Autofiction
Note moyenne
2,8
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127 critiques spectateurs

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vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Almodovar nous montre encore une fois qu’il maîtrise à la perfection l’art de diriger les actrices mais l’excellent choix de ses interprètes ne dissimule qu’imparfaitement la légèreté du scénario. La mise en abyme de l’artiste se regardant créer commence à être rengaine. Sorogoyen avec l’Etre Aimé, voire Les vies parallèles de Farhadi en ce seul mois de mai. Pour autant, la qualité technique almodovarienne, la subtilité des dialogues, la finesse du montage qui permet de croiser les deux périodes de l’histoire, restent d’un niveau élevé et justifient à eux-seuls la nécessité d’aller voir ce film sur grand écran.
Valerie
Valerie

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
Très partagée car Très déçue par Barbara Lennie (qui n'a pas l'étoffe d'une Marisa Paredes), peu crédible dans son rôle . 1ère partie longue et oiseuse: les blessures de chacun: migraines, deuils et crises d'angoisse soignés à coup de médocs n'en finissent pas. La magie opère dans la dernière 1/2h ou Autofiction prend tout son sens et Almodovar redevient le virtuose de la mise en scène et mise en abyme. Renversant! Couleurs et acteurs superbes...avec quelques glandes lacrymales légèrement surjouées.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Almodóvar excelle à construire des récits en tiroirs, et "Autofiction" en déploie toute la mécanique : deux temporalités enchevêtrées, des personnages qui s'emboîtent, un cinéaste qui se raconte à travers celui qu'il invente. Le vertige narratif promet beaucoup. Mais la machine tourne à vide. Le miroir tendu par Raúl, cinéaste fictif dont la ressemblance avec son auteur ne trompe personne, renvoie une image bavarde et autocentrée, où les digressions remplacent l'émotion. On reconnaît la griffe sans retrouver la chair. La mise en abyme séduit le temps d'un acte, puis s'essouffle. Quant à la scène finale, où scénario et carrière se voient soudain soumis à critique frontale, elle sonne moins comme un retournement que comme un aveu, comme si Pedro Almodóvar pressentait lui-même la fragilité de l'ensemble.
Toufic Abichaker
Toufic Abichaker

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Autofiction (Amarga Navidad) est une mise en abyme, pas très originale, certes, mais très bien articulée et filmée avec brio. Le personnage principal du film, et celui du scénario qu'il est en train d'écrire, sont tous les deux cinéastes "cultes" qui, pour sortir d'un passage à vide, puisent leur inspiration dans leur entourage, pas toujours consentant, ce qui pose la question du lien entre la réalité et la fiction et des limites de l'autofiction.
C'est un film très intime, un peu crépusculaire, qui s'inscrit dans la droite ligne de "Douleurs et gloire" et "La chambre d'à côté", les deux précédents films d'Almodovar, dont il reprend les thèmes: suicide, mal être, deuil inassumé, problèmes de couple, le tout dans une atmosphère de grand bien être matériel, avec des personnages beaux, chics, lucides et bien éduqués, évoluant dans des cadrages, des couleurs et des décors à l'esthétique moderne impeccable qui n'est pas sans rappeler les tableaux d'Edward Hopper.
A noter, entre autres, trois touches typiques d'Almodóvar:
- Amaïa Montero qui reprend le boléro Amargua Navidad, qui donne son titre au film et lui sert de fil conducteur (Achève-moi d'un coup, pourquoi me tuer à petit feu? Si tu penses m'abandonner un jour, que ce soit ce soir, mon amour... Que ton cruel au revoir soit mon Noël).
- La protagoniste qui écoute avec son amie en détresse "La Llorona", de l'inénarrable Chavela Vargas, plainte devenue symbole de l'histoire d'amour secrète de cette dernière avec Frida Kahlo.
- Une scène entière de striptease masculin (sur une chorégraphie de Blanca Li).
4/5
 VAGABONDAGEAUTOURDESOI
VAGABONDAGEAUTOURDESOI

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec Autofiction, Pedro Almodóvar signe un film introspectif sur la création, la vieillesse et le narcissisme artistique.
À travers le personnage de Raúl, réalisateur adulé incapable d’accepter son déclin, et celui d’Elsa, cinéaste en quête d’un nouveau souffle, Almodóvar brouille les frontières entre fiction et autobiographie. Le film questionne la légitimité de puiser dans les blessures de ses proches pour nourrir son œuvre.
Porté par Leonardo Sbaraglia, Barbara Lennie et Aitana Sánchez-Gijón, Autofiction mêle émotion, sensualité et mélancolie dans un hommage pudique au cinéma, à la transmission et à la nécessité vitale de continuer à créer malgré le temps qui passe.
Chronique entière et illustrée :
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Hedi Tabka
Hedi Tabka

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2026
J’ai bien aimé, l’histoire était prenante mais je reste sur ma faim tout de même, je suis déçu de la fin.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2026
Il serait mensongé d’omettre en introduction mon amour pour Almodóvar. Mais force est de constater que sous la virtuosité familière, cette fois, mon adhésion ne prend pas. Il serait aisé de prétendre que cette complexité d'appréciation repose sur la narration et sa structure à deux étages : en 2024, Raúl, cinéaste vieillissant en panne d’inspiration, tente d’écrire un nouveau scénario ; en 2004, le film qu’il imagine met en scène Elsa, amie rongée par le deuil de sa mère et les migraines qui l’accompagnent. Pourtant, c’est précisément là qu’Almodóvar trouve ce qu’il a de plus brillant : la figure d’un créateur qui vampirise les existences pour relancer la sienne, et qui, en retour, doit affronter la violence de cette captation. Reste alors à comprendre ce qui, dans cette mécanique pourtant si maîtrisée, fait naître ses fragilités.

Ces niveaux ont d'intéressant qu'on voit la douleur à l’état brut, puis sa réécriture, son polissage en matériau esthétique. Les mêmes motifs (une main sur une tempe, un mensonge par omission) reviennent mais dépouillés de leur charge émotionnelle. Elsa souffre mais la caméra reste trop près ou trop loin, jamais à la bonne distance pour que ses maux deviennent les nôtres - à l'exception des scènes avec Bonifacio (son amant pompier‑stripper) traversées de rouges saturés et de jaunes vifs où l'on retrouve la fugacité du cinéaste d'antan. Raúl - lui - culpabilise mais son visage demeure un masque, filmé dans des cadres rigides aux intérieurs blancs qui empêchent toute projection émotionnelle. Car le problème, le présent semble neutraliser ce que le passé avait laissé en friche, et cette opération de refroidissement affectif produit finalement une distanciation. Ainsi les scènes s’alignent sans tension, sans accroche, le film avançant par inertie plutôt que par nécessité intérieure, et la progression narrative se dissout dans une suite de micro‑événements qui peinent à s’agréger.

En d'autres mots, tout ce qui faisait la signature d’Almodóvar apparaît ici comme un vernis fissuré. Les couleurs primaires des intérieurs et des costumes, autrefois vitalistes, deviennent un réflexe de style appliqué comme un automatisme : un rouge de rideau, un bleu de cuisine, un jaune de lampe - autant de sophistication almodovarienne qui sonnent comme des citations de lui‑même. Le film semble dire : “Je sais encore faire du Almodóvar, mais je ne sais plus si j’en ai la pertinence.” On comprend alors que le film n’est pas tant un mélodrame qu’un auto‑procès esthétique.

Cette tension trouve son point de rupture dans la scène où Mónica accuse Raúl d’avoir vampirisé la maladie d’Elena, retournant contre lui - et donc contre Almodóvar - l’argument d’un opportunisme créatif devenu insoutenable. Là pourtant, le cinéaste choisit encore la sécheresse : pas de montée dramatique, pas de débordement émotionnel, mais une frontalité théorique. C’est seulement dans ce revirement tardif, lorsque Raúl accepte enfin de regarder la violence de son geste — et donc la violence d’Almodóvar envers ceux qu’il a transformés en fiction — que les pièces du puzzle s’assemblent avec maestria. Trop mince ou trop tard ? Les deux, pour un film qui semble atteindre sa vérité au moment même où la conclusion advient.

Alors, on peut y voir un film‑bilan, un film‑procès, un film‑testament. Mais il ne demande pas si l’art est nécessaire, mais s’il est juste. Il ne demande pas si l’artiste souffre, mais s’il fait souffrir. Il ne demande pas si la fiction embellit la vie, mais ce qu’elle lui prélève, comme si Almodóvar disait : « Je ne vais pas vous émouvoir, je vais vous mettre face à ce que l’émotion coûte. » cherchant dans la vie des autres la matière qui lui manque. Aussi, replacé dans sa filmographie, le film répond aussi à toutes les attentes : un autoportrait inquiet, un mea culpa déguisé, une réflexion sur la manière dont un cinéaste peut user (et abuser) de la vie des autres pour nourrir son œuvre. Dès lors, pour ces raisons précises — et bien loin des réserves formulées plus haut — je passe finalement un bon moment.
Salomé K.
Salomé K.

12 abonnés 1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Une mise en abîme sur la création et le cinéma qui, selon moi, tourne à vide. J'avais toujours eu beaucoup d'admiration pour Almodovar mais cette fois, j'ai trouvé ce film bourgeois et superficiel. Je me suis ennuyée.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2026
Pedro Almodovar n’a plus grand chose à raconter. Dans Autofiction, on découvre un auteur en panne d’inspiration qui va puiser dans la vie de ses amis pour écrire un scénario où la réalité et la fiction s’entremêlent. Alors on retrouve les personnages types d’Almodovar, son humour, ses beaux décors. Parfois, on a l’impression d’assister à un spot de pub, cette fois de Prada. C’est décevant, et loin des chefs d’oeuvre de l’artiste.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mai 2026
Dans la longue et belle carrière d'Almodovar, qu'on a toujours plaisir à retrouver, il y a les pépites, les films qu'on aime bien, et, un coup de temps en temps, ceux qu'on n'apprécie peu. En ce qui me concerne, c'est le cas pour cet “Autofiction”, qui m'a ennuyé du début à la fin. Trop nombriliste, trop dispersé, trop bavard, trop “je suis malheureux”, et pas accrocheur. Heureusement, il reste la beauté des images et des couleurs, et l'excellente prestation de Barbara Lennie.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2026
Enfin un film d'Almodovar qui, à part une scène de strip tease masculin lors d'un enterrement de vie de jeune fille, ne se vautre ni dans la provoc à 2 balles, ni dans l’esbroufe, ni dans l'exagération systématique. Alléluia, à 76 ans, Pedro Almodovar est enfin devenu adulte ! Et Bárbara Lennie, l'interprète principale du film, est toujours aussi excellente et aurait mérité le Prix d'interprétation féminine à Cannes !
Golum
Golum

11 abonnés 1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2026
Ce film, c’est la douleur sans la gloire. Et c’est looooooooooooong. Pour moi. ce sera le dernier !
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mai 2026
On reconnaît le style d'Almodovar avec son choix de coloris vifs et les péripéties sentimentales de ses personnages mais ces derniers restent assez superficiels. Il y a une histoire dans l'histoire car l'intrigue repose sur un réalisateur qui réfléchit à son prochain scénario de film et cela embrouille la direction globale du film.
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
Dans *Autofiction*, on retrouve immédiatement la signature esthétique d’Almodovar : une esthétique extrêmement léchée, des cadres impeccables et cette propreté d'image si caractéristique. Le travail sur les couleurs des décors et des costumes est somptueux, c'est du grand art pour les yeux. En revanche, le scénario s'égare dans un jeu de miroirs qui ne fonctionne pas. L'idée de la mise en abyme était séduisante, mais sa réalisation s'avère laborieuse. On doit ainsi se coltiner pendant près d'une heure le fameux « film dans le film », un projet que tout le monde s'accorde à trouver raté. C'est long, terriblement pesant, et on décroche malgré les bonnes intentions de départ. Dommage, car si la distribution est impeccable, la mise en scène manque cruellement de rythme. C'est d'une mollesse qui empêche totalement d'entrer dans l'histoire. Une œuvre superbe sur la forme, mais malheureusement trop ennuyeuse sur le fond.
Luccio56
Luccio56

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Almodovar ne peut pas être médiocre , le scénario est un peu complexe, ( passer d'une histoire à l'autre ) mais l'esthétique , la couleur sont bien présentes . a voir.
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