La Peau douce
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78 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2020
Malgré une justesse psychologique à laquelle les comédiens donnent pleinement forme et une plaisante mise en scène, il manque un souffle (romanesque?) au film pour ressentir empathie ou intérêt pour ces personnages fort peu attachants. Maintes fois traité ce sujet même dans un noir et blanc épuré et doté d'un dénouement passablement cruel ne revêt pas ici de dimension inoubliable. Satisfaisant mais dispensable.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2022
Certes le scénario est banal (une histoire d’adultère qui finit mal), mais cette manière de filmer, est vraiment inhabituelle : le réalisme est au top, à tel point qu’on n’a pas l’impression de regarder un film, et on comprend parfaitement que cet écrivain connu, interprété par Jean Dessailly, 40 ans à l’époque, tombe amoureux d’une jeune hôtesse de l’air particulièrement séduisante, interprétée par la jeune (22 ans à l’époque) Françoise Dorléac. Les seconds rôles sont également très réussis, comme Daniel Ceccaldi en « emmerdeur ». Très réussi.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2022
Truffaut utilise un fait divers pour en faire un film sur l'adultère, la passion, le mensonge. Truffaut sait subliment raconter les histoires, les scènes s'enchaînent et on est pris pleinement dans l'histoire. Chaque scène entre les deux amants nous mettent dans une situation de stress avec la peur qu'ils soient découverts. L'histoire que Truffaut nous raconte n'a rien de sensationnel mais c'est la façon de la narrer qui est vraiment exceptionnel. Il réussit à rendre très intéressante, une histoire qui est pourtant complètement banale. Cela s'appelle le talent et Truffaut n'en manque pas c'est assez clair. Après "Jules et Jim", Truffaut ne manque pas le coche et nous livre un superbe moment de cinéma qui de plus est fort haletant. Bien sûr, le film ne serait rien sans la très belle Françoise Dorléac et le talentueux Jean Desailly. Un bon Trufffaut
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Ce film est un enchantement, Françoise Dorléac est somptueuse. Le suspens monte petit à petit, la réalisation est impeccable, l'interprétation et l'expression des acteurs sont parfaites. La claque!
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Le thème de l’adultère a beau être éculé, François Truffaut grâce à la finesse de sa réalisation ainsi qu’à une écriture intelligente parvient à brosser un drame délicat faisant affleurer l’émotion d’un récit subtilement. A cela s’ajoute une interprétation des plus convaincantes faisant de « La peau douce » une œuvre au parfum doux-amer d’amour passionnel et de rancœur rance.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Un film de 64 noir et blanc revigorant. Ça nous change des films de 2024. Avec Truffaut, à défaut d'intrigue étonnante on retrouve des plans séquence noir et blanc de cinéma, des rappels improbables, impossibles aujourd'hui : 40mn avant de prendre un avion pour Lisbonne à Orléans ! Premiere classe ou pas, inimaginable 50 ans plus tard... des bas nylon, des gauloises sans filtre, des déplacements rapide en DS ou Austin dans qui tiennent aujourd'hui de la SF. Le casting, avec un Jean Dessailly l'intello en improbable chapeau mou, une Françoise Dorleac qui crève l'écran, bref, à la relecture ce film nouvelle vague est en soi une dystopie nostalgique qui donne envie de revenir en arrière.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Un riche et célèbre éditeur, père de famille comblé, un peu vieux jeu, rencontre une sublime hôtesse de l'air, et ils tombent amoureux. En quelques mots on a l'histoire simple mais toujours efficace, d'un bourgeois qui trompe sa femme. Je trouve que les films de Truffaut vieillissent mal, mais il faut avouer que la présence de Francoise Dorléac, à la beauté incontestable et intemporelle, apporte une grande touche de charme au film.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2021
Hyper classique, le récit de ce couple adultérin porte l’estampille Truffaut, et dès lors tout s’éclaire, ou presque. Par l’élégance d’une mise en scène qui heurte la froideur bourgeoise de cet intellectuel toujours trop pressé. Pierre Lachenay découvre à nouveau l’amour et à nouveau repart dans ses diverses occupations difficilement compatibles avec sa double vie qui fait éclater son ménage et perturbe sérieusement sa maîtresse. Cette exaltation Truffaut réussit à la sublimer dans l’attente et l’urgence, le suspense et le quotidien . Quelques coups de griffes ici et là, à la bourgeoisie bien-pensante et aux notables de province et le harcèlement sexuel à plusieurs reprises… AVIS BONUS De petites rencontres d’époque sur la Croisette, des commentaires du réalisateur sur quelques scènes et un joli point de vue de Nicolas Saada
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2019
Filmé comme un thriller, 'Le Peau douce' est un mélo efficace et rythmé, bien éloigné des premières expérimentations de Truffaut. Sa conclusion est néanmoins somme toute un peu convenue.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2020
Un très beau film, avec une histoire intemporelle qui pourra parler à tout le monde.
Par ailleurs c'est un excellent documentaire sur la France du début des années 60. Et puis Françoise Dorleac (soeur de Catherine Deneuve) et Jean Desailly sont formidables.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2019
Film d’une justesse remarquable. Tout d’abord le personnage principal Pierre, interprété par Jean Desailly, homme pressé en écrivain demandé à droite et à gauche, inquiet et maladroit. Ensuite sa femme, une de ces femmes qui ne se laissent pas faire et qui, pour cacher ses faiblesses sentimentales et son désarroi face à une situation inextricable, ira jusqu’au bout d’un processus que son mari a mis en place sans se rendre compte des conséquences. Et enfin la maitresse de ce dernier, Nicole joué par Françoise Dorléac, aussi belle qu’elle a la tête sur les épaules. La scène où Pierre raccompagne Nicole dans sa chambre d’hôtel est de toute beauté ; spoiler: ayant passé plusieurs heures en tête à tête devant un verre, chacun des deux personnages a bien compris qu’il s’était passé quelque chose, Pierre et Nicole se demandent s’il faut ou non conclure le soir même, ils montent tous les deux pour raccompagné Nicole à sa chambre d’hôtel, Nicole ouvre la porte de la chambre, elle se retourne vers Pierre et lui tend la main afin qu’il lui dise bonsoir, Pierre prend la main de Nicole sur laquelle il entame un petit baisé, Nicole entre dans la chambre tout en douceur en tenant la main de Pierre et l’entraîne à sa suite, et voilà, le tour est joué et c’est magnifique
. La chute est nette et brutale, comme un couperet. Et on se dit que tout s’accorde à merveille, c’est du Truffaut.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2024
Échec public à sa sortie (1964), cet opus de Truffaut considéré généralement comme secondaire dans sa filmographie, fait l'objet d'une ressortie en salle.

Histoire d'un adultère, le scenario simplissime donne naissance à un des deux ou trois titres que je préfère du cinéaste.

Il y a le casting formidable ( Françoise Dorleac qui décédera quatre ans après le tournage, est exceptionnelle), la mise en scène, la photo superbe en noir et blanc signée Raoul Coutard et un montage au cordeau.

Certains voient dans le rôle attribué à Jean Desailly une forme d'incompréhension, jugeant le couple peu crédible.

C'est faire fi de certains éléments donnés dans le scénario et ( de mon point de vue) un manque de psychologie tout court, car au contraire tout colle parfaitement.

Truffaut a fait part comme source d'inspiration du scénario, d'événements survenus dans sa vie personnelle.

" La femme d'à côté" reprendra par la suite, certains éléments de " la peau douce".
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2011
L'histoire d'un bourgeois qui va tromper sa femme. Ouh que c'est original ! Oui mais c'est un Truffaut, et c'est avec Françoise Dorleac.
Toutes les personnes qui fréquentent mon site "Radikal Kritik" ont du commencer à comprendre que je suis un fétichiste du visage féminin, et celui de François Dorleac me hante depuis « Les Parapluies de Cherbourg ».
Je n'ai vu que ce film avec elle, et encore, à la télévision et son écran rachitique.
Dès que j'ai vu le titre du film que j'avais tant convoité à la TV en vain, je me suis précipité à « La Filmothèque du quartier latin » pour la séance du mercredi. Et je n'étais pas le seul ! C'est toujours aussi beau de voir la jeunesse oisive et cinéphile mais cultivée du quartier latin venir voir un film en noir et blanc. Sans doute la réputation de Truffaut oblige.
C'est justement Truffaut que je regrette dans ce film, à la manière de « La mariée était en noir », tout est présenté en noir et blanc, sans aucune valeur de gris. Évidemment, c'est tourné à la manière nouvelle vague, sans recherche particulière ou esthétique très poussée. Le même film réalisé par Wong Kar Waï serait un chef d'œuvre, ici, on a un film de genre poussé dans les poncifs (totalement réalistes) qui perd un peu de charme et d'efficacité, peut-être même apparaît-il daté. Rien à voir avec « Mort à Venise » qui prenait le sujet de l'amour fou et en faisait un objet de scandale. Ici, on est face à des êtres froids, dont la passion petite bourgeoise n'arriverait même pas à réchauffer un toast.
Tout l'attirail fémininiste de l'adultère fautif et honteux est réuni, le démon de minuit de la cinquantaine, la réussite facile et le easy contact de la jet set (de l'époque), le petit bourgeois pas très futé, qui s'emporte vite, et qui collectionne l'étiquette de petit lubrique bien cachée par le vernis de l'éducation. Une tentatrice plus jeune, un peu à l'Ouest, qui va bien prendre son pied sans prendre trop de risques. Le tout tartiné avec un réalisme rare, mais trop poussé et complet pour une seule histoire d'adultère, avec tout ce qui peut poser problème dans l'expérience mal maîtrisée.
Le côté Lolita fait surtout défaut, on sent l'excitation de l'interdit, mais pas la passion, même la proposition de la fin n'est que l'expression d'un conformisme petit bourgeois qui s'accomoderait de n'importe qu'elle femme pour sauver les apparences ou le statut social.
Entendons nous bien, ce film est parfait dans son genre (suranné) mais il manque l'anti-thèse à la démonstration universitaire sur le sujet. C'est donc un peu creux, mais très bien écrit et évidemment joué.
Je n'en dirais pas autant de la photographie, Dorleac n'est pas montrée sous son meilleur jour, à part la scène de la danse ou de la séance photo. Le noir et blanc est du domaine de la pellicule pas chère, et non de l'expérience esthétique d'un Hitchckok ou d'un Orson Welles. Bref, tant que la nouvelle vague s'intéresse à des sujets jeunes et foutoir, pas de problème, mais cette cheap way de faire des films est bien moins adaptée à une histoire vieille comme le monde et entre vieux.
Heureusement, il y a la jolie saynette du petit chat au petit déjeuner, timide et réservée, qui montre à quel point Truffaut avait du mal à filmer l'interdit, jusque dans son esprit. Il reste surtout cette scène sur le balcon, avec un flou magnifique des appartements Haussmaniens, un profil qui ne l'est pas moins, et où enfin, LA Dorleac sort sa tirade de femme proche de la maturité, sinon de la prise de conscience de sa position sociale. Elle montre son beau minois pour nous charmer définitivement, ad mortem. Mais un peu tard.
La fin, prévisible en diable, est du ressort du panthéon romantique des années 50, et n'apporte pas grand chose, à force de l'avoir attendue. Je suis dur, mais il est vrai que les très bons Truffaut sont rares, cet hommage à la femme tentation n'est pas assez osé, assez beau, ni assez pervers pour convaincre. Sauf à croire que le François était un moralisateur, et alors, il a fait le panorama complet, sans aucun oubli de l'adultère râté, destructeur et honteux. Heureusement que des films comme « Les trois petits cochons » nous rappelle que le catastrophisme de l'adultère dépend surtout de l'intelligence et de l'habileté des participants, non de la morale !
Bref, de la part d'un jeune de la nouvelle vague, un hommage à la fidélité au goût amer et étrange, à défaut d'être convainquant.
On est aussi surpris par l'attachement au monde automobile, la DS en premier lieu, et l'on pense très souvent à Lelouch.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2024
Editeur et conférencier renommé, Pierre Lachenay rencontre à Lisbonne une jeune hôtesse de l'air et c'est le début, pour Pierre, d'une relation extraconjugale tourmentée.
Comment expliquer que cet homme apparemment comblé et si loin des choses de l'adultère, cet homme pressé, ce mûr intellectuel marié à une femme charmante ait pu franchir ce cap, et si vite? François Truffaut ne l'explique pas, sinon par la silhouette troublante de Nicole (Françoise Dorléac) qui passe, un jour, par hasard, à côté de Lachenay. Dans cet adultère commun entre une jeune fille un peu perdue et un homme trop vieux pour elle, entre deux amants que tout semble éloigner, Truffaut se place sur un plan humain et psychologique, et tourne le dos à toutes les sortes de considérations morales.
C'est un cinéma de vérité et de sensibilité qui revisite l'adultère "bourgeois" au-delà de ses conventions, où la sincérité du personnage de Jean Desailly détourne des jugements péremptoires sur l'infidélité conjugale. Le cinéaste décrit un quadragénaire éperdu, simultanément "de son âge" et rajeuni par l'amour, tour à tour fébrile et déterminé.
Jean Desailly restitue parfaitement la fragilité et la modestie d'un personnage que son statut d'intellectuel ne protège pas d'un soudain élan amoureux, d'une belle illusion.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2018
Un truffaut grand cru, une romance dirigé et joué avec talent, l'atmosphère particulière lié à Truffaut et à la nouvelle vague se ressent agréablement ici. Le scénario quoi qu'assez simpliste parvient à nous tenir en haleine presque 2h grâce à la magie presque invisible à l'écran de Truffaut et de Jean Dessailly et Francois Dorléac formant un couple tout a fait attachant et crédible. Une ou deux scènes avec Jean Desailly jonglant entre sa femme et sa maitresse sont assez mémorables notamment. Je mesure de plus en plus le gâchis que fût la mort prématurée de Francoise Dorléac, en voyant ces charmants films d'époques noir/blanc je ne peux m'empêcher de là comparer a sa soeur Catherine Deneuve. Si les 2 étaient photogéniques à l'écran, Deneuve davantage peut être, c'est assurément Francois Dorléac qui jouait le mieux. Un des cinq meilleurs films de Truffaut pour moi
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