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Lynebonnaud
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3,0
Publiée le 9 juillet 2026
Les premières images m’ont projetée dans le souvenir de Mektoub, My Love : Canto Uno. Des jeunes gens, beaucoup de jeunes gens, courent en maillot de bain vers la mer. Les mêmes scènes se répètent, les corps sont en mouvement. Il fait chaud et la lumière traverse l’écran. C’est l’été. La saison est propice aux rapprochements entre les garçons et les filles. Ils déambulent, leurs corps à peine vêtus. Puis la caméra se resserre sur un jeune homme en particulier, Marouane. Passionné de musique classique, il s’apprête à partir étudier la musicologie. Il est souvent accompagné de son ami Noé, du camping à la mer, toujours un peu en marge des autres.
Il y a une langueur qui s’installe lorsque Marouane apparaît à l’écran, ou plutôt une sorte de torpeur intérieure chez ce jeune homme qui marche vers un but plus ou moins défini, le regard caché sous ses boucles noires. Tourmenté par les événements de la veille au soir, il est peut-être dans une forme de déni de ce qui a pu se passer. Il se rapproche de la belle Giulia, une jeune Italienne, elle aussi en vacances avant sa rentrée universitaire.
Stéphane Demoustier, tout comme dans La Fille au bracelet, parvient habilement à créer une ambiance où la tension est palpable. Une tension qui ne cesse de s’accentuer tout au long de ce long métrage pourtant assez court (1 h 32), dont l’action se déploie sur quarante-huit heures.
La fin est cinématographiquement très belle. Elle fonctionne comme un négatif du reste du film : jusque-là, les images suggéraient les mots ; dans les derniers instants, les images disparaissent et seule la voix demeure. Cette simplicité de mise en scène renforce toute la profondeur du propos.
Il n'y a pas de mystère : lorsqu'un film est tiré d'un roman primé comme c'est le cas ici ("La Chaleur" publié en 2019), le scénario tient très souvent la route ! Nous allons suivre les derniers jours de vacances de Marouane sur les plages des Landes. Du haut de ses 17 ans, ce garçon passionné de musique classique va vivre un drame hallucinant quand un soir, par accident, il tue puis enterre dans le sable un jeune homme issu du même camping. L'onde de choc de cet acte va le poursuivre dans les jours suivants où il devra continuer à gérer sa famille, un amour naissant, et un ami un peu spécial : réussira t-il à assumer un tel traumatisme ? Cette plongée dans notre jeunesse actuelle sur fond de tragédie possède un charme certain, j'ai aimé ce thriller psychologique assez prenant, malgré une batterie de comédiens débutants. Un malaise adolescent inégal, mais vraiment suffocant ! Site CINEMADOURG . free . fr
Après « L'inconnu de la Grande Arche » au succès confirmé en salles, et « Borgo » un thriller dramatique au scénario puissant, Stéphane Demoustier change complètement de registre dans une comédie apriori plus légère et de saison. Tout démarre sous les meilleures auspices en camping avec ses parents au bord de la mer, pour Marouane ( Hadrien Hussein ), bien que ce dernier semble être plutôt solitaire, à la recherche de son identité propre, pas très à l’ aise avec les autres jeunes. Mais le scénario ne laisse pas trop de temps au spectateur pour apprécier son comportement indécis, le précipitant un accident presque banal. A partir de là, l’ intrigue se resserre de minutes en minutes, autour de ce jeune en délicate posture. Le réalisateur va prendre tout son temps pour capter et dépeindre l’ effervescence cérébrale et son ambigüité que doit vivre le jeune Marouane, entre ses copains, ses désirs naissants et les contours de la cellule familiale. A ce titre, la mère de Marouane est subtilement interprétée par Cécile Ducrocq, réalisatrice notamment « Une femme du monde » et co-scénariste du « Bureau des Légendes » ( par ailleurs compagne de S Demoustier ). Le film peut sembler long, et manquer de rythme, puisque la caméra s’ attache à scruter toute l’ incertitude et la difficulté de l’ adolescent à surmonter une telle épreuve. Son interprétation est d’ailleurs prometteuse ainsi que celle de la jeune et jolie Italienne : Giulia ( Martina La Manna ). Une belle surprise pour cet été très « chaud » parfaitement raccord avec le titre…..!!**
Un thriller estival au cordeau, aussi tendu qu'élégant. Stéphane Demoustier prouve une nouvelle fois qu'il est un cinéaste à suivre de très près, avec une mise en scène précise, une tension qui ne faiblit jamais et des personnages finement écrits. Un film captivant qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Foncez le voir !
Le paradoxe du film est d’avoir un rythme langoureux et contemplatif tout en ayant une durée (appréciable) de « juste » 1h33. La lumière de l’été dans les Landes est très bien restituée. L’immersion dans la vie adolescente d’aujourd’hui est fascinante.
La chaleur, aussi logique qu'un été en vacances avec son panel impérissable d'ados en chaleur plus ou moins finauds. Un accident digne de n'importe quel fait divers et un ado qui semble amorphe de bout en bout. C'est le véritable problème du film, d'emblée, on ne s'attache jamais à Marwan/Hussein qui trimballe la même tête d'ahuri inexpressif et éteint sur tout le film. Dès la première scène pourtant de baignade festive il est déjà hors du temps : pourquoi ?! On peut ainsi légitimement s'attendre à une révélation, genre trauma passé ou trouble psy ?!... Mais on va constater ensuite que le gros soucis du film est symptomatique de ce jeune acteur, la faute est donc celui du casting, outre la jolie révélation de Martina La Manna alias Giulia et peut-être la petite soeur, tous les acteurs ados jouent particulièrement mal, récitant bêtement leur texte, sans vitalité sans âme sans chair ni passion. Son personnage surnage surtout grâce à un scénario qui fait évoluer son personnage via des actions-réactions pas toujours très futées mais logiques et/ou compréhensives. La fin est sans surprise, c'est si attendue et convenue mais le message pouvait-il ne pas se faire ?! Un bon thriller ado-estival qui aurait pu être plus solide et convaincant avec un casting plus judicieux. Site : Selenie
Mais où est donc Oscar ? C'est la question que tout le monde se pose au camping mais seul Marouane a la réponse... puisqu'il l'a enterré sur la plage. Un film qui arrive à point nommé puisque, j'enfonce une porte ouverte : il fait chaud ! Mais en tout cas, ce n'est malheureusement pas ce film réalisé par le prolifique Stéphane Demoustier (qui nous sort un film par an depuis "Borgo") qui nous donnera plus chaud puisque c'est un thriller bien mou que nous avons sous les yeux. En effet, on est ici devant le genre de thriller français à l'histoire molle, aux sous-intrigues molles sous prétexte de passage à l'âge adulte et au jeu d'acteur aléatoire et surtout apathique ! Faut vraiment arrêter avec ça d'ailleurs, le fait de donner l'impression que tout le monde fait la gueule parce-que le sujet est sérieux. Parce-que du coup, on ne peut pas s'attacher à Marouane et pour le coup, ce n'est pas vraiment la faute de l'acteur mais plutôt de l'écriture du personnage. À force d'être constamment renfermé, on fini par se lasser de le voir déambuler dans les allées du camping. Alors certes, alors que les autres ados passent à l'âge adulte en essayant de "serrer" des filles ou de se trouver sexuellement (comme le pote de Marouane dont l'acteur joue particulièrement mal ou alors c'est encore une fois la direction d'acteurs qu'est flinguée) Marouane, lui, doit porter sa culpabilité tout en cachant aux autres son implication dans la disparition d'Oscar. En plus de ça, la mise en scène n'est pas plus inspirée que ça et hormis quelques plans panotés intéressants, elle est à l'image du reste, c'est-à-dire assez molle quand elle n'essaye pas de se faire passer pour contemplative. Bref, "La Chaleur" n'est donc pas un mauvais film mais il est tout simplement trop mou, je n'attendais pas spécialement un thriller palpitant mais un juste milieu aurait été appréciable.
Du point de vue de la qualité des acteurs c’est parfait et la photo est belle. On ne s’ennuie pas mais le scénario est un peu juste et on se dit en sortant se l’on ne se souviendra pas longtemps de ce petit film. Si ma critique me fait mentir, je modifierai ma note
Demoustier, dont on a apprécié les films précédents, a du mal a convaincre avec ce polar estival psychologique. peu de suspense voire pas du tout, des relations adolescentes rappelant vaguement les films de Rohmer, de jeunes acteurs pas toujours très convaincants, trop de points négatifs qu une mise en scène élégante n arrive pas a nous faire oublier.
Marouane vient de passer son bac et s’apprête à rentrer en fac. Il passe l’été avec ses parents, son frère et sa sœur dans un camping des Landes. S’il est proche de Noé, un ami que ses kilos en trop ne complexent guère, Marouane se sent en marge d’un groupe auquel il n’arrive pas à s’intégrer. La veille du départ, Marouane se dispute avec Oscar et cause involontairement sa mort. Il enterre son corps. la culpabilité le ronge.
« C’est Crime et Châtiment au camping ! Ou Dostoïevski en tongs ». C’est Stéphane Demoustier qui résume le mieux son cinquième film, après les succès de "La Fille au bracelet", "Borgo", "L’Inconnu de la Grande Arche". Trois films trois étoiles. J’en mettrais une de moins à celui-ci.
Certes, Stéphane Demoustier, qui adapte le premier roman de Victor Jestin, prix Femina des lycéens 2019, réussit fort bien à restituer l’ambiance d’une fin de vacances au camping. On sentirait presque la crème solaire, le sable qui crisse sous les pieds et l’odeur des merguez. Il réussit encore mieux à faire le portrait d’un adolescent qui s’apprête, non sans appréhension, à entrer dans l’âge adulte, qui se sent en marge d’un groupe dont il ne parvient pas à embrasser les codes, qui étouffe sous l’injonction de plaire et de pécho.
Mais "La Chaleur" souffre d’un défaut rédhibitoire dont le cinéma français pourtant réussit la plupart du temps à se prémunir. Ses acteurs, amateurs, sont mauvais. Très mauvais. Certes, Tristan Richard qui interprète Noé a de la gouaille et des kilos à revendre. Mais Hadrien Hussein dans le rôle de Marouane n’a aucune profondeur et ne sait rien faire d’autre que de promener ses trois poils de moustache taiseux d’un bout à l’autre du camping, écrasé par la chaleur. La seule à sortir son épingle du jeu est Martina La Manna dans le rôle de la solaire Giulia, qui apprend à Marouane que l’amour n’est pas une chose si compliquée ni si sérieuse.
A priori, La Chaleur semble beaucoup moins ambitieux dans son propos que le précédent film de Stéphane Demoustier, L'inconnu de la Grande Arche. C'est exact, mais avec ce thriller en pleine canicule, dans un camping des Landes, le cinéaste réussit peu à peu à nous accrocher à son atmosphère singulière, qui montre à quel point le réalisateur de Borgo, même quand il change de genre, possède un ton bien à lui, comme une sorte de naturalisme teintée d'étrange, de manière à ne pas mettre toutes les cartes sur table et à laisser intentionnellement des failles dans ses récits, permettant de ne pas exposer d'arrogantes certitudes. C'est le cas dans La Chaleur, cet Adolescence-sur-mer, avec son premier protagoniste au caractère peu perméable, jeune ténébreux cependant tenaillé par les affres du désir. L'accident qui a lieu en tout début de film laisse certes planer un vrai suspense, mais ce qui intéresse Demoustier, une fois encore, serait-on tenté de dire, est d'évoquer les limites et les ambigüités de la vérité et de la justice, ici traitées à l'âge dit ingrat, qui est aussi celui de l'ouverture du champ des possibles. Hadrien Hussein est excellent dans un rôle difficile et pas franchement sympathique, largement au-dessus du reste d'une interprétation de comédiens non-professionnels assez inégale.
Film interminable, on suit les errements de Marouane durant ces 2 derniers jours dans un camping et alors qu’il a peur qu’il retrouve le corps qu’il a enterré. On en sait pas si le réalisateur a voulu explorer la vie des ado l’été dans un camping dans les landes ou s’il a voulu faire un thriller. C’est assez oppressant, mais ça reste ennuyeux et mou. D’autre part, certains personnages sont mal joués… bref, je ne suis pas convaincue du tout