Excellent que dire de plus ? rien, tout est bon, leone s'en sort admirablement pour un western où l'on sait tout de suite qui sont les gentils et les méchants, mais quelle classe, clint eastwood est vraiment très bon.
Toutes les bases du western sont posées dans ce film et le rendent incontournable. Impossible de ne pas y faire référence dans tous les westerns qui ont été tournés par la suite.
C’est l’un des films de Sergio Leone que j’ai le moins aimé. La maîtrise de la mise en scène est toujours là mais le scénario n’est pas d’une grande qualité.
Même si c’est rare, il arrive parfois qu’un jeune réalisateur donne une leçon à un maître du cinéma. C’est le cas en 1964 quand le réalisateur le plus célèbre du cinéma japonais, Akira Kurosawa, voit son film Le Garde du corps (Yōjimbō) être adapté illégalement par un jeune cinéaste italien qui n’a réalisé officiellement qu’un péplum oubliable (Le Colosse de Rhodes) et été assistant-réalisateur sur une trentaine de productions italiennes ou américaines (parmi lesquels se trouve le Ben-Hur de William Wyler sur lequel il dit avoir dirigé la célèbre course de chars) : Sergio Leone. Après un générique animé très réussi (et dont on retrouvera le principe dans le début de celui du Bon, la brute et le truand), ce dernier offre, en effet, un remake extrêmement fidèle mais supérieur à l’original avec Pour une poignée de dollars. En ayant transposé cette histoire de samouraï qui monte l’un contre l’autre deux clans qui ne demandaient que cela dans l’Ouest américain, le réalisateur italien dynamite un genre entier : le western. Fini les personnages propres sur eux et les héros au cœur pur de ce genre si typiquement américain ! Désormais, les personnages sont mal rasés, violents et le héros agît essentiellement pour l’argent (même s’il fait parfois preuve d’humanité et d’esprit de justice), est aussi retors que ses adversaires si ce n’est plus, semble sorti de nulle part et ne pas avoir de passé (à peine a-t-il un prénom cité une fois : Joe). L’Ouest où la justice finit toujours par triompher fait ici place à un univers où la violence est reine. L’influence du néo-réalisme italien se fait sentir sur le cinéaste et modifiera à jamais le genre. En outre, Leone réussit à rendre l’histoire plus rythmée, plus claire et plus crédible (notamment dans la séquence de l’évasion du héros) que dans le film original et fait preuve d’une totale maîtrise du cadre, du montage et de l’utilisation de la musique. En effet, il fait appel à un ancien élève de son école qui deviendra dès lors son compositeur attitré : un certain Ennio Morricone ! Ce dernier signe une partition magnifique (écrite après le tournage, contrairement aux suivantes qu’il composera pour le réalisateur) qui plonge le spectateur dans l’univers du western et de la frontière mexicaine. Dès celle-ci, Morricone s’impose comme LE compositeur du genre (on oublie aussitôt les Max Steiner, Dimitri Tiomkin ou Elmer Bernstein). Cette association de génie permet la naissance d’un sous-genre qui sera décliné à l’infini dans les années qui suivront : le western-spaghetti. Mais avec Pour une poignée de dollars, Leone ne s’est pas contenté de réinventer un genre et de découvrir un des plus grands compositeurs de l’Histoire du cinéma mais réussit aussi à révéler au monde entier un jeune acteur américain qui semblait cantonné dans son rôle de cow-boy propret de la série Rawhide : Clint Eastwood. En cow-boy énigmatique, solitaire, calculateur et ayant la gâchette facile, le jeune acteur crée un personnage qui le marquera très longtemps en taemps qu’acteur et réalisateur (il suffit de regarder Sierra torride, Les Proies, L’Homme des hautes plaines, Josey Wales, hors-la-loi ou Pale rider, le cavalier solitaire pour constater l’influence que le personnage créé par Leone aura sur lui). Une star est née ! Pour toutes ces raisons, il est évident que Pour une poignée de dollars est bel et bien un chef-d’œuvre passionnant qui reste toujours aussi grand 55 ans après. Le plus étonnant est que Leone réussira à faire aussi fort voire mieux avec ses films suivants !
pour une poignée de dollars est un bon western. certes pas le meilleur que j'ai vu, mais tout de même un très bon film. Clint Eastwood est comme à son habitude très à l'aise dans ce type de rôle.
Pour Une Poignée De Dollars est le premier opus de la saga du dollar et c'est perceptible: on sent bien qu'on n'en est qu'aux débuts, aux balbutiements des chefs d'oeuvre qu'on aura par la suite. L'histoire est assez banale, elle peine à captiver et ne décolle jamais vraiment, heureusement le film ne fait "que" 1h35. Niveau réalisation c'est également assez plat, aucune scène ne retient particulièrement l'attention par sa maitrise et son génie, comme c'est la cas dans Le Bon, La Brute Et Le Truand ou Il Etait Une Fois Dans L'Ouest. A l'image de la réalisation, la bande son d'Ennio Morricone ne fait pas d'étincelles; il n'a pas encore la virtuosité qu'il atteindra dans les films qui suivront, on reconnaît indéniablement la patte du compositeur mais pas la maitrise: la musique n'a pas d'impact sur le film et est même parfois maladroite. Bien sur il y a toujours les performances de Clint Eastwood et de Gian Maria Volonte, mais dans l'ensemble ce film a surtout valeur de repère, sorte d'étalon, dans la filmographie de Leone.
Les années 40-50 furent un florilège en matière de westerns. Très manichéen, tournant vite en rond, e proposant que des héros américains tombant la fille et tuant les méchants, le genre a vite sombré dans une routine lassante, aux mêmes histoires et aux mêmes acteurs (John Wayne, James Stewart, Gary Cooper...). Pourtant, dès le début des années 60, le réalisateur italien Sergio Leone va bouleverser tout ce petit monde en mettant en scène le remake officieux du Garde du corps, film japonais datant de 1961 et réalisé par Akira Kurosawa. Ce qu'on appellera le western spaghetti débute donc comme une refonte du genre : ambiance sale, musique ténébreuse, scénarios violents, anti-héros attachants, grosse influence des films de sabre nippons... Le cow-boy américain est indubitablement rabaissé face à ce renouveau dantesque. Clint Eastwood, principalement connu pour son rôle de Rowdy Yates dans la série "Rawhide", décroche le premier rôle de ce western intriguant en campant l'Homme Sans Nom, véritable semeur de zizanie entre deux familles se disputant le pouvoir de leur petite ville. Habile de la gâchette, ténébreux et beau parleur, Eastwood est LE nouveau cow-boy, celui sans passé, sans avenir, cigare cloué au bec et poncho crasseux, le regard vif et la répartie fumante. La révélation est immédiate, autant pour Eastwood que pour Leone, qui enchainera naturellement avec ...Et pour quelques dollars de plus et surtout Le bon, la brute et le truand, formant ainsi sa fameuse « Trilogie du Dollar » tant appréciée des cinéphiles. Ce premier opus est donc une référence du genre à voir absolument.
Avec ce premier film de la " trilogie du dollars" , Sergio Leone nous montre son talent et sa manière de réaliser . Un excellent film avec un grand Clint Eastwood et aussi , Ennio Morricone qui nous montre que sa musique et aussi important que les acteurs
Un film ultra-violent, truffé d'invraisemblances du début à la fin (comme par exemple la scène de la rivière où une seule mitrailleuse tue une compagnie complète de soldats mexicains), à moins qu'il faille le prendre intégralement au second degré, c'est-à-dire comme une parodie de western. La musique d'Ennio Moricone est superbe. Mais je préfère nettement les westerns américains
Je suis très embêté. J'ai beau être un aficionado de Sergio Leone, je n'y arrive pas avec ce "Pour une Poignée de Dollars"... Pourtant, la musique d'Enio Morricone est excellente, Clint Eastwood est impeccable, Gian Maria Volonte déjà très bon, mais je n'y arrive pas... La faute à un scénario un peu trop simpliste, et peu palpitant ? La faute à un rythme trop décousu ? La faute à des personnages auxquels on ne s'attache pas assez ? La faute au doublage complètement raté (je l'ai aussi vu en VO donc ça ne peut pas être que ça) ? La faute à la faute ? ^^ N'empêche qu'à chaque fois que je l'ai regardé, en me disant que j'allais bien finir par l'apprécier, j'ai décroché... de ce western spaghetti, peut-être pas assez pimenté ? La dernière demi-heure relève tout de même la sauce. Turlupinant.
Premier volet de la trilogie des dollars de l'immense Sergio Leone et également son premier film, ce "Pour une poignée de dollars" est un joli coup d'essai, mais il n'y a cependant pas de quoi crier au génie (ou en tout cas plus aujourd'hui). Basé sur un scénario plutôt classique narrant l'affrontement de deux bandes rivales voulant s'attacher les services d'un brillant pistolero. Cette histoire classique dans les westerns manque cruellement d'originalité tout comme le film manque quelque peu de rebondissements. Reste la réalisation plutôt inspirée même si les talents de Sergio Leone n'en étaient ici qu'à leurs balbutiements. La seule chose vraiment bien dans le film est tout simplement la musique d'Ennio Morricone qui vous transporte déjà ici même si elle sera encore meilleure dans les volets suivants. Le film manque d'action, de rythme et les scènes sont parfois filmées d'une façon totalement dépassée aujourd'hui. Bref, si les thèmes chers à Sergio Leone sont bien là, la façon de les mettre en avant et de les montrer aux spectateurs est loin d'être aboutie. Côté acteur, la star c'est Clint. Disposant déjà d'une aura et d'une classe qui lui sont propres, le héros de Sergio Leone impose son style et fait rêver le spectateur par son incroyable présence à l'écran. Cependant, son jeu d'acteur n'en est qu'à ses débuts et comme pour la réalisation de Sergio Leone, le génie ne viendra que plus tard. Loin d'être un film culte, ce "Pour une poignée de dollars" n'est qu'un coup d'essai, un brouillon qui servira aux intervenants (réalisateur, acteur, compositeur, ...) de la saga des dollars à affiner leurs talents et à nous livrer un peu plus tard ce chef d'oeuvre absolu qu'est le bon, la brute et le truand. Ce "Pour une poignée de dollars" est donc un peu décevant mais à voir malgré tout car il s'agit de la genèse qui amènera à un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Un film tout juste moyen.
"Pour une poignée de dollars" marque les prémices d'une saga rendue cultissime par l'interpretation infaillible des acteurs variés qui habitent des personnages originaux de maniére brillantissime. La soif de l'or, au coeur des conflits de l'ouest, orchestrée par quelques tirs bien placés et idéallement utilisés, vous séduira de long en large, en travers etc. Sergio Leone fait preuve d'une incroyable maitrise avec un plan superbe (notament), prouvant grâce à son imparable talent que filmer une paire de bottes peut relever du mythe.. Clint Eastwood, formidable, évolue de façon intriguante -due à son personnage dont on ne sait rien- dans un de sublimes décors aux paysages fantastiques. Le tout mis en musique par l'illustre et irremplacable Ennio Morricone, qui signe une partition exemplaire et exaltante. En outre, au final on aurait bien sisigner "pour une poignée de minutes" supplémentaires. Du cinéma pur jus, où le western est superbement transcrit au premier plan.