents, en particulier sur leur entrée dans la sexualité, et, franchement, c'est loin d'être le meilleur du genre, même si, de temps en temps, il y a quelques fulgurances qui donnent de l'espoir mais qui, malheureusement, font rapidement long feu. On retrouve ces adolescent(e)s en période de vacances, dans les Landes, dans une période de canicule et le réalisateur s'est focalisé sur Marouane, qui vient de réussir son baccalauréat et qui est dans ce camping avec ses parents, son frère et sa sœur. Ce pauvre Marouane a très vite un problème : il tue par accident un jeune de son âge, il l'enterre, ou plutôt, il l'"ensable" sur la plage et tout le reste du film, on va le voir à la fois miné par l'inquiétude de la découverte du corps et titillé par son désir ardent de se "rapprocher" d'une italienne de son âge. L'interprétation du film est globalement médiocre et ce qu'il raconte guère passionnant. J'attendais beaucoup mieux de Stéphane Demoustier !
Il n'y a pas de mystère : lorsqu'un film est tiré d'un roman primé comme c'est le cas ici ("La Chaleur" publié en 2019), le scénario tient très souvent la route ! Nous allons suivre les derniers jours de vacances de Marouane sur les plages des Landes. Du haut de ses 17 ans, ce garçon passionné de musique classique va vivre un drame hallucinant quand un soir, par accident, il tue puis enterre dans le sable un jeune homme issu du même camping. L'onde de choc de cet acte va le poursuivre dans les jours suivants où il devra continuer à gérer sa famille, un amour naissant, et un ami un peu spécial : réussira t-il à assumer un tel traumatisme ? Cette plongée dans notre jeunesse actuelle sur fond de tragédie possède un charme certain, j'ai aimé ce thriller psychologique assez prenant, malgré une batterie de comédiens débutants. Un malaise adolescent inégal, mais vraiment suffocant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Mais où est donc Oscar ? C'est la question que tout le monde se pose au camping mais seul Marouane a la réponse... puisqu'il l'a enterré sur la plage. Un film qui arrive à point nommé puisque, j'enfonce une porte ouverte : il fait chaud ! Mais en tout cas, ce n'est malheureusement pas ce film réalisé par le prolifique Stéphane Demoustier (qui nous sort un film par an depuis "Borgo") qui nous donnera plus chaud puisque c'est un thriller bien mou que nous avons sous les yeux. En effet, on est ici devant le genre de thriller français à l'histoire molle, aux sous-intrigues molles sous prétexte de passage à l'âge adulte et au jeu d'acteur aléatoire et surtout apathique ! Faut vraiment arrêter avec ça d'ailleurs, le fait de donner l'impression que tout le monde fait la gueule parce-que le sujet est sérieux. Parce-que du coup, on ne peut pas s'attacher à Marouane et pour le coup, ce n'est pas vraiment la faute de l'acteur mais plutôt de l'écriture du personnage. À force d'être constamment renfermé, on fini par se lasser de le voir déambuler dans les allées du camping. Alors certes, alors que les autres ados passent à l'âge adulte en essayant de "serrer" des filles ou de se trouver sexuellement (comme le pote de Marouane dont l'acteur joue particulièrement mal ou alors c'est encore une fois la direction d'acteurs qu'est flinguée) Marouane, lui, doit porter sa culpabilité tout en cachant aux autres son implication dans la disparition d'Oscar. En plus de ça, la mise en scène n'est pas plus inspirée que ça et hormis quelques plans panotés intéressants, elle est à l'image du reste, c'est-à-dire assez molle quand elle n'essaye pas de se faire passer pour contemplative. Bref, "La Chaleur" n'est donc pas un mauvais film mais il est tout simplement trop mou, je n'attendais pas spécialement un thriller palpitant mais un juste milieu aurait été appréciable.
Ah ? C’est l’adaptation d’un roman. Je me disais bien qu’il y avait quelque chose qui ne passait pas à l’écran dans ce scénario. Un personnage principal si ce n’est central taciturne, limite neurasthénique, accablé (comme nous tous en ce moment par la chaleur, c’est le titre) mais surtout par la culpabilité. Gravitent autour des ados en vacances comme lui dans ce camping mais rien qui nourrisse le scénario par une quelconque intrigue ou tension. C’est censé être un thriller psychologique, ouais trop psychologique ! C’est censé être captivant. Ouais, bof...
Que ce polar estival de Stéphane Demoustier est laborieux dans son ensemble! Marouane, 17 ans, en camping en famille dans les Landes, va commettre l'irréparable sur un autre jeune. Hadrien Hussein incarne mollement ce jeune quasi mutique tiraillé entre les conséquences de son acte mais surtout le sentiment de culpabilité. Malheureusement, on a du mal à s'attacher à ce personnage flegmatique qui va vivre son premier amour. Cela ressemble plus à un Kechiche raté qu'à un thriller oppressant sous la fournaise. Cette chaleur censée hausser le sentiment d'oppression chez Marouane a plutôt fait somnoler le spectateur que je suis.spoiler: Reste une fin surprenante qui sauve le film .
Après un début hasardeux (jeunisme ambiant, chronique estivale éculée, interprètes maladroits), le film finit par trouver sa voie, thriller estival à l'intrigue minimaliste mais prenante, autant qu'étude psychologique subtile. Une réussite au final.
24 heures dans la vie d'un adolescent devant gérer sa culpabilité. Cela ne vous rappelle rien? Stéphane Demoustiers s'offre son Paranoïd Park mais passe de la froideur de Portland à un jour de canicule dans un camping français. Il arrive à nous passionner alors qu'il ne se passe visiblement pas grand chose durant cette journée de torpeur à peine troublée par les gendarmes. L'essentiel se passe dans la tête de Marouanne, est invisible mais se ressent. L'oeil précis de Demoustiers fait encore des merveilles, il nous montre cet ado qui a du mal à rentrer dans le groupe, à se dévoiler avec pertinence. Et il n'oublie pas la légèreté avec un second rôle épatant (Tristan Richard).