Présenté en compétition au Festival de Cannes, "Autofiction" suit un réalisateur en panne d’inspiration, qui décide d’utiliser le drame vécu par une proche collaboratrice pour nourrir son nouveau projet. La création artistique, l’exploitation du réel, le narcissisme des auteurs sont les thèmes de ce film qui ne décolle jamais vraiment. Là où Almodóvar savait autrefois transformer ses mélodrames en expériences vibrantes et excessives, "Autofiction" reste étonnamment froid et distant. Le lien avec "Histoires parallèles" de Asghar Farhadi, également présenté à Cannes en 2026, saute d’ailleurs immédiatement aux yeux. Les deux films explorent la frontière entre fiction et réel. Le casting est inégal avec des personnages sous-exploités. Visuellement, le savoir-faire d’Almodóvar reste intact. Les costumes dialoguent parfaitement avec les décors, les couleurs sont pensées avec précision et rappellent immédiatement l'esthétique du cinéaste.
Ce film est issu d’un scénario original de Pedro Almodóvar. Il a lui-même écrit beaucoup de scénario originaux, il a très peu adapté de roman existant. L’auteur est vieillissant, peu original qui écrit une auto fiction qui ressemble beaucoup à sa propre vie de réalisateur connu internationalement. Il est également vieillissant :  avec l’âge, l’inspiration s’est envolée. Seule la dernière demi-heure est intéressante, des actrices intenses et une quasi mise en abyme de la condition du réalisateur scénariste.
Après avoir été pendant près de 20 ans un des meilleurs réalisateurs de sa génération, Pedro Almodovar a perdu l'inspiration. Son dernier chef d'oeuvre remonte à 2006, avec Volver, et depuis, le spectateur navigue entre ennui et consternation. Autofiction n'échape pas à la règle, mais de façon originale, il raconte l'histoire d'un réalisateur sans inspiration, comment être plus autobiographique? Almodovar déverse sa haine contre un personnage expliquant au réalisateur que son scénario ne vaut pas le coup. Et pourtant... Bref, passons.
Pas le meilleur film d'Almodovar qu'il m'ai été donné de voir même si on reconnait bien sa patte à travers les couleurs toussa avec cette sorte d'introspection qui finit par tourner un peu à vide mais malgré tout il faut être attentif dans ce labyrinthe de ce scénario complexe pour en saisir l'essence !
On retrouve ici le gout de la narration de Pedro Almodovar, son aisance à faire intervenir de nombreux personnages, attachants dès leurs premières scènes et on retrouve les thèmes chers du cinéaste tels l'amour, la mort, le deuil Ici, plus que jamais se croisent les époques mais aussi la fiction côtoie le réel. C'est formidablement mis en scène, le cinéaste se livre comme rarement et son film est incontestablement un bel ouvrage. Mais il y manque l'essentiel pour faire d'"Autofiction" un Almodovar majeur; c'est l'émotion.
"Autofiction" malmené par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est une tragicomédie bien décevante. Ce film est une déception, car le réalisateur espagnol Pedro Almodóvar semble avoir perdu sa verve habituelle. L'histoire, trop épurée, intellectuelle et égocentrique, tourne une fois de plus autour du cinéma et de la littérature, ce qui m'a ennuyé malgré quelques passages intéressants. Rapidement oublié à la sortie de la salle.
Oui bien sûr, Almodovar parle de lui-même, mais c’est vraiment un grand plaisir de le retrouver. Le scénario est extrêmement bien construit, intelligent et je ne me suis pas ennuyée une seconde.  L’interprétation et, comme d’habitude, les rôles confiés aux femmes sont formidables.  On a souvent le sourire, tellement on reconnaît la pâte d’Almodovar. Je recommande ce film. 
Je me demande comment il est possible après quasiment 50 ans de métier de réaliser un film aussi creux, complaisant et paresseux. Qu'Almodovar ait cru malin d'y glisser un début d'auto critique un peu piquante ne sauve pas ce film du naufrage. Sinon bon budget décoration, comme d'habitude.
Vu au festival de Cannes 2026. Almodovar continue sa production qui semble bien trop surchargée pour être malheureusement qualitative... On s'ennuie ferme devant ce nouvel opus de l'auto analyse d'Almodovar par Almodovar, le spectateur pouvant se sentir un peu piègé dans un rôle de thérapeute qu'il n'a pas choisi. La mise en abîme ne fonctionne pas du tout et semble une simple excuse du réalisateur pour la pauvreté de la narration d'un premier jet. Comme un dernier espoir de rendre le produit final meilleur qu'il n'est au départ... Mais ça ne fonctionne pas. Les allers retours entre les 2 scénarios sont gênants, les personnages sous écrits sont aussi rapidement "justifiés" à la fin... Aucun intérêt à voir un réalisateur de la trempe d'Almodovar s'enfoncer encore un peu plus, tentant vainement de retrouver son aura d'antan. Et ce n' est pas le petit final qui se veut surprenant qui viendra récupérer le reste.
Ai vu « Amarga Navidad » ou « Autofiction » (en France) de Pedro Almodovar qui a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2026. Il y a des réalisateurs qui construisent une filmographie et d’autres une oeuvre, comme c’était le cas de François Truffaut. Almodovar est de ceux là. Tout ses films se répondent, se reflètent en miroir, se complètent. Je connais parfaitement les films de ce réalisateur que j’adore plus que tous les autres. « Amarga Navidad » est le relatif mineur de « Douleur et Gloire » mais il cite également « Parle avec elle » pour la musique, « Etreintes brisées » pour la plage noire de Lanzarote, « Tout sur ma mère » pour le deuil d’un enfant masculin… Pedro Almodovar qui a 76 ans, est conscient qu’il a réalisé ses plus grands films et que s’il continue à tourner c’est par nécessité vitale. Raul (Leonardo Sbaraglia) est un cinéaste qui est en panne d’inspiration et en fin de carrière, tout comme Almodovar. Il s’inspire des malheurs de ses proches pour écrire son nouveau scénario. Le film joue sur une mise en abîme puisqu’au fur et à mesure que le scénario devient concret l’on en voit la réalisation cinématographique à l’écran. Ce film raconte la panne d’inspiration et les crises de migraines d’Elsa (Barbara Lennie), réalisatrice qui elle même s’inspire des drames de ses amies pour écrire son prochain film. Scénario dont on voit également de larges extraits à l’écran. Pour synthétiser l’on voit des scènes de deux films malades dont l’écriture se fait dans la douleur : le tout génère donc un résultat final qui manque d’imagination à tous les étages, les situations sont déjà vues, les dialogues assez plats, les nombreuses femmes au bord de la crise de nerf n’ont plus rien de flamboyant et préfèrent à la douce folie, la léthargie suite à nombreuses prises de médicaments. Oui, « Amarga Navidad » est un film chétif et patraque dont il faut attendre les 20 dernières minutes avec un retournement attendu pour qu’enfin quelque chose prenne vie. Mais ce film pré-testamentaire a tout du même du sens dans la globalité de l’oeuvre d’Almodovar qui ne sait plus très bien où donner de la tête et dont le dernier chef d’oeuvre est « Douleur et Gloire ».
Pedro Almodóvar est un réalisateur que j'apprécie beaucoup mais chez moi, soit ça passe, soit ça casse et là, je dois dire que ça a explosé. Présenté à Cannes cette année puis sorti pour la plèbe dans la foulée, le réalisateur dresse ici le portrait d'un scénariste prêt à tout pour écrire son dernier grand chef-d’œuvre, quitte à déballer la vie privée de ses amis sur papier. Alors évidemment, il est difficile de ne pas y voir un autoportrait, surtout avec ce titre français, rappelant ainsi "Douleur et Gloire" que je n'avais pas beaucoup apprécié non plus. Il faut croire que lorsque le cinéaste s'épanche sur sa vie, ce n'est jamais bon signe. Mais c'est donc ici une autofiction dans une autofiction puisque l'on suit aussi le fruit du travail du héros. Ce qui nous fait donc deux histoires parallèles qui ne parviennent jamais à se répondre alors qu'elles ont paradoxalement beaucoup en commun mais surtout deux histoires parallèles d'un ennui mortel ! Je suis désolé mais cette séance a été une lutte constance contre le sommeil. C'est ultra bavard et les personnages sont assez creux. Je n'ai en effet pas retrouvé la profondeur des précédents personnages hauts en couleur d'Almodóvar. Ici, ce sont des personnages qui traversent constamment des épreuves et qui se bourrent d'anxios mais dont on n'arrive jamais à ressentir d'empathie. Et puis, j'ai trouvé la mise en scène aussi fade que le reste, comme ci le cinéma du réalisateur vieillissait en même temps que ce dernier. Ainsi, comme vous l'aurez deviné, j'ai passé un très mauvais moment devant "Autofiction" qui m'a laissé de marbre du début à la fin.