On parle d’alcoolisme, d’addiction , dans le monde du spectacle que Jeanne Herry schématise assez vite me semble-t-il pour porter son sujet dans un environnement plus général , où la solidarité et l’amour prôneraient l’ultime recours à la guérison. Garance, une jeune comédienne, se débat avec ses démons intérieurs qu’elle apprivoise en buvant plus que de raison. L’engrenage aidant, elle ne peut qu’entretenir ses angoisses et son anxiété, la prévient-on avant de prédire une mort prochaine si elle n’y met pas fin, radicalement. Pauline, son grand amour, se tient à distance de son addiction, mais l’accompagne chaque jour , très à l’écoute . Toujours présente, prête à l’aimer encore plus . Suffisant pour lui venir en aide. Et pour la guérir ?
Si c'est une histoire d'amour c'est pas mal. Si c'est une histoire sur l 'alcoolisme c'est raté. Il y a bien le meilleur dans le genre (Le jour du vin et des roses). Garance est une alcoolique gentille, qui connait ses textes par coeur, qui n'insulte personne, qui ne casse rien, bref qui ne dérange personne. Elle boit pendant une heure de film rien ne se passe vraiment. Puis elle tombe malade, des prises de sang impeccables mais un foie en mauvais état sur les radios, (elle est bien bonne celle là) complétement invraissemblable. Je sauve les actrices pas plus
Un joli film sur la dépendance et l'aliénation de soi, porté par des actrices au sommet de leur art. A mon sens en dessous de ses précédents films, Jeanne Herry sait pourtant, ici aussi, nous emmener à bord, et nous laisser percuter par les difficultés de son héroïne. Dans le propos, la ligne de crête demeure ténue entre la bascule vers l'irréversible, et la résilience qui subsiste en nous lorsque l'espoir n'est pas vain.
Un film pour jeunes bobos parisiens où tous les clichés bien pensants de l'époque sont présents. Si j'avais beaucoup aimé Pupille et Je verrai toujours vos visages, je n'en dirais pas autant de Garance. Aucun moment d'émotion malgré les drames de cette histoire.
J’ai trouvé que Garance abordait un sujet intéressant et qui aurait pu donner lieu à un film vraiment marquant. Le thème choisi est pertinent, car il permet de faire réfléchir le spectateur et de mettre en avant des problématiques importantes. Cependant, j’ai eu l’impression que le film ne parvenait pas réellement à exploiter tout le potentiel de son sujet. Selon moi, le principal problème vient de la manière dont l’histoire est traitée. Certaines idées semblent seulement survolées, alors qu’elles auraient mérité d’être davantage développées. Le film présente des situations intéressantes, mais ne va pas toujours assez loin dans leur exploration. Cela donne parfois l’impression que certains éléments sont présents sans véritablement apporter quelque chose à l’histoire ou aux personnages.
J'avais adoré Pupilles et Je verrais toujours vos visages. Le jeu des actrices est phénoménal. Le thème est puissant. Par contre, je trouve le traitement trop "pédagogique" comme si Jeanne Henry avait voulu communiquer son analyse à des connaissances qui souffrent de l'alcoolisme. J'ai ressenti quelques longueurs également où on martèle un peu trop la vie frénétique de Garance pour masquer son addiction.
Quelle merveille que ce film. Une fois de plus, Juliette Herry touche au coeur : sans mièvrerie, avec justesse, ses personnages sont lumineux. En premier lieu Adèle Exarchopoulos, de tous les plans, qui livre une prestation exceptionnelle.
J'avais adoré le film précédent de Jeanne Herry "Je verrai toujours vos visages". Garance est une déception. Essentiellement à cause de sa thématique. L'alcoolisme est une matière difficile à filmer car ennuyeuse. En conséquence, la première partie du film se traîne en tentant de décrire la déchéance progressive d'une jeune actrice. Fort heureusement, le film est sauvé par une seconde partie de rédomption plus tonique et plus intéressante. A noter cependant l'interprétation exceptionnelle de Sarah Giraudeau et surtout d'Adéle Exarchopoulos
Ce film est long, Adèle fait du Adèle. descente aux enfers due à l’alcoolisme mondain, soirées débridées jusqu’à tard dans la nuit, difficultés des intermittents du spectacle a décroché un rôle même petit. Les relations familiales autour d’une sœur leucémique. Déménagements successifs. Instabilité psychologique permanente. Les amitiés parasites que fréquentent les gens de la nuit. Il en faut de l’argent pour subvenir à toutes ces dérives. Ce n’est hélas pas vraiment ça le bonheur. Et pour finir la relation amoureuse avec Sara Giraudeau. Tout ceci ne fait pas forcément un bon film. Pourtant le sujet de l’addiction était prometteur et aurait pu être traité différemment, car malheureusement l’alcoolisme est une vraie maladie. Qui ne se traite pas entre copains toxiques. Quel message a voulu passer la réalisatrice Jeanne Herry jusqu’à la fin du film. Ça se termine en queue de poisson devant une femme docteur moralisatrice. Bref on s’y ennuie beaucoup.
Excellent film. C’est une très juste représentation d’un alcoolisme, ici féminin, banalisé. Un alcoolisme qui s’installe lentement, sans grands drames, c’est tout à fait réaliste. Adèle est une actrice fabuleuse dans ce film comme dans ses autres prestations, à travers elle nous pouvons ressentir les émotions de Garance.
L’addiction a l’alcool, un sujet peu abordé au cinéma et qui dans ce film est finement amené. Adèle joue son rôle avec énormément de sincérité et de justesse. Sa sensibilité, son déni, et une certaine violence font l’authenticité du jeu. Sarah Giraudeau est toujours aussi brillante de douceur et de force à la fois. Un tres bon film
La vie bohème queer d'une comédienne à l'épreuve de l'alcoolisme ; joué avec sensibilité et naturel, avec des ambiances bien restituées. Cela reste toutefois bien long le scenario s'étirant sans grand relief malgré du pathos..
Magnifiquement traité tout en nuances. Adèle et Sara exceptionnelles dans leur rôle ( des Césars à venir?) … un film de femme au service de l’amour et des femmes.. bravo!