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Clntra
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4,0
Publiée le 1 mai 2026
Remarquable film vu à travers le regard de deux enfants à la recherche de leur famille. Ils entreprennent un voyage difficile et affrontent des dangers permanents. Filmés avec délicatesse et dirigés magistralement ils donnent à ce film beaucoup d'émotions.
certes nous compatissant tous , devant ces dures réalités du monde actuel, ces dangereuses fuites devant les persécution et la noirceur des filières d'immigration clandestines. mais en prenant un parti pris si dépouillé, une manière de filmer la durée jour par jour, le spectateur lui aussi compte les minutes....les moments forts sont très dilués dans cet interminable périple ...
Difficile de ne pas être touché par cette fiction réalisée par le Japonais Akio Fujimoto. Elle nous fait suivre le périple de Shafi et Somira, frère et sœur de 4 et 9 ans, qui quittent un camp rohingya au Bangladesh pour rejoindre leur oncle en Malaisie. Tous les ingrédients sont réunis pour toucher les âmes sensibles. Mais l’approche du réalisateur, qui maintient une distance garantissant une histoire plausible, ne nous épargne rien. À chaque instant, nous sommes à la place de ces héros malgré eux, confrontés à des dangers et des incertitudes qui créent un suspense difficile à appréhender. Malgré cette histoire si anxiogène, je retiens la force de l’innocence et l’entraide venue d’adultes croisés en chemin. Voir ce film nous permet de mieux connaître ce peuple abandonné, qui fuit les camps où il est parqué et rêve de retrouver ses terres. Une réalité que de nombreux hommes et femmes, sur chaque continent, vivent malheureusement, sans que l’on puisse espérer une éclaircie dans ce monde fou dirigé par toujours plus de fous.
Très documentaire voire didactique quant à l’énumération des épreuves traversées, le film n’en reste pas moins une fiction qui nous permet de suivre un frère et une sœur (Shafi et Somira, environ 6 et 10 ans ?), filmés à hauteur d’enfants (vraiment !), et d’éprouver leurs émotions.
On se régale des paysages de mer et de forêts. Deux univers dangereux pourtant, la mort rôde et menace les plus faibles ou les moins chanceux. Le lot de la mer : la menace de la faim et de la soif, la crainte de se perdre (le voyage est long, 2500 km peut être), la tempête, les garde-côtes armés. Le lot de la forêt : les passeurs avides, les marchands d’esclaves, le risque d’arrestation par la police, les garde-frontière (ils doivent cheminer de Thaïlande en Malaisie).
On ne pourra pas ne pas penser à Hope (2015) et Moi capitaine (2024), qui racontaient également le parcours de duos migrants. Mais la délicatesse japonaise s’invite ici pour le meilleur : nos deux enfants subissent de nombreuses vicissitudes, sans que jamais le trait ne soit forcé. La douceur s’invite dans le scénario par la solidarité familiale d’abord, la solidarité communautaire des Rohingas - même dans l’épreuve, la bienveillance de la plupart des personnes croisées au fil de ce périple. La débrouille des deux enfants est décrite avec humour. Le réalisme des situations s’inscrit ainsi dans des scènes plus oniriques, dessinant un chemin qui a des allures de conte, un mélange assez réussi grâce à l’extraordinaire jeu de des deux enfants – frère et sœur en réalité.
Un film sans artifice tourné comme un reportage, quel puissance de simplicité pour témoigner de la réalité d’un monde des exclus et des oppressés sur notre planète. Les Rohingyas sont de cela avec pour témoignage 2 enfants (fort de présence de ces 2 acteurs) perdus dans cette jungle de l’horreur.
Extrêmement touchée par cette minorité persécutée qui continue à fuir son pays dans des conditions inhumaines et meurtrières. Une misère humaine dont les passeurs profitent, tandis qu’une solidarité extrême se nouent entre chaque rohingya. Le long-métrage n’offre toutefois aucune explication précise sur l’histoire des rohingyas, les raisons de leur persécution et leur devenir dans les pays où ils se sont réfugiés.
4/10 Un film supplémentaire sur l'immigration clandestine, des enfants traversent de multiples dangers, pirates, barbares, esclavagistes... Cette fois ci ce n'est pas en Europe, mais en Asie du sud est. Bon... On n'apprend pas grand chose sur les rohingyas, dommage, et on a vraiment une impression de déjà vu, la fin qui se veut émouvante et poétique est totalement ratée. Loin de l'excellent "moi capitaine"
Ce film est non seulement beau mais aussi d’une justesse infinie sans jamais tomber dans le pathos. D’utilité publique, il devrait être vu par tous pour comprendre ce qu’est un parcours migratoire. Bravo et tout spécialement aux deux magnifiques enfants acteurs rohingyas !
Une œuvre d'une authenticité rare. Les Fleurs du Manguier brille par sa mise en scène immersive, adoptant une esthétique proche du documentaire pour capter le regard des enfants avec une proximité saisissante. La photographie, magnifique, sert parfaitement cette ambiance de vérité brute. Porté par des interprètes juvéniles au talent phénoménal, le film alterne entre contemplation et pics émotionnels d'une grande puissance. Une expérience cinématographique exceptionnelle et profondément touchante.
tout simplement un des films les plus poignants que j'ai vu. un réalisme terrassant, il m'a fallu 5 min pour me lever de mon siège.
cela m'a beaucoup fait penser à Capharnaüm.
film d'une grande beauté et simplement dur, sans rajout, sans effet, sans drame. une caméra invisible qui suit une histoire qui s'est déjà passée 100 fois.
Le parfum de l'espoir, celui de retourner dans sa terre natale. C'est un film poignant. Remettant en lumière un sujet oublié, l'équipe a réalisé un très beau film. Un scénario très fin et de magnifiques séquences nous emmène dans leur histoire. Et je vous invite surtout à lire sur cet émouvant projet.
Quelle beauté. L'histoire de ce frère et de cette soeur Rohingya frappe, émeut et humanise avec brio les parcours migratoires d'un peuple oublié. Malgré la lourdeur apparente du sujet, le réalisateur parvient à avancer sur une ligne de crête sensible, pour ne jamais verser ni dans le pathos, ni dans le sensationalisme. Savoir que ces jeunes acteurs sont, encore aujourd'hui, apatrides et ne pourront jamais voir ce film au cinéma rend le visionnage d'autant plus bouleversant. Et nécessaire. Bravo !