Adéle Exarchopoulos est Garance. Elle porte le film de la 1ère image à la dernière. Elle rit, elle aime, elle danse, elle parle beaucoup. Elle boit, parfois tellement trop qu'elle oublie. On ne saura jamais pourquoi elle boit. Peu importe. Car elle ne peut pas arrêter. Ça fait trop mal. Alors qu'on la voit se noyer, on se demande si elle va vouloir sans sortir. Après tout, faut bien mourir de quelque chose, non ?
Adéle Exarchopoulos est Garance, et elle est extraordinaire. Elle ose se montrer abîmée, fragile, défoncée, vulnérable, provocante, désarmante, emmerdante. Une grande actrice accompagnée par une belle troupe d'.
Garance est un grand film. Troublant et optimiste. Beaucoup de délicatesse, mais aussi une vraie modernité dans la réalisation et le montage. Les deux actrices sont formidables, d’une justesse impressionnante.
Le film prend son temps, et c’est l’une de ses forces. Sortir de cette drogue qu’est l’alcool ne peut pas se raconter en un claquement de doigts.
Je ressors très émue. Il y a une grande justesse dans ce film, et derrière cette apparente simplicité, on sent un énorme travail d’écriture et de recherche. Rien ne semble forcé, rien n’est surligné. Respect total. Hormis le petit brin de folie de la medecin ahah
La photographie est très belle, certaines séquences sublimes.
Une très belle performance de Adèle Exarchopoulos qui est très juste dans son personnage face à Sara Giraudeau qui m’a particulièrement touchée. Sa façon de ne jamais être dans le jugement m’a bouleversée. Je la trouve magnifique. Très bon film de Jeanne Herry qui peut donner de l’espoir
Un beau film, très bien joué et particulièrement émouvant. On voit Garance sombrer petit à petit, presque inexorablement, dans l’alcool, jusqu’à ce que la dépendance prenne une place de plus en plus importante dans sa vie. J’ai beaucoup aimé la manière dont cette descente est montrée, sans caricature et avec beaucoup de justesse.
Mais quel bonheur de voir un film au hasard et de sortir avec un souffle aussi fort ! Garance est un film qui démarre lentement, il faut donner du temps à l'histoire pour qu'elle se mette en place. Garance et son milieu d'acteurs, ses amis, son sens de la fête excessif, ses représentations théâtrales et ses tournages filmographiques. Progressivement, on voit sa lente déchéance qui est la conséquence d'une fuite en avant, d'un manque, et qui n'est pas comme on pourrait le penser facilement une "pulsion de mort". Simplement un vide intérieur, une vie sans saveurs qu'il faut combler. Et puis arrive Sara Giraudeau alias Pauline qui va jouer un rôle décisif dans la trajectoire de Garance. Honnêtement, je n'étais pas acquis au début du film au personnage de Garance dans la mesure où je ne me sentais pas forcément proche de ce milieu bohème et j'ai été finalement bouleversé par la beauté et la force de cette relation entre Garance et Pauline. Cette relation inconditionnelle devient une sorte de retour à la vie et c'est juste magnifique.
Le film nous plonge dans le quotidien d’une femme alcoolique, entre ses rencontres, ceux qui tentent de la soutenir et ceux qui finissent par s’éloigner, impuissants face à sa descente. Sur le papier, il y avait de quoi créer un personnage profondément touchant. Malheureusement, la réalisation ne parvient jamais vraiment à nous attacher à Garence. Les scènes d’alcoolisme s’enchaînent parfois sans apporter grand-chose au récit, comme si le film avait peur qu’on oublie le sujet entre deux verres. Résultat : quelques longueurs et une émotion qui peine à décoller.
Un film sensible, bien construit. Adèle E. y trouve un rôle sur mesure qui lui permet d'exprimer une palette d'émotions très convaincante. On s'attache aux personnages. Le film est également réussi pour le choix des seconds rôles (acteurs / portraits), empathiques. Une humanité un peu idéalisée mais ça fait du bien.
Garance boit d’abord comme autour d’elle, au fil des soirées et des tournées. Puis l’alcool gagne du terrain, jusqu’à devenir le centre invisible de sa vie. Après "Je verrai toujours vos visages", Jeanne Herry s’attaque à l’alcoolisme féminin sans chercher le choc ni la compassion forcée. Le film doit beaucoup à Adèle Exarchopoulos, bouleversante dans les dénis et les élans de cette comédienne qui s’abîme sans cesser d’être vivante. Quelques pointes d’humour allègent le récit et provoquent dans la salle des rires parfois teintés de gêne, comme si chacun reconnaissait quelque chose du rapport très français à l’alcool. Il faut dire que montrer les ravages du vin dans un pays où le lobby viticole freine toute vraie prévention tient presque de l'exploit. Le sujet reste grave, mais le film trouve ainsi une justesse et une humanité qui lui évitent de devenir plombant.
C’est l’histoire d’une dérive alcoolique qui se passe bien … pour ceux qui ont des collègues qui s’inquiètent pour eux , une femme qui les soutient, un colloc’ qui ne les fout pas à la porte, une famille qui les aiment et des amis qui ne les laissent pas tomber…
Les acteurs sont justes… Adèle E. et Sara G. sont parfaites… Jeanne Herry veut filmer l’espoir et les couples lesbiens , c’est joli et émouvant… une bouffée d’optimisme… mais on est un peu loin du cinéma du réel
Dans ce film, on suit la vie presque banale d’une comédienne parisienne d’une trentaine d’années : les tournées avec sa troupe, les soirées entre amis, les repas de famille… Bref, son quotidien, avec ses joies, ses habitudes et ses petits moments de vie.
Et puis, en toile de fond, il y a l’alcool. Une présence qui, à l’image de l’évolution du personnage, va progressivement prendre de plus en plus de place dans la vie de Garance.
On assiste, parfois impuissants, à la descente aux enfers de cette femme, remarquablement interprétée par Adèle. Elle nous attendrit, nous fait rire, nous agace. Au fil du film, on a même parfois l’impression qu’elle fait partie de notre propre vie. On s’attache à elle, on l’aime bien… mais on finit aussi par souhaiter que le film s’arrête, tant sa présence devient parfois insupportable.
On se sent démunis face à ces situations qui se répètent : Garance promet que cela ne se reproduira plus. D’abord, on la croit. Puis on est déçu. Et finalement, on a presque envie de prendre nos distances avec elle.
Sauf Pauline, sa compagne. Grâce à une intelligence émotionnelle remarquable et à une compréhension profonde de Garance, elle va l’accompagner sur le chemin de la guérison. Un véritable ange gardien.
Comme quoi, la volonté ne suffit pas toujours pour s’en sortir. Il suffit parfois aussi d’être bien entouré, compris et soutenu.
Un très beau film, profondément humain, qui fait réfléchir.