Un bon patron
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Un bon patron" et de son tournage !

Adaptation espagnole

Un bon patron est l'adaptation française de la comédie dramatique espagnole El buen patrón, réalisée par Fernando León de Aranoa. Le réalisateur Philippe de Chauveron a été séduit par l'ambivalence des personnages originaux et par le conflit porteur de comédie. Il aura fallu environ cinq ans pour acquérir les droits du film d'origine, écrire l'adaptation avec Guy Laurent et concrétiser le projet.

Retrouvailles au sommet

Ce film marque les retrouvailles sur grand écran entre Didier Bourdon et Catherine Frot, près de 25 ans après Sept ans de mariage. Les deux comédiens se connaissent depuis fort longtemps, ayant fréquenté les mêmes bancs de l'école de la rue Blanche et du Conservatoire. Catherine Frot a d'ailleurs accepté le rôle de Sophie Blanchet en grande partie pour avoir l'opportunité de donner à nouveau la réplique à Didier Bourdon.

Du plateau vide au décor d'usine

Pour recréer la manufacture de balances dirigée par la famille Blanchet depuis deux générations, l'équipe s'est attaquée à un chantier d'envergure. Le chef décorateur Olivier Seiler est en effet parti d'un espace complètement vide au sein d'une ancienne chocolaterie pour y bâtir de toutes pièces l'usine de fabrication du film.

La symbolique de la balance

Le long-métrage conserve l'activité de fabrication de balances issue de la version originale espagnole. Pour le réalisateur Philippe de Chauveron, cet objet apporte une métaphore savoureuse au récit : « J'aime cette idée de la précision, de la justesse, de l'équilibre qui est à la fois symbolique et drôle vu ce que raconte notre histoire... »

Un look sur-mesure pour le patron

Didier Bourdon s'est fortement impliqué dans la définition visuelle de son personnage, Antoine Blanchet, afin de s'éloigner de ses rôles habituels. L'acteur a insisté pour porter la barbe afin d'afficher une allure moderne, des lunettes donnant un aspect professoral, ainsi qu'une chevalière marquant son appartenance sociale. Ses cravates ont quant à elles été inspirées de celles que portait son propre frère lorsqu'il travaillait dans les ambassades.

Un rôle pensé dès l'écriture

Bien qu'il s'efforce habituellement d'imaginer plusieurs comédiens pour éviter les désillusions, Philippe de Chauveron avait dès le départ Didier Bourdon en tête pour incarner ce patron paternaliste et ambigu. Le réalisateur a été convaincu dès la toute première prise du premier jour de tournage, lors de la scène du pot de départ des stagiaires, où l'acteur a su trouver instantanément le juste équilibre entre gentillesse et insincérité.

Un gréviste nuancé

Pour interpréter l'ouvrier gréviste qui campe devant l'usine, Philippe de Chauveron a fait appel à Jean-François Cayrey, un humoriste et comédien qu'il suivait depuis une quinzaine d'années. L'objectif principal était d'apporter de l'humanité et de la nuance au personnage afin d'éviter d'en faire une simple caricature syndicale.

Fidélité à l'équipe technique

Pour orchestrer cette comédie sociale, Philippe de Chauveron s'est entouré de collaborateurs réguliers. On retrouve notamment le producteur Romain Rojtman, le chef décorateur Olivier Seiler, le directeur de la photographie Vincent Mathias, ainsi que le compositeur Matthieu Gonet à la musique originale.

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