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Tom L
61 abonnés
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1,5
Publiée le 11 juin 2026
J'ai l'impression d'avoir une mauvaise addiction, à chaque fois je me dis que je vais arrêter d'aller voir Dupieux et j'y retourne quand même à chaque fois tout en étant plus déçu.
Evidemment, la première chose qu'on remarque reste cette animation, qui surprend de par son graphisme et son design auquel on a bien du mal à adhérer. On dirait une image repris d'un des premiers jeux vidéos des années 80, maladroit, hésitant, sans fluidité, plus pixelisé que organique, dans des traits et un visuel qui aurait mixé le numérique et l'origami. On se demande si ça sert vraiment le récit puisque d'emblée le réalisateur nous force à la distanciation. Tourné en prise de vues réelles avec capture de mouvement, on n'arrête pas ensuite de remarquer toutes les incohérences techniques, des bugs partout (main qui disparaît, mouvements mécaniques ou robotiques, plan qui s'efface derrière un autre... etc...), mais en même temps Dupieux a peut-être justement penser à ces "erreurs", qui seraient donc peut-être volontaires pour renvoyer aux bugs du récit ?! Néanmoins, Il n'en demeure pas moins que le graphisme est peu attrayant, et on y pense : un véritable film en vues réelles n'aurait-il pas été plus judicieux justement ?! Si on a bien du mal avec l'animation, le récit est cohérent, et offre plusieurs passages savoureux, par les répliques et les dialogues qui flirtent avec la philosophie de comptoir mais abordable, mais aussi avec cette liste de 265 bugs qui ne manquent de créativité. Site : Selenie
Agaçant C'est la première chose qui me vient à l'esprit après avoir vu le film Ok L'idée donne super envie Le style vieille playstation aussi Les acteurs aussi Mais voilà c'est tout Ce sont les seuls intérêts du film Pas besoin de voir le film Il n'y a rien d'autre Pas d'ambiance Pas d'idée intrigante Aucun développement Ou alors un développement sans intérêt Le film met bien en scène l'idée générale de Dupieux dans tous ses films : C'est pas important On se fout de tout On déconne ça va C'est cool Léger Du coup Si vous savez ce qu'il y a dans ce film Vous n'avez pas besoin de le voir Il n'y a rien de plus Et donc ça devient long 1 heure Très long C'est ça qui est agaçant
Voilà une réalisation plus qu’ originale de Quentin Dupieux, un « habitué » si on peut dire de comédies créatives, défiant toutes les lois de l’ industrie cinématographique. Souvenons nous de « Nonfilm » en 2001, un premier film mêlant fiction et réalité. Dans « Le Vertige » la texture des images semble sortie d’ un des premiers jeux vidéos que tous les ados ( et + ) des années 80’ manipulaient à l’ instar des smartphones de nos jours ; on y retrouve ces personnages à la définition graphique hésitante, grossière ainsi que des déplacements très ralentis, relevant d’ une technologie montante, non encore aboutie. La sensation d’ être transporté près d’ un demi-siècle en arrière est vertigineuse ( tiens tiens ) et immédiate. Si la définition des personnages est approximative, on y surprend tout de même sans aucun suspens les traits physiques d’ Alain Chabat ( Jacky ), Jonathan Cohen ( Bruno Moulin ) et Anaïs Demoustier ( Fabienne et Claude ). D’ autant plus facilement que leurs voix sont bien réelles, elles, et sans doute notre cerveau complète naturellement des images imprécises et floues. En dehors du propos hilarant, jubilatoire, la déambulation des personnages est somptueuse et rappelle nombre des premiers films d’ animation ancrés dans nos petites têtes. Le choix des acteurs masculins n’ est pas innocent, on connaît l’ humour et les registres absurdes dans lesquels A Chabat et J Cohen excellent. On peut rire de tout, Quentin Dupieux en fait la démonstration dans cette proposition numérique décalée, osée, délirante…….!!**
Quentin Dupieux poursuit ici son exploration des frontières entre réalité, fiction, simulacre et absurdité. Pour la première fois, il s’aventure du côté de l’animation en adoptant une esthétique volontairement rudimentaire, évoquant les premiers jeux vidéo en 3D de l’époque de la première PlayStation. Un choix visuel surprenant mais très malin.
Comme souvent chez Dupieux, le point de départ est excellent et vient soulever un questionnement vertigineux : et si notre monde n’était qu’une simulation ? Et si toutes nos certitudes reposaient sur du vide ? Derrière les gags et le non-sens, le cinéaste continue de s’interroger sur notre rapport au réel, à la consommation, à la technologie ou encore à l’ego.
Le film regorge ainsi de scènes absurdes et souvent très drôles. Alain Chabat et Jonathan Cohen prêtent leurs voix à des avatars volontairement grossiers avec un plaisir communicatif, tandis que Dupieux aligne les situations improbables avec l’efficacité qu’on lui connaît. Le personnage doublé par Amélie Demoustier fait mouche également en contribuant aux scènes les plus drôles du film.
Malgré tout, une fois passée la surprise du dispositif, et commquelque chose s’émousse progressivement. Le film tourne un peu autour de sa propre idée sans toujours parvenir à la renouveler.
Je garde néanmoins un très bon souvenir du film, pour deux raisons. D’abord parce que je le découvrais seulement cinq jours après Full Phil, l’autre Quentin Dupieux présenté cette année à Cannes, qui m’avait nettement moins convaincu. Ensuite parce que j’ai eu la chance de le voir dans un Théâtre de la Croisette comble, porté par un public particulièrement réceptif. Les éclats de rire fréquents et l’ambiance détendue de la salle ont énormément contribué au plaisir de la projection.
Je pense également que je sais maintenant à quoi m'attendre, ou plutôt à quoi ne pas m'attendre, lorsque je découvre un nouveau film du réalisateur et j'ai pris le parti de recevoir son oeuvre sans les mêmes attentes que j'ai pour les autres films et me laisser porter par les propositions de cinéma qui, aussi imparfaites soient-elles, ne ressemblent à aucune autre.
N'ayant jamais pratiqué les jeux vidéo, nous sommes "hors jeux", mais même sans référence nous avons bcp apprécié. Le plus drôle dans cette géniale parodie animée est qu'elle finit par être presque crédible... on s'interroge sur la réalité de notre existence ! Manifestement influençables nous sommes tous plus ou moins manipulés et manipulateurs. Même si bon nombre se comportent dans l’individualisme, force est de constater que nous inter réagissons les uns, les autres ! Nous avons adoré cette fiction originale et surprenante de Quentin Dupieux, surtout les dialogues tellement hilarants ! On ressort perplexe de cette belle démonstration, avec un VERTIGE exaltant et bien réel !!!
Alors là, Quentin Dupieux est parti très loin. Très, très loin.
Avec ses graphismes dignes d’une cinématique de PlayStation 1 et son concept de simulation poussée à l’absurde, Le Vertige intrigue immédiatement. On se demande où tout cela va nous mener, et cette étrange enquête parvient à maintenir la curiosité pendant une bonne partie du film.
Le problème, c’est que le scénario finit par tourner en rond. Les mêmes phrases et les mêmes idées reviennent sans cesse, jusqu’à donner l’impression d’assister à une immense blague étirée un peu trop longtemps. Pour un film d’à peine 1h07, le rythme paraît étonnamment lent.
Reste un véritable OVNI cinématographique. Le concept visuel est complètement WTF, et il y a quelque chose d’assez fascinant à voir ces personnages tenter de comprendre une réalité qui leur échappe.
Je regrette simplement que le concept ne soit pas poussé encore plus loin et qu’il n’y ait finalement aucun véritable lien avec notre monde réel. Quant à la conclusion, elle m’a laissé un peu sur ma faim.
Perché, loufoque, parfois brillant, parfois agaçant. Un Dupieux pur jus qui divisera autant qu’il amusera.
Difficile de commenter un dupieux.... Celui là n'est pas le meilleur... Sans doute trop court et gâché par l'animation.... Restent les acteurs et la loufoquerie coutumière de notre génie national. On peut s'en passer mais sans lui il manquerait quelque chose pour agrémenter notre année.
Une bonne idée de départ donne envie de se lancer dans ce Quentin Dupieux à l'esthétique numérique vintage. Mais il n'en fait rien... Comme souvent ces dernières années.
Le nouveau film de Quentin Dupieux et quelle surprise de le voir débarquer par un film d'animation très particulier.
D'abord, j'aime beaucoup son cinéma, donc je suis le "client" idéal, sachant à quoi m'attendre. Et autant dire que je n'ai pas été déçu. C'est un des rares réalisateurs français, à proposer et à innover dans son style, tout en gardant sa forme. Cette animation "ps1", avec l'intrigue "meta" avec beaucoup de sous texte comme à son habitude. Le casting est génial : le duo Cohen et Chabat est juste réussi, en complèment de Demoustiers.
Quelle déception pour un Dupieux. L'idée de départ est excellente et l'astuce de réalisation aussi, mais le film est totalement vide. On est loin de l'inventivité fantastique d'incroyable mais vrai par exemple. Je me suis endormi un instant, puis réveillé pour constater que ma voisine dormait.
Les films de Dupieux se suivent et finissent par se ressembler un peu. Le vertige ne fait pas exception à la règle malgré son animation volontairement laide qui rappelle les jeux de PS1. Le visuel nous amuse mais le concept intrigant au départ ne propose au final pas grand chose de vertigineux. On est loin du magistral Réalité et on se demande si Dupieux ne choisit pas désormais une forme de facilité, en cherchant plus à faire des films de potes qu'à intéresser son public. La courte durée du film nous empêche de nous ennuyer et certaines scènes sont d'une absurdité savoureuse. Le problème majeur de ce film amusant demeure son écriture un peu faible. Le vertige demeure un exercice de style réussi dans les limites de ses ambitions.