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Adelme D.Otrante
235 abonnés
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3,0
Publiée le 19 juillet 2026
Marouane passe ses vacances dans un camping des Landes à l’âge ou on découvre les plaisirs charnels, mais il est plus à l’aise avec son cerveau qu’avec ses pectoraux. Un événement tragique va précipiter son désir de rentrer chez lui. Demoustier utilise un rythme volontairement à contretemps pour ce thriller accablé par la chaleur et la neurasthénie qu’elle provoque. C’est plutôt original mais le naturalisme du jeu des acteurs peut être très agaçant.
Une nuit d'été, dans un camping de Mimizan. Marouane ère, pas vraiment seul mais en plein dans les tourments de l'adolescence. Après une altercation avec le bogosse du camping, c'est le drame: spoiler: Marouane doit cacher le corps sur la plage et n'éveiller aucun soupçon autour de lui jusqu'à son départ, toujours miraculeusement repoussé . Ses dernières heures sur le camping seront décisives...
Le scénario est vraiment bien foutu, on est vraiment tenus en haleine de bout en bout. Marouane, personnages solitaire, porte le film à bout de bras mais ses décisions trahissent un manque de maturité affolant, autant que son pote énervant Noé. Il y a bien le love interest de Marouane pour ramener un tant soit peu de raisons mais son personnage est un peu effacé, contrairement à l'omniprésence de Marouane et il faut faire avancer l'enquête.
Pour que le film ait une vraie belle note, il aurait fallu, justement, que le film soit un peu plus axé sur l'enquête policière et que le caractère de chacun des personnages soit plus travaillé, moins monotone. Ce qui n'est pas le cas et c'est dommage.
La Chaleur un film de saison ??? Nous sommes dans un camping des Landes…la température franchit les 35 degrés…des jeunes beaucoup de jeunes qui vont et viennent avec pour certains le souhait de b…… une meuf …rien de très original…venu avec sa famille le jeune Marouane perd pied…après une embrouille nocturne, il tue accidentellement un jeune frimeur Oscar, puis dissimule son cadavre dans le sable…avec l’angoisse que le corps ne finisse par refaire surface…on est loin du thriller en tong dont parle le réalisateur Stéphane Demoustier…cela se veut un film d’atmosphère qui sous la parano du héros dépeindrait le malaise de l’adolescence, entre deux eaux… La chaleur écrasante de cette interminable journée est mise en scène par Stéphane Demoustier avec une lumière saturée, des gros plans sur les corps et les visages, les peaux rougies, humides. Cette atmosphère étouffante fait écho à la surchauffe intérieure de Marouane, torturé par le geste inconséquent qu'il a commis pendant la nuit, et troublé par ses sentiments où s'emmêlent la culpabilité, la peur d'être démasqué, et le désir qu'il éprouve pour Giulia, une jeune italienne qui semble s’intéresser à lui. Les ralentis, le travail sur le son, traduisent cet état de torpeur, de léthargie, de quasi-sidération dont semble être saisi Marouane. Une torpeur qui finit aussi par nous gagner…et c’est ce qui m’est arrivé… Un film ennuyeux, où il ne se passe rien de palpitant entre l'accident et la fin. On ne parvient pas à s'attacher au personnage principal, adolescent atone et stupide. Le jeu de l'acteur manque totalement d'expressivité. La famille est sans intérêt. Seul le copain et l'Italienne ont une personnalité avec un peu de relief. On ne vibre pas, on ne rit pas et on n'apprend rien. C’est ce qu'on appelle un film raté…Et l'acteur principal au charisme proche du néant et dont le jeu manque totalement d’expressivité, n'aide pas à s'intéresser à ses atermoiements…où est le Stéphane Demoustier de « l’inconnu de la grande Arche » ???
Super film ! L’intrigue m’a tenue tout du long ! Les acteurs sont géniaux ! J’ai particulièrement apprécié l’énergie de l’actrice au maillot de bain jaune celle qui fouille dans le sac de Marouane Je vous le recommande vivement. Le film ne m’a pas déçu et m’a donné vraiment chaud.
c est un film d ambiance , on peut s y ennuyer c est vrai aussi car il ne se passe pas grand chose. Pas de grands acteurs. un NOE un peu trop obsessionnel vulgaire , répétant toujours la même chose .nous faisant penser a Michel blanc dans les bronzes mais beaucoup moins subtil qui lui voulait simplement conclure chaque soir.. Marouane . pas un rôle simple mais il s en sort bien. Mais j y suis allée pour le réalisateur car vraiment il se fait un nom par sa manière personnel de filmer. et j aime cette manière
Le film n'est pas très long, pourtant j'ai trouvé quelques longueurs. Un énième film d'adolescents (dont la principale préoccupation est de "pécho"). Dans cette petite bande, Marouane se sent solitaire et à l'écart. Toujours en T shirt alors que les autres sont en maillot de bain, il semble avoir des préoccupations autres que ses copains. Il assiste à la mort accidentelle d'Oscar (qui lui était "populaire", il le répète plusieurs fois, le contraire de lui), et au lieu de chercher des secours (ce que n'importe qui ferait je pense), il se débarrasse du corps en l'enterrant. Et de là une culpabilité qui va le miner, il va devenir plus sombre que jamais, malgré son flirt avec Giulia. Le temps va s'étirer jusqu'au départ de la famille du camping, et le spectateur également... Et malgré tout on a envie de voir comment se termine le tout. Pas mal
Un joli film emprunt de mélancolie, d'amours de vacances, de remords et un peu de suspense. Le nouveau Stephane Demoustier suit un ado dans un camping, torturé par ses pulsions et torturé par le fait d'avoir caché un cadavre, tout cela dans la chaleur de l'été. C'est plutôt plaisant à regarder. Le jeune comédien est plutôt bon même s'il abuse clairement dans son jeu, avec la même expression du début à la fin. La faute à la direction d'acteur. D'ailleurs certaines scènes sont très mal jouées, notamment par les acteurs qui sont censés jouer des "djeunes" mais ils ne parlent plus du tout comme cela de nos jours. Enfin, j'ai trouvé le film un peu vulgaire, notamment dans la bouche de Noé, l'ami du protagoniste. Un petit film sympa.
J'aime beaucoup le cinéma de Stéphane Demoustier, aussi étais-je très impatient de découvrir son nouveau film.
Ce nouvel opus se situe quelque part entre le film de vacances (avec des clins d'oeil à Mektoub my love, la sensualité en moins) et le thriller psychologique versant culpabilité (on peut penser à Kieslowski), sans vraiment choisir sa voie.
Tout est ici esquissé, et on voit bien à la fois où Demoustier voudrait nous emmener, et la façon dont il rate son film : des facilités d'écriture, des personnages trop grossièrement dessinés, une intrigue qui se dilue vite (alors que le film ne dure que 1h33).
Restent tout de même d'évidentes qualités de direction d'acteurs (belle découverte de la jeune Martina la Manna) et la capacité qu'à Demoustier à tisser une atmosphère propre au film, ici de nature amère et cotonneuse.
A moitié réussi, à moitié raté : je vous laisse juge.
Pourtant bon public, je dois avouer m'être ennuyée durant ce film. L'intrigue est lente et sans rebondissements. Le film est axé sur cet adolescent léthargique et sur ses "amis" peu intéressants. Bref, ce film dépeint une jeunesse actuelle bien décadente.
Le titre du film est complètement approprié aux instants que nous vivons. On assiste à un homicide involontaire suivit de deux journées presque suffocantes d'une bande d'adolescents dans un camping en bord de mer. L'aspect thriller psychologique survole le mal-être de Marwan, un adolescent introverti et mollasson, et ses incessantes allées et venues dans le camping. On s'ennuie. Notre coupable n'a pas l'air transpercé par la culpabilité, sauf celle d'avoir perdu son téléphone. Les dialogues sont pauvres. Cela me fait penser un film des années 80. On ressort de la salle il fait toujours aussi chaud.
Dans un contexte qui résonne particulièrement avec les épisodes de canicule que connaît actuellement la France, Stéphane Demoustier transforme "La Chaleur" en véritable personnage, omniprésent et oppressant. Sur les plages des Landes, Marouane, 17 ans, tente de profiter de sa dernière journée au camping. Mais une angoisse ne le quitte pas : le corps qu'il a enterré la veille dans le sable pourrait réapparaître à tout moment. Comme si cela ne suffisait pas, il découvre également les premiers émois amoureux auprès de Giulia, dans un été où culpabilité, désir et peur finissent par se confondre. Hadrien Hussein signe un premier rôle particulièrement magnétique. Tout en retenue, il parvient à faire ressentir le poids qui écrase son personnage sans jamais surjouer. Son regard inquiet et son jeu intériorisé portent une grande partie du film. La lumière, les plages brûlantes et les nuits moites créent un sentiment d'étouffement permanent. On ressent presque physiquement cette chaleur qui ralentit les corps et altère les décisions. Cette ambiance pesante accompagne parfaitement les errances de Marouane, constamment tiraillé entre son secret et son envie de vivre simplement son adolescence. C'est toutefois là que le film montre ses limites. À force de privilégier l'observation et les déambulations de son personnage principal, le film manque parfois de densité. Certains enjeux restent en suspens et le récit donne parfois l'impression de tourner autour de son sujet plutôt que de réellement l'approfondir.
24 heures dans la vie d'un adolescent devant gérer sa culpabilité. Cela ne vous rappelle rien? Stéphane Demoustiers s'offre son Paranoïd Park mais passe de la froideur de Portland à un jour de canicule dans un camping français. Il arrive à nous passionner alors qu'il ne se passe visiblement pas grand chose durant cette journée de torpeur à peine troublée par les gendarmes. L'essentiel se passe dans la tête de Marouanne, est invisible mais se ressent. L'oeil précis de Demoustiers fait encore des merveilles, il nous montre cet ado qui a du mal à rentrer dans le groupe, à se dévoiler avec pertinence. Et il n'oublie pas la légèreté avec un second rôle épatant (Tristan Richard).