Sans pitié
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Sans pitié" et de son tournage !

Naissance du projet

Sans Pitié s’inspire de la propre histoire familiale de Julien Hosmalin, même si le traumatisme au cœur du récit du film, déjà présent dans ses courts-métrages, est le produit de son imagination. Le réalisateur explique : "Comme Rayan et Dario, j’ai été élevé par une mère célibataire. Lorsque j’étais adolescent, mon grand frère s’est occupé de moi. Nous vivions tous les deux dans une caravane, à proximité de forains. Cet environnement a forgé mon imaginaire."

"Lorsque je me suis mis à écrire le scénario de Sans Pitié, j’ai pris conscience que ma mère et mon grand frère m’avaient enveloppé de leur affection et qu’ils m’avaient donné des ailes en se coupant les leurs. Ce premier long, je l’ai écrit, puis coécrit avec Myriam Dupuis, Kamel Guemra et Olivier Torres en pensant à mes proches, comme un juste retour des choses."

Une ville ouvrière

Pour donner vie à l'univers visuel du film, Julien Hosmalin a choisi des lieux intrigants et chargés de sens. Le cinéaste a effectué des repérages avec son chef-opérateur Florian Solin au Luxembourg, s'arrêtant à Visé, une ville ouvrière touchée par la crise. Leur découvertes les ont conduits à un terrain vague ressemblant à un décor de western, "traversé par un train de marchandises et entouré d'une végétation jaune".

Casting principal

Tewfik Jallab, engagé presque immédiatement, s'est métamorphosé physiquement pour le rôle de Rayan, allant jusqu'à prendre du poids, se laisser pousser la barbe et les cheveux. Quant à Adam Bessa, sa préparation pour incarner Dario était aussi méticuleuse que passionnée, mélangeant discussions intenses sur le cinéma avec Julien Hosmalin et une immersion profonde dans la psychologie du personnage.

Jonathan Turnbull de la partie

A noter la présence de Jonathan Turnbull, connu pour avoir livré une prestation de haute volée dans la série Sambre, où il interprète le violeur en série Enzo Salina. Julien Hosmalin se rappelle : "J’ai été ravi de travailler avec Jonathan Turnbull, qui est une merveille d’homme et d’acteur. Bien sûr, il m’a frappé dans Sambre au point que, lors de notre rencontre, il m’a fallu un moment pour me détacher de l’image rémanente de son personnage d’agresseur. Jonathan est un garçon lumineux. J’étais si heureux qu’il accepte de jouer Gabriel !"

Mise en scène

Julien Hosmalin souhaitait une caméra fixe, posée sur Dolly Slider, qui puisse accompagner le déplacement des acteurs. Pour certaines séquences, le metteur en scène a demandé à son chef-opérateur, Florian Solin, de tenir la caméra à l’épaule : "Je ne voulais pas d’un regard clinique, mais quelque chose de plus organique, notamment dans les séquences dans la caravane, où s’exprime l’instabilité de cette famille et de cette enfance livrée à elle-même."

"J’ai pensé mes cadres en ayant constamment la question du hors-champ en tête. D’une part, parce qu’il y a des images qu’on ne montre pas pour éviter d’être complaisant, d’autre part parce que j’aime parier sur la capacité du spectateur à se figurer lui-même les choses."

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