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Paris10
96 abonnés
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2,0
Publiée le 8 juillet 2026
Une histoire plutôt convenue et cousue de fil blanc, malgré la mise en scène, tout est déjà dans la bande-annonce. On s'ennuie un peu (trop). Dommage. Borgo et L'inconnu de la Grande Arche sont plus réussis, je vous les conseille.
Joli livre immersif, hélas l'adaptation trop littérale est complètement ratée avec une incarnation atone. Demoustier semble aussi paumé que son personnage dans une mise en scène molle et sans tension. Et l'acteur principal au charisme proche du néant n'aide pas à s'intéresser à ses atermoiements.
Il fait chaud en cette fin d'été, sur un camping situé dans les Landes. Toute la troupe de jeunes adolescents s'élance dans les vagues. C'est l'été, les corps de dénudent, l'alcool coule à flots. Sauf pour Marouane, qui reste à l'écart, toujours en t-shirt, rarement ivre ou alors seulement pour "faire comme les autres". Marouane aime la musique classique. Il aime les filles mais ne s'inscrit pas sur Tinder pour les "baiser" comme son pote, qui lui n'a que ce mot là à la bouche. Marouane est différent mais il ne l'assume pas totalement. Il flotte un peu à côté, il arrondit les angles, juste assez pour faire partie, pour ne pas s'attirer trop d'ennuis. Pourtant des ennuis il en a, comme ce soir-là. Théo, le populaire, s'en prend à lui. La dispute tourne mal. Théo trébuche, et se fracasse le crâne. Dans la panique, Marouane s'enfuit. Puis revient pour cacher le corps. Il n'assumera pas. Il préfère se cacher, éviter les ennuis. Les 24 heures suivantes seront celles d'une lente acceptation. D'abord de celui qu'il est, sous le regard amoureux de Giulia. Elle l'aime tel qu'il est, avec sa musique, ses silences, son intemporalité. Malgré l'indicible culpabilité qui le ronge, il s'épanouit enfin car il se déleste du poids de l'autre. Il se met torse nu. Dans la moiteur de cette fin d'été, dans la bulle du camping, dans la parenthèse des vacances qui donne lieux à ces petits moments qui nous font adulte, il s'accepte enfin. Lui, ses qualités, ses erreurs, et leurs conséquences. Le film, assez loin du polar estival suggéré par la BA, dessine à petites touches une subtile chronique de l'adolescence et de ses tourments moraux.
Film interminable, on suit les errements de Marouane durant ces 2 derniers jours dans un camping et alors qu’il a peur qu’il retrouve le corps qu’il a enterré. On en sait pas si le réalisateur a voulu explorer la vie des ado l’été dans un camping dans les landes ou s’il a voulu faire un thriller. C’est assez oppressant, mais ça reste ennuyeux et mou. D’autre part, certains personnages sont mal joués… bref, je ne suis pas convaincue du tout
Super film qui tombe à point nommé avec cet épisode caniculaire. Scénario très bien écrit. Chaque personnage a une personnalité bien singulière, entre le meilleur ami plein de douceur qui fait part de ses états d'âme, l'italienne mystérieuse qui a un charme fou, la petite sœur tellement attachante, le frère qui veut s'affirmer et le personnage principal, mal dans sa peau, qui n'est ni là ni absent, errant, cherchant désespérément la décision à prendre. Les scènes de plage et entre jeunes sont très bien filmées. Les dialogues drôles et réalistes. Très bonne musique. A voir
La Chaleur ne parvient jamais à trouver son rythme. Le scénario peine à décoller et l’intrigue reste désespérément plate, sans véritable montée en tension ni moment marquant.
Le casting n’aide malheureusement pas à rendre l’ensemble convaincant. Les interprétations manquent de justesse, ce qui rend les personnages difficiles à croire. Cette absence de crédibilité finit par éloigner le spectateur, tant les situations et les réactions semblent artificielles.
Au final, La Chaleur passe à côté de son sujet et ne réussit jamais à susciter un réel intérêt.
La mise en scene est vraiment belle et soignée, les , le récit acéré et prenant de bout en bout et l'ensemble intelligent et captivant. On aimerait entrer plus dans l'interiorité du personnage mais le tout reste excellent.
Les personnages de Stéphane Demoustier manquent souvent d’aspérités et tendent vers le cliché. Malgré ses faiblesses l’intrigue autour de son personnage principal taiseux, introverti et aux réactions à retardement, a dû charme
Avec ces températures caniculaires, aller voir un film intitulé "La Chaleur" est un véritable thème de prédilection !
Et quel plaisir de voir ce genre de récit qui passe dans un camping avec des adolescents en pleine puberté et transpirant pour me faire apprécier davantage le confort de la climatisation du cinéma !
Le rythme est lent comme le soleil qui cogne et qui nous force à ralentir chacun de nos gestes.
Les problématiques amoureuses des adolescents m'ont rappelé les doux souvenirs de mes étés étudiants.
Mais plusieurs choses m'ont gêné et en particulier l'attitude de cet adolescent nonchalant et mou !
On le sent choqué par l'événement qu'il a vécu mais j'avais l'impression que son regard ne transmettait aucune émotion sincère. J'avais envie de le secouer tellement fort !
Comme pour "Marty Suprême", quand le personnage principal me sort par les orbites, j'ai du mal à accrocher à l'histoire !
Ajoutez à cette antipathie une histoire invraisemblable, dont l'intrigue est tirée par les cheveux pour rien, ça donne un film qui ne restera pas dans ma mémoire !
Drôle d'idée que celle d'aller voir un film intitulé La chaleur en pleine canicule ! Et pourtant, il y a plein de bonnes raisons à vous précipiter dans une de nos salles climatisées : 1) ça se passe au bord de la mer ou de la piscine et ça nous rafraîchit un peu même si le jeune héros ne va pas souvent à l'eau ; 2) ce dernier est justement incarné par le jeune Hadrien Hussein dont c'est le premier rôle et qui nous trouble, nous met mal à l'aise et nous inttigue tout au long du film : il est excellent ; 3) cette histoire d'un adolescent en chemin pour devenir adulte est très bien menée et le suspens tient jusqu'au bout, même après la dernière image ! A voir sans attendre.
Le film commence bien avec enchaînements de séquences réalistes mais après le point d’orgue il s’enlise dans un atomismes ennuyeux, très loin des ambiances rohmerienne non le réalisateur semble s’inspirer.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avant de le voir. Au final, j’ai bien aimé. J’ai beaucoup aimé l’ambiance du film, avec cette chaleur qui est présente du début à la fin et qui apporte une vraie tension. Le casting est globalement plutôt bon et les acteurs sont convaincants. J’ai aussi bien aimé la mise en scène, assez sobre, qui renforce le côté réaliste du film. Certaines scènes sont vraiment marquantes et le malaise s’installe petit à petit. Pour un petit film indépendant, je trouve le résultat vraiment réussi. Par contre, je m’attendais à être un peu plus pris par l’histoire et certains passages m’ont un peu moins accroché. J’aurais aussi aimé que le film aille un peu plus loin dans certaines idées. Mais ça reste une bonne découverte, avec une vraie identité.
On ne peut pas être soliste dans un orchestre symphonique si on n'a aucune notion musicale. Mais on peut tout à fait produire un effet saisissant au cinéma sans avoir aucune expérience. Le charisme est une qualité innée, et, bien dirigé, un acteur charismatique quoique débutant peut faire des merveilles. Tout est dans le choix de l'acteur. Tout dépend du casting. Qu'est-il donc arrivé à Stéphane Demoustier pour trouver du charisme à son acteur principal, sur lequel repose tout le film? Il est de tous les plans ou presque. Visage amorphe, expression morne, dégaine erratique, il ne dégage rien d'autre que l'ennui qu'il semble ressentir et infliger au public. Sa petite amie (qu'est-ce qu'elle lui trouve?) est bien bonne à un moment de lui trouver une flamme dans l'oeil. Ah oui, c'est quand il évoque sa passion, la musique justement. Bon, le sujet n'ira pas plus loin, et le gars n'en dira pas plus: il fait des études de musique. On y croit autant que s'il avait annoncé qu'il vient de trouver comment fabriquer une bombe atomique en mélangeant du potage à la tomate avec du lait en poudre. Je suis moins d'accord avec certaines critiques concernant son copain, celui qui a de l'embonpoint et qui s'en fout d'ailleurs, ne faisant de toutes façons l'objet d'aucune critique de la part de ses camarades, et c'est très bien comme ça. Au moins lui, il parle, et pas si mal que ça, le personnage a un projet (il veut pécho), et il a même un fond d'ambiguïté, relativement à sa sexualité. Question de goût (je parle de mon avis sur ses qualités d'acteur). Sinon... le film ne serait pas mauvais, exhalant un petit souffle permanent d'angoisse, démontrant par là qu'une atmosphère existe, en dépit de certaines incohérences (avez-vous déjà essayé, sans être vu, de traîner un cadavre en traversant un camping, puis sur un sentier qui mène à la plage, pour l'enterrer dans le sable? Même en pleine nuit, je vous en défie. Je ne sais même pas si Dexter aurait osé, lui qui ose tout). Bref, on dit souvent que le casting, c'est 50% du succès d'un film. A méditer.