Le Vertige
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Le Vertige" et de son tournage !

Cannes 2026

Ce film est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2026 et en fait la clôture.

Quand le jeu vidéo rencontre le film existentiel

Le Vertige est né de l'envie de Quentin Dupieux de "mélanger un jeu vidéo avec un film existentiel." Il désirait s'essayer à l'animation pour mieux la détourner et faire un film qui parlerait de la réalité et de problèmes existentiels : "C’est ce croisement de genres qui m’est venu : un film d’animation existentiel avec une mise en scène de film basique."

Il précise : "Et j’avais l’image de ce vieux jeu vidéo, GTA : Vice City, une évolution de GTA qui commençait à être jolie, avec de belles lumières. C’est une image qui me fait vibrer." (Propos recueillis par Damien Leblanc pour Trois Couleurs)

Prendre à rebours les standards du cinéma d'animation

Si le cinéma d'animation n'a cessé de progresser au fil des années et bénéficie désormais d'une technologie de pointe, Le Vertige est bien éloigné des mètres étalons du genre, comme le reconnaît son réalisateur : "Moi je ne veux pas faire de blockbuster, donc j’ai inventé un truc cohérent avec ma façon de travailler."

Il explique comment s'est déroulé le tournage, sur lequel il a collaboré avec cinq jeunes diplômés des Gobelins : "on a mis au point une méthode qui me permettait de filmer exactement comme sur un petit plateau de cinéma. On posait des caméras virtuelles et je les plaçais pour que ça ressemble à mes films, sans aller dans la surenchère. Avec l’animation on peut tout faire, mais moi je suis resté dans une mise en scène avec peu de possibilités." (Propos recueillis par Damien Leblanc pour Trois Couleurs)

Le travail des comédiens

Le Vertige a été fait de façon presque artisanal. Les comédiens n’ont jamais été filmés. Ils ont seulement enregistré leurs dialogues, puis les images ont été fabriquées. "Sur le tournage, on faisait juste de la motion capture avec un iPhone et un petit logiciel. Donc c’est foireux, il y a des bugs, et c’est ce que je voulais : un truc fragile et touchant", raconte Quentin Dupieux. (Propos recueillis par Damien Leblanc pour Trois Couleurs)

Un vrai film de cinéma

Quentin Dupieux est le premier à être surpris que Le Vertige sorte en salles. Quand il s'est lancé dans sa fabrication, il ne savait pas si le résultat serait digne d'intérêt ou visible au cinéma. Il envisageait de le sortir sur une plateforme ou Arte, mais la sélection du film à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes a bousculé ses plans : "la Quinzaine en parlait comme d’un vrai film. Je me suis dit que ça dépassait la blague et que c’était recevable comme œuvre. C’est un tout petit travail artisanal avec une toute petite équipe. Comme si c’était mon premier film. Et c’est Jonathan Cohen qui nous a dit : « Pourquoi vous ne le montrez pas à la Quinzaine ? »" (Propos recueillis par Damien Leblanc pour Trois Couleurs)

Une suite dans les tuyaux ?

Le réalisateur a très envie de faire une suite au Vertige : "Si jamais Le Vertige marche un peu, je ferai le 2 avec une légère amélioration des graphismes, comme les jeux vidéo qui évoluaient de jeu en jeu. Ce serait un autre Vertige, avec d’autres personnages. Peut-être plus d’action. Je ne vais pas refaire la même blague !" (Propos recueillis par Damien Leblanc pour Trois Couleurs)

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