Autofiction
Note moyenne
2,8
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135 critiques spectateurs

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Petiot L
Petiot L

44 abonnés 344 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2026
Bon c’est pas inintéressant.
Il parle bien de ce qu’il connaît.
Bien sûr qu’on aurait aimé, du sexe , de la provocation et de l’humour..
Ou même un crime lol.
Bon ça n’est pas ça , c’est une étude de personnes, de vie, un travail .
On parle ici pour la première fois des crises d’angoisses.
C’est donc pas fou fou , mais ça retombe sur ses pattes.
Pour ma part j’ai retrouvé le visuel d’Almodovar toujours aussi beau , vintage et stylisé.
Un film donc de sentiments.
Michel C.

373 abonnés 1 827 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Très surpris par les notes vues ici ou là, à propos du dernier « Pedro Almodóvar », qui m’ a encore emporté dans son univers si particulier et si minutieusement mis en scène. Esthétiquement remarquable, au rythme particulièrement lent comme pour appuyer avec l’ objectif de la caméra sur les ressorts d’ un scénario dans le scénario, sur la juxtaposition de deux périodes à vingt ans d’ écart soit une génération, par une jeu de facettes, où on est, je l’ avoue, assez perdus ou déroutés…. Grâce à un casting remarquable emmené haut la main par Bárbara Lennie ( Elsa ), Leonardo Sbaraglia ( Raul ), Aitana Sánchez-Gijón ( Monica ), Victoria Luengo ( Patricia ) ou Patrick Criado ( Bonifacio ), semblent s’ attacher à dépeindre les mécanismes internes de l’ inspiration du réalisateur lui-même, sorte de film auto-introspectif. Evidement ce nombrilisme lent et répétitif nous endort gentiment sur des images somptueuses de qualité, des portraits sublimes, en exagérant les contrastes colorés et les grisailles, le luxe et la simplicité, resituant immédiatement la période évoquée. Pedro Almodóvar fait du Pedro Almodóvar…. Les rôles féminins mettent en lumière les rôles masculins, et non l’ inverse, avec une scène de striptease masculin très chaude. C’ est archi-classique, de toute beauté, avec une immense Bárbara Lennie impressionnante. Le parfum de la Croisette semble avoir semé les mêmes graines de scénarios aux réalités entremêlées, pour aboutir sur des plages plus sauvages et noires obscures de Lanzarote… tout un symbole ......!!**
Pascal D.
Pascal D.

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juin 2026
Ça donne vraiment envie de louer une villa à Lanzarote, avec la table mise, les fruits frais découpés et les canapés confortables… À part ça…
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 124 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mai 2026
Malheureusement l'esthétique et la direction d'acteurs ne sauvent pas le film d'un défaut chronique: l'ennui. A cela se rajoutent: du merchandising grossier digne des années 80, des acteurs mâles caricaturés sous un angle érotique, une lumière par trop artificielle. Dommage. Il doit s'ennuyer lui aussi.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Dans Douleur et Gloire - peut-être son plus grand film - Almodovar faisait du corps le réceptacle de nos absents. Idée bouleversante que nos somatisations - douleurs lancinantes de dos, de genou, de tête - sont autant de rappels des chocs de nos existences nous ayant liés à d'autres. Autant de manières de continuer à faire vivre les fantômes de ceux qui nous ont quittés. La douleur comme façon de ressusciter ce qui n'est plus. Comme façon de supporter le deuil. Poésie mystique. Ici, la réflexion se poursuit mais avec un objet plus conventionnel : le réceptacle ici c'est l'oeuvre. La poésie cède donc la place à la tautologie. Quant à la question du vampirisme de l'auteur vis-à-vis de son entourage, on préférera les éternelles 30 secondes de The Fabelmans où Spielberg ne peut s'empêcher de se voir dans le miroir filmant un climax de son existence plutôt que de le vivre pleinement au fond de son âme... que les 1h50 de ce film-ci. Un Almo agréable à regarder mais mineur.
Michel Arcens
Michel Arcens

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2026
Il s'agit de savoir que la réalité et la fiction, fondamentalement, sont là même chose. Elles sont la vie. Notre vie.
C'est pourquoi l'autofiction est la chose, non pas la plus juste, mais à l'inverse celle des fictions la plus fragile, potentiellement et même par nature, la plus "fausse".
S'en extirper, c'est précisément le travail, voire le génie du créateur, de l'artiste.
Marjorie Lopez
Marjorie Lopez

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mai 2026
nullissime et ennuyeux...aucun histoire...il ne se passe strictement rien, scénario vide.... quel interet????
Leo Bovil
Leo Bovil

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
J'ai été vraiment surpris par le film, j'ai pu le trouver long par moment, un peu étrange à d'autres, mais les dernières minutes donnent tout leur sens au scénario.
Le film se révèle à nous dans les dernières paroles des personnages, et tout ce qui m'avait ennuyé a pris sens.
Après avoir vu la fin, ne pensez vous pas que le film devrait s'appeler "Autocritique" ? :)
vidalger

381 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Almodovar nous montre encore une fois qu’il maîtrise à la perfection l’art de diriger les actrices mais l’excellent choix de ses interprètes ne dissimule qu’imparfaitement la légèreté du scénario. La mise en abyme de l’artiste se regardant créer commence à être rengaine. Sorogoyen avec l’Etre Aimé, voire Les vies parallèles de Farhadi en ce seul mois de mai. Pour autant, la qualité technique almodovarienne, la subtilité des dialogues, la finesse du montage qui permet de croiser les deux périodes de l’histoire, restent d’un niveau élevé et justifient à eux-seuls la nécessité d’aller voir ce film sur grand écran.
Valerie
Valerie

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
Très partagée car Très déçue par Barbara Lennie (qui n'a pas l'étoffe d'une Marisa Paredes), peu crédible dans son rôle . 1ère partie longue et oiseuse: les blessures de chacun: migraines, deuils et crises d'angoisse soignés à coup de médocs n'en finissent pas. La magie opère dans la dernière 1/2h ou Autofiction prend tout son sens et Almodovar redevient le virtuose de la mise en scène et mise en abyme. Renversant! Couleurs et acteurs superbes...avec quelques glandes lacrymales légèrement surjouées.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

103 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2026
Almodóvar excelle à construire des récits en tiroirs, et "Autofiction" en déploie toute la mécanique : deux temporalités enchevêtrées, des personnages qui s'emboîtent, un cinéaste qui se raconte à travers celui qu'il invente. Le vertige narratif promet beaucoup. Mais la machine tourne à vide. Le miroir tendu par Raúl, cinéaste fictif dont la ressemblance avec son auteur ne trompe personne, renvoie une image bavarde et autocentrée, où les digressions remplacent l'émotion. On reconnaît la griffe sans retrouver la chair. La mise en abyme séduit le temps d'un acte, puis s'essouffle. Quant à la scène finale, où scénario et carrière se voient soudain soumis à critique frontale, elle sonne moins comme un retournement que comme un aveu, comme si Pedro Almodóvar pressentait lui-même la fragilité de l'ensemble.
Toufic Abichaker
Toufic Abichaker

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Autofiction (Amarga Navidad) est une mise en abyme, pas très originale, certes, mais très bien articulée et filmée avec brio. Le personnage principal du film, et celui du scénario qu'il est en train d'écrire, sont tous les deux cinéastes "cultes" qui, pour sortir d'un passage à vide, puisent leur inspiration dans leur entourage, pas toujours consentant, ce qui pose la question du lien entre la réalité et la fiction et des limites de l'autofiction.
C'est un film très intime, un peu crépusculaire, qui s'inscrit dans la droite ligne de "Douleurs et gloire" et "La chambre d'à côté", les deux précédents films d'Almodovar, dont il reprend les thèmes: suicide, mal être, deuil inassumé, problèmes de couple, le tout dans une atmosphère de grand bien être matériel, avec des personnages beaux, chics, lucides et bien éduqués, évoluant dans des cadrages, des couleurs et des décors à l'esthétique moderne impeccable qui n'est pas sans rappeler les tableaux d'Edward Hopper.
A noter, entre autres, trois touches typiques d'Almodóvar:
- Amaïa Montero qui reprend le boléro Amargua Navidad, qui donne son titre au film et lui sert de fil conducteur (Achève-moi d'un coup, pourquoi me tuer à petit feu? Si tu penses m'abandonner un jour, que ce soit ce soir, mon amour... Que ton cruel au revoir soit mon Noël).
- La protagoniste qui écoute avec son amie en détresse "La Llorona", de l'inénarrable Chavela Vargas, plainte devenue symbole de l'histoire d'amour secrète de cette dernière avec Frida Kahlo.
- Une scène entière de striptease masculin (sur une chorégraphie de Blanca Li).
4/5
 VAGABONDAGEAUTOURDESOI
VAGABONDAGEAUTOURDESOI

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec Autofiction, Pedro Almodóvar signe un film introspectif sur la création, la vieillesse et le narcissisme artistique.
À travers le personnage de Raúl, réalisateur adulé incapable d’accepter son déclin, et celui d’Elsa, cinéaste en quête d’un nouveau souffle, Almodóvar brouille les frontières entre fiction et autobiographie. Le film questionne la légitimité de puiser dans les blessures de ses proches pour nourrir son œuvre.
Porté par Leonardo Sbaraglia, Barbara Lennie et Aitana Sánchez-Gijón, Autofiction mêle émotion, sensualité et mélancolie dans un hommage pudique au cinéma, à la transmission et à la nécessité vitale de continuer à créer malgré le temps qui passe.
Chronique entière et illustrée :
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Hedi Tabka
Hedi Tabka

4 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2026
J’ai bien aimé, l’histoire était prenante mais je reste sur ma faim tout de même, je suis déçu de la fin.
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 820 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2026
Il serait mensongé d’omettre en introduction mon amour pour Almodóvar. Mais force est de constater que sous la virtuosité familière, cette fois, mon adhésion ne prend pas. Il serait aisé de prétendre que cette complexité d'appréciation repose sur la narration et sa structure à deux étages : en 2024, Raúl, cinéaste vieillissant en panne d’inspiration, tente d’écrire un nouveau scénario ; en 2004, le film qu’il imagine met en scène Elsa, amie rongée par le deuil de sa mère et les migraines qui l’accompagnent. Pourtant, c’est précisément là qu’Almodóvar trouve ce qu’il a de plus brillant : la figure d’un créateur qui vampirise les existences pour relancer la sienne, et qui, en retour, doit affronter la violence de cette captation. Reste alors à comprendre ce qui, dans cette mécanique pourtant si maîtrisée, fait naître ses fragilités.

Ces niveaux ont d'intéressant qu'on voit la douleur à l’état brut, puis sa réécriture, son polissage en matériau esthétique. Les mêmes motifs (une main sur une tempe, un mensonge par omission) reviennent mais dépouillés de leur charge émotionnelle. Elsa souffre mais la caméra reste trop près ou trop loin, jamais à la bonne distance pour que ses maux deviennent les nôtres - à l'exception des scènes avec Bonifacio (son amant pompier‑stripper) traversées de rouges saturés et de jaunes vifs où l'on retrouve la fugacité du cinéaste d'antan. Raúl - lui - culpabilise mais son visage demeure un masque, filmé dans des cadres rigides aux intérieurs blancs qui empêchent toute projection émotionnelle. Car le problème, le présent semble neutraliser ce que le passé avait laissé en friche, et cette opération de refroidissement affectif produit finalement une distanciation. Ainsi les scènes s’alignent sans tension, sans accroche, le film avançant par inertie plutôt que par nécessité intérieure, et la progression narrative se dissout dans une suite de micro‑événements qui peinent à s’agréger.

En d'autres mots, tout ce qui faisait la signature d’Almodóvar apparaît ici comme un vernis fissuré. Les couleurs primaires des intérieurs et des costumes, autrefois vitalistes, deviennent un réflexe de style appliqué comme un automatisme : un rouge de rideau, un bleu de cuisine, un jaune de lampe - autant de sophistication almodovarienne qui sonnent comme des citations de lui‑même. Le film semble dire : “Je sais encore faire du Almodóvar, mais je ne sais plus si j’en ai la pertinence.” On comprend alors que le film n’est pas tant un mélodrame qu’un auto‑procès esthétique.

Cette tension trouve son point de rupture dans la scène où Mónica accuse Raúl d’avoir vampirisé la maladie d’Elena, retournant contre lui - et donc contre Almodóvar - l’argument d’un opportunisme créatif devenu insoutenable. Là pourtant, le cinéaste choisit encore la sécheresse : pas de montée dramatique, pas de débordement émotionnel, mais une frontalité théorique. C’est seulement dans ce revirement tardif, lorsque Raúl accepte enfin de regarder la violence de son geste — et donc la violence d’Almodóvar envers ceux qu’il a transformés en fiction — que les pièces du puzzle s’assemblent avec maestria. Trop mince ou trop tard ? Les deux, pour un film qui semble atteindre sa vérité au moment même où la conclusion advient.

Alors, on peut y voir un film‑bilan, un film‑procès, un film‑testament. Mais il ne demande pas si l’art est nécessaire, mais s’il est juste. Il ne demande pas si l’artiste souffre, mais s’il fait souffrir. Il ne demande pas si la fiction embellit la vie, mais ce qu’elle lui prélève, comme si Almodóvar disait : « Je ne vais pas vous émouvoir, je vais vous mettre face à ce que l’émotion coûte. » cherchant dans la vie des autres la matière qui lui manque. Aussi, replacé dans sa filmographie, le film répond aussi à toutes les attentes : un autoportrait inquiet, un mea culpa déguisé, une réflexion sur la manière dont un cinéaste peut user (et abuser) de la vie des autres pour nourrir son œuvre. Dès lors, pour ces raisons précises — et bien loin des réserves formulées plus haut — je passe finalement un bon moment.
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