J’ai vu ce film en avant-première à Marseille et je dois dire qu’il est exceptionnel, singulier et bouleversant. Ce film nous plonge dans un décor étonnant, une ambiance inhabituelle qui nous transportent et nous emportent totalement dans l’histoire, sans compter le jeu incroyable des acteurs. Bref allez y sans détour, vous ne serez pas déçu. Mention spéciale au réalisateur pour qui c’est le premier long métrage.
Très bon film à l'atmosphère prenante. Le fait que l'intrigue se déroule dans le milieu des forains ajoute beaucoup d'intérêt et d'originalité. J'ai vu ce film en avant première et j'ai pu discuter avec l'équipe et le réalisateur. Il faut voir ce film.
Le jeune réalisateur Julien Hosmalin frappe fort pour son 1er long métrage ! Il nous emmène dans un univers peu connu de l’intérieur : celui des forains.
Les décors, les regards, les détails sont superbement filmés, avec une atmosphère de Western, digne des grands du cinéma américain (avec moins de moyens sans doute…). On est scotchés dès le début par l’histoire et les acteurs. La noirceur du scénario est tempérée par la solidarité familiale et fraternelle, et les doutes intérieurs des personnages, habilement joués et filmés.
Décidément, la relève est assurée pour le cinéma français ! On devine que ce réalisateur a encore de multiples possibilités : Hâte de voir le prochain film...
Super film qui traite d’un sujet sensible tout en restant pudique. Des plans magnifiques, des silences durs, beaucoup d’émotions et même une touche d’humour dans ce film très noir. Du mal à croire qu’il s’agisse du premier film du réalisateur, de même pour certains acteurs. Hâte de voir la prochaine réalisation de Julien Hosmalin mais aussi de suivre le parcours des acteurs, notamment Laïs Mayyas dont j’ai particulièrement apprécié le jeu d’acteur mais aussi l’énergie de sa personne (où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ?). Un film français sans nudité d’ailleurs ou scène explicite très rare de nos jours. Un grand bravo pour moi c’est un sans faute c’est ça le cinéma que j’aime.
J'ai adoré ce film, j'ai été scotchée sur mon siège du début à la fin ! Une bombe émotionnelle ! C'est superbement bien filmé : les décors, les couleurs, les images, les gros plans qui se substituent parfois aux dialogues. Thriller qui traite avec pudeur de la pédophilie et de la corruption, mais aussi un drame familial qui nous transporte dans un milieu peu connu : celui des forains et qui nous interroge sur la violence du passé, la vengeance, le sens de la famille. Belle histoire de fratrie ! A voir absolument +++++
Un film qui réussi à traiter d'un sujet lourd, sous fond de relation fraternel. Le scénario nous tient sous tension constamment, sans concession, mais sans jamais franchir une ligne mince pour ne pas trop en montrer. Des plans incroyablement beaux dans un environnement entre fête foraine et zone industrielle en friche.
Une interprétation sans défaut du couple d'acteur principal, mention spéciale pour Tewfik Jallab qui joue un grand frère taiseux à la recherche d'une rédemption par la vengeance. Et un excellent casting de leurs alter égos jeunes, qui crève l'écran dans la première partie du film.
Un excellent thriller pour ce début d'année. (Vu en AP)
J'ai vu ce film en avant première à Marseille, la passion des acteurs et du réalisateur dont c'est le première film est communicante. Je retiens cette phrase du réalisateur : " la plus grande violence est le silence" et je trouve que le film porte bien ce message !
Éloigné des codes du blockbuster actuel, Sans Pitié (et son réalisateur, Julien Hosmalin) renoue avec ce qui fait le cinéma. Plaira-t-il à tout le monde ? Peut-être pas. Ne nous mentons pas, Sans Pitié ne prend pas son spectateur pour un enfant. Au contraire. Il fait le pari risqué de jouer avec lui, de ne pas tout lui montrer, de ne pas tout lui expliquer, mais de laisser place à son interprétation et à son imagination. Et cela fonctionne, foutrement bien. Le spectateur ressort avec l'envie de parler, de partager, de demander à ses voisins spoiler: ce qu’eux ont vu sous la trappe , et de se mettre d'accord sur un fait : ne pas voir est encore plus horrible. L’esthétisme et le rythme du film portent cet effet à son sommet, et c'est un art qui s'avère maîtrisé.
Il suffit de voir le jeu des acteurs pour s’en convaincre. Adam Bessa (Les Fantômes) et Tewfik Jallab (Partir un jour) forment un duo étonnant. Prennent-ils du plaisir dans leurs rôles ? Pas sûr, car leurs personnages sont durs. Mais ils sont dedans, à 100, , et c'est cela qu'on veut voir. Sans Pitié m'a fait réaliser que, dans le métier de comédien, il y a l'acteur et l'artiste. Tantôt l’un, tantôt l’autre, tout dépend du cadre qu'on leur propose. Sans Pitié et Julien Hosmalin leur offrent la possibilité de laisser parler l'artiste, et il ne faut pas leur demander deux fois. Bilan : ils ne font pas un film, ils créent une œuvre d'art.
Que dire d'autre ? Les dialogues. Les personnages ne s'étendent pas, pas de blabla. Ils ne disent jamais rien par hasard ou pour se donner une couleur. Ils n’en ont pas besoin. spoiler: Les dialogues sont chirurgicaux et rappellent certains classiques, tel un Belmondo qui explique qu’il ne sait peut-être pas lire, mais qu’il sait compter, et que dix ans sans nouvelle, c’est long. Ou alors, tout simplement : « Le ciel, c’est grand, tu sais ? » Des petites phrases qui, dites comme cela, ne font écho à rien, mais qui, dans Sans Pitié, vous marquent au fer rouge.
Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les décors, le cadre et l’esthétisme global du film, qui lui donne une patine particulière et fait de chaque scène un tableau qu’il conviendrait d’étudier. Thriller noir pluvieux à tendance western motorisé, aucun doute que le réalisateur s’est fait plaisir. Pour le plaisir de nos yeux, il a eu raison.
Un défaut ? La caméra un peu trop en mouvement peut donner le mal de mer. Mais les scènes sont courtes et efficaces. On passe rapidement à la prochaine, alors on oublie que le bateau a tangué, et on repart de plus belle avec un scénario de 95 minutes qui ne laisse pas le temps à l’ennui.
En conclusion, je suis allé voir Sans Pitié deux fois, pour être certain que ma première impression était bonne. Sur le chemin, je me suis demandé si ce n’était pas une erreur. J’ai bien fait. La seconde visualisation m’a encore plus convaincu que la première, et je réitère : Sans Pitié est un grand film. Parfait ? Non, et heureusement. Sinon il deviendrait chi*nt. Ma seule inquiétude concerne le réalisateur. Un premier long-métrage de cette trempe, c’est plus qu’une prouesse... c’est une promesse faite au cinéma français. Son prochain film sera attendu au tournant, moi le premier. J'ai hâte, et je serai sans pitié.
Ce thriller franco-belge poisseux est imprégné d'influences américaines assumées, tels "Mystic River" ou "The Yards". Il offre une immersion intense dans le monde forain, explorant les thèmes de la vengeance, de la culpabilité et des liens du sang. Malgré quelques rebondissements un brin capillotractés, on est happé par cette descente aux enfers glauque et sanglante, comme sur un grand 8 à sensation. Dario (Adam Bessa) est très juste en justicier mutique traquant ses bourreaux pédophiles. Il forme un duo efficace avec son frère Rayan (Tewfik Jallab), charismatique, et rongé de remords. Un film dark et prometteur du jeune réalisateur français Julien Hosmalin.