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Il y a beaucoup de choses intéressantes dans le premier film, en tant que réalisatrice, de l'actrice Shu Qi, égérie (entre autre) de Hou Hsiao-Hsien.
En vrac : une sensibilité à fleur de peau, une direction d'acteur intense, des idées originales, une belle densité dans certaines scènes particulièrement oppressantes.
Malgré ces qualités, Girl est toutefois une oeuvre difficile d'accès.
Son introduction d'abord, comprend des passages oniriques dont on ne comprend pas vraiment le sens (saut dans le passé, vision de la mère ?) et qui perturbent notre compréhension. Ce point est d'autant plus troublant que le film devient ensuite tout à fait normal, dans une veine quasi naturaliste.
Il faut également être préparé à des séquences dérangeantes donnant à voir la violence d'un père alcoolique dans tout ce qu'elle a de plus horrible. Cette ambiance doloriste pourra profondément déranger les spectateurs les plus sensibles : on attend durant plus de deux heures que le destin délivre finalement cette femme et ses deux filles de leur calvaire.
Malgré ces réserves, je termine plutôt sur une note positive cette chronique partagée : le style dense et la sensibilité de Shu Qi méritent d'être découverts.
En vrac : une sensibilité à fleur de peau, une direction d'acteur intense, des idées originales, une belle densité dans certaines scènes particulièrement oppressantes.
Malgré ces qualités, Girl est toutefois une oeuvre difficile d'accès.
Son introduction d'abord, comprend des passages oniriques dont on ne comprend pas vraiment le sens (saut dans le passé, vision de la mère ?) et qui perturbent notre compréhension. Ce point est d'autant plus troublant que le film devient ensuite tout à fait normal, dans une veine quasi naturaliste.
Il faut également être préparé à des séquences dérangeantes donnant à voir la violence d'un père alcoolique dans tout ce qu'elle a de plus horrible. Cette ambiance doloriste pourra profondément déranger les spectateurs les plus sensibles : on attend durant plus de deux heures que le destin délivre finalement cette femme et ses deux filles de leur calvaire.
Malgré ces réserves, je termine plutôt sur une note positive cette chronique partagée : le style dense et la sensibilité de Shu Qi méritent d'être découverts.
Trop long à démarrer, et trop lent jusqu'à provoquer une certaine torpeur, dommage car certaines scénes bien filmées.
La Maestra et Paula sont deux jeunes amies, licenciées de la fédération de natation du Mexique. Elles sont les meilleures nageuses de leur groupe et rien ne semble pouvoir les séparer ni les perturber jusqu’à une soirée. Un évènement va venir traumatiser l’une des deux jeunes filles. Le film est fort car il permet d’aborder un sujet très contemporain : le consentement et la réaction d’une victime face au traumatisme. C’est fort aussi car le film montre un récit plein de force et de résilience. Il fait beaucoup de bien.
Un film sombre et oppressant, mais pas plombant. La réalisation est très soignée, délicate, sans aucune insistance. Dommage que les quelques flash-backs soient peu crédibles et ne collent pas bien au reste du film.
Au-delà de l'âpreté de la situation, des fenêtres s'ouvrent... la carrière de la réalisatrice le prouve.
Au-delà de l'âpreté de la situation, des fenêtres s'ouvrent... la carrière de la réalisatrice le prouve.
Très déçue par ce film, le début est brouillon. Les ellipses rendent le film confus. L'interprétation est excellente mais le film trop lent. Dommage
Le scénario impose deux facettes, l'une avec le trauma passé de la mère qui explique plus ou moins son présent, puis l'autre via le contraste avec l'école bienveillante avec une infirmière compréhensive, les camarades sans conflits puérils et le seul lieu insouciant et heureux. La partie flash-backs s'intègre pas très bien au récit, les transitions sont trop poreuses et crée un manque de fluidité. Néanmoins l'histoire est intéressante et judicieuse avec le regard Hsiao-Lee/Xiao-Ying, jeune ado qui souffre d'un contexte familial insidieux et violent avec un père ivrogne, qui en profite surtout pour prendre son épouse comme puching ball et plus si affinité... SPOILERS voir site !... mais une ado en état de déprime qui ne peut plus rien gérer et encore moins ses émotions, au point peut-être (?!) de flirter avec la paranoïa, tandis que son salut ne vient pas d'elle et que la petite soeur semble omise dans tous ces drames. Malgré quelques maladresses narratives, la réalisation est un petit bijou de finesse, où les silences jouent avec les ombres, jamais dénuée de poésie même si elle s'avère sombre et angoissante. Shu Qi signe un drame au féminin qui sonne juste malgré quelques points légèrement troubles.
Site : Selenie
Site : Selenie
Glauque... 2 jours après et ressenti encore negatif, plombant. Et puis, on a déja vu la misère, la violence et l inceste... et pas de fin
spoiler:
Un film qui nous montre la vie quotidienne d’une famille sous le joug d’un père violent et alcoolique. Ce sont des émotions subtiles, et certains plans d’une voluptueuse beauté, notamment en tout début de film. Peu de personnages, mais beaucoup de profondeur dans le quotidien et le regard sur cette Chine qui perd ses repères.
Sans musique mais magnifiquement interprété, un oscar pour la lumière dans les paysages. La vie est un combat, qu’on soit breton ou chinois, adulte ou enfant, on retrouve le thème de la famille qui doit affronter le monde ? Il est conseillé d’avoir un père à la hauteur .
On ne peut quitter la salle sans un pincement au cœur pour ces gens ordinaires ; si généreux et sincères. On apprend toujours de ce genre de film. Je conseille.
Sans musique mais magnifiquement interprété, un oscar pour la lumière dans les paysages. La vie est un combat, qu’on soit breton ou chinois, adulte ou enfant, on retrouve le thème de la famille qui doit affronter le monde ? Il est conseillé d’avoir un père à la hauteur .
On ne peut quitter la salle sans un pincement au cœur pour ces gens ordinaires ; si généreux et sincères. On apprend toujours de ce genre de film. Je conseille.
Avec ce film on suit le parcours d'une jeune ado timide au sein d'une famille fragile. Un Mari alcoolique et violent, une mère qui n'aime que la cadette, et cette dernière véritable flagorneuse.
Le decor : Taïwan 1988, Intérieur de maison un peu glauque, une violence domestique, et Hsiao-lee introvertie. Cette jeune fille ne trouvant pas sa place au sein de cette famille, va suivre Li-li, une nouvelle copine d'école vive et insouciante qui lui permet de s’évader de son quotidien. Ces moments là complètement hors des clous finiront par lui coûter l'éloignement familiale. On retrouve dans ce film une approche minimaliste, sans beaucoup de dialogue spécifique au film asiatique. Je devrais m'y faire mais Le côté nonchalant qui devrait sublimer les scènes m'exaspère plutôt.
Le decor : Taïwan 1988, Intérieur de maison un peu glauque, une violence domestique, et Hsiao-lee introvertie. Cette jeune fille ne trouvant pas sa place au sein de cette famille, va suivre Li-li, une nouvelle copine d'école vive et insouciante qui lui permet de s’évader de son quotidien. Ces moments là complètement hors des clous finiront par lui coûter l'éloignement familiale. On retrouve dans ce film une approche minimaliste, sans beaucoup de dialogue spécifique au film asiatique. Je devrais m'y faire mais Le côté nonchalant qui devrait sublimer les scènes m'exaspère plutôt.
Scénario, aux accents biographiques, qui décrit la vie familiale traumatique vécue par une jeune adolescente Taïwanaise.
Film d'actrice signée par l'ancienne interprète de " millenium mambo ", " The assassin" du maître du cinéaste tawainais HHH ( avec Edward Yang ).
On passe sans doute à côté d'un film au potentiel formidable, faisant penser à ceux de Tsai Ming Liang, en raison d'une réalisation pas toujours assurée et par le manque de scènes dialoguées qui empêchent d'ouvrir un regard introspectif plus fouillé sur les personnages.
Il reste le sujet universel, des scènes qui fonctionnent parfaitement et la description d'une famille dysfonctionnelle, configuration beaucoup plus répandue qu'on l'admet généralement ( selon les estimations officielles ) car couverte par le déni largement partagé.
Le portrait de la mère renverra ceux qui prétendent de manière fautive que " toutes les mères aiment leurs enfants " à leurs mécanismes de résistance psychologique et pas à la réalité.
Vu aux Sept Parnassiens
Film d'actrice signée par l'ancienne interprète de " millenium mambo ", " The assassin" du maître du cinéaste tawainais HHH ( avec Edward Yang ).
On passe sans doute à côté d'un film au potentiel formidable, faisant penser à ceux de Tsai Ming Liang, en raison d'une réalisation pas toujours assurée et par le manque de scènes dialoguées qui empêchent d'ouvrir un regard introspectif plus fouillé sur les personnages.
Il reste le sujet universel, des scènes qui fonctionnent parfaitement et la description d'une famille dysfonctionnelle, configuration beaucoup plus répandue qu'on l'admet généralement ( selon les estimations officielles ) car couverte par le déni largement partagé.
Le portrait de la mère renverra ceux qui prétendent de manière fautive que " toutes les mères aiment leurs enfants " à leurs mécanismes de résistance psychologique et pas à la réalité.
Vu aux Sept Parnassiens
Très belle photo, scénario dispersé par des playbacks moyennement judicieux, interprétations convaincantes.
spoiler:
père alcoolique, violent et sans doute incestueux vis-à-vis de sa belle-fille, mère soumise et aigrie, spoiler:
, le récit est sombre et lent.
La fin est pour moi totalement ratée : spoiler:
l'héroïne victime adolescente des violences et ressentiments des adultes, revient jeune adulte auprès de sa mère veuve et nous réinflige sa passivité morose, triste et vaine , à la limite du masochisme .[spoiler][/spoiler
spoiler:
père alcoolique, violent et sans doute incestueux vis-à-vis de sa belle-fille, mère soumise et aigrie, spoiler:
, le récit est sombre et lent.
La fin est pour moi totalement ratée : spoiler:
l'héroïne victime adolescente des violences et ressentiments des adultes, revient jeune adulte auprès de sa mère veuve et nous réinflige sa passivité morose, triste et vaine , à la limite du masochisme .[spoiler][/spoiler
Shu Qi fait preuve de beaucoup de sensibilité dans ce film et d'empathie pour ses personnages. Elle a un vrai regard de cinéaste et fait des choix de mise en scène. Ce n'est pas un film de montage. Ses plans durent et ils ont du sens. Elle ne nous assène pas son point de vue non plus, mais l'exprime avec une certaine douceur malgré la violence du sujet. Bon, enfin, c'est du cinéma quoi ! Les actrices sont touchantes. À voir. Vraiment.
À Taïwan, à la fin des années 80, Lin vit une adolescence compliquée, dans une famille pauvre, aux côtés de sa sœur cadette, sous la menace constante d’un père alcoolique dont sa mère essaie vainement de la protéger.
"Girl" est le premier film de Shu Qi, une célèbre actrice taïwanaise qui fut l’égérie d’Hou Hsiao-Hsien. Il est en partie autobiographique.
C’est un film oppressant et violent dont je suis surpris qu’il n’ait pas été interdit aux moins de douze ans. Il est accompagné d’un simple avertissement sur son « climat particulièrement anxiogène au sein de la cellule familiale » ainsi que sur ses « scènes de violence conjugale ». Certes, la violence n’y est pas directement montrée ; mais Lin, le double autobiographique de la réalisatrice, y vit sous la menace omniprésente de la violence de son père et des autres hommes. La première scène du film est particulièrement traumatisante, où on la voit cachée dans une armoire sous la menace d’une main masculine qui tente de l’étrangler. Cauchemar de l’adolescente ou réalité ?
Lin espère pouvoir s’appuyer sur sa mère pour se protéger de son père. Sa mère charrie elle aussi son lot de traumatismes. On comprend que ses parents l’ont confiée à sa tante lorsqu’elle est tombée enceinte dans le Taiwan des années 70. La relation entre Lin et sa mère est complexe jusqu’au tout dernier plan qu’on pensait placé sous le signe de la réconciliation finale.
Une autre figure féminine vient contrebalancer celle de la mère : celle de Li-li, une amie de classe de Lin, qui a grandi aux Etats-Unis et en est revenue après le divorce de ses parents. Plus mature, plus dévergondée que Lin, Li-li affiche une insouciance et une liberté provocatrices. C’est elle qui pousse Lin à sécher les cours, à se maquiller, à fumer, à fréquenter les mauvais garçons de Keelung.
"Girl" est sans doute trop long. Il aurait gagné à être amputé d’une bonne demi-heure. Il n’en reste pas moins un film sensible et fort, dénué de tout pathos.
"Girl" est le premier film de Shu Qi, une célèbre actrice taïwanaise qui fut l’égérie d’Hou Hsiao-Hsien. Il est en partie autobiographique.
C’est un film oppressant et violent dont je suis surpris qu’il n’ait pas été interdit aux moins de douze ans. Il est accompagné d’un simple avertissement sur son « climat particulièrement anxiogène au sein de la cellule familiale » ainsi que sur ses « scènes de violence conjugale ». Certes, la violence n’y est pas directement montrée ; mais Lin, le double autobiographique de la réalisatrice, y vit sous la menace omniprésente de la violence de son père et des autres hommes. La première scène du film est particulièrement traumatisante, où on la voit cachée dans une armoire sous la menace d’une main masculine qui tente de l’étrangler. Cauchemar de l’adolescente ou réalité ?
Lin espère pouvoir s’appuyer sur sa mère pour se protéger de son père. Sa mère charrie elle aussi son lot de traumatismes. On comprend que ses parents l’ont confiée à sa tante lorsqu’elle est tombée enceinte dans le Taiwan des années 70. La relation entre Lin et sa mère est complexe jusqu’au tout dernier plan qu’on pensait placé sous le signe de la réconciliation finale.
Une autre figure féminine vient contrebalancer celle de la mère : celle de Li-li, une amie de classe de Lin, qui a grandi aux Etats-Unis et en est revenue après le divorce de ses parents. Plus mature, plus dévergondée que Lin, Li-li affiche une insouciance et une liberté provocatrices. C’est elle qui pousse Lin à sécher les cours, à se maquiller, à fumer, à fréquenter les mauvais garçons de Keelung.
"Girl" est sans doute trop long. Il aurait gagné à être amputé d’une bonne demi-heure. Il n’en reste pas moins un film sensible et fort, dénué de tout pathos.
Il y a dans ce premier film de Shu Qi de très belles choses, le début du film très silencieux crée une tension et une distance avec le spectateur créant un certain malaise qui rend d'emblée le film intrigant. Par la suite, le récit devient beaucoup plus classique explorant le drame des violences familiales et conjugales avec une volonté de réalisme peut-être desservi par des personnages de parents qui peuvent paraître, par certains endroits, un peu forcés pour ne pas dire caricaturaux. Le récit d'émancipation féminine est sans doute ce qu'il y a de plus beau dans le film, sorte de parenthèse enchantée et adolescence somptueusement filmée et interprétée. Le film s'achève aussi sur un très beau plan final aussi âpre que bouleversant. Girl est un beau premier film imparfait certes mais qui donne envie de voir l'évolution de Shu Qi en tant que réalisatrice.
chronique d’une famille chinoise ( Taïwan ) la violence intrafamiliale : un sujet difficile évidemment , que la réalisatrice ne maîtrise clairement pas toujours , . le scénario est très alambiqué , le film se étire ( très ) lentement , des longueurs . manque de maîtrise malgré une actrice épatante , et si jeune .
les prochains film devraient être plus aboutis .
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