Autofiction
Note moyenne
2,8
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136 critiques spectateurs

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Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 643 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
Nombril en la demeure

Voilà maintenant plus de 40 ans que Pedro Almodovar nous fait partager sa psychanalyse personnelle. Si ce fut le terreau de pas mal de chefs d’œuvre, je dois dire – et je ne suis pas le seul à le penser -, que ça commence à suffire et que ça en devient lassant. Ces nouvelles 110 minutes sont dans le droit fil de tout ce qu’ila produite depuis 2016, pour son dernier grand film Julieta, un avis qui n’engage que moi et que personne n’est obligé de partager. Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ? C’est brillant, somptueusement photographié mais hélas tellement bavard et complaisant que c’est l’ennui – certes très chic -, qui l’emporte.
Le cinéaste explore à sa manière, certes inimitable, de manière frontale la question de l’artiste qui se nourrit de sa propre vie pour créer. Il a donc imaginé un récit construit comme un jeu de miroirs entre deux cinéastes, séparés par le temps mais liés par les mêmes obsessions, alternant pour ce faire deux époques, 2004 et 2026 Une structure volontairement labyrinthique qui permet au cinéaste d’interroger les frontières entre fiction, mémoire et confession intime, mais qui risque de perdre en route pas mal de spectateurs. Les couleurs vives typiques du cinéma du réalisateur laissent ici davantage place à des tonalités plus crépusculaires. Une évolution visuelle qui souligne directement la crise existentielle traversée par les personnages… et donc par Almodovar lui-même. La musique est essentielle dans ce film, que ce soit une chanson de Chavela Vargas qui agit comme un déclencheur émotionnel ou la partition magnifique d’Alberto Iglesias. Vous ne me ferez pas écrire que le grand Almodovar est devenu un cinéaste quelconque. Non, ça reste un grand. Le problème est entièrement dans les thématiques autobiographiques redondantes de tous ses films.
Evidemment, côté casting, c’est du nanan avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sanchez-Jijon, Victoria Luengo. Mais ce n’est plus suffisant, car sous prétexte de l’autoportrait « sans concessions » - tu es complaisant avec toi-même » assène un des personnages -, Almodovar cède surtout à la paresse de la compilation, et des morceaux choisis ayant fait leurs preuves par le passé, et multiplie ainsi les occasions de filmer ses personnages en train de pleurer, et de sommer le spectateur de faire de même. Car c’est bien là la limite de ce film qui traite davantage de l’écriture que des individus. Si l’ultime dialogue – lui aussi trop long -, rehausse un peu le niveau des enjeux théoriques du processus créatif, il est trop tard : à trop vouloir traiter les émotions, le film échoue à émouvoir. Pronostic : Almodovar n’a jamais reçu la Palme d’Or, je doute que ce soit encore pour cette fois.
Cinéphiles 44

1 690 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2026
Présenté en compétition au Festival de Cannes, "Autofiction" suit un réalisateur en panne d’inspiration, qui décide d’utiliser le drame vécu par une proche collaboratrice pour nourrir son nouveau projet. La création artistique, l’exploitation du réel, le narcissisme des auteurs sont les thèmes de ce film qui ne décolle jamais vraiment. Là où Almodóvar savait autrefois transformer ses mélodrames en expériences vibrantes et excessives, "Autofiction" reste étonnamment froid et distant. Le lien avec "Histoires parallèles" de Asghar Farhadi, également présenté à Cannes en 2026, saute d’ailleurs immédiatement aux yeux. Les deux films explorent la frontière entre fiction et réel. Le casting est inégal avec des personnages sous-exploités. Visuellement, le savoir-faire d’Almodóvar reste intact. Les costumes dialoguent parfaitement avec les décors, les couleurs sont pensées avec précision et rappellent immédiatement l'esthétique du cinéaste.
dmdprime
dmdprime

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Pas du bon Almodovar, trop parlant, alambiqué, autocentré..les passages musicaux réussis néanmoins. dommage spoiler:
Ni K
Ni K

18 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2026
Film hyper confus , quel dommage le film démarre bien et puis on s’y perd complètement…quelle déception
Cuentaconmig_uel
Cuentaconmig_uel

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2026
Vu en Espagne en Avril.. ce film m’a ému, pourtant je ne suis pas fan d’Almodovar. La fin est sans doute là meilleure partie du film.
dejihem
dejihem

155 abonnés 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Ce film est issu d’un scénario original de Pedro Almodóvar.
Il a lui-même écrit beaucoup de scénario originaux, il a très peu adapté de roman existant.
L’auteur est vieillissant, peu original qui écrit une auto fiction qui ressemble beaucoup à sa propre vie de réalisateur connu internationalement.
Il est également vieillissant :  avec l’âge, l’inspiration s’est envolée. Seule la dernière demi-heure est intéressante, des actrices intenses et une quasi mise en abyme de la condition du réalisateur scénariste.
Sylvain P

395 abonnés 1 437 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2026
Après avoir été pendant près de 20 ans un des meilleurs réalisateurs de sa génération, Pedro Almodovar a perdu l'inspiration. Son dernier chef d'oeuvre remonte à 2006, avec Volver, et depuis, le spectateur navigue entre ennui et consternation. Autofiction n'échape pas à la règle, mais de façon originale, il raconte l'histoire d'un réalisateur sans inspiration, comment être plus autobiographique? Almodovar déverse sa haine contre un personnage expliquant au réalisateur que son scénario ne vaut pas le coup. Et pourtant... Bref, passons.
capirex
capirex

197 abonnés 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Pas le meilleur film d'Almodovar qu'il m'ai été donné de voir même si on reconnait bien sa patte à travers les couleurs toussa avec cette sorte d'introspection qui finit par tourner un peu à vide mais malgré tout il faut être attentif dans ce labyrinthe de ce scénario complexe pour en saisir l'essence !
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
On retrouve ici le gout de la narration de Pedro Almodovar, son aisance à faire intervenir de nombreux personnages, attachants dès leurs premières scènes et on retrouve les thèmes chers du cinéaste tels l'amour, la mort, le deuil Ici, plus que jamais se croisent les époques mais aussi la fiction côtoie le réel. C'est formidablement mis en scène, le cinéaste se livre comme rarement et son film est incontestablement un bel ouvrage. Mais il y manque l'essentiel pour faire d'"Autofiction" un Almodovar majeur; c'est l'émotion.
Ufuk K

626 abonnés 1 754 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2026
"Autofiction" malmené par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est une tragicomédie bien décevante. Ce film est une déception, car le réalisateur espagnol Pedro Almodóvar semble avoir perdu sa verve habituelle. L'histoire, trop épurée, intellectuelle et égocentrique, tourne une fois de plus autour du cinéma et de la littérature, ce qui m'a ennuyé malgré quelques passages intéressants. Rapidement oublié à la sortie de la salle.
Catherine Lenne
Catherine Lenne

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
Oui bien sûr, Almodovar parle de lui-même, mais c’est vraiment un grand plaisir de le retrouver. Le scénario est extrêmement bien construit, intelligent et je ne me suis pas ennuyée une seconde.  L’interprétation et, comme d’habitude, les rôles confiés aux femmes sont formidables.  On a souvent le sourire, tellement on reconnaît la pâte d’Almodovar. Je recommande ce film. 
Natissy
Natissy

12 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
Je n'ai pas du tout accroché ce film. C'est un scénario dans un scénario. Limite entre l'affection et l'autobiographie.?
Décevant
Aubert T.
Aubert T.

146 abonnés 162 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2026
Je me demande comment il est possible après quasiment 50 ans de métier de réaliser un film aussi creux, complaisant et paresseux.
Qu'Almodovar ait cru malin d'y glisser un début d'auto critique un peu piquante ne sauve pas ce film du naufrage.
Sinon bon budget décoration, comme d'habitude.
Guillaume LR
Guillaume LR

45 abonnés 165 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 mai 2026
Vu au festival de Cannes 2026.
Almodovar continue sa production qui semble bien trop surchargée pour être malheureusement qualitative... On s'ennuie ferme devant ce nouvel opus de l'auto analyse d'Almodovar par Almodovar, le spectateur pouvant se sentir un peu piègé dans un rôle de thérapeute qu'il n'a pas choisi. La mise en abîme ne fonctionne pas du tout et semble une simple excuse du réalisateur pour la pauvreté de la narration d'un premier jet. Comme un dernier espoir de rendre le produit final meilleur qu'il n'est au départ... Mais ça ne fonctionne pas.
Les allers retours entre les 2 scénarios sont gênants, les personnages sous écrits sont aussi rapidement "justifiés" à la fin...
Aucun intérêt à voir un réalisateur de la trempe d'Almodovar s'enfoncer encore un peu plus, tentant vainement de retrouver son aura d'antan. Et ce n' est pas le petit final qui se veut surprenant qui viendra récupérer le reste.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

187 abonnés 600 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
Ai vu « Amarga Navidad » ou « Autofiction » (en France) de Pedro Almodovar qui a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2026. Il y a des réalisateurs qui construisent une filmographie et d’autres une oeuvre, comme c’était le cas de François Truffaut. Almodovar est de ceux là. Tout ses films se répondent, se reflètent en miroir, se complètent. Je connais parfaitement les films de ce réalisateur que j’adore plus que tous les autres. « Amarga Navidad » est le relatif mineur de « Douleur et Gloire » mais il cite également « Parle avec elle » pour la musique, « Etreintes brisées » pour la plage noire de Lanzarote, « Tout sur ma mère » pour le deuil d’un enfant masculin… Pedro Almodovar qui a 76 ans, est conscient qu’il a réalisé ses plus grands films et que s’il continue à tourner c’est par nécessité vitale. Raul (Leonardo Sbaraglia) est un cinéaste qui est en panne d’inspiration et en fin de carrière, tout comme Almodovar. Il s’inspire des malheurs de ses proches pour écrire son nouveau scénario. Le film joue sur une mise en abîme puisqu’au fur et à mesure que le scénario devient concret l’on en voit la réalisation cinématographique à l’écran. Ce film raconte la panne d’inspiration et les crises de migraines d’Elsa (Barbara Lennie), réalisatrice qui elle même s’inspire des drames de ses amies pour écrire son prochain film. Scénario dont on voit également de larges extraits à l’écran. Pour synthétiser l’on voit des scènes de deux films malades dont l’écriture se fait dans la douleur : le tout génère donc un résultat final qui manque d’imagination à tous les étages, les situations sont déjà vues, les dialogues assez plats, les nombreuses femmes au bord de la crise de nerf n’ont plus rien de flamboyant et préfèrent à la douce folie, la léthargie suite à nombreuses prises de médicaments. Oui, « Amarga Navidad » est un film chétif et patraque dont il faut attendre les 20 dernières minutes avec un retournement attendu pour qu’enfin quelque chose prenne vie. Mais ce film pré-testamentaire a tout du même du sens dans la globalité de l’oeuvre d’Almodovar qui ne sait plus très bien où donner de la tête et dont le dernier chef d’oeuvre est « Douleur et Gloire ».
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