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Découvert lors du festival des Saisons Hanabi, Mon grand frère et moi est encore une preuve de la richesse du cinéma japonais. Quelle délicatesse dans la manière d’aborder des thèmes aussi universels que la famille et le deuil ! Le film dégage une douceur et une bienveillance constantes, qui font un bien fou. J’ai été particulièrement sensible à l’équilibre entre humour et émotion : certaines scènes sont franchement drôles, tandis que d’autres touchent en plein cœur. La poésie du quotidien est magnifiquement mise en valeur, avec ces petits instants qui paraissent anodins mais qui prennent ici une dimension presque magique.
spoiler:
Très belle scène avec les os lors de l'incinération.
Le film insiste aussi sur l’importance de la parole, sur le fait de se parler pour avancer, pour se reconstruire. Cela donne des dialogues d’une grande justesse. Les liens familiaux sont traités avec beaucoup de tendresse, sans jamais être idéalisés. Dans la continuité de La Famille Asada, le réalisateur confirme son talent pour raconter l’intime avec une grande finesse. Une très belle découverte du festival, qui mérite largement d’être vue.
Le film insiste aussi sur l’importance de la parole, sur le fait de se parler pour avancer, pour se reconstruire. Cela donne des dialogues d’une grande justesse. Les liens familiaux sont traités avec beaucoup de tendresse, sans jamais être idéalisés. Dans la continuité de La Famille Asada, le réalisateur confirme son talent pour raconter l’intime avec une grande finesse. Une très belle découverte du festival, qui mérite largement d’être vue.
Quelle belle surprise que cette avant-première de Mon grand frère et moi hier soir ! Je ne m’attendais pas à être autant touché par un film d’une telle douceur et bienveillance. Le réalisateur confirme ici toute l’intelligence du cinéma japonais, capable de traiter des sujets universels comme la famille et le deuil avec une délicatesse rare. On rit beaucoup, souvent grâce à des situations du quotidien, mais l’émotion n’est jamais loin. Le film réussit ce mélange subtil entre légèreté et profondeur, sans jamais tomber dans le pathos.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la place donnée à la parole : les personnages apprennent à se dire les choses, à exprimer leurs sentiments, et cela devient un véritable moteur narratif. La tendresse des liens familiaux est palpable à chaque instant. On retrouve aussi cette poésie des petites choses, typique du cinéma japonais, qui rend chaque scène précieuse.
Dans la lignée de La Famille Asada, le film est tout aussi réussi, avec ce regard humaniste et chaleureux. Une très belle découverte, qui m’a profondément marqué.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la place donnée à la parole : les personnages apprennent à se dire les choses, à exprimer leurs sentiments, et cela devient un véritable moteur narratif. La tendresse des liens familiaux est palpable à chaque instant. On retrouve aussi cette poésie des petites choses, typique du cinéma japonais, qui rend chaque scène précieuse.
Dans la lignée de La Famille Asada, le film est tout aussi réussi, avec ce regard humaniste et chaleureux. Une très belle découverte, qui m’a profondément marqué.
Avec Mon grand frère et moi, Ryôta Nakano signe un film d’une justesse rare, qui aborde le deuil sans jamais s’enfermer dans le pathos. Ici, la mort n’est pas une fin spectaculaire, mais un point de bascule discret, presque banal, qui vient fissurer le quotidien. Riko (Ko Shibasaki) n’a jamais vraiment compris son frère. Et pourtant, c’est au moment où il disparaît qu’il devient le plus présent. Comme si l’absence, paradoxalement, révélait enfin ce qui avait toujours échappé.
Le film repose sur une idée simple, mais redoutablement efficace, personne ne connaît vraiment l’autre, pas même ceux que l’on croit les plus proches. À travers les souvenirs, les contradictions et les regards croisés, le frère se recompose sans jamais se fixer. Tantôt irresponsable, tantôt profondément humain, il échappe à toute définition. C’est là que le film frappe fort, il ne cherche pas à réhabiliter, ni à condamner, il observe. Et cette neutralité apparente devient une force émotionnelle.
Ryôta Nakano refuse toute démonstration appuyée. Pas de flashbacks faciles, pas de fantôme rassurant. Le frère existe autrement, dans l’esprit de Riko, dans ses manques, dans ses silences. Ce choix transforme le récit en une exploration intérieure, presque intime, où chaque parole semble venir de l’intérieur plutôt que du passé. Une idée brillante, car elle renverse le rapport au souvenir, ce n’est plus ce qui a été, mais ce que l’on choisit d’entendre.
Il y a dans le film une forme de douceur inattendue, une ironie presque pudique. Même dans les moments les plus lourds, une respiration subsiste. Une facture oubliée, un détail absurde, un geste maladroit, autant d’éléments qui empêchent le drame de s’écraser sur lui-même. Cette “tragédie comique”, héritée d’une tradition japonaise, permet au récit de rester vivant, profondément humain. On rit parfois, et ce rire dérange autant qu’il soulage.
Ko Shibasaki incarne une Riko retenue, presque en retrait, dont les émotions affleurent sans jamais exploser. Face à elle, Joe Odagiri compose un frère insaisissable, irritant, touchant, profondément imparfait. Il n’est jamais idéalisé, jamais caricatural. Hikari Mitsushima apporte à Kanako une nuance essentielle, entre distance et bienveillance, donnant au trio une cohérence fragile mais sincère.
Ce qui reste, après le film, ce n’est pas une réponse, mais une sensation. Celle que les liens ne disparaissent pas, ils se transforment. Que comprendre quelqu’un n’est jamais acquis, même après une vie entière. Et surtout, que l’absence n’efface rien, elle redessine tout. Voilà sans doute la plus grande réussite du film, nous rappeler que vivre avec les autres, c’est accepter de ne jamais tout saisir, mais continuer malgré tout à chercher.
Le film repose sur une idée simple, mais redoutablement efficace, personne ne connaît vraiment l’autre, pas même ceux que l’on croit les plus proches. À travers les souvenirs, les contradictions et les regards croisés, le frère se recompose sans jamais se fixer. Tantôt irresponsable, tantôt profondément humain, il échappe à toute définition. C’est là que le film frappe fort, il ne cherche pas à réhabiliter, ni à condamner, il observe. Et cette neutralité apparente devient une force émotionnelle.
Ryôta Nakano refuse toute démonstration appuyée. Pas de flashbacks faciles, pas de fantôme rassurant. Le frère existe autrement, dans l’esprit de Riko, dans ses manques, dans ses silences. Ce choix transforme le récit en une exploration intérieure, presque intime, où chaque parole semble venir de l’intérieur plutôt que du passé. Une idée brillante, car elle renverse le rapport au souvenir, ce n’est plus ce qui a été, mais ce que l’on choisit d’entendre.
Il y a dans le film une forme de douceur inattendue, une ironie presque pudique. Même dans les moments les plus lourds, une respiration subsiste. Une facture oubliée, un détail absurde, un geste maladroit, autant d’éléments qui empêchent le drame de s’écraser sur lui-même. Cette “tragédie comique”, héritée d’une tradition japonaise, permet au récit de rester vivant, profondément humain. On rit parfois, et ce rire dérange autant qu’il soulage.
Ko Shibasaki incarne une Riko retenue, presque en retrait, dont les émotions affleurent sans jamais exploser. Face à elle, Joe Odagiri compose un frère insaisissable, irritant, touchant, profondément imparfait. Il n’est jamais idéalisé, jamais caricatural. Hikari Mitsushima apporte à Kanako une nuance essentielle, entre distance et bienveillance, donnant au trio une cohérence fragile mais sincère.
Ce qui reste, après le film, ce n’est pas une réponse, mais une sensation. Celle que les liens ne disparaissent pas, ils se transforment. Que comprendre quelqu’un n’est jamais acquis, même après une vie entière. Et surtout, que l’absence n’efface rien, elle redessine tout. Voilà sans doute la plus grande réussite du film, nous rappeler que vivre avec les autres, c’est accepter de ne jamais tout saisir, mais continuer malgré tout à chercher.
Vu en avant-première ce soir 26 avril au Studio 7 d'Auzielle.
Un film magnifique, émouvant, remarquablement interprété !
Tellement différent du précédent film du même réalisateur La famille Asada, celui-ci décrit tout en finesse l'évolution des sentiments pleins de préjugés d'une petite sœur pour son grand frère.
À voir absolument !
Un film magnifique, émouvant, remarquablement interprété !
Tellement différent du précédent film du même réalisateur La famille Asada, celui-ci décrit tout en finesse l'évolution des sentiments pleins de préjugés d'une petite sœur pour son grand frère.
À voir absolument !
Mon grand frère et moi, La Mort du Frère Aîné de Riko, explore les dynamiques familiales et l’impact profond de la perte d’un frère aîné sur les membres de la famille. Le tournage et les dialogues sont typiquement japonais, ce qui peut rendre difficile le suivi des longs sous-titres et de l’ambiance austère. Malgré cela, c’est une étude de mœurs captivante qui résonne avec les expériences universelles de la famille et de la perte.
Festival de Gerardmer
Festival de Gerardmer
Un ennui vibrant pendant 2 heures d'une fadeur infinie.
(Avant-première UGC Danton ‐ salle 1 : attention sièges contrariants)
(Avant-première UGC Danton ‐ salle 1 : attention sièges contrariants)
J’ai adoré ce film ! Je l’ai vu en présence du réalisateur, ce qui a rendu l’expérience encore plus incroyable. Le film est très émouvant du début à la fin, avec une histoire touchante et des personnages attachants. Par moments, il y a aussi des scènes pleines d’humour qui apportent beaucoup de légèreté et rendent le film encore plus agréable à regarder. Ko Shibasaki est absolument remarquable et incarne son personnage avec beaucoup de justesse et d’émotion. Un très beau mélange d’émotion et d’humour. Et pourtant, alors que "La famille Asada" est l’un de mes films japonais préférés, j’ai encore davantage aimé celui-ci. 5/5 !
Par le réalisateur de La famille Asada, une nouvelle histoire oscillant entre le rire et les larmes. Une femme apprend le décès de son frère et, en tant que seul parent, doit organiser ses obsèques. Accompagnée de son ex belle-soeur et de ses enfants, les souvenirs défilent, entre rancoeur et bons moments. Un beau film
Après le grand succès de La famille Asada, au Japon et un peu partout ailleurs, Ryôta Nakano avait la pression. Il a pris son temps, cinq ans, avant de jeter son dévolu sur le récit autobiographique d'une écrivaine, qui porte un certain nombre de valeurs communes avec son film précédent et notamment la complexité des liens familiaux. Mon grand frère et moi est assurément une comédie, de deuil et même de fantôme, mais l'émotion vient progressivement brouiller cette vision, véhiculée par une délicatesse qui se marie tellement bien avec un sens de l'incongru, que l'on pourrait presque qualifier de trangressif, en tout cas pour des occidentaux, vis-à-vus de la mort et de ses rituels. Le long métrage accumule les bonnes idées pour nous faire visualiser pensées et écrits de son héroïne, jouant à l'occasion sur les temporalités, et préservant une véritable fraîcheur, ce qui ne veut pas dire mièvrerie, dès qu'il s'agit d'évoquer l'enfance. Au passage, Nakano revient de nouveau, même si ce n'est qu'au détour d'une scène sur le traumatisme de Fukushima. Au fond, Mon grand frère et moi rappelle que nous connaissons toujours mal nos proches, surtout quand ils s'éloignent, et que se remettre en question soi-même, même si c'est un peu tard, n'est jamais du temps perdu.
Mon grand frère à moi (Ani wo mochihakoberu saizu ni « A la taille où je peux porter Ani ») de Ryôta Nakano
De « La famille Asada » à « Mon grand frère à moi », il n’y a qu’un pas, celui du pas de côté.
Le film d’ouverture de cette saison d’Hanabi est tout aussi réjouissant que le précédent du même réalisateur.
A savoir l’art de pouvoir faire rire ou sourire avec une histoire qui n’aurait dû qu’être dramatique. L’intrique et sa mise en scène permettent aux interprètes du film de faire évoluer leurs personnages respectifs sur un fil tendu qui oscille, de la gravité des situations à une tendresse joyeuse qui puisse permettre la résilience. Le titre originel « A la taille où je peux porter Ani » est terriblement cocasse et profond pour qui aura vu le film, du fait de ce frère très encombrant au sens propre comme au sens figuré.
Nous sommes au Japon, et les émotions passent après la courtoisie qu’impliquent les rapports aux autres dans le collectif.
Aussi ces saisons d’Hanabi deviennent un rendez-vous incontournable pour qui s’intéresse à cette société aux codes si éloignés des nôtres.
Comme dans le précédent long du réalisateur nous avons dans le personnage du grand frère un homme qui ne ressemble pas au standard de l’homme japonais dans cette société très normée, que nous occidentaux nous imaginons. Il vit en marge des conventions. Et tout comme dans la famille Asada, le film vient interroger la mémoire des uns et des autres, quant à cet être souvent incongru et encombrant pour ses proches.
Et là encore, le film avec une réalisation très maitrisée, nous fait rire et nous serre le cœur, d’une grande profondeur sous la légèreté apparente.
De « La famille Asada » à « Mon grand frère à moi », il n’y a qu’un pas, celui du pas de côté.
Le film d’ouverture de cette saison d’Hanabi est tout aussi réjouissant que le précédent du même réalisateur.
A savoir l’art de pouvoir faire rire ou sourire avec une histoire qui n’aurait dû qu’être dramatique. L’intrique et sa mise en scène permettent aux interprètes du film de faire évoluer leurs personnages respectifs sur un fil tendu qui oscille, de la gravité des situations à une tendresse joyeuse qui puisse permettre la résilience. Le titre originel « A la taille où je peux porter Ani » est terriblement cocasse et profond pour qui aura vu le film, du fait de ce frère très encombrant au sens propre comme au sens figuré.
Nous sommes au Japon, et les émotions passent après la courtoisie qu’impliquent les rapports aux autres dans le collectif.
Aussi ces saisons d’Hanabi deviennent un rendez-vous incontournable pour qui s’intéresse à cette société aux codes si éloignés des nôtres.
Comme dans le précédent long du réalisateur nous avons dans le personnage du grand frère un homme qui ne ressemble pas au standard de l’homme japonais dans cette société très normée, que nous occidentaux nous imaginons. Il vit en marge des conventions. Et tout comme dans la famille Asada, le film vient interroger la mémoire des uns et des autres, quant à cet être souvent incongru et encombrant pour ses proches.
Et là encore, le film avec une réalisation très maitrisée, nous fait rire et nous serre le cœur, d’une grande profondeur sous la légèreté apparente.
En avant première grâce au festival Hanabi. Un super moment de cinéma japonais. Totalement fan. Un homme décédé chez lui. Son fils est placé en foyer. La police contacte la sœur pour qu’elle s’occupe de son frère décédé… la question est : c’est quoi une famille ? Aurons-nous la réponse dans ce film ?
Film vu en avant première dans le cadre du Festival Hanabi en Janvier.
Belle partition autour d'un mort qui laisse un beau bazar derrière lui mais qui reste très présent..
Belle partition autour d'un mort qui laisse un beau bazar derrière lui mais qui reste très présent..
La nouvelle édition des Saisons Hanabi s'est ouverte ce mercredi en beauté, grâce au nouveau film de Ryôta Nakano, réalisateur de l'un des succès-surprises au box-office français en 2023, "La Famille Asada". Et sans se répéter le cinéaste nous fait le même coup du feel-good qui raconte des choses très douloureuses, il n'oublie jamais de nous parler de la société japonaise en braquant sa caméra sur des destins (très) particuliers. J'ai vu avec "Mon grand frère et moi" abordé un thème peu traité au cinéma, celui de l'indulgence. Indulgence envers celui qui rate, trébuche, ne sait pas faire, et par conséquent abime son entourage. Mais attention ici le pardon ne se fera pas grâce à un simple claquement de doigts, il n'effacera d'ailleurs pas les fautes ni les griefs, il sera simplement un élément du processus de deuil, une manière de se quitter en paix...
Vu en avant-première
Vu en avant-première
Une originale fresque familiale avec quelques pointes d’humour bienvenues car le sujet du film est plutôt triste.
Un film surprenant qui interroge sur les liens de l'enfance comment chacun des protagonistes s'interrogent sur ce qu'il a ressenti .on s'éloigne quand la relation nous semble toxique .et quand le deuil survient qu'est ce que que ça réveille en nous.. l'absent nous accompagne malgré tout et envers et contre tout. Il est bon de nourrir des sentiments de paix pour continuer son chemin.. tel est le message ou du moins ce que j'en ai perçu.. un film qui soulève une réflexion sur les choix de vie et les incompréhensions des uns par rapport aux autres et qui aussi nous fait découvrir les rituels autour de la mort au japon.. A quoi peut-on dire qu'un film est bon? Pour moi quand il nous accompagne les jours suivants.. l'interprétation est délicate et sensible.. l'enfant semble tout remettre à sa place..
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