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Sidney Chaillot
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3,5
Publiée le 28 janvier 2026
Vu durant les saison Hanabi 2026. Un beau film sur les liens familiaux qui ont malheureusement été coupés mais qui par l’acceptation du deuil permet de garder le meilleur de nos proches. Le film alternant entre drame familial, fractures sociales et comédie douce avec une jolie mise en forme de l’imagination de l’héroïne, soutenu par le jeu extraordinaire de Joe Odagiri qui arrive à transformer un personnage méprisable à touchant.
Mon grand frère à moi (Ani wo mochihakoberu saizu ni « A la taille où je peux porter Ani ») de Ryôta Nakano
De « La famille Asada » à « Mon grand frère à moi », il n’y a qu’un pas, celui du pas de côté. Le film d’ouverture de cette saison d’Hanabi est tout aussi réjouissant que le précédent du même réalisateur.
A savoir l’art de pouvoir faire rire ou sourire avec une histoire qui n’aurait dû qu’être dramatique. L’intrique et sa mise en scène permettent aux interprètes du film de faire évoluer leurs personnages respectifs sur un fil tendu qui oscille, de la gravité des situations à une tendresse joyeuse qui puisse permettre la résilience. Le titre originel « A la taille où je peux porter Ani » est terriblement cocasse et profond pour qui aura vu le film, du fait de ce frère très encombrant au sens propre comme au sens figuré.
Nous sommes au Japon, et les émotions passent après la courtoisie qu’impliquent les rapports aux autres dans le collectif. Aussi ces saisons d’Hanabi deviennent un rendez-vous incontournable pour qui s’intéresse à cette société aux codes si éloignés des nôtres. Comme dans le précédent long du réalisateur nous avons dans le personnage du grand frère un homme qui ne ressemble pas au standard de l’homme japonais dans cette société très normée, que nous occidentaux nous imaginons. Il vit en marge des conventions. Et tout comme dans la famille Asada, le film vient interroger la mémoire des uns et des autres, quant à cet être souvent incongru et encombrant pour ses proches.
Et là encore, le film avec une réalisation très maitrisée, nous fait rire et nous serre le cœur, d’une grande profondeur sous la légèreté apparente.
Mon grand frère et moi aborde avec douceur et humour le deuil d’un frère longtemps considéré comme un fardeau, tout en questionnant la signification de la famille.
Le film montre avec finesse comment chacun traverse la perte à sa manière, entre déni, colère, tristesse, culpabilité, rancœur et nostalgie, en réécrivant peu à peu ses souvenirs du défunt. Le temps apaise les blessures, adoucit les esprits, et permet à chacun de se libérer du poids de la culpabilité et des malentendus pour ne garder que le meilleur.
La famille prend alors un sens plus large : elle devient un refuge, là où l’amour a existé. Un père imparfait, une mère absente, une tante mais aussi celle que l’on construit un mari aimant, des enfants, des amis, un animal de compagnie…
Un film sensible et touchant, qui rappelle que ceux qu’on a aimés continuent de vivre en nous et feront toujours partie de nous.
Film vu en avant première dans le cadre du Festival Hanabi en Janvier. Belle partition autour d'un mort qui laisse un beau bazar derrière lui mais qui reste très présent..
Mon grand frère et moi, La Mort du Frère Aîné de Riko, explore les dynamiques familiales et l’impact profond de la perte d’un frère aîné sur les membres de la famille. Le tournage et les dialogues sont typiquement japonais, ce qui peut rendre difficile le suivi des longs sous-titres et de l’ambiance austère. Malgré cela, c’est une étude de mœurs captivante qui résonne avec les expériences universelles de la famille et de la perte. Festival de Gerardmer
Un film surprenant qui interroge sur les liens de l'enfance comment chacun des protagonistes s'interrogent sur ce qu'il a ressenti .on s'éloigne quand la relation nous semble toxique .et quand le deuil survient qu'est ce que que ça réveille en nous.. l'absent nous accompagne malgré tout et envers et contre tout. Il est bon de nourrir des sentiments de paix pour continuer son chemin.. tel est le message ou du moins ce que j'en ai perçu.. un film qui soulève une réflexion sur les choix de vie et les incompréhensions des uns par rapport aux autres et qui aussi nous fait découvrir les rituels autour de la mort au japon.. A quoi peut-on dire qu'un film est bon? Pour moi quand il nous accompagne les jours suivants.. l'interprétation est délicate et sensible.. l'enfant semble tout remettre à sa place..
Je suis très heureux d'avoir découvert ce film grâce aux "Saisons Hanabi", j'en sors très ému.. les thèmes du deuil et de la famille sont abordés avec beaucoup de sensibilité mais aussi avec humour. Je recommande vivement !
5/10 l'un des intérêts du cinéma asiatique pour moi, c'est aussi de découvrir toutes ces cultures, et la, tout ce qui touche à la crémation est particulièrement étonnant. Le film en lui même est un peu maladroit, certaines scènes trop longue, parfois même un peu lourde, l'ensemble est malgré tout tout assez mignon...
Pour ceux qui l'ont vu :
Pourquoi la mère ne récupère t elle pas immédiatement son enfant ?
Film japonais de sensibilité, traitant du difficile sujet du deuil au sein d'une famille, et de la résilience nécessaire a tout un chacun pour rebondir et continuer à avancer avec la meilleure sérénité possible dans la vie. Ce sujet est traité avec beaucoup de délicatesse et d'intelligence. Il montre surtout le travail individuel que tout un chacun se doit de réaliser a travers l'exploration de des relations passées. La culture japonaise permet d'aborder ce difficile sujet avec le meilleur angle possible. Un grand film sur un sujet très difficile. Je recommande vraiment ce film.
J’ai adoré ce film ! Je l’ai vu en présence du réalisateur, ce qui a rendu l’expérience encore plus incroyable. Le film est très émouvant du début à la fin, avec une histoire touchante et des personnages attachants. Par moments, il y a aussi des scènes pleines d’humour qui apportent beaucoup de légèreté et rendent le film encore plus agréable à regarder. Ko Shibasaki est absolument remarquable et incarne son personnage avec beaucoup de justesse et d’émotion. Un très beau mélange d’émotion et d’humour. Et pourtant, alors que "La famille Asada" est l’un de mes films japonais préférés, j’ai encore davantage aimé celui-ci. 5/5 !
4,2 ?! ca doit être de l'astroturfing ! Eh bien moi j'ai trouvé ça gnangnan, maladroit (La réalisation et les acteurs, à moins que ce soit le contraire) Un peu glauque aussi , pas franchement, un peu ; un gnangnan glauque. Et approximatif aussi. On voit l'idée, bien gentille, douce-amère (Ou ton frère), ampoulée (Bon au Japon c'est difficile d'avoir un style enlevé, j'admets). Il eu fallu de la rêverie, de l'espace. Une rencontre entre un Antonioni et un Takemitsu et un doigt d'Hazanavicius (Je blague. Pas pour les deux premiers). Donc courrez-y, qu'on fasse claquer un 5,4 !
Vu en avant-première ce soir 26 avril au Studio 7 d'Auzielle. Un film magnifique, émouvant, remarquablement interprété ! Tellement différent du précédent film du même réalisateur La famille Asada, celui-ci décrit tout en finesse l'évolution des sentiments pleins de préjugés d'une petite sœur pour son grand frère. À voir absolument !