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Ma réalisé, et confus, très confus. On se perd sans comprendre ce qu'essaye de faire la police, ni le professeur... on ne s'attache jamis à personne. Des scènes étranges ou la policière se met à pleurer sans qu'on sache ce que cela viens faire là. Peut être des scènes ont-elles été coupé au montage? Heureusement que je connais l'histoire, dommage l'angle était interessant tout comme les acteurs. Mais réalisé de cette manière..
J’attendais Unabomber avec une certaine appréhension, m’étant particulièrement intéressé à l’affaire Kaczynski dans les années 90. Et malheureusement, mes craintes se sont rapidement confirmées : le film semble davantage intéressé par l’idée de raconter comment fabriquer un monstre que par celle de comprendre réellement qui était Ted Kaczynski.
Le problème est pourtant au cœur du sujet. Kaczynski n’était pas simplement un adolescent mal dans sa peau, isolé, brillant et humilié par ses camarades. Son parcours idéologique était beaucoup plus complexe. Ses écrits, notamment Industrial Society and Its Future, développent une véritable pensée autour de la technologie, de la société industrielle, de la perte d’autonomie individuelle et de ce qu’il considérait comme une destruction progressive de la liberté humaine. Le FBI lui-même rappelle que son manifeste de 1995 constituait une pièce essentielle pour comprendre ses motivations et finalement l’identifier.
Or le film passe largement à côté de cette dimension. Il préfère faire de l’expérience psychologique menée à Harvard par le professeur Henry Murray , interprété par un Russell Crowe que j’ai trouvé particulièrement mauvais, empesé et étonnamment peu convaincant , le grand traumatisme fondateur de Kaczynski. C’est une piste intéressante historiquement, mais le scénario en fait presque une explication causale. Comme si quelques humiliations et un programme expérimental avaient suffi à transformer un jeune surdoué en terroriste.
C’est là que le film devient franchement frustrant. Même le Monde, pourtant loin d’une critique aussi sévère, relève que le lien entre les expériences de Murray et le rejet radical de l’industrialisation reste fragile et peu convaincant.
Le plus ironique, c’est que le film prétend justement s’interroger sur ce qui « fait » un terroriste. Mais au lieu d'explorer réellement la pensée de Kaczynski, ses contradictions, son rapport à la technologie, à la nature, à la modernité ou encore son évolution idéologique, il nous sert une explication psychologique assez basique : un gamin différent, brillant, frustré, qui ne trouve pas sa place et finit par basculer.
Résultat : on nous raconte la genèse supposée de l’Unabomber, mais assez peu l’Unabomber lui-même.
La partie consacrée à l’enquête du FBI n’est guère plus passionnante. L’affaire réelle était pourtant extraordinaire : près de vingt ans de traque, des centaines d’enquêteurs, une bombe artisanale extrêmement difficile à relier à son auteur, puis le tournant décisif provoqué par la publication du manifeste et la reconnaissance de son style par son frère David. Il y avait largement matière à faire un véritable thriller d’enquête. Le film préfère malheureusement une approche beaucoup plus conventionnelle.
Et puis il y a Russell Crowe. Je ne sais pas ce qui s’est passé sur le tournage, mais le voir ici jouer Henry Murray avec cette diction pesante et cette attitude perpétuellement sentencieuse donne parfois l’impression d’assister à une caricature de professeur de psychologie inquiétant. Crowe est pourtant capable de beaucoup mieux.
La bonne surprise vient presque de Steven Ogg, qui joue Dean Kaplan, le responsable de la task force UNABOM. Et forcément, impossible de ne pas avoir un petit sourire en le voyant débarquer : Trevor Philips de GTA V enquête maintenant sur l’Unabomber. Ogg a d’ailleurs intégralement participé à la création de Trevor par la voix, le visage et la motion capture, donc la ressemblance n’est pas qu’une impression de spectateur.
Au final, Unabomber n’est pas forcément un mauvais film en soi. C’est surtout un film assez décevant sur le sujet qu’il prétend raconter. Il avait entre les mains une affaire criminelle et idéologique fascinante, un personnage dont les écrits continuent encore aujourd’hui à susciter débats et controverses, ainsi qu’une traque policière hors norme.
Et il choisit de nous raconter principalement l’histoire d’un adolescent humilié par une expérience psychologique.
Dommage. Parce que derrière le fait divers, il y avait un véritable film à faire sur Ted Kaczynski. Celui-ci se contente de nous en montrer les contours.
Le problème est pourtant au cœur du sujet. Kaczynski n’était pas simplement un adolescent mal dans sa peau, isolé, brillant et humilié par ses camarades. Son parcours idéologique était beaucoup plus complexe. Ses écrits, notamment Industrial Society and Its Future, développent une véritable pensée autour de la technologie, de la société industrielle, de la perte d’autonomie individuelle et de ce qu’il considérait comme une destruction progressive de la liberté humaine. Le FBI lui-même rappelle que son manifeste de 1995 constituait une pièce essentielle pour comprendre ses motivations et finalement l’identifier.
Or le film passe largement à côté de cette dimension. Il préfère faire de l’expérience psychologique menée à Harvard par le professeur Henry Murray , interprété par un Russell Crowe que j’ai trouvé particulièrement mauvais, empesé et étonnamment peu convaincant , le grand traumatisme fondateur de Kaczynski. C’est une piste intéressante historiquement, mais le scénario en fait presque une explication causale. Comme si quelques humiliations et un programme expérimental avaient suffi à transformer un jeune surdoué en terroriste.
C’est là que le film devient franchement frustrant. Même le Monde, pourtant loin d’une critique aussi sévère, relève que le lien entre les expériences de Murray et le rejet radical de l’industrialisation reste fragile et peu convaincant.
Le plus ironique, c’est que le film prétend justement s’interroger sur ce qui « fait » un terroriste. Mais au lieu d'explorer réellement la pensée de Kaczynski, ses contradictions, son rapport à la technologie, à la nature, à la modernité ou encore son évolution idéologique, il nous sert une explication psychologique assez basique : un gamin différent, brillant, frustré, qui ne trouve pas sa place et finit par basculer.
Résultat : on nous raconte la genèse supposée de l’Unabomber, mais assez peu l’Unabomber lui-même.
La partie consacrée à l’enquête du FBI n’est guère plus passionnante. L’affaire réelle était pourtant extraordinaire : près de vingt ans de traque, des centaines d’enquêteurs, une bombe artisanale extrêmement difficile à relier à son auteur, puis le tournant décisif provoqué par la publication du manifeste et la reconnaissance de son style par son frère David. Il y avait largement matière à faire un véritable thriller d’enquête. Le film préfère malheureusement une approche beaucoup plus conventionnelle.
Et puis il y a Russell Crowe. Je ne sais pas ce qui s’est passé sur le tournage, mais le voir ici jouer Henry Murray avec cette diction pesante et cette attitude perpétuellement sentencieuse donne parfois l’impression d’assister à une caricature de professeur de psychologie inquiétant. Crowe est pourtant capable de beaucoup mieux.
La bonne surprise vient presque de Steven Ogg, qui joue Dean Kaplan, le responsable de la task force UNABOM. Et forcément, impossible de ne pas avoir un petit sourire en le voyant débarquer : Trevor Philips de GTA V enquête maintenant sur l’Unabomber. Ogg a d’ailleurs intégralement participé à la création de Trevor par la voix, le visage et la motion capture, donc la ressemblance n’est pas qu’une impression de spectateur.
Au final, Unabomber n’est pas forcément un mauvais film en soi. C’est surtout un film assez décevant sur le sujet qu’il prétend raconter. Il avait entre les mains une affaire criminelle et idéologique fascinante, un personnage dont les écrits continuent encore aujourd’hui à susciter débats et controverses, ainsi qu’une traque policière hors norme.
Et il choisit de nous raconter principalement l’histoire d’un adolescent humilié par une expérience psychologique.
Dommage. Parce que derrière le fait divers, il y avait un véritable film à faire sur Ted Kaczynski. Celui-ci se contente de nous en montrer les contours.
J'ai lu le manifeste et presque tous les documentaires ainsi que la série. Ce film à priori sans grandes prétentions est pourtant l'une des seules œuvres sur le sujet où on sent une psychologie réaliste de Ted Kaczynski qui évoque celle qui transpire dans le manifeste. Le film a su éviter les excès faciles en mode "génie hermite", n'a pas évité les indices sur la psychiatrie et semble raisonnablement renseigné sur la vraie psychologie du vrai humain. Si on veut vraiment creuser le Ted réel il faut regarder le doc se Sonia Lwu sur youtube. Film très sobre en revanche.
Après "Ted K", "Unabomber" est un autre film à s'intéresser à l'histoire du terroriste anti-technologie, Ted Kaczynski, qui a envoyé des colis piégés dans tous les États-Unis. Deux films avec une approche bien différente puisque Tony Stone se focalisait sur la paranoïa et les pensées de l'homme qui vivait reclus dans sa cabane presque sans contact extérieur. Le film de Janus Metz peut être vu comme un complément puisqu'il s'intéresse à sa jeunesse et à la traque du FBI. Même si cette dernière est expédiée avec un travail d'investigation superficiel, c'est quand même ce qu'il y a de plus efficace ici. Le reste permet de découvrir un jeune homme émotionnellement vulnérable et instable qui perd confiance au système à la suite de cette expérience. Le tout est de savoir le rôle de cette période sur ses futures actions, mais comme il n'y a pas de certitudes à ce sujet, on peut s'interroger sur la pertinence de ces scènes. Au moins, ça permet aux membres du casting de se montrer, mais ce n'est pas ce que j'ai préféré. Dans l'ensemble, "Unabomber" est un film Netflix sympathique, mais sans plus.
Le film est construit autour de deux périodes fatidiques sur le destin de Theodore Kaszynski, les 3 années entre 1959 et 1962 où il participe aux expériences psychologiques de Henry Murray, puis les quelques derniers mois de la traque par le FBI. La partie des derniers mois d'enquête est la moins probante, notamment et surtout parce que l'enquêtrice jouée par Shailene Woodley n'as pas existé, et donc sa relation conflictuelle avec son collègue, si galvaudée par ailleurs, est juste un artifice qui sert en rien le récit. Heureusement, le fond de l'histoire avec le tournant de la délation du frère reste authentique. Les acteurs sont impeccables surtout dans la période 59-62, sur la période 95-96 il y a trop d'interférences fictionnelles où les acteurs sont en mode minimum syndical comme si ils n'étaient que peu inspirés par une partition trop convenue et si interchangeable avec n'importe quel autre thriller. Il est très problématique qu'un film qui se dit biopic et/ou tiré d'une histoire vraie n'explore que 4-5 années sur les 81 ans d'existences d'un homme aussi perturbé. Non dénué d'intérêt mais un tel personnage méritait bien mieux.
Site : Selenie
Site : Selenie
Janus Pedersen s’intéresse à un terroriste poseur de bombes mais que ce soit dans la partie de la traque ou dans celle qui narre ce qui va construire sa pensée, son film échoue à créer de la tension et passe son temps à esquiver ses thématiques.
Celui alors surnommé Unabomber fut un terroriste qui traumatisa les États-Unis. Le film retrace une partie du parcours, la personnalité complexe ainsi que la longue traque de l'homme par le fbi. Pour autant, l'évocation est extrêmement condensée, l'enquête sur sa finalité, ne permettant pas un certain suspense.
Voilà un film à mourir d'ennui. On suit la traque d'un ancien prodige qui cherche à révolutionner son pays à travers des colis contenant des bombes artisanales envoyés à diverses personnes. Le FBI mène alors durant de nombreuses années une chasse à l'homme. Tout basculera lorsque le surnommé "unabomber" enverra une lettre manuscrite qui fera sens au sein de sa famille.
Mais que ce film est lent, passable, inintéressant...
Bref : passez votre chemin, gagnez votre temps.
Mais que ce film est lent, passable, inintéressant...
Bref : passez votre chemin, gagnez votre temps.
"UNABOMBER" est un film qui aurait pu être bien plus prenant et captivant au vu de son sujet. Raconté à travers deux temporalités, il revient sur la jeunesse de Ted Kaczynski à l’université tout en suivant, des années plus tard, sa traque par le FBI. La partie consacrée à sa jeunesse est plutôt intéressante et permet de mieux comprendre son parcours, même si elle reste assez survolée. En revanche, la partie sur l’enquête manque clairement de développement et surtout de tension. Les investigations sont trop rapidement abordées, avec des scènes qui s’enchaînent parfois de manière un peu brouillonne. On aurait aimé une enquête plus approfondie, une atmosphère plus sombre et intense, ainsi que davantage de profondeur pour certains personnages. Le sujet reste passionnant, mais le film ne parvient malheureusement pas à l’exploiter correctement.
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11/20
Critique sur UNABOMBER (film)
Vu le 25 septembre 2026 sur Netflix
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11/20
Critique sur UNABOMBER (film)
Vu le 25 septembre 2026 sur Netflix
Mort très récemment en 2023, cet intellectuel schizophrène américain a justifié ses attentats par une théorie de l’aliénation de l’homme par la technologie. Le choix du réalisateur a été d’expliciter le processus qui a mené ce jeune étudiant passionné à dériver.
On découvre les tests TAT via une série d’entretiens psychologiques agressifs qui cherchent à briser. Cela donne des joutes verbales passionnantes et des numéros d’acteurs (CROWE en particulier).
Le FBI est incarné par la charmante WOODLEY qui utilisera ses compétences en linguistique pour démasquer le terroriste. L’utilisation fréquente des analepses (flash backs plus communément) dynamise le récit et permet de confronter en permanence l’évolution du personnage alors qu’en parallèle le FBI peine à le confondre. Captivant !
On découvre les tests TAT via une série d’entretiens psychologiques agressifs qui cherchent à briser. Cela donne des joutes verbales passionnantes et des numéros d’acteurs (CROWE en particulier).
Le FBI est incarné par la charmante WOODLEY qui utilisera ses compétences en linguistique pour démasquer le terroriste. L’utilisation fréquente des analepses (flash backs plus communément) dynamise le récit et permet de confronter en permanence l’évolution du personnage alors qu’en parallèle le FBI peine à le confondre. Captivant !
Les comédiens n'y sont pour rien mais dans la forme on s'y ennuie . La réalisation est plutôt bien rythmée mais plombée par ce va et vient des époques pas très habile .
Après l'excellente série Manhunt: Unabomber (2017), voici le film qui réunit un casting très sympa.
Le sujet reste passionnant, malheureusement le film est bien trop court et ne donne pas assez d'épaisseur à certains personnages qui sont plus mis en lumière dans la série.
Mais toujours plaisant de retrouver Russel Crow & Shailene Woodley qui ne semble pas prendre une ride avec le temps.
Le sujet reste passionnant, malheureusement le film est bien trop court et ne donne pas assez d'épaisseur à certains personnages qui sont plus mis en lumière dans la série.
Mais toujours plaisant de retrouver Russel Crow & Shailene Woodley qui ne semble pas prendre une ride avec le temps.
Une interprétation assez solide de la part de tous et même de la part de Russell Crowe.
Les passages entre la jeunesse de Kaczynski, le célèbre unabomber, et les enquêtes avant son arrestation permettent de mieux comprendre la personnalité du personnage.
Malheureusement, une mise en scène simple, une tension absente font que l'on est loin d'un super film.
Les passages entre la jeunesse de Kaczynski, le célèbre unabomber, et les enquêtes avant son arrestation permettent de mieux comprendre la personnalité du personnage.
Malheureusement, une mise en scène simple, une tension absente font que l'on est loin d'un super film.
Une très bonne surprise. J’ai particulièrement apprécié la manière dont le film alterne entre l’enquête du FBI et les événements du passé, ce qui permet de comprendre progressivement la personnalité de l’homme recherché et les mécanismes qui l’ont conduit à devenir l’Unabomber.
Le fait qu’il s’agisse d’une histoire vraie rend cette plongée psychologique encore plus intrigante. Au fil du récit, on comprend peu à peu que les enquêteurs ne recherchent pas simplement un poseur de bombes, mais un homme profondément perturbé, et cette dimension psychologique donne beaucoup de profondeur à l’ensemble.
Le film est également porté par d’excellents acteurs. L’enquêtrice du FBI est très convaincante, Russell Crowe est une nouvelle fois remarquable, et j’ai particulièrement accroché au jeune acteur qui interprète Kaczynski adolescent. Tous contribuent à rendre les personnages crédibles et intéressants.
Les dialogues sont également l’un des gros points forts du film : ils sont intelligents, perspicaces et permettent véritablement d’entrer dans la psychologie des personnages sans donner l’impression de simples explications.
Un thriller psychologique intrigant, profond et bien construit, qui ne m’a jamais ennuyé et qui m’a surtout donné envie de comprendre progressivement qui était réellement cet homme.
Le fait qu’il s’agisse d’une histoire vraie rend cette plongée psychologique encore plus intrigante. Au fil du récit, on comprend peu à peu que les enquêteurs ne recherchent pas simplement un poseur de bombes, mais un homme profondément perturbé, et cette dimension psychologique donne beaucoup de profondeur à l’ensemble.
Le film est également porté par d’excellents acteurs. L’enquêtrice du FBI est très convaincante, Russell Crowe est une nouvelle fois remarquable, et j’ai particulièrement accroché au jeune acteur qui interprète Kaczynski adolescent. Tous contribuent à rendre les personnages crédibles et intéressants.
Les dialogues sont également l’un des gros points forts du film : ils sont intelligents, perspicaces et permettent véritablement d’entrer dans la psychologie des personnages sans donner l’impression de simples explications.
Un thriller psychologique intrigant, profond et bien construit, qui ne m’a jamais ennuyé et qui m’a surtout donné envie de comprendre progressivement qui était réellement cet homme.
Unabomber s’attaque à l’une des trajectoires criminelles les plus marquantes de l’histoire américaine contemporaine en choisissant de remonter aux origines de la radicalisation de Ted Kaczynski. Janus Metz Pedersen ne cherche pas seulement à reconstituer une longue traque policière : il observe comment un jeune homme aux capacités intellectuelles exceptionnelles s’isole progressivement jusqu’à justifier la violence au nom de ses convictions
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