Un premier film qui marque. Un sujet sensible et fort, traité avec une grande justesse. Une mise en scène puissante et implacable. Une photographie sublime. Un casting impeccable. Bravo !
je sors du festival du film francophone, encore bouleversé par la puissance de ce film. Tout était bouleversant. pris du début à la fin. une vraie perle.
il manque de rythme le fait et mal monté, la scène d'intrigue et trop courte donc ont ne s'attache pas zu personnage, ses dialogues trop long et une musique monotone
Certains premiers films annoncent parfois clairement la naissance d’un talent derrière la caméra. Malgré ses imperfections propres à de nombreuses premières œuvres, le premier essai de Julien Hosmalin à la réalisation fait partie de ceux-là. Sur une de ces idées, lui et ses co-scénaristes ont imaginé et écrit un polar proche du western qui n’a rien à envier à la concurrence, américaine notamment. Mais c’est surtout au niveau de la mise en scène que « Sans pitié » interpelle. Dès le long prologue, on sent qu’Hosmalin a un univers en tête et qu’il le retranscrit dans son premier bébé. Photographie jaunie donnant un côté intemporel à ses décors d’usines désaffectées, de fête foraine d’un autre temps ou de zones péri-urbaines anonymes et sans âme ainsi que des cadrages précis, étudiés, judicieux et stylisés mais qui ne versent jamais dans la prétention ou dans le trop-plein démonstratif et ostentatoire. Voilà donc un long-métrage inaugural racé qui donne envie de connaître ce que son metteur en scène pourra nous réserver pour la suite de sa carrière.
« Sans pitié » fait le choix de ne pas donner d’indications spatio-temporelles précises. Tout juste sait-on que les séquences du passé sont à l’époque du franc ou que les lieux de l’action ne sont pas très loin d’un port marchand. Ces partis pris singuliers donnent à son film un côté intemporel et hors du temps appréciable. Le fait de faire de ses personnages des douaniers et des forains ajoute encore à l’originalité du projet et à sa réjouissante singularité. Les acteurs choisis sont en outre parfaits dans leurs rôles respectifs de ces deux frères: Adam Bessa incarne avec classe le benjamin taiseux, victime du passé rongée par la vengeance, tandis que Tewfik Jallab se glisse avec brio dans le rôle de l’ainé plus solaire et sanguin. Les seconds rôles, joués par des acteurs moins identifiables, sont tous aussi bien campés, même si leur caractérisation semble parfois inachevée, plus bâclée à l’écriture.
On est ici dans un pur film de vengeance. Le magnifique prologue pose les bases avec beaucoup d’habilité. Ensuite, le film accuse une toute petite baisse de rythme où la tension prend son temps avant de se remettre en place. Puis, le récit devient glauque, sauvage et sans concession. L’engrenage fatal proposé ici est implacable et digne des plus grands films du genre. Il y a une ambiance crépusculaire amplifiée par le côté tragique de l’histoire et la subtile et sublime mise en scène du réalisateur. Certaines zones d’ombre dans le récit sont à signaler tout de même, notamment dans les arrangements pas très clairs entre douaniers, dockers et forains mais cela n’a pas une importance capitale et ne dessert pas frontalement « Sans pitié ». À noter également, le choix judicieux d’une fin ambigüe dont on taira la teneur et qui nous laisse réfléchir sur la perpétuation de la vengeance et de la violence. Bref, une petite révélation et un suspense au cordeau mené sans temps mort qui augure du meilleur pour la suite.
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Adam Bessa hante le film de son regard spectral. C’est le plus grand interêt du film, sa prestation est habité comme un fantome errant en olein jour : bravo. De film en film il prend belle allure et s’etoffe d’un nouveau role interessant ici. Le film en lui est hyper stylisé, de oupage au cordeau qui fait bien honneur au films de genre, on sent le realisateur cinéphile et avec son chef operateurs ils emballent une belle atmosphere, ca fait olaisir pour les finitions soignée visuellement. En revanche le film est un recit sec, et je dirais que le film est un peu trop sec… il manque l’eteincelle, le petit teuc qui fait decoller l’ensemble et le rendre inoubliable… c’est une proposition correcte qui signe les premisse d’un realisateur technique promis à un bel avenir de metteur en scene Drama//thriller/polar.
Décidément le cinéma francais ne cesse de se renouveler et ce film est dans la lignée des nouvelles propositions percutantes de l'année dernière !
On est immergés au coeur du milieu des forains dans lequel la loi du plus fort prime sur tout. C'est un film brut qui n'épargne pas en terme de violence. Le récit porte sur le lien fraternel, ce lien invisible qui permet de ressentir ce que l'autre ressent dans avoir à parler.
C'est un film marquant aussi bien visuellement avec ces plans travaillés qu'au niveau du son qui percute avec les bruits de train ou de briquet qui martèlent un rythme façon western des temps modernes.
Le casting est l'un des points forts et il regroupe mes révélations de l'année 2025 !
Je vais commencer par Tewfik Jallab qui est l'un des seconds rôles marquants du film "Partir un jour" ! On le retrouve ici dans le rôle principal de cet homme prêt à tout pour aider son frère dans sa quête de vengeance. Il est méconnaissable et ce rôle de chef de tribu brutal lui va bien !
Adam Bessa est l'acteur que j'ai découvert dans le film "Les fantômes". Il a un regard transperçant et magnétique qui est à la fois mystérieux et profond je l'adore !
Jonathan Turnbull de "Dossier 137" dans lequel il avait un rôle plutôt secondaire passe ici du côté obscur avec un rôle nuancé et plus violent qui détonne et il est totalement crédible !
Mention spéciale pour le dernier plan qui est absolument magnifique et fait le lien avec l'introduction : une pépite !
Cette première réalisation de Julien Hosmalin est impactante et réussie ! C'est un film dont j'ai peu entendu parler et qui mériterait plus de publicité ! Foncez le découvrir au plus vite il ne vous laissera pas indifférent !!
Le réalisateur choisit un réalisme fort et minimaliste, dans la reconstitution du monde forain comme dans la violence qui apparaît quasi toujours en hors champs. Le drame signe la césure du film avant l'ellipse d'une dizaine d'années ; une ellipse longue qui interroge sur quelques points, car on devine bien que Dario n'a pas migré à 10 ans, il a donc dû partir avant sa majorité. Donc outre les dix ans on peut se demander comment s'est passé l'adolescence de Dario ?! Néanmoins, le retour de l'enfant prodigue lance l'histoire et l'intrigue principale. On aime le fait que Dario/Bessa joue entre deux facettes, à savoir est-ce que c'est de revoir un de ses bourreaux qui le poussent à la vengeance ou, son retour était d'ores et déjà prévu pour sa vengeance ?! Mais on aurait aimé un Adam Bessa un peu moins mutique et monolithique, le côté froid et hyper réservé est trop surjoué. Le rythme s'accélère bien et logiquement, les sous-intrigues sont bien intégrées au fil directeur, les interactions ouvrent des portes émotionnelles puissantes (le douanier !) même si quelques détails sont faussés et invraisemblables... SPOILERS voir site... Site : Selenie
Ce film se passe dans le huis clos du milieu des forains avec la vengeance vingt ans après de faits graves. Les réglements de compte s'enchaînent dans une vraie spirale ascendante qui n'épargne personne. Mais ce film aurait gagné en crédibilité, si au moins le réalisateur avait ajouté du suspense avec l'apparition des enquêteurs de la Police. Ici rien, nada...Coups de feu, réglement de compte et on ne voit pas un flic à l'Horizon ??? L'action du film se déroule au Luxembourg ( CF les plaques d'immatriculation des voitures et des douaniers) il aurait fallu le préciser; ne serait ce qu'en filmant un panneau autoroutier... Le synopsis parle de pardon...????Pas vu l'ombre d'un pardon...
Un polar français sombre et unique en son genre, se déroulant dans le milieu des forains, au milieu de décors étranges et un peu inquiétants. Généralement peu adepte des "films de vengeance" j'ai pourtant apprécié cette aventure dont on ne sait pas jusqu'où elle va entraîner ses personnages, avec leurs relations troubles entre eux, avec leur passé, avec la police. Le film permet aussi de retrouver Adam Bessa, charismatique acteur des "Fantômes".
Un premier film plutôt maîtrisé, sincère, et bien mené. Jolie mise en scène. L'atmosphère générale est très sombre, mais ponctée de plusieurs petits moments de lumière.