Le documentaire a été tourné sur une année entière, en suivant le parcours de Kamel Guemari et d'une coalition diverse d'activistes, de bénévoles et de résidents du quartier. "Sans idéaliser le processus, le film montre comment les désaccords, les contradictions et les questionnements collectifs nourrissent l'organisation démocratique du lieu, révélant la complexité réelle d'une autogestion qui doit s'inventer au quotidien, entre urgence sociale immédiate et projet politique de long terme", explique le réalisateur. Il décrit Laissez-nous les clés comme "un témoignage de la puissance d'agir collective et un modèle pour repenser notre relation avec le pouvoir des entreprises, les systèmes alimentaires et les uns avec les autres".