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Blankovitch
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1,5
Publiée le 17 juillet 2026
J'ai beaucoup aimé la fille au bracelet et Borgo. Un peu moins l'inconnu de la grande Arche, mais avec ce film sur l'adolescence en été j'ai été très déçu. L'ambiance du livre n'y est plus du tout. Et dans celle-ci les dialogues sonnent creux, les situations paraissent ridicules et le tout est extrêmement mal joué par des comédiens amateurs.
J'aime beaucoup le cinéma de Stéphane Demoustier, aussi étais-je très impatient de découvrir son nouveau film.
Ce nouvel opus se situe quelque part entre le film de vacances (avec des clins d'oeil à Mektoub my love, la sensualité en moins) et le thriller psychologique versant culpabilité (on peut penser à Kieslowski), sans vraiment choisir sa voie.
Tout est ici esquissé, et on voit bien à la fois où Demoustier voudrait nous emmener, et la façon dont il rate son film : des facilités d'écriture, des personnages trop grossièrement dessinés, une intrigue qui se dilue vite (alors que le film ne dure que 1h33).
Restent tout de même d'évidentes qualités de direction d'acteurs (belle découverte de la jeune Martina la Manna) et la capacité qu'à Demoustier à tisser une atmosphère propre au film, ici de nature amère et cotonneuse.
A moitié réussi, à moitié raté : je vous laisse juge.
C'est le troisième film que je vois du cinéaste Stephane Demoustier après "La fille au bracelet" et "Borgo", "La chaleur" est une bonne œuvre différente de ce qu'il a réalisé par la passé qui se suit. On est dans un camping estival où des adolescents font la fête, bronzent, flirtent, à part Marouane qui un soir tue accidentellement un camarade provoquant sans que personne ne les voient. Il décide d'enterrer le corps sous un rocher dans le sable discrètement. Plusieurs situations peuvent se présenter, Stephane Demoustier montre les choses d'adolescences avec pudeur tout en faisant monter l'intrigue car la famille s'inquiète, la gendarmerie enquête et c'est embarrassant pour le jeune homme. J'ai bien aimé la mise en scène solaire de Stephane Demoustier filmant le camping et la plage bien retranscrites à l'écran. Le jeune Hadrien Hossein s'en sort honorablement dans la peau de Marouane. Le casting est méconnu mais je pense que certains comédiens ont la place dans le monde du cinéma, je leur souhaites en tout cas. Un long métrage qui donne coup de "chaleur" pour se donner des idées.
Film intéressant de Stéphane Demoustier que cette adaptation du Roman de Victor Jestin , publié en 2019 . C'est autant un Thriller Psychologique haletant jusqu'au bout qu'une interrogation sur la culpabilité !
Comme dans « La fille au bracelet » Stéphane Demoustier réalise une nouvelle chronique adolescente, avec ses turpitudes, sa confrontation à la vérité, la montée du désir, la difficulté à exprimer sentiments et ressentiments… C’est l’été, les vacances entre potes au camping, la chaleur est caniculaire, et Marouane (Hadrien Hussein) tue un copain par accident et dissimule son cadavre…. Il erre entre les allées du camping et la plage, assommé par la chaleur ambiante et ses angoisse… Ses déambulations mutiques sont à l’image de son labyrinthe mental, incompréhensible pour ses camarades qui profitent insouciants du soleil, de la mer, de la vie en maillot de bain pour susciter désir et premiers émois amoureux…. La chaleur est un film âpre, exercice de style et d’atmosphère avec unité de lieu, de temps et d’action…. Point de suspense, juste les tourments de Marouane. Alors certains trouveront probablement que l’ennui n’est pas loin, quand langueur rime un peu trop avec torpeur….
Qu'il n'est pas bon d'être un jeune adulte meurtrier un peu trop décalé par rapport à ses contemporains. Sinon c'est du Simenon, une tragédie. Tristan Richard est excellent. Globalement cela manque de rythme.
Chronoque adolescente pas mal, la mise en scene de la vie d’une troupe de jeunes et precisement celle du heros rongé à la fois par un mal etre adolescent effacé au moment de sa mutation en jeune homme, en quelque sort represente bie. Le complexe du crabe en psychologie… malheureusement le denluement gache tout. Dommage
Ai vu « La châleur » de Stéphane Demoustier d’après le roman de Victor Jestin. Après l’excellent « Borgo » et le parfait « L’inconnu de la grande Arche » , le réalisateur nous revient avec un film mineur qui pourrait être le pendant du pas très bon « La fille au bracelet ». On y retrouve la plage, un adolescent mutique face à la culpabilité, des parents qui vivent en parallèle du drame de leur enfant… Marouane (le fade et inexpressif Hadrien Hussein) séjourne au camping municipal dans les Landes avec ses parents. Un soir il assiste à la mort d’Oscar. Sans lui prêter secours dans un premier temps, il décide d’enterrer le corps sur la plage (!!!). Marouane va s’enfermer dans le silence, dans l’isolement et porter tout le poids de la culpabilité. Marouane, (frange tombante et regard de chien battu) erre comme un ectoplasme à travers le camping, lors des soirées à la discothèque et sur la plage. Son ami, Noé (pénible et jamais juste Tristan Richard) veut absolument qu’il s’inscrive sur les réseaux sociaux « pour baiser ». Puis Marouane tombe amoureux de Giulia (insipide Martina La Hanna), jeune fille qui affole les garçons du camping. Le casting n’est pas bon, les dialogues sonnent souvent faux et surtout les situations sont foncièrement improbables. Il est donc très difficile d’avoir la moindre empathie pour Marouane. La mise en scène est soit appuyée (des ralentis, des cadrages qui s’éternisent sur les corps dénudés des adolescents,…) soit inexistante et parfois illisible (des panoramas de paysage pendant des monologues). Les scènes sont répétitives (les duos Marouane/Noé sont insupportables), et l’apathie du personnage principal plombe totalement le film. Ce qui pouvait être le sel du roman, ne passe jamais à l’écran et Stéphane Demoustier se retrouve incapable de traduire les tensions, le dilemme… Tout n’est qu’apathie mutique et errance taciturne. On assiste dans la torpeur générale et avec désintérêt à « La châleur » qui est bien tiédasse mais qui nous plonge très rapidement dans un assoupissement enkylosant. Probablement qu’il aurai fallut un Abdellatif Kechiche pour mettre du piment et surtout de la vie dans ce film qui en manque cruellement.
Très beau portrait d'un adolescent que sa sensibilité et son intelligence tiennent à distance des plaisirs immédiats et bruyants de ses pairs et qui se retrouve soudain projeté dans un drame qu'il n'a pas voulu. Le regard perdu de l'acteur Hadrien Hussein est magnifique. Certains trouveront peut-être que le film manque d'action, mais cela est compensé par le regard troublant de l'acteur principal qui incarne un jeune homme portant un fardeau trop lourd pour ses épaules et qui semble se laisser dériver jusqu'au sursaut final. J'ai beaucoup aimé ces "désarrois du jeune Marouane" qui ne sait ni comment s'y prendre pour séduire ni comment faire face à son destin.
Un film ennuyeux, où il ne se passe rien de palpitant entre l'accident et la fin. On ne parvient pas à s'attacher au personnage principal, adolescent atone et stupide. Le jeu de l'acteur manque totalement d'expressivité. La famille est sans intérêt. Seul le copain et l'Italienne ont une personnalité avec un peu de relief. On ne vibre pas, on ne rit pas et on n'apprend rien. Pas mal réalisé mais, à mon sens, c'est ce qu'on appelle un film raté.
Au lieu de la chaleur, on aurait du appeler ça le navet! Le personnage central avec le charisme d'une coquille saint-jacques! Il y a certes de l'esthétisme dans l'image mais c'est bien ce qu'il reste de positif!