Comme dans « La fille au bracelet » Stéphane Demoustier réalise une nouvelle chronique adolescente, avec ses turpitudes, sa confrontation à la vérité, la montée du désir, la difficulté à exprimer sentiments et ressentiments… C’est l’été, les vacances entre potes au camping, la chaleur est caniculaire, et Marouane (Hadrien Hussein) tue un copain par accident et dissimule son cadavre…. Il erre entre les allées du camping et la plage, assommé par la chaleur ambiante et ses angoisse… Ses déambulations mutiques sont à l’image de son labyrinthe mental, incompréhensible pour ses camarades qui profitent insouciants du soleil, de la mer, de la vie en maillot de bain pour susciter désir et premiers émois amoureux…. La chaleur est un film âpre, exercice de style et d’atmosphère avec unité de lieu, de temps et d’action…. Point de suspense, juste les tourments de Marouane. Alors certains trouveront probablement que l’ennui n’est pas loin, quand langueur rime un peu trop avec torpeur….
Le film avait tout pour me plaire mais je suis resté à l’extérieur. Pourtant S Demoustier est un réalisateur que j’aime beaucoup mais la magie n’a pas pris. Peut-être que cette génération de jeune a l’écran ne m’intéresse pas (même réaction devant Shana qui vaut tout pour me plaire sur le papier) et que je n’arrive pas du tout à m’identifier.
Certains réalisateurs et certaines réalisatrices donnent l'impression de faire toujours, peu ou prou, le même film. Ce n'est vraiment pas le cas de Stéphane Demoustier qui possède un art consommé pour se renouveler film après film. Le problème, par contre, c'est que, après les excellents "La fille au bracelet", "Borgo" et "L'inconnu de la grande arche", on ne peut que se montrer déçu à la vision de "La chaleur" : un film de plus sur les agissements des grands adolescents, en particulier sur leur entrée dans la sexualité, et, franchement, c'est loin d'être le meilleur du genre, même si, de temps en temps, il y a quelques fulgurances qui donnent de l'espoir mais qui, malheureusement, font rapidement long feu. On retrouve ces adolescent(e)s en période de vacances, dans les Landes, dans une période de canicule et le réalisateur s'est focalisé sur Marouane, qui vient de réussir son baccalauréat et qui est dans ce camping avec ses parents, son frère et sa sœur. Ce pauvre Marouane a très vite un problème : il tue par accident un jeune de son âge, il l'enterre, ou plutôt, il l'"ensable" sur la plage et tout le reste du film, on va le voir à la fois miné par l'inquiétude de la découverte du corps et titillé par son désir ardent de se "rapprocher" d'une italienne de son âge. L'interprétation du film est globalement médiocre et ce qu'il raconte guère passionnant. J'attendais beaucoup mieux de Stéphane Demoustier !
Chronoque adolescente pas mal, la mise en scene de la vie d’une troupe de jeunes et precisement celle du heros rongé à la fois par un mal etre adolescent effacé au moment de sa mutation en jeune homme, en quelque sort represente bie. Le complexe du crabe en psychologie… malheureusement le denluement gache tout. Dommage
Le film commence bien avec enchaînements de séquences réalistes mais après le point d’orgue il s’enlise dans un atomismes ennuyeux, très loin des ambiances rohmerienne non le réalisateur semble s’inspirer.
Un an après la fresque de "L'Inconnu de la Grande Arche", Stéphane Demoustier resserre le cadre autour d'un seul été, d'un seul garçon, d'un seul secret. Ce geste presque frontal rappelle la liberté d'un premier film, sans jamais tomber dans la légèreté. Hadrien Hussein porte tout le récit sur ses épaules, révélation d'un jeune acteur qui laisse le silence parler à sa place. Le film prolonge la veine du réalisateur pour la culpabilité et le doute, et fonctionne presque en miroir de "La Fille au bracelet" : ici, aucun mystère ne subsiste sur les actes de Marouane, seule sa conscience le ronge sans relâche. L'unité de lieu et de temps installe une moiteur suffocante, où les non-dits pèsent plus que les mots. La touche sensorielle évoque parfois Kechiche et son "Mektoub, My Love", quand le film effleure l'éveil du désir adolescent. Marouane ne cède jamais à l'émotion visible, présence muette et opaque, bloc silencieux face au monde. Une belle réussite.
Quel ennui, mais quel ennui ! D'invraisemblances en dialogues niais, de longueurs en personnages creux, Demoustier ne cesse de s'éloigner de là où il voudrait nous emmener.
Une magnifique escapade landaise au rythme de la jeunesse qui se découvre et se confronte à l’amour comme à la mort… et avec une Martina La Manna et un Achille Darmostoupe qui brillent par leur talent.
Le point de départ du scénario et la réaction incompréhensible du personnage principal ( il est au moment des premiers faits protégé par le cadre de la légitime défense ) ne sera jamais expliquée, ni même l'éclairage ne sera pas non plus effleuré.
A partir de cette erreur majeure, inexplicable tellement elle est énorme et qui survient dans les dix premières minutes, il ne restera plus au spectateur qu'à finir par décrocher, attendant en vain un traitement psychologique du sujet qui ne surviendra malheureusement pas.
On s'accrochera alors à des thèmes parallèles à l'axe principal du script et notamment aux émois adolescents traversés par le désir et des amours de vacances sans lendemain.
Ce n'est jamais ennuyeux mais c'est très décevant, de la part du cinéaste de "Borgo" et de " l'inconnu de la grande arche " qui se prend les pieds dans le tapis.
Au lieu de la chaleur, on aurait du appeler ça le navet! Le personnage central avec le charisme d'une coquille saint-jacques! Il y a certes de l'esthétisme dans l'image mais c'est bien ce qu'il reste de positif!
Plutôt dramatique que thriller ce film est intéressant dans le traitement du sujet. Jeunesse, soleil, camping, océan, musique, conflit, émoi... Hadrien Hussein (Marouane) jeune homme très introverti parmi les autres n'est pas très à l'aise. Ses sujets de prédilection sont différents, il n'en parle pas, il ne cherche pas à les imposer, il sort du lot. Cela mène au, presque, harcèlement. Il a un cœur à de dialogues, tout est dans la forme et le jeu. Bon moment !
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de le voir. Au final, j’ai bien aimé. J’ai beaucoup aimé l’ambiance du film, avec cette chaleur qui est présente du début à la fin et qui apporte une vraie tension. Le casting est globalement plutôt bon et les acteurs sont convaincants. J’ai aussi bien aimé la mise en scène, assez sobre, qui renforce le côté réaliste du film. Certaines scènes sont vraiment marquantes et le malaise s’installe petit à petit. Pour un petit film indépendant, je trouve le résultat vraiment réussi. Par contre, je m’attendais à être un peu plus pris par l’histoire et certains passages m’ont un peu moins accroché. J’aurais aussi aimé que le film aille un peu plus loin dans certaines idées. Mais ça reste une bonne découverte, avec une vraie identité.
Avec La Chaleur, Stéphane Demoustier signe un thriller psychologique étouffant où l'insouciance de l'adolescence se heurte brutalement au poids d'un secret inavouable. Entre chronique estivale et suspense, le cinéaste construit un récit aussi tendu que mélancolique.
Sur les plages des Landes, un été marqué par une chaleur inhabituelle touche à sa fin. Marouane, 17 ans, tente de profiter de ses derniers instants au camping, mais une obsession l'empêche de trouver le moindre répit : le corps qu'il a enterré dans le sable la veille pourrait être découvert à tout moment. Dans le même temps, ses sentiments naissants pour Giulia viennent troubler davantage un équilibre déjà fragile.
Stéphane Demoustier transforme ce décor de vacances en un véritable espace d'angoisse. Le soleil écrasant, les plages désertes et la menace permanente que le sable révèle son secret installent une tension constante. Le suspense ne repose pas uniquement sur la peur d'être découvert, mais sur la lente dégradation psychologique d'un adolescent confronté à un acte irréversible.
Hadrien Hussein impressionne par la justesse de son interprétation. Il incarne avec beaucoup de finesse un jeune homme partagé entre culpabilité, désir d'évasion et premiers émois amoureux. À ses côtés, Tristan Richard et Martina La Manna apportent une belle authenticité à cette chronique adolescente où chaque relation semble fragilisée par les non-dits.
La mise en scène privilégie les silences, les regards et les longues séquences contemplatives. La chaleur devient un personnage à part entière, accentuant l'inconfort des protagonistes et donnant au film une atmosphère oppressante. Cette approche minimaliste renforce la tension sans avoir recours aux artifices du thriller classique.
À travers cette histoire de culpabilité et de passage à l'âge adulte, La Chaleur explore avec subtilité les thèmes du remords, de la peur, du désir et de la perte de l'innocence. Stéphane Demoustier livre un film où le danger est autant intérieur qu'extérieur.
Un thriller estival à la tension sourde, porté par une mise en scène élégante et un jeune casting très convaincant. La Chaleur transforme un décor de vacances en un fascinant théâtre de la culpabilité.