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Film "d’horreur" agréable à suivre avec une thématique intéressante et très actuelle , le culte du corps et les troubles alimentaires , malheureusement il manque cruellement de moyens et ça se voit même s'il y a des métaphores intelligente mais du coup manque de substance face à "The Substance" de Coralie Fargeat dont il suit la lignée !
Saccharine est une excellente surprise. Il mêle avec intelligence suspense, émotion et réflexion sur l’image de soi. La réalisation de Natalie Erika James est magnifique, avec une ambiance visuelle captivante. L’interprétation de Midori Francis est particulièrement touchante et donne beaucoup de profondeur au personnage principal. Un film original, dérangeant par moments mais toujours pertinent, qui reste en tête longtemps après la séance. Une réussite du cinéma de genre à ne pas manquer.
Entre le body horror et le film de fantôme, Saccharine, le troisième long-métrage de Natalie Erika James accuse d’une indigestion thématique avec notamment le culte de la minceur, les troubles alimentaires, le désir féminin… Le goût sucré y est, les intentions aussi, mais ça n’accroche pas au palais.
"Du culte de la minceur aux injonctions corporelles contemporaines, en passant par la manière dont les réseaux sociaux transforment l’image de soi en quête identitaire, il y avait un terrain fertile proche des enjeux de The Ugly Stepsister. Sur le papier, c’est exactement le genre de sujet qu’on lui espérait. À l’écran, c’est une autre histoire. La première partie de Saccharine est pourtant d’assez bonne facture. On y suit Hana, étudiante en médecine qui ne décroche pas de son téléphone, hantée par sa silhouette qu’elle ne trouve pas attirante et par le regard des autres qu’elle place systématiquement au-dessus du sien. Les jeux de miroir s’accumulent avec une certaine intelligence par la suite, l’anxiété sociale d’Hana s’installe avec un ton parfois absurde et un mystère prend forme dans les allers-retours entre les cours d’anatomie et son appartement. Mais lorsqu’elle succombe à une pilule amincissante aussi farfelue que logique dans cet esprit de cinéma bis, des cendres humaines ingérées comme un régime miracle, la greffe entre body horror et film de fantôme s’annonce comme la vraie bonne idée du film.
"Le problème de Saccharine n’est pas son manque d’ambition ou de générosité, c’est plutôt dans son excès. Natalie Erika James veut parler de tout en même temps : du désir féminin confondu avec l’obsession corporelle, de la boulimie à la dysmorphophobie, du rapport d’Hana aux corps stéréotypés de ses parents, avec une mère mince et un père obèse, introduit comme une présence inquiétante. La question queer affleure également dans la relation trouble avec Alanya, une influenceuse fitness, sans que le film tranche sur le point de vue d’Hana : savoir si elle désire cette femme ou simplement le corps qu’elle incarne, une vision si clichée qu’un des personnages l’exprime au mot près pour nous le faire comprendre."
"Saccharine veut s’attaquer au culte de la minceur et à la manière dont la société dévore ceux qui n’y correspondent pas, mais choisit de matérialiser la menace surnaturelle par un fantôme obèse, filmé avec un aspect délibérément répulsif, dont l’appétit sans limite est constamment associé au dégoût. La nourriture elle-même y est traitée comme quelque chose d’écœurant, et le corps en surpoids comme une punition incarnée. Les signes d’une grossophobie involontaire se manifestent alors sans modération, et le film ne rectifie jamais cette vision, ce qui entre en conflit avec son propre propos. [...] Au final, un peu comme Sanguine (à découvrir à l’automne 2026) qui descend sensiblement de The Substance, Saccharine ressemble moins à un repas qu’à une liste d’ingrédients. Tout y est écrit. Rien n’a été cuisiné."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Du culte de la minceur aux injonctions corporelles contemporaines, en passant par la manière dont les réseaux sociaux transforment l’image de soi en quête identitaire, il y avait un terrain fertile proche des enjeux de The Ugly Stepsister. Sur le papier, c’est exactement le genre de sujet qu’on lui espérait. À l’écran, c’est une autre histoire. La première partie de Saccharine est pourtant d’assez bonne facture. On y suit Hana, étudiante en médecine qui ne décroche pas de son téléphone, hantée par sa silhouette qu’elle ne trouve pas attirante et par le regard des autres qu’elle place systématiquement au-dessus du sien. Les jeux de miroir s’accumulent avec une certaine intelligence par la suite, l’anxiété sociale d’Hana s’installe avec un ton parfois absurde et un mystère prend forme dans les allers-retours entre les cours d’anatomie et son appartement. Mais lorsqu’elle succombe à une pilule amincissante aussi farfelue que logique dans cet esprit de cinéma bis, des cendres humaines ingérées comme un régime miracle, la greffe entre body horror et film de fantôme s’annonce comme la vraie bonne idée du film.
"Le problème de Saccharine n’est pas son manque d’ambition ou de générosité, c’est plutôt dans son excès. Natalie Erika James veut parler de tout en même temps : du désir féminin confondu avec l’obsession corporelle, de la boulimie à la dysmorphophobie, du rapport d’Hana aux corps stéréotypés de ses parents, avec une mère mince et un père obèse, introduit comme une présence inquiétante. La question queer affleure également dans la relation trouble avec Alanya, une influenceuse fitness, sans que le film tranche sur le point de vue d’Hana : savoir si elle désire cette femme ou simplement le corps qu’elle incarne, une vision si clichée qu’un des personnages l’exprime au mot près pour nous le faire comprendre."
"Saccharine veut s’attaquer au culte de la minceur et à la manière dont la société dévore ceux qui n’y correspondent pas, mais choisit de matérialiser la menace surnaturelle par un fantôme obèse, filmé avec un aspect délibérément répulsif, dont l’appétit sans limite est constamment associé au dégoût. La nourriture elle-même y est traitée comme quelque chose d’écœurant, et le corps en surpoids comme une punition incarnée. Les signes d’une grossophobie involontaire se manifestent alors sans modération, et le film ne rectifie jamais cette vision, ce qui entre en conflit avec son propre propos. [...] Au final, un peu comme Sanguine (à découvrir à l’automne 2026) qui descend sensiblement de The Substance, Saccharine ressemble moins à un repas qu’à une liste d’ingrédients. Tout y est écrit. Rien n’a été cuisiné."
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Avec ce thème dans l'air du temps, un cocktail savoureux d’horreur, de satire et d’humour noir, où la culture du corps parfait est passée au mixeur puis servie avec une généreuse couche de malaise. C’est dégoûtant, intelligent, souvent drôle et visuellement superbe.
On ressort à la fois diverti, légèrement traumatisé et curieusement reconnaissant de ne jamais avoir suivi les conseils d’une influenceuse bien-être!
On ressort à la fois diverti, légèrement traumatisé et curieusement reconnaissant de ne jamais avoir suivi les conseils d’une influenceuse bien-être!
J'ai adoré le film, glaçant sur l'univers des régimes! L'actrice principale et géniale et j'ai adoré l'image ultra pop et gore à la fois
Excellent film, un sujet sérieux, traité avec brio. Le jeu de l’actrice est incroyable, elle tient le film, et nous fait vivre ces démons intérieurs avec une intensité remarquable.
Saccharine est un film qui m'a vraiment marqué. J'ai aimé la façon dont il aborde les troubles alimentaires et la grossophobie sans jamais juger ses personnages.
Super bonne surprise, c'est une vraie claque ! L'actrice porte le film sur ses épaules et certaines scènes sont incroyables
"Saccharine" est un film d'horreur sur les troubles alimentaires et du rapport au corps. Une étudiante en médecine commence à consommer d’étranges gélules composées de cendres pour perdre du poids rapidement. Mais derrière cette solution miracle se cache une force surnaturelle qui prend peu à peu possession de son quotidien, de son esprit et de son corps. Le film fonctionne particulièrement bien parce qu’il repose sur une idée presque crédible. Cette obsession contemporaine pour les pilules amaigrissantes, les transformations physiques rapides et les solutions miracles donne au récit une base réaliste très inquiétante. L’horreur surnaturelle paraît alors constamment proche du réel. Midori Francis fait évoluer son personnage entre soulagement, dépendance et destruction physique avec intensité. Les séquences où la nourriture est engloutie en accéléré ou au ralenti deviennent presque hypnotiques et profondément inconfortables. On sent l’influence du body horror classique, sans que cela tombe dans la simple démonstration. Un film intelligent, visuellement marquant et particulièrement oppressant.
Direction le Pathé Alésia pour la séance de 22h : « Les Vendredis de l'Horreur » avec une avant-première de « Saccharine ». Un point de départ plutôt original, bien que sur les traces du body-horror féminin qui semble avoir le vent en poupe ces temps-ci, hélas suivi d'un scénario bien peu crédible. Rien à dire en revanche sur la forme, parfaitement maîtrisée.
Vu en avant-première, Saccharine, le nouveau film de la réalisatrice de Relic, était l'une de mes attentes de l'année. Ma déception est d'autant plus forte que le sujet autour des troubles alimentaires paraissait , dans le cadre d'un film d'horreur, assez novateur. Mais le film abuse d'une esthétique tapageuse qui, si elle laisse entrevoir quelques très beaux plans notamment sur les matières et l'intérieur des corps, rappelle the substance. Le défaut principal du film est d'être un mix entre le film de Coralie Fargeat et Grave pour le côtè charnel autour de la nourriture. Le film aurait pu être davantage réussi délesté d'une bonne demi heure, il est ici assez répétitif et parfois un peu ennuyeux. Le sujet autour de la famille de l'héroîne, très intéressant, aurait mérité un plus ample dé'ensemble a des qualités, essentiellement formelles, mais plie sous le poids des références. Dommage
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