293 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
59 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
6 critiques
3
10 critiques
2
19 critiques
1
6 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CREOTIVEMEDIA
122 abonnés
406 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 11 septembre 2026
Critique presse – L’Arnaqueuse
Avec L’Arnaqueuse, Wilfried Meance transforme une préoccupation très contemporaine — l’impossibilité de se loger correctement à Paris — en point de départ d’une comédie de confrontation. Écrit par Jean-Pascal Zadi et Michaël Souhaité, le film oppose une trentenaire enceinte rêvant simplement de prendre son indépendance à une propriétaire qui maîtrise manifestement beaucoup mieux qu’elle les règles du jeu. Une guerre de générations et de nerfs où l’immobilier devient un formidable terrain de comédie.
À 30 ans, Fanny vit toujours chez son père avec Virgil, son compagnon, dont la procrastination semble être devenue un véritable mode de vie. Avec un enfant en route, cette situation devient difficilement tenable. Lorsqu’elle découvre un appartement parisien réunissant le fantasme immobilier absolu — parquet, moulures et cheminées — une solution apparaît enfin. Seule particularité : le logement est vendu en viager.
Fanny accepte le marché en imaginant pouvoir préparer tranquillement son avenir. Mais Masséna, la propriétaire, est loin d’être la vieille dame fragile qu’elle espérait secrètement rencontrer. Plus résistante et surtout beaucoup plus rusée que prévu, elle transforme rapidement le rêve immobilier de Fanny en cauchemar.
Le scénario trouve son meilleur ressort dans cette situation moralement inconfortable. Pour obtenir l’appartement dont elle rêve, Fanny doit attendre la disparition de celle qui l’occupe encore. L’Arnaqueuse s’amuse de cette contradiction et pousse progressivement son héroïne vers des comportements qu’elle n’aurait probablement jamais imaginé adopter.
Derrière la mécanique de comédie apparaît surtout une réalité sociale immédiatement identifiable. Fanny ne cherche pas un hôtel particulier ou une vie luxueuse. Elle veut simplement un logement pour construire sa famille. La difficulté d’accéder à la propriété, les prix parisiens et la dépendance prolongée envers les parents constituent ainsi l’arrière-plan d’un récit qui grossit volontairement les situations sans perdre totalement leur ancrage dans le réel.
Fadily Camara apporte beaucoup d’énergie au personnage. Fanny possède suffisamment de mauvaise foi et d’impatience pour ne jamais devenir une héroïne trop parfaite. Ses réactions parfois excessives alimentent efficacement une escalade où chaque tentative pour reprendre l’avantage finit par provoquer une nouvelle catastrophe.
Face à elle, Josiane Balasko est évidemment dans son élément. Masséna devient rapidement bien davantage qu’un obstacle entre Fanny et son futur appartement. Derrière son âge et son apparente vulnérabilité se cache une adversaire redoutable, capable d’anticiper les coups et surtout d’en rendre quelques-uns. Le duel entre les deux femmes constitue sans surprise le véritable moteur du film.
Jean-Pascal Zadi apporte de son côté son sens du décalage à Virgil, compagnon sympathique mais désespérément peu pressé de devenir adulte. Le personnage permet au scénario d’ajouter une autre source de frustration pour Fanny : tandis qu’elle tente désespérément de construire leur avenir, l’homme qui partage sa vie semble beaucoup moins inquiet par l’urgence de la situation.
Wilfried Meance privilégie une mise en scène efficace et laisse surtout les acteurs porter la mécanique comique. Le film fonctionne particulièrement bien lorsque la confrontation entre Fanny et Masséna se transforme en concours de coups bas. L’humour devient alors volontiers cruel et la sympathie du spectateur peut passer d’un camp à l’autre.
Toutes les situations ne possèdent cependant pas la même efficacité. Le scénario force parfois l’escalade et certains rebondissements deviennent prévisibles à mesure que la guerre entre les deux femmes s’intensifie. La dimension sociale, intéressante dans la première partie, aurait également mérité d’être davantage approfondie plutôt que de céder régulièrement la place à la seule mécanique du gag.
Mais L’Arnaqueuse possède deux atouts suffisamment solides : son duo principal et une situation de départ aussi simple qu’efficace. Le viager devient finalement le révélateur d’une société où deux générations se retrouvent à défendre leur place, leur logement et leur avenir.
Sans révolutionner la comédie française, L’Arnaqueuse exploite avec efficacité les angoisses immobilières contemporaines pour construire un savoureux duel générationnel. Fadily Camara apporte son énergie à une Fanny prête à presque tout pour prendre enfin son indépendance, tandis que Josiane Balasko s’amuse visiblement dans le rôle d’une adversaire beaucoup plus coriace que prévu. Une comédie populaire parfois prévisible, mais rythmée, méchante juste ce qu’il faut et portée par un face-à-face qui fonctionne.
Une belle comédie. Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça.
Fanny, 30 ans, enceinte, n'en peut plus de vivre chez le père de son compagnon Virgil, champion de la procrastination. Quand elle tombe sur une offre en or, un appartement parisien "parquet, moulures, cheminées" vendu en viager, elle fonce tête baissée. Mais Madame Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante... Bien décidée à récupérer les clés de sa nouvelle vie, Fanny s'engage dans une guerre sans pitié contre l'arnaqueuse professionnelle.
Les acteurs sont bons, portés par une très belle complicité entre Fadily Camara, son père, Jean-Pascal Zadi, et Josiane Balasko. Camara et Zadi fonctionnent bien en couple, tandis que Camara et Balasko forment un duo redoutable, chacune dans son registre. Même en second rôle, Tiphaine Daviot s'en sort très bien.
Le retournement de situation est bien amené, et peut même surprendre. Un excellent divertissement, qui remplit pleinement son rôle. Un film qui pourrait presque être annonciateur d'une suite.
Bonne petite comédie à la française. Chacun est très juste dans son rôle, avec assez de rythme pour ne jamais s’ennuyer. Une note “pas mal” me paraîtrait amplement justifiée ; je ne comprends pas ce 2,2. Et Josiane Balasko, comme toujours : je t’aime.
tres bon film bien ecrit bon acteurs. Je recommande franchement ! j'ai passé un bon moment et je ne me suis pas ennuyé pendant toute la duree du film. Des rebondissement, un scenario intelligent. Du bon cinema francais
10 617 abonnés
11 767 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 1 septembre 2026
« Les plans trop faciles, ça n'existe pas. » Fanny pense avoir touché le jackpot en achetant, en viager, l'appartement d'une cancéreuse, mais son plan tombe à l'eau quand elle découvre que Massena est en pleine forme... Quand le viager est devenu populaire, on a eu plein de films sur des gens prêts à tout pour récupérer leur bien le plus rapidement possible, et Wilfried Méance décide de renverser la situation avec cette femme qui profite de l'avidité des gens pour les dépouiller. Une situation mesquine mal utilisée par le réalisateur, qui ne pousse pas Fanny dans ses retranchements. Le conflit est vite désamorcé à cause des habituels sentiments et de la bien-pensance qui empêchent cette comédie d'être incisive, y compris pour la critique sur la crise du logement à Paris ou sur la bureaucratie du pays. Les petites arnaques qui suivent sont sous développées et vite expédiées à l'image du reste. Au final, « L’Arnaqueuse » se laisse voir, même si le film s'essouffle assez vite.
Une "gentille" comédie portée par de très bons acteurs. Certaines situations sont certes rocambolesques mais on s'attache finalement à Massena. A regarder en famille
Ok, ça passe... "L'Arnaqueuse" est une comédie française qui te fait regarder les annonces immobilières avec pas mal de méfiance... Tout commence lorsque Fanny, enceinte et épuisée de vivre chez son père avec Virgil, champion olympique de la procrastination en pantoufles, croit enfin décrocher le jackpot avec un appartement parisien en viager. Parquet, moulures, cheminées... le rêve absolu.
Pour celles et ceux qui connaissent le film « Le Viager », ce long métrage n’est pas un remake, mais une autre manière d’aborder le sujet en comédie humoristique. Bien que le potentiel soit là, Il y a quelques lourdeurs, Quelques pâleurs. Le film reste drôle, mais on pouvait s’attendre à mieux et on se retrouve avec un film un peu bancal. . Je mets de même 3 étoiles pour quelques scènes drôles, mais mal structurées.
Une comédie légère portée par son casting. Josiane Balasko, Jean-Pascal Zadi et Fadily Camara apportent chacun leur énergie et leur sensibilité. Mais c'est pas mon style de comédie, pas mon style d'humour.
J'ai passé un bon moment, surtout d'aller voir fadily camara. elle deviendra une grande actrice avec un film sur mesure avec une intensité dramatique. ce film ne montre pas son potentiel mais a le mérite de la mettre à l'écran
C’est le 3ème long-métrage de Wilfried Meance. Le moins qu’on puisse dire c’est que les deux 1ers n’avaient pas révolutionné la comédie française. Car si, Plus si affinités était plutôt sympa, on ne peut pas en dire autant de Jumeaux mais pas trop… rien que le titre… Donc, voilà ces nouvelles 82 minutes – un quasi court-métrage dans le cinéma d’aujourd’hui. Fanny, 30 ans, enceinte, n’en peut plus de vivre chez son père avec Virgil, son compagnon, champion de la procrastination. Alors quand elle tombe sur une offre en or : un appartement « parquet, moulures, cheminées » en viager dans Paris, elle fonce tête baissée. Mais Masséna, la vendeuse, est tout sauf mourante… Bien décidée à récupérer les clés de sa nouvelle vie, Fanny s’engage dans une guerre sans pitié contre l’arnaqueuse professionnelle. N’est pas Pierre Tchernia qui veut ! Faut dire qu’avec son scénario co-écrit avec Goscinny et sa pléiade d’acteurs – Serrault en tête -, ce film de 1972 reste le must de la comédie qui parle de viager. Ici, c’est plutôt une ode au grand vide. Sidéral ! Ce film minuscule est revenu bredouille de l’Alpe d’Huez… On comprend pourquoi. Sa seule qualité est d’être très court. On est toujours désemparé quand il faut parler de ce type de films, tant ils sont médiocres. Rien à sauver du naufrage même pas le casting. La vulgarité de l’ensemble est assez affligeant et, en plu, pour couronner le tout, le scénario est truffé de clichés, d’erreurs monumentales – surtout en ce qui concerne le viager en lui-même -, et d’invraisemblances énormissimes. Ce n’est pas parce qu’on écrit une comédie qu’on doit écrire n’importe quoi et, par conséquent, se moquer du public – potentiel -, qui ira voir ce nanar. Ce moment de non-cinéma condense tout ce que le divertissement populaire français peut offrir de pire. Aucun sens de la comédie sinon l’application d’un cahier des charges qui consiste à installer par un dialogue de quelques secondes une situation, à exploiter l’outrance de ses personnages pour en tirer une chute facile ; aucune vision esthétique, la mise en scène étant réduite à l’état d’illustration avec plans au drone, panoramiques illisibles parce que trop rapides, montage brouillon qui fait tente en vain d’installer un semblant de rythme. Sans âme, ni talent. Fadily Camara aurait pu être une bonne découverte si elle avait eu quelque chose de consistant à défendre. Josiane Balasko, égale à elle-même, fait du Balasko mais en moins bien que d’habitude. Jean-Pascal Zadi, Tiphaine Daviot, Bertrand Usclat, Pablo Pauly, Amaury de Crayencourt, Denis Mpunga, et la participation d’Henri Guybet - 89 ans -dans le rôle d’un notaire libidineux particulièrement antipathique, complètent le tableau de portraits de personnages tous plus désagréables les uns que les autres. La comédie italienne des grandes années savait faire rire avec ce type de silhouettes. Ici, on ne rit jamais, on grince des dents. Le pire, c’est qu’on n’est même pas surpris.
Josiane Balasko dans le rôle d’une arnaqueuse redoutable et machiavélique. Elle va mener la vie dur à Fanny, une jeune femme de 30 ans, enceinte, et qui cherche à quitter la banlieue pour Paris. Elle va se laisser tenter par l’acquisition d’un bien en viager et se faire avoir. Enquête et gag vus et revus ponctue cette comédie où l’humour se fait bien trop rare.