Mon grand frère et moi
Note moyenne
4,0
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71 critiques spectateurs

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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
Après le grand succès de La famille Asada, au Japon et un peu partout ailleurs, Ryôta Nakano avait la pression. Il a pris son temps, cinq ans, avant de jeter son dévolu sur le récit autobiographique d'une écrivaine, qui porte un certain nombre de valeurs communes avec son film précédent et notamment la complexité des liens familiaux. Mon grand frère et moi est assurément une comédie, de deuil et même de fantôme, mais l'émotion vient progressivement brouiller cette vision, véhiculée par une délicatesse qui se marie tellement bien avec un sens de l'incongru, que l'on pourrait presque qualifier de trangressif, en tout cas pour des occidentaux, vis-à-vus de la mort et de ses rituels. Le long métrage accumule les bonnes idées pour nous faire visualiser pensées et écrits de son héroïne, jouant à l'occasion sur les temporalités, et préservant une véritable fraîcheur, ce qui ne veut pas dire mièvrerie, dès qu'il s'agit d'évoquer l'enfance. Au passage, Nakano revient de nouveau, même si ce n'est qu'au détour d'une scène sur le traumatisme de Fukushima. Au fond, Mon grand frère et moi rappelle que nous connaissons toujours mal nos proches, surtout quand ils s'éloignent, et que se remettre en question soi-même, même si c'est un peu tard, n'est jamais du temps perdu.
LörrachBW
LörrachBW

15 abonnés 26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juin 2026
Je n'ai pas réussi à rester jusqu'à la fin car ce film n'est pas un film mais un reportage sur une famille japonaise qui dysfonctionne avec le frère déviant mais tout cela dans une culture qui est aux antipodes de la nôtre et une civilisation avec ses codes parfaitement étranges. C'est un reportage sur l'aide social à l'enfance et un mode de vie spécifique à des années lumière du nôtre et tout cela filmé d'une lenteur exaspérante ...un de mes neveux a tenté de s'immiscer dans la société japonaise et après deux années passées à TOKYO il s'est senti très vite éjecté de cet univers impénétrable.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Vu en avant première aux cinéma les studios Brest
Totalement bluffé par l’intelligence de ce film…..Il y a de la bienveillance, de la clairvoyance à exprimer l’inexprimable….Ce film y parvient, et ne laissera aucun spectateur indifférent, qui a perdu un frère, une sœur, un parent... Ce film réalise de petits miracles au long de deux heures, avec un humour, et une sensibilité que j’ai rarement rencontré au cinéma….Les japonais explorent nos âmes, et ce sont des virtuoses, . La mise en scène est brillante, les acteurs parfaits, et la musique rempli les interstices et le silence, avec une certaine magie….Seule cette musique si délicate aurait pu être plus présente dans la réalisation ( imperceptible regret)…..Autant vous dire que j’ai passé un moment de grâce devant les dialogues, la délicatesse et l’humour dixième degré de ce film à la fois romantique et sociologique…. Décidément les voyages font du bien…. Précipitez vous…..Sublime est le cinéma…..
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2026
Avec Mon grand frère et moi, Ryôta Nakano signe un film d’une justesse rare, qui aborde le deuil sans jamais s’enfermer dans le pathos. Ici, la mort n’est pas une fin spectaculaire, mais un point de bascule discret, presque banal, qui vient fissurer le quotidien. Riko (Ko Shibasaki) n’a jamais vraiment compris son frère. Et pourtant, c’est au moment où il disparaît qu’il devient le plus présent. Comme si l’absence, paradoxalement, révélait enfin ce qui avait toujours échappé.

Le film repose sur une idée simple, mais redoutablement efficace, personne ne connaît vraiment l’autre, pas même ceux que l’on croit les plus proches. À travers les souvenirs, les contradictions et les regards croisés, le frère se recompose sans jamais se fixer. Tantôt irresponsable, tantôt profondément humain, il échappe à toute définition. C’est là que le film frappe fort, il ne cherche pas à réhabiliter, ni à condamner, il observe. Et cette neutralité apparente devient une force émotionnelle.
Ryôta Nakano refuse toute démonstration appuyée. Pas de flashbacks faciles, pas de fantôme rassurant. Le frère existe autrement, dans l’esprit de Riko, dans ses manques, dans ses silences. Ce choix transforme le récit en une exploration intérieure, presque intime, où chaque parole semble venir de l’intérieur plutôt que du passé. Une idée brillante, car elle renverse le rapport au souvenir, ce n’est plus ce qui a été, mais ce que l’on choisit d’entendre.

Il y a dans le film une forme de douceur inattendue, une ironie presque pudique. Même dans les moments les plus lourds, une respiration subsiste. Une facture oubliée, un détail absurde, un geste maladroit, autant d’éléments qui empêchent le drame de s’écraser sur lui-même. Cette “tragédie comique”, héritée d’une tradition japonaise, permet au récit de rester vivant, profondément humain. On rit parfois, et ce rire dérange autant qu’il soulage.
Ko Shibasaki incarne une Riko retenue, presque en retrait, dont les émotions affleurent sans jamais exploser. Face à elle, Joe Odagiri compose un frère insaisissable, irritant, touchant, profondément imparfait. Il n’est jamais idéalisé, jamais caricatural. Hikari Mitsushima apporte à Kanako une nuance essentielle, entre distance et bienveillance, donnant au trio une cohérence fragile mais sincère.

Ce qui reste, après le film, ce n’est pas une réponse, mais une sensation. Celle que les liens ne disparaissent pas, ils se transforment. Que comprendre quelqu’un n’est jamais acquis, même après une vie entière. Et surtout, que l’absence n’efface rien, elle redessine tout. Voilà sans doute la plus grande réussite du film, nous rappeler que vivre avec les autres, c’est accepter de ne jamais tout saisir, mais continuer malgré tout à chercher.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2026
Film tout en sensibilité, sur la perte d'un membre de la famille, les remords, les regrets... une interprétation lumineuse et fantasmagorique permet au film de toucher la corde sensible. Un très bon moment
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
La nouvelle édition des Saisons Hanabi s'est ouverte ce mercredi en beauté, grâce au nouveau film de Ryôta Nakano, réalisateur de l'un des succès-surprises au box-office français en 2023, "La Famille Asada". Et sans se répéter le cinéaste nous fait le même coup du feel-good qui raconte des choses très douloureuses, il n'oublie jamais de nous parler de la société japonaise en braquant sa caméra sur des destins (très) particuliers. J'ai vu avec "Mon grand frère et moi" abordé un thème peu traité au cinéma, celui de l'indulgence. Indulgence envers celui qui rate, trébuche, ne sait pas faire, et par conséquent abime son entourage. Mais attention ici le pardon ne se fera pas grâce à un simple claquement de doigts, il n'effacera d'ailleurs pas les fautes ni les griefs, il sera simplement un élément du processus de deuil, une manière de se quitter en paix...

Vu en avant-première
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2026
vu dans le cadre de la saison Hanabi. quelques belles scènes émouvantes, mais dans l'ensemble tout de même bien long et passablement ennuyeux
Fodscraft
Fodscraft

29 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2026
Par le réalisateur de La famille Asada, une nouvelle histoire oscillant entre le rire et les larmes. Une femme apprend le décès de son frère et, en tant que seul parent, doit organiser ses obsèques. Accompagnée de son ex belle-soeur et de ses enfants, les souvenirs défilent, entre rancoeur et bons moments. Un beau film
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2026
J'ai beaucoup aimé ce film intimiste sur le thème de la famille qui ne va pas vraiment là on l'on l'attendrait à la vue des premières images. Un jolie histoire, qui oscille entre émotion et fou-rires, portée par des acteurs très convaincants.
Vu en avant-première à Rennes dans le cadre du festival Hanabi.
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Un très joli film, vu dans le cadre du festival Les saisons Hanabi. Une ode à la famille plutôt joyeuse - rare dans le cinéma japonais où on n’a pas trop l’habitude de la légèreté. Des personnages attachants et une belle histoire. Je recommande !
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Très bon film. Beaucoup de détails de la société Japonaise. Un peu lent., un peu long Les personnages donnent de l'espoir.
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2026
Mon grand frère et moi est un film au rythme lent, parfois trop, ce qui peut donner une impression d’étirement inutile. Néanmoins, il se rattrape par une touche d’humour discrète et une vraie poésie dans la manière d’aborder la relation fraternelle et le deuil.
lenferre
lenferre

12 abonnés 217 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2026
Vu lors du festival Hanabi, film touchant, à l'humour surprenant et efficace ! Je lui préfère le précédent film du réalisateur, La Famille Asada, mais j'ai passé un très bon moment.
Marie D
Marie D

12 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2026
En avant première grâce au festival Hanabi. Un super moment de cinéma japonais. Totalement fan. Un homme décédé chez lui. Son fils est placé en foyer. La police contacte la sœur pour qu’elle s’occupe de son frère décédé… la question est : c’est quoi une famille ? Aurons-nous la réponse dans ce film ?
Sebastien BZH
Sebastien BZH

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Très bon film vu en avant première dans le cadre du festival hanabi. le scénario est abouti, le film ose de l'humour dans des situations peu habituelles
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