La Chaleur
Note moyenne
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selenie

7 449 abonnés 6 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2026
La chaleur, aussi logique qu'un été en vacances avec son panel impérissable d'ados en chaleur plus ou moins finauds. Un accident digne de n'importe quel fait divers et un ado qui semble amorphe de bout en bout. C'est le véritable problème du film, d'emblée, on ne s'attache jamais à Marwan/Hussein qui trimballe la même tête d'ahuri inexpressif et éteint sur tout le film. Dès la première scène pourtant de baignade festive il est déjà hors du temps : pourquoi ?! On peut ainsi légitimement s'attendre à une révélation, genre trauma passé ou trouble psy ?!... Mais on va constater ensuite que le gros soucis du film est symptomatique de ce jeune acteur, la faute est donc celui du casting, outre la jolie révélation de Martina La Manna alias Giulia et peut-être la petite soeur, tous les acteurs ados jouent particulièrement mal, récitant bêtement leur texte, sans vitalité sans âme sans chair ni passion. Son personnage surnage surtout grâce à un scénario qui fait évoluer son personnage via des actions-réactions pas toujours très futées mais logiques et/ou compréhensives. La fin est sans surprise, c'est si attendue et convenue mais le message pouvait-il ne pas se faire ?! Un bon thriller ado-estival qui aurait pu être plus solide et convaincant avec un casting plus judicieux.
Site : Selenie
traversay1

4 487 abonnés 5 385 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juillet 2026
A priori, La Chaleur semble beaucoup moins ambitieux dans son propos que le précédent film de Stéphane Demoustier, L'inconnu de la Grande Arche. C'est exact, mais avec ce thriller en pleine canicule, dans un camping des Landes, le cinéaste réussit peu à peu à nous accrocher à son atmosphère singulière, qui montre à quel point le réalisateur de Borgo, même quand il change de genre, possède un ton bien à lui, comme une sorte de naturalisme teintée d'étrange, de manière à ne pas mettre toutes les cartes sur table et à laisser intentionnellement des failles dans ses récits, permettant de ne pas exposer d'arrogantes certitudes. C'est le cas dans La Chaleur, cet Adolescence-sur-mer, avec son premier protagoniste au caractère peu perméable, jeune ténébreux cependant tenaillé par les affres du désir. L'accident qui a lieu en tout début de film laisse certes planer un vrai suspense, mais ce qui intéresse Demoustier, une fois encore, serait-on tenté de dire, est d'évoquer les limites et les ambigüités de la vérité et de la justice, ici traitées à l'âge dit ingrat, qui est aussi celui de l'ouverture du champ des possibles. Hadrien Hussein est excellent dans un rôle difficile et pas franchement sympathique, largement au-dessus du reste d'une interprétation de comédiens non-professionnels assez inégale.
Yves G.

1 849 abonnés 4 036 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2026
Marouane vient de passer son bac et s’apprête à rentrer en fac. Il passe l’été avec ses parents, son frère et sa sœur dans un camping des Landes. S’il est proche de Noé, un ami que ses kilos en trop ne complexent guère, Marouane se sent en marge d’un groupe auquel il n’arrive pas à s’intégrer. La veille du départ, Marouane se dispute avec Oscar et cause involontairement sa mort. Il enterre son corps. la culpabilité le ronge.

« C’est Crime et Châtiment au camping ! Ou Dostoïevski en tongs ». C’est Stéphane Demoustier qui résume le mieux son cinquième film, après les succès de "La Fille au bracelet", "Borgo", "L’Inconnu de la Grande Arche". Trois films trois étoiles. J’en mettrais une de moins à celui-ci.

Certes, Stéphane Demoustier, qui adapte le premier roman de Victor Jestin, prix Femina des lycéens 2019, réussit fort bien à restituer l’ambiance d’une fin de vacances au camping. On sentirait presque la crème solaire, le sable qui crisse sous les pieds et l’odeur des merguez. Il réussit encore mieux à faire le portrait d’un adolescent qui s’apprête, non sans appréhension, à entrer dans l’âge adulte, qui se sent en marge d’un groupe dont il ne parvient pas à embrasser les codes, qui étouffe sous l’injonction de plaire et de pécho.

Mais "La Chaleur" souffre d’un défaut rédhibitoire dont le cinéma français pourtant réussit la plupart du temps à se prémunir. Ses acteurs, amateurs, sont mauvais. Très mauvais. Certes, Tristan Richard qui interprète Noé a de la gouaille et des kilos à revendre. Mais Hadrien Hussein dans le rôle de Marouane n’a aucune profondeur et ne sait rien faire d’autre que de promener ses trois poils de moustache taiseux d’un bout à l’autre du camping, écrasé par la chaleur. La seule à sortir son épingle du jeu est Martina La Manna dans le rôle de la solaire Giulia, qui apprend à Marouane que l’amour n’est pas une chose si compliquée ni si sérieuse.
Cinemadourg

907 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2026
Il n'y a pas de mystère : lorsqu'un film est tiré d'un roman primé comme c'est le cas ici ("La Chaleur" publié en 2019), le scénario tient très souvent la route !
Nous allons suivre les derniers jours de vacances de Marouane sur les plages des Landes. Du haut de ses 17 ans, ce garçon passionné de musique classique va vivre un drame hallucinant quand un soir, par accident, il tue puis enterre dans le sable un jeune homme issu du même camping.
L'onde de choc de cet acte va le poursuivre dans les jours suivants où il devra continuer à gérer sa famille, un amour naissant, et un ami un peu spécial : réussira t-il à assumer un tel traumatisme ?
Cette plongée dans notre jeunesse actuelle sur fond de tragédie possède un charme certain, j'ai aimé ce thriller psychologique assez prenant, malgré une batterie de comédiens débutants.
Un malaise adolescent inégal, mais vraiment suffocant !
Site CINEMADOURG . free . fr
Shawn777

808 abonnés 3 944 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Mais où est donc Oscar ? C'est la question que tout le monde se pose au camping mais seul Marouane a la réponse... puisqu'il l'a enterré sur la plage.
Un film qui arrive à point nommé puisque, j'enfonce une porte ouverte : il fait chaud ! Mais en tout cas, ce n'est malheureusement pas ce film réalisé par le prolifique Stéphane Demoustier (qui nous sort un film par an depuis "Borgo") qui nous donnera plus chaud puisque c'est un thriller bien mou que nous avons sous les yeux.
En effet, on est ici devant le genre de thriller français à l'histoire molle, aux sous-intrigues molles sous prétexte de passage à l'âge adulte et au jeu d'acteur aléatoire et surtout apathique ! Faut vraiment arrêter avec ça d'ailleurs, le fait de donner l'impression que tout le monde fait la gueule parce-que le sujet est sérieux. Parce-que du coup, on ne peut pas s'attacher à Marouane et pour le coup, ce n'est pas vraiment la faute de l'acteur mais plutôt de l'écriture du personnage. À force d'être constamment renfermé, on fini par se lasser de le voir déambuler dans les allées du camping.
Alors certes, alors que les autres ados passent à l'âge adulte en essayant de "serrer" des filles ou de se trouver sexuellement (comme le pote de Marouane dont l'acteur joue particulièrement mal ou alors c'est encore une fois la direction d'acteurs qu'est flinguée) Marouane, lui, doit porter sa culpabilité tout en cachant aux autres son implication dans la disparition d'Oscar.
En plus de ça, la mise en scène n'est pas plus inspirée que ça et hormis quelques plans panotés intéressants, elle est à l'image du reste, c'est-à-dire assez molle quand elle n'essaye pas de se faire passer pour contemplative.
Bref, "La Chaleur" n'est donc pas un mauvais film mais il est tout simplement trop mou, je n'attendais pas spécialement un thriller palpitant mais un juste milieu aurait été appréciable.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

378 abonnés 493 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier poursuit son exploration d'une adolescence confrontée à un événement irréversible. Adapté du roman de Victor Jestin, le film suit Marouane, un jeune de 17 ans qui passe sa dernière journée dans un camping des Landes après avoir enterré le corps d'un adolescent sur une plage. Dès lors, le récit ne cherche pas à multiplier les rebondissements. Il accompagne au contraire un personnage enfermé dans un silence qui devient progressivement le véritable moteur dramatique.

Le film se distingue par son refus du spectaculaire. La culpabilité ne s'exprime jamais par de grands discours, mais par une accumulation de gestes retenus, de regards fuyants et d'hésitations qui modifient la perception du temps. Chaque promenade sur la plage, chaque repas familial ou chaque échange avec les autres adolescents semble susceptible de faire basculer la situation. Cette montée progressive de la tension transforme les scènes les plus ordinaires en moments d'attente presque insoutenables.

Cette approche rappelle la manière dont Stéphane Demoustier abordait déjà la question du crime dans La Fille au bracelet. Dans les deux œuvres, l'événement criminel constitue moins une enquête qu'un révélateur des fragilités humaines. Les personnages évoluent sous le poids du regard des autres, tandis que la culpabilité, réelle ou supposée, finit par redéfinir leur place dans leur entourage. La Chaleur prolonge cette réflexion en l'inscrivant dans un univers estival où les vacances, censées représenter la liberté, deviennent paradoxalement un espace de surveillance permanente.

Le récit observe également avec précision les mécanismes de conformité qui structurent les groupes adolescents. Les soirées, l'alcool, la séduction et la nécessité d'appartenir au collectif créent une pression diffuse. Chacun semble jouer un rôle afin de préserver son image, alors que les émotions demeurent largement inexprimées. Le film montre comment cette normalité apparente peut devenir un piège pour celui qui porte déjà un poids intérieur impossible à partager.

Porté par la composition très intériorisée d'Hadrien Hussein, épaulé par Tristan Richard et la révélation Martina La Manna, La Chaleur s'impose comme un thriller psychologique atypique. Son rythme privilégie l'attente à l'action et le non-dit aux démonstrations. Dans un paysage où les récits accélèrent souvent leur narration, le film choisit une progression lente et organique qui fait de chaque silence un élément dramatique à part entière.
Michel C.

369 abonnés 1 807 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2026
Après « L'inconnu de la Grande Arche » au succès confirmé en salles, et « Borgo » un thriller dramatique au scénario puissant, Stéphane Demoustier change complètement de registre dans une comédie apriori plus légère et de saison. Tout démarre sous les meilleures auspices en camping avec ses parents au bord de la mer, pour Marouane ( Hadrien Hussein ), bien que ce dernier semble être plutôt solitaire, à la recherche de son identité propre, pas très à l’ aise avec les autres jeunes. Mais le scénario ne laisse pas trop de temps au spectateur pour apprécier son comportement indécis, le précipitant un accident presque banal. A partir de là, l’ intrigue se resserre de minutes en minutes, autour de ce jeune en délicate posture. Le réalisateur va prendre tout son temps pour capter et dépeindre l’ effervescence cérébrale et son ambigüité que doit vivre le jeune Marouane, entre ses copains, ses désirs naissants et les contours de la cellule familiale. A ce titre, la mère de Marouane est subtilement interprétée par Cécile Ducrocq, réalisatrice notamment « Une femme du monde » et co-scénariste du « Bureau des Légendes » ( par ailleurs compagne de S Demoustier ). Le film peut sembler long, et manquer de rythme, puisque la caméra s’ attache à scruter toute l’ incertitude et la difficulté de l’ adolescent à surmonter une telle épreuve. Son interprétation est d’ailleurs prometteuse ainsi que celle de la jeune et jolie Italienne : Giulia ( Martina La Manna ). Une belle surprise pour cet été très « chaud » parfaitement raccord avec le titre…..!!**
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 463 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2026
Marouane est un ado de 17 ans, assommé par la chaleur d’un été. En vacances au camping avec ses parents et sa soeur, il vit sa vie d’adolescent, entre les soirées d’été entre amis et la plage. Mais sa vie va dramatiquement basculer lors de sa dernière soirée de vacances. Le personnage de Marouane est tortueux, complexe, discret et parvient à séduire quand même. Le film est réussi pour pleins de raisons : la chaleur qui nous étouffe nous plonge dans le même état que les protagonistes : amorphes. Le casting est composé de jeunes comédiens prometteurs : on veut les suivre. La musique, nous plonge dans une ambiance pleine de questionnements : on se demande sans cesse ce qu’il va bien pouvoir se passer ensuite. Enfin, le décor nous donne envie d’enjamber l’écran et de rejoindre cette plage des Landes au plus vite. Vous l’aurez compris, ce nouveau film de Stéphane Demoustier est le bijou de cet été. En bonus, pour celles et ceux qui auraient lu le livre de Victor Jestin (j’en suis), je ne me suis pas rendu compte avant le générique que je connaissais l’histoire. Et ça c’est chouette.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Un peu déçu par la lenteur de ce film dont le scénario est très prévisible, pas très intéressant dans les actions, un peu toujours le même dialogue
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 230 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Demoustier, dont on a apprécié les films précédents, a du mal a convaincre avec ce polar estival psychologique. peu de suspense voire pas du tout, des relations adolescentes rappelant vaguement les films de Rohmer, de jeunes acteurs pas toujours très convaincants, trop de points négatifs qu une mise en scène élégante n arrive pas a nous faire oublier.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 611 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2026
Où l’ennui règne en maître

Décidément, la filmographie de Stéphane Demoustier ne se contente pas d’être superbe, elle est aussi très variée. De Terre battue en 2014, à ce ce thriller dramatique, en passant par la fille au bracelet, Borgo et surtout L’inconnu de la grande arche, il n’y a décidément pas grand-chose à jeter. Aussi ces nouvelles 93 minutes m’ont-elles un peu laissé sur ma faim. Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia… Oui une déception, car le cinéaste ne tire pas vraiment profit d’un bon point de départ et nous laisse dans un entre-deux mollasson et un tantinet monotone… La chaleur sans doute !
Au-delà de l'aspect thriller du film, le réalisateur voulait surtout dresser le portrait d'un adolescent de notre époque. Certes le personnage est atypique et il a des relations difficiles avec son entourage, famille, copains et même Giulia, sont très joli flirt. Mais sa bouderie permanente, ses allers retours constants, son indécision et le manque de tension dramatique qui s’en suit finissent par lasser. Dommage, car, même si on ne ressent aucune empathie pour le « héros », on aurait aimé se passionner pour un vrai suspense, ou à défaut pour une quelconque tension. Mais non, et ce n’est pas le twist final qui apporte quoi que ce soit. Enfin, le fait que ce film se soit tourné avec un budget plus que modéré n’explique, ni excuse la faiblesse du scénario. Une bonne idée ne suffit pas à faire un film, encore faut-il en faire quelque chose.
Le casting est entièrement constitué d’inconnus du grand public. A cet effet Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna, - un petit accessit particulier pour sa très jolie présence -, Noël Houssard, Zakariya Gouram, Cécile Ducrocq, font le boulot, mais avec cette espèce de mollesse ambiante qui fait qu’on a du mal à adhérer à leurs problèmes, somme toute banals. Reste la qualité de la photographie, la maîtrise technique – du montage en particulier -, et une belle direction d’acteurs parmi lesquels certains – es – se révèleront peur être. Tout ça ne remet pas en cause mon admiration pour ce cinéaste, dont le talent n’est nullement remis en question, mais savoir détecter, ici, un léger coup de mou… Je me répète, la chaleur sans doute.
Paris10
Paris10

96 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juillet 2026
Une histoire plutôt convenue et cousue de fil blanc, malgré la mise en scène, tout est déjà dans la bande-annonce.
On s'ennuie un peu (trop). Dommage.
Borgo et L'inconnu de la Grande Arche sont plus réussis, je vous les conseille.
domit64
domit64

74 abonnés 371 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2026
Film interminable, on suit les errements de Marouane durant ces 2 derniers jours dans un camping et alors qu’il a peur qu’il retrouve le corps qu’il a enterré. On en sait pas si le réalisateur a voulu explorer la vie des ado l’été dans un camping dans les landes ou s’il a voulu faire un thriller. C’est assez oppressant, mais ça reste ennuyeux et mou. D’autre part, certains personnages sont mal joués… bref, je ne suis pas convaincue du tout
Chris G
Chris G

41 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2026
Les personnages de Stéphane Demoustier manquent souvent d’aspérités et tendent vers le cliché. Malgré ses faiblesses l’intrigue autour de son personnage principal taiseux, introverti et aux réactions à retardement, a dû charme
Domvill
Domvill

35 abonnés 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2026
l intérêt pricipal de ce drame thriller dans un camping sous la canicule est sans conteste la psychologie du jeune garçon
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