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ClaireMarieSophie
2 abonnés
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3,5
Publiée le 24 septembre 2026
Sur la forme je n’ai pas grand chose à dire mais sur la façon dont l’alcoolisme est représenté, là ça me fait tiquer. Après 15 années d’alcoolisme, aucun signe physique visible. Le personnage de Garance semble avoir touché le jackpot pour espérer s’en sortir : des collègues qui tirent les sonnette d’alarme pour qu’elle s’en sorte, des amis présents et compréhensifs tout du long, une compagne qui ne juge pas et qui reste malgré tout. Et pour conclure, tout est bien qui fini bien, le sevrage se passe comme sur des roulettes, sans aucun accros ni rechute… une vision bien idéalisée et lissée de ce qu’est l’alcoolisme.
Un sujet intéressant mais un peu traité à la légère, un montage épileptique pour plaire à la gen Z qui fatigue le spectateur et des actrices époustouflantes. Du bon et du moins bon.
Le film Garance est absolument à voir. L’alcoolisme, qui est le sujet principal du film, se mêle à une histoire d’amour homosexuelle sincère, mais aussi à l’amitié, à la famille et à toutes les relations humaines qui peuvent nous aider ou nous fragiliser. Lorsqu’on considère l’alcoolisme comme une maladie, on comprend qu’il peut être soigné. Mais pour commencer à aller mieux, il faut d’abord faire le premier pas… pour soi-même.
Un peu lent à démarrer et puis cela s'emballe. Adèle et Sara sont parfaites même si on reste admiratif de la patience de Sara. Le sujet de la dépendance cause, déni et conséquences est traité sans tabou même si la fin laisse un rien rêveur. Un détail m'interpelle : il n y a jamais de figure paternelle (même simplementevoquée), ni pour l'héroïne, ni pour sa nièce et son neveu, ni même pour son amoureuse.
Ce film, avant toute chose, est une histoire d'amour extraordinaire. Fantasmée, parfaite, idéale, comme on en voit qu'au cinéma, et en même temps qui sonne parfaitement juste, sincère, réaliste. Une histoire d'amour qui fait envie, quoi ! De l'humour, de l'émotion, du romantisme, du romanesque, la musique géniale, et les comédiens, tous les rôles, sont absolument parfaits ! Un grand film.
Jeanne Herry est la meilleure dialoguiste française, Adèle Exarchopoulos a du talent mais on ne voit pas les années passer alors que l'histoire se déroule sur huit ans, son visage n'est pas marqué par les deux litres de vin par jour, l'exposition est extrêmement longue et il faut attendre la dernière partie pour le vrai conflit dramatique. Un peu déçu...
Avec Garance, Jeanne Herry signe un film d’une grande justesse sur l’addiction, mais surtout sur une femme qui cherche sa place, dans son métier comme dans ses relations. En suivant son héroïne pendant plusieurs années, la réalisatrice évite le récit démonstratif pour s’attacher aux petits déplacements, aux habitudes qui s’installent, aux renoncements presque invisibles qui finissent par transformer une vie.
Ce qui frappe particulièrement, c’est la manière dont l’alcool est filmé. Il n’arrive jamais comme un événement spectaculaire : il est partout, dans les soirées, les répétitions, les repas, les moments de solitude. Il fait partie du quotidien de Garance avant même de devenir clairement un problème. Jeanne Herry montre ainsi avec beaucoup de finesse cette frontière trouble entre plaisir, sociabilité et dépendance, sans jamais réduire son personnage à son addiction.
Le film doit aussi énormément à Adèle Exarchopoulos. Elle donne à Garance une énergie, une drôlerie et une fragilité qui rendent le personnage immédiatement attachant, sans chercher à le rendre exemplaire. Elle peut être brillante, agaçante, drôle, touchante ou profondément démunie, parfois dans une même scène. Sa composition donne au film une vérité presque documentaire.
Et puis il y a la relation entre Garance et Pauline, interprétée par Sara Giraudeau. Leur histoire d’amour constitue le véritable cœur émotionnel du film. Jeanne Herry filme moins une relation de sauvetage qu’une présence : celle de quelqu’un qui reste, qui accompagne, qui aime sans prétendre pouvoir tout réparer.
Avec Garance, Jeanne Herry poursuit finalement ce qui traverse déjà son cinéma : son intérêt pour les êtres humains dans leurs contradictions, pour les situations où il n’existe pas de réponse simple, et pour la possibilité d’une réparation sans jamais effacer ce qui a été vécu. Un film sensible et profondément humain, porté par une Adèle Exarchopoulos exceptionnelle.
Ce film est absolument merveilleux, il dépeint avec une justesse déconcertante le portrait d'une jeune femme alcoolique. La réalisatrice Jeanne Herry a su apporter de la bonté au coeur du parcours chaotique du personnage joué par Adèle Exarchopoulos. Quelle fraicheur de retrouver Sara Giraudeau porté cette délicieuse histoire d'amour. Courrez le voir ! ♡
Magnifique film vu ce matin, Elle traite ce sujet avec beaucoup de délicatesse et de subtilité, et les acteurs et actrices sont d'une justesse incroyable !!