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Indy Blave Cinéma
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4,5
Publiée le 23 septembre 2026
Une merveille. Adèle est décidément une de nos meilleures actrices actuelles. Et le film, qui ne fait jamais dans le pathos gratuit, arrive à trouver des moments d’humour et de positivisme qui font un bien fou
Garance (Adèle Exarchopoulos) est une femme de son temps. Elle est comédienne et adore son métier, même si pour l'instant elle est reléguée aux utilités dans la troupe de théâtre qui l'emploie, aux spectacles scolaires en matinée et à quelques doublures alimentaires. Garance a un copain - qu'elle quitte vite - beaucoup d'amis LGBTQIA+ avec qui elle adore faire la fête, une sœur qu'elle adore dont le cancer récidive. Mais Garance a un problème : elle est alcoolique depuis l'adolescence.
Fille de (Julien Clerc et Miou-Miou), Jeanne Herry tourne son quatrième film. J'avais adoré les deux précédents, quasi-documentaires : "Pupille" en 2018 sur la prise en charge d'un bébé né sous X et "Je verrai toujours vos visages" en 2023 sur la justice restaurative. J'ai adoré celui-ci.
La raison en est triple.
La première est la qualité de sa mise en scène qui raconte, à travers des plans parfois très courts, entrecoupés parfois de longues ellipses, une histoire au long cours dont on réalise, quand elle se termine, qu'elle aura duré plusieurs années. Tout est parfaitement fluide, parfaitement rythmé dans cette chronique quasi-documentaire de la vie d'une alcoolique.
La deuxième est son sens de la nuance. Les films sur l'alcoolisme et sur l'addiction dépeignent souvent des héros ou des héroïnes (!) qui entament une longue déchéance dont ils réussissent à se sauver au prix d'un brutal sevrage. Rien d'aussi linéaire ici. Garance n'est pas une pauvre fille à la rue, sans le sou, menacée par la précarité. Elle gagne sa vie correctement, est soutenue par sa famille, est entourée de l'amitié vibrante de tous ses amis. Elle est parfaitement consciente de son état, au point d'en rire volontiers dans des scènes à l'humour communicatif (mention spéciale à son hilarant docteur !). Le film ne suit pas le programme écrit d'avance déclin/rédemption que les films du même genre reproduisent. On se demande dans quelle direction il ira. J'aurais adoré qu'il se termine quinze minutes avant son dernier plan, pour laisser plus ouvert l'horizon des possibles.
La troisième évidemment est l'interprétation scotchante d'Adèle Exarchopoulos. Elle fait depuis une semaine toutes les couvertures. Et elle le mérite largement. Il y a deux semaines, je regrettais que le prix de l'interprétation féminine ait échappé à Léa Drucker pour son interprétation dans "La Vie d'une femme" et qu'il ait été attribué au duo franco-japonais d'actrices bisounours de "Soudain". Maintenant, sans crainte de me contredire, je regrette qu'il ait échappé à Adèle Exarchopoulos et j'espère que les César ne l'oublieront pas.
Garance raconte huit années dans la vie d’une femme qui semble constamment avancer alors qu’elle est, presque imperceptiblement, en train de se perdre. Jeanne Herry construit un portrait intime autour d’une jeune actrice qui travaille, aime, déménage, fait la fête et affronte les incertitudes de l’existence tout en entretenant avec l’alcool une relation qui passe progressivement du plaisir au besoin, puis du besoin au danger.
Garance est comédienne, mais pas une vedette. Elle connaît les auditions, les périodes de travail et celles où il faut attendre. Elle avance pourtant avec une énergie communicative. Vaillante, drôle, volontaire, elle donne l’impression de pouvoir encaisser les difficultés et repartir immédiatement.
L’alcool accompagne cette existence. D’abord compagnon des soirées et des rencontres, il devient aussi une manière de supporter les angoisses, de prolonger les moments heureux ou d’adoucir ceux qui le sont moins. Il est à la fois récompense, refuge et carburant.
C’est précisément dans cette ambiguïté que Jeanne Herry trouve son film.
Plutôt que d’organiser immédiatement le récit autour de l’addiction, elle filme une vie dans toute sa richesse. Pendant huit ans, Garance change de logement, travaille, rencontre de nouvelles personnes, noue et défait des relations, découvre d’autres formes de désir et traverse des périodes d’enthousiasme comme de profond découragement. Pendant ce temps, presque en arrière-plan, sa consommation augmente.
Cette progression donne au film une dimension particulièrement troublante. Rien ne s’arrête brutalement. Garance continue de rire, de séduire, de travailler et d’être entourée. Le danger cohabite avec le quotidien, jusqu’à devenir lui-même une partie du quotidien.
Adèle Exarchopoulos trouve ici un personnage particulièrement dense. Sa présence physique et son énergie permettent de comprendre pourquoi Garance peut longtemps donner le sentiment que tout va bien. L’actrice ne construit pas son personnage uniquement à partir de la souffrance. Elle lui conserve son humour, son désir, sa colère et sa capacité à aimer.
Cette vitalité rend la dégradation plus douloureuse. Garance n’est jamais résumée à sa consommation. Elle est une femme qui boit, mais aussi une amie, une amante, une actrice et quelqu’un qui cherche encore la forme que pourrait prendre sa vie.
Sara Giraudeau et Sarajeanne Drillaud permettent au récit d’explorer la place essentielle des relations qui entourent Garance. L’amitié constitue notamment l’un des fils les plus intéressants du film : comment accompagner quelqu’un que l’on aime lorsque l’aide proposée est refusée, contournée ou simplement insuffisante ? À quel moment la présence devient-elle impuissance ?
Jeanne Herry retrouve ici son goût pour les trajectoires humaines et les liens qui se construisent entre les individus. Sa mise en scène privilégie l’observation plutôt que le jugement. Elle ne cherche ni à excuser Garance ni à transformer chacune de ses consommations en signe annonciateur. Elle regarde comment une habitude s’installe dans une existence jusqu’à en modifier progressivement l’équilibre.
Le choix d’étendre l’histoire sur huit années est particulièrement pertinent. L’addiction n’est pas représentée comme une chute spectaculaire mais comme une accumulation. Une soirée supplémentaire. Un verre nécessaire pour se détendre. Un autre pour oublier. Puis un moment où la frontière entre plaisir et nécessité devient impossible à identifier.
Cette durée permet également de raconter une véritable révolution intime. Garance change professionnellement, sentimentalement et sexuellement. Elle gagne certaines libertés au moment même où une autre dépendance commence à l’enfermer. Cette contradiction donne au personnage toute sa complexité.
Le film évite ainsi le schéma trop confortable de la descente aux enfers. Il y a encore des moments magnifiques lorsque la situation est déjà préoccupante. Des amitiés naissent, des désirs apparaissent et des projets se réalisent. La vie ne disparaît pas simplement parce que l’addiction progresse.
Lorsque la possibilité de mourir devient finalement réelle, Garance prend une dimension plus vertigineuse. Ce qui pouvait encore être considéré comme une manière excessive de vivre révèle son potentiel destructeur.
Quelques étapes de cette longue trajectoire auraient probablement gagné à être davantage resserrées, mais cette impression d’accumulation participe également au projet : faire ressentir le temps qui passe pendant que Garance continue de croire qu’elle pourra toujours reprendre le contrôle demain.
Intime, lumineux et douloureux, Garance refuse de réduire son héroïne à son addiction. Jeanne Herry raconte d’abord une femme intensément vivante avant de montrer comment l’alcool s’installe progressivement au cœur de cette existence. Adèle Exarchopoulos trouve un rôle à la mesure de son énergie et de sa fragilité, capable de faire coexister l’euphorie et l’angoisse sans jamais transformer Garance en symbole. Un portrait de femme profondément humain sur la liberté, la dépendance et ce moment terrible où ce qui aidait à vivre commence à rapprocher de la mort.
Vu à Cannes? Adele Exharlopoulos est IMPRESSIONNANTE comme habité par le rôle. On retrouve la patte " douceut" de Jeanne Herry qui est dans les nuances et l'empathie. Le film arrive même à nous faire sourire malgré le sujet dur. Vraiment réussi.
Avant première au cameo à Nancy en présence de Jeanne Herry. C'est un film extrêmement bien joué par le casting dans son intégralité avec une mention spéciale à Adèle Exarchopoulos et Anna Giraudeau. Une superbe histoire d'amour avec une addiction à l'alcool au milieu. Point de vue de la personne malade et de son entourage plus ou moins prévenant. Le travail du scénario et de la réalisation est très fort. BRAVO à voir.
Vu en avant première à La Baule . Un film puissant enterprêté merveilleusement par A. Exachopoulos !!! Elle porte le film avec un tel talent . J’ai adoré !!
Encore une très belle performance d’Adèle Exarchopoulos qui porte le film. Dirigée par Jeanne Herry, réalisatrice dont le travail est abouti. Ce film n’est pas du tout dans le pathos, mais nous montre bien la descente en enfers liée à l’alcoolisme. Sara Giraudeau nous livre une prestation tout en douceur mais très admirable. Courrez voir ce film !
Garance de Jeanne Herry est un drame que j'ai eu la chance de découvrir en avant-première. Jeune actrice dans une petite troupe, Garance (Adèle Exarchopoulos) joue les seconds rôles, fait des doublages. Une vie de passion et de débrouille. Elle enchaîne les déménagements, les représentations et les fêtes. Des soirées entre voisins, entre copines, des rencontres et surtout de l'alcool. Du beaucoup, du trop, du beaucoup trop. Ce tourbillon de jeunesse devient une spirale. Et l'amour de poursuivre.
Ce film traite de la dépendance à l'alcool avec subtilité, sans excès. On découvre la vie mouvementé et peu stable de Garance dans ses petits boulots, faisant ses heures d'intermitente mais surtout dans l'espoir d'être une vedette. Une vie au jour le jour angoissante. Pour combattre ses doutes, pour se donner du courage, pour tenir, elle se remonte. Et nous glissons avec elle. Le scénario est très bien dosé, on sent bien l'attaque douce qui nous prépare à un retour puissant de cette dérive. Avec cet arrière-goût que ça aurait pu être nous dans notre jeunesse, dans nos moments de faiblesse.
C'est aussi un film de femmes, sans être féministe ou dans une revendication lesbienne. Simplement un film de femmes. Les rares hommes sont gays pour mieux souligner la délicatesse et la profondeur du propos. Car sur la longueur, on apprécie mieux la subtilité : la dépendance à l'alcool n'est pas qu'une affaire de virilité, elle concerne aussi les femmes.
Les actrices sont magnifiques. Adèle Exarchopoulos avec sa palette un peu brute et cash. Sara Giraudeau tout en délicatesse et fragilité. On peut noter l'apparition de Jehnny Beth en Blanche plus entreprenante que la Katia de Différente (Lola Doillon, 2025).
La représentation de cette vie mouvementée est réalisée (Jeanne Herry ) par la profusion des lieux et tous les plans dans les transports en commun aux paysages qui défilent. Par le montage dynamique de Laurence Biraud aussi. Ce qui est à noter c'est ce choix d'une caméra posée, tranquille qui donne à observer et non pas une caméra fofolle pour simuler une vie agitée. C'est vif sans être agressif.
Ce film qui grise légèrement sans faire mal à la tête, est à découvrir.
Magnifique film, touchant et drôle à la fois. Une distribution très réussie, avec des visages moins connus et deux premiers rôles impressionnants. BRAVO à toute l'équipe pour cette réalisation.
Film vu en avant première, et c’est une très belle découverte. Un film complet avec plusieurs histoires en une, et qui traite de problématiques de notre société en 2026. C’est un film drôle mais en même temps sérieux et qui mobilise les émotions. On arrive à s’identifier et se mettte à la place du personnage joué par Adèle Exarchopoulos. Bref un très beau film que j’irais revoir avec plaisir une fois sorti
Après la claque que fut "Je verrai toujours vos visages", il était évident que j'attendais avec impatience le nouveau film de Jeanne Herry. Sobrement nommé "Garance", celui-ci est arrivé en cette année 2026 et met en scène Adèle Exarchopoulos dans le rôle principal. Traitant de la dépendance à l'alcool, ce projet continue d'explorer l'univers habituel de la réalisatrice, à savoir un monde fait de sujets tabous et proches de l'humain. Et honnêtement, même si cette proposition m'a un peu moins convaincu que la précédente œuvre de Jeanne Herry, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié le résultat ! J'ai tout d'abord été heureux de retrouver ici l'élément que j'aime le plus dans le travail de cette réalisatrice : le fait de ne pas prendre les sujets à la légère. Si le film parle d'alcoolisme, il ne le fait jamais de manière clichée et romancée à base de scènes d'ivresse à outrance. À la place, il développe les soucis de santé que cela entraîne, les problèmes relationnels, les difficultés professionnelles, etc. Scénaristiquement, le récit est vraiment construit comme un parcours de vie, où nous allons suivre une longue partie de l'histoire de Garance et découvrir en quoi l'alcool parasite le quotidien. Ne vous attendez donc pas à voir une longue descente aux enfers prolongée du personnage, le projet choisissant plutôt de développer des hauts et des bas, des périodes diverses ou des rechutes particulièrement violentes. En soi, la vie de notre héroïne est alors construite comme une véritable existence d'alcoolique, ce qui renforce la crédibilité et la force de l'œuvre. Assez surprenamment, il est même possible de découvrir quelques moments d'humour au milieu de ce long chemin, et ceux-ci ne semblent jamais de trop. Ils contrebalancent parfaitement les instants plus durs et ils nous font comprendre en quoi le personnage de Garance a une raison de s'accrocher. De toute façon, sa relation avec les autres sera au centre de tout, son alcoolisme jouant beaucoup là-dessus. À la fois, elle boit pour s'amuser avec eux, mais elle peut également boire face à un sentiment de solitude dû à leur manque. Cette approche à double tranchant s'avère alors particulièrement centrale au récit, et elle continue de renforcer l'aspect réaliste de cette histoire. Cependant, un personnage va venir trancher avec ce constat, et ce sera celui de Pauline. Véritable cocon dans lequel Garance se réfugie, cette relation amoureuse apparaît comme la plus grosse réussite du film. Sincères et remplis de passion, les échanges entre les deux actrices sonnent toujours comme extrêmement naturels et attendrissants. À ce niveau, je pense donc qu'il est important de saluer les prestations d'Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau, car elles sont absolument extraordinaires dans leurs rôles. Comme à son habitude, la mise en scène de Jeanne Herry laisse énormément de place à son casting, et je pense que c'est une bonne façon de faire au vu de ces sujets. Elle permet à ces actrices de totalement s'exprimer, sans pour autant fournir un résultat en retrait au niveau de l'imagerie. À plusieurs reprises, la réalisatrice impose une vision, notamment dans ses choix de montage. Au niveau de la narration, on se retrouve par exemple face à un tout très brusque, où les séquences vont s'enchaîner vraiment rapidement. Cela a d'abord pour vocation de mieux faire passer le temps très étendu que couvre le scénario, mais aussi d'exprimer la vie chaotique de notre personnage principal. Pourtant, c'est peut-être autour de cette question que le film amène le seul point m'ayant vraiment dérangé, certaines scènes me donnant l'impression de vouloir transmettre plus d'émotion avant qu'un cut ne vienne les interrompre. Si je comprends évident l'envie derrière ce choix, j'estime que quelques passages auraient pu être un peu rallongés afin de nous permettre d'être encore plus proches de notre héroïne. Pour autant, je dois aussi avouer que cette approche n'est pas rédhibitoire, et plusieurs séquences réussissent quand même à développer l'émotion nécessaire pour nous impacter, ce qui est une bonne chose. Par conséquent, je suis très heureux de voir que Jeanne Herry continue de faire parler son talent. Même si je ne connais pas toute sa filmographie, je serai fou de ne pas avouer que cette réalisatrice a un talent remarquable, celui-ci étant capable de me toucher avec une facilité déconcertante. J'ai donc vraiment hâte de découvrir ce que donnera la suite de sa carrière, car je pense qu'elle mérite de continuer à s'exprimer ! Pour conclure, une nouvelle réussite.
Garance (Adèle Exarchopoulos) est comédienne, un peu galérienne : elle est membre d'une troupe de théâtre et s'en sort en courant après les cachets. Elle vit avec Joachim, c'est elle qui tient la baraque et elle n'en peut plus de ses amis squatteurs. Elle a un problème avec l'alcool : elle boit tous les jours depuis ses 18 ans, elle ne sait pas faire sans. Jusqu'au jour où elle ne peut plus faire illusion auprès de ses proches et son équilibre précaire va vaciller puis s'effondrer...
Après Elle l'adore avec Sandrine Kiberlain et les films chorale Pupille et Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry fait le choix de se centrer sur le personnage unique de Garance, même si celle-ci est très entourée par ses collègues de la troupe, ses amis et sa famille.
Après L'amour ouf et Chien 51, Adèle Exarchopoulos tient le rôle éponyme. Elle a selon les scènes le visage bouffi, cerné, marqué par l'addiction. Elle est très crédible dans ce rôle d'une jeune femme de 36 ans qui expérimente l'alcool mondain mais boit également seule dès le matin. Elle traduit ses peurs, ses doutes et ses contradictions avec beaucoup de conviction.
J'ai bien aimé la rencontre avec Pauline, une scénographe incarnée par Sara Giraudeau, et voir évoluer leur relation, notamment pendant la période du confinement. Elle se montre très compréhensive et patiente, par exemple quand elle dit "On fait tous comme on peut". Leurs voix off mêlées qui commentent le passé amoureux de Garance dès le générique est une bonne idée de mise en scène.
C'est drôle par moment grâce aux dialogues ciselés qui font mouche, surtout via le franc-parler de Garance qui s'apparente à du culot : par exemple, quand elle s'adresse à un médecin qui fait jeune et demande à parler à un vrai médecin diplômé ! Elle conserve ce naturel quel que soit l'interlocuteur en face. On sourit également via les échanges entre Garance et Pauline ou les interactions entre Garance et ses amis de soirée.
La relation entre Garance et sa sœur Charlotte est très franche, la comédienne Mathilde Roehrich est très touchante.
L'addictologue femme est formidable, elle s'adresse à Garance avec beaucoup de franchise, n'élude aucun aspect de cette maladie. Un autre médecin assène à Garance : "L'alcool c'est une béquille le soir et c'est un coup de poing dans la tête le lendemain matin". Jeanne Herry s'est inspirée du parcours d'une jeune femme et de son addiction à l'alcool, puis elle a fait relire son scénario à des addictologues qui ont joué le rôle d'expert. C'est pour cela que toutes les scènes médicales (consultations et sevrage) semblent très réalistes et très justes.
C'est un film très réussi qui sort au cinéma le 23 septembre 2026, à voir pour la performance d'Adèle Exarchopoulos qui tient le film de bout en bout.
Si Jeanne Herry arrive bien à montrer petit à petit l'alcoolisme de Garance, il en sort quand même un film trop long au rythme pat moment mal géré et des séquences qui se répètent. La fin est un peu trop précipitée aussi. Il en ressort cependant le talent d'actrice d'Adèle Exarchopoulos.
Force est de reconnaître que suivre la déchéance d’un homme ou d’une femme alcoolique n’est pas un sujet facile à traiter au cinéma : c’est très vite répétitif en plus d’être, osons le dire, déprimant à regarder. Malgré toutes les qualités dont fait preuve Adèle Exarchopoulos dans le rôle de Garance, on sent vite, malheureusement, que Jeanne Herry est loin d’être aussi à l’aise que dans Pupille et dans Je verrai toujours vos visages. Malheureusement toujours, trop de temps est consacré à toute cette période dans le film. Alors oui, on apprécie lorsque le film commence enfin à s’écarter de ce processus irrespirable, lorsque Garance rencontre Pauline, une scénographe et entame avec elle une relation amoureuse, lorsque Charlotte, la sœur de Garance, arrive à la convaincre de consulter afin d’entrer dans une démarche de sevrage. Malgré ce retournement de situation bien venu, malgré le talent d‘Adèle Exarchopoulos et celui de Sara Giraudeau, impeccable dans son interprétation de Pauline, on ne peut toutefois pas s’empêcher de regretter une baisse de régime progressive dans l’œuvre de Jeanne Herry, depuis l’extraordinaire "Pupille", en passant par le « très bon » "Je verrai toujours vos visages". Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes 2026.