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Mathieu Killian
3 abonnés
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3,0
Publiée le 3 septembre 2026
La chaleur, le dernier jour des vacances et une journée maudite ! Assassin après une dispute, une bagarre qu'il n'a pas provoqué, un adolescent tente avec beaucoup de mal de masquer son crime b
C'est le troisième film que je vois du cinéaste Stephane Demoustier après "La fille au bracelet" et "Borgo", "La chaleur" est une bonne œuvre différente de ce qu'il a réalisé par la passé qui se suit. On est dans un camping estival où des adolescents font la fête, bronzent, flirtent, à part Marouane qui un soir tue accidentellement un camarade provoquant sans que personne ne les voient. Il décide d'enterrer le corps sous un rocher dans le sable discrètement. Plusieurs situations peuvent se présenter, Stephane Demoustier montre les choses d'adolescences avec pudeur tout en faisant monter l'intrigue car la famille s'inquiète, la gendarmerie enquête et c'est embarrassant pour le jeune homme. J'ai bien aimé la mise en scène solaire de Stephane Demoustier filmant le camping et la plage bien retranscrites à l'écran. Le jeune Hadrien Hossein s'en sort honorablement dans la peau de Marouane. Le casting est méconnu mais je pense que certains comédiens ont la place dans le monde du cinéma, je leur souhaites en tout cas. Un long métrage qui donne coup de "chaleur" pour se donner des idées.
Le réalisateur de "La grande arche" nous entraîne cette fois dans un camping, pendant des vacances caniculaires aux côtés d'un jeune garçon auteur involontaire d'un meurtre. A la touffeur de l'été s'ajoute l'embarras de l'adolescence, puis après le drame, la crainte d'être découvert, et enfin, une rencontre puis le dénouement. Un film lent mais réussi qui, comme l'adolescence, marque le passage d'un état à un autre.
Un film très réussi à beaucoup de points de vue. Quels contrastes pour des personnages au début de l’âge adulte. Personnellement j’aurais peut-être préféré le titre « l’innocent » plutôt que la chaleur. On se dit qu’il va y avoir du rythme puisque l’histoire du film se déroule en quelques heures, et bien pas du tout, c’est très « lent » et c’est très lourd et ça contribue au développement de l’angoisse. D’ailleurs on a envie de secouer ce grand ado, mais c’est ça l’adolescence aussi. En fait ce film est rempli de paraboles qui se croisent. De mon côté je garderai en mémoire l’histoire du copain du personnage principal qui donne la vraie signification de l’histoire du film.
Que ce polar estival de Stéphane Demoustier est laborieux dans son ensemble! Marouane, 17 ans, en camping en famille dans les Landes, va commettre l'irréparable sur un autre jeune. Hadrien Hussein incarne mollement ce jeune quasi mutique tiraillé entre les conséquences de son acte mais surtout le sentiment de culpabilité. Malheureusement, on a du mal à s'attacher à ce personnage flegmatique qui va vivre son premier amour. Cela ressemble plus à un Kechiche raté qu'à un thriller oppressant sous la fournaise. Cette chaleur censée hausser le sentiment d'oppression chez Marouane a plutôt fait somnoler le spectateur que je suis.spoiler: Reste une fin surprenante qui sauve le film .
Il fait chaud en cette fin d'été, sur un camping situé dans les Landes. Toute la troupe de jeunes adolescents s'élance dans les vagues. C'est l'été, les corps de dénudent, l'alcool coule à flots. Sauf pour Marouane, qui reste à l'écart, toujours en t-shirt, rarement ivre ou alors seulement pour "faire comme les autres". Marouane aime la musique classique. Il aime les filles mais ne s'inscrit pas sur Tinder pour les "baiser" comme son pote, qui lui n'a que ce mot là à la bouche. Marouane est différent mais il ne l'assume pas totalement. Il flotte un peu à côté, il arrondit les angles, juste assez pour faire partie, pour ne pas s'attirer trop d'ennuis. Pourtant des ennuis il en a, comme ce soir-là. Théo, le populaire, s'en prend à lui. La dispute tourne mal. Théo trébuche, et se fracasse le crâne. Dans la panique, Marouane s'enfuit. Puis revient pour cacher le corps. Il n'assumera pas. Il préfère se cacher, éviter les ennuis. Les 24 heures suivantes seront celles d'une lente acceptation. D'abord de celui qu'il est, sous le regard amoureux de Giulia. Elle l'aime tel qu'il est, avec sa musique, ses silences, son intemporalité. Malgré l'indicible culpabilité qui le ronge, il s'épanouit enfin car il se déleste du poids de l'autre. Il se met torse nu. Dans la moiteur de cette fin d'été, dans la bulle du camping, dans la parenthèse des vacances qui donne lieux à ces petits moments qui nous font adulte, il s'accepte enfin. Lui, ses qualités, ses erreurs, et leurs conséquences. Le film, assez loin du polar estival suggéré par la BA, dessine à petites touches une subtile chronique de l'adolescence et de ses tourments moraux.
Rien n'accroche vraiment dans ce dernier film de Stephane Desmoustier si ce n'est juste de connaître la fin. L'ambiance de jeunes desoeuvrés en camping, le heros apathique, le scénario sans intérêt, bref rien à garden, heureusement le cinéma est climatisé
Il ne se passe pas grand chose. Un camping, la canicule, un ado qui ne parle pas. Et pourtant, j'ai eu le ventre noué pendant 1h30. Demoustier ne filme pas une intrigue, il filme une moiteur. Celle de l'air, celle du secret que Marouane trimballe depuis l'accident du début. Tout est suspendu C'est un thriller sans course-poursuite. Le danger n'est pas dehors, il est dans ce que Marouane va faire de ce qu'il tait. Et jusqu'au dernier plan, on ne sait pas si ça va exploser ou s'étouffer. Un grand film sur l'adolescence.
Je n ai pas compris les critiques, j ai adoré ce film, c est un drame pas vraiment un thriller, les jeunes jouent très bien, c est un film simple mais pas du tout ennuyeux, c est même très intéressant, les images sont belles . Je dis Bravo à Mr Demoustier, ainsi qu à son equipe, ce film mérite d être vu et apprécié à sa juste valeur.
Certes du bon cinéma, avec de belles images de baignade dans les vagues, un rendu intéressant de la vie en huis clos dans un camping, une belle bande son. Mais l'histoire n'est pas passionnante et tourne sur elle-même dès que l'accident se produit. Les acteurs sont plutôt médiocres et les personnages bien peu sympathiques.
Je suis allé le voir sans rien connaître du film, mis à part le synopsis de quelques lignes. J’apprends donc que c’est tiré d’un livre en lisant vos reviews et, personnellement, sans avoir connaissance du livre, j’ai pas mal apprécié.
Je trouve que l’ambiance du film est excellente et que, plus le film avance, plus la culpabilité devient comme la chaleur, étouffante. L’histoire est bonne et les plans sont vraiment beaux.
J’admets que j’y trouve aussi des défauts, notamment dans le jeu d’acteur du personnage principal, un peu trop sombre et ténébreux, même avant le crime. Le jeu d’acteur laisse parfois à désirer d’ailleurs, je pense notamment au meurtre, qui était un peu cringe.
Mais dans l’ensemble, j’ai quand même passé un excellent moment devant ce film.
Dès les premières minutes, ce film de Stéphane Demoustier – dont les qualités de cinéaste ne sont plus à prouver – installe un faux rythme dont il ne parviendra jamais à se départir. Tous les protagonistes semblent jouer deux tons en dessous de ce qu’ils devraient – ils sont pour la plupart non-professionnels et sont hélas mal dirigés. À commencer par le premier rôle, dont l’apathie finit par desservir le propos et à compromettre la vraisemblance des situations : comment imaginer une jeune et magnifique Italienne s’amouracher d’un pareil ectoplasme ? Force est de constater que malgré quelques séquences plus réussies et une bonne volonté évidente, Demoustier ne parvient pas à accoucher de l’œuvre qu’il avait à l’esprit. Dommage. Espérons que son prochain film sera meilleur.