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mac guffin
8 abonnés
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4,0
Publiée le 19 février 2025
Échec total à sa sortie, ce chef d'œuvre incompris révèle, (comme tous les chefs d'œuvre incompris d'ailleurs) un vrai regard précurseur sur son époque. Cette époque: les années 80, ère du tape à l'œil, de la célébrité facile et du culte du succès (comment le film est toujours actuel?) Notons que dans "King of Comedy", le scénario (pour lequel il faut rendre hommage à Paul D. Zimmerman) rejoint parfaitement les obsessions de Scorsese, qui a toujours privilégié ce type de personnages déviants, instables, voir carrément schizo...d'où un film très personnel, dont on n'oubliera pas certains moments de pur cinéma (le travelling arrière sur De Niro paradant devant un public en carton...) et une prestation époustouflante (pléonasme) du dit Robert, qui fait décidément regretter que Scorsese se soit un jour entiché de Di Caprio. Pour l'apprécier, il ne faut pas s'attendre à se tordre de rire, ce qu'espéraient sans doute les spectateurs de ce film présenté en son temps comme une pure comédie (présence de Jerry Lewis, d'ailleurs très bon, oblige). On sourit jaune, et c'est tant mieux!
Navet mal foutu, truffé de scènes ridicules. Scorsese est très surévalué, et n'a rien fait de valable depuis trente ans. On est peiné de voir le grand Jerry Lewis exploité dans cette pantalonnade.
Doté d'un scénario atypique, "La Valse des pantins" se perd dans une critique facile du show-bizz. Même si l'histoire est intéressante et réaliste, la mise en scène nous entraîne pas et l'effet comique n'est ressenti que dans le dernier sketch. On est donc ennuyé malgré une bonne prestation de Robert De Niro. Ainsi, le film jouit de bonnes idées mais dans l'ensemble, elles ne sont pas assez utilisées puisque le long-métrage ne captive pas.
Une satire cynique et cruelle sur les travers du show-bizz et la soif obsessionnelle de notoriété, où un prodigieux De Niro (face à un Jerry Lewis bluffant), préfère être ” Roi ne serait-ce qu'une heure que plouc toute sa vie”. 3,75
Une peinture féroce du monde des médias, de la célébrité, réalisé avec talent par le cinéaste Martin Scorsese en 1983 ! Ce film m'a mit un moment mal à l'aise quand on voit le personnage principal , un comedien amateur qui se prétend comique, se dit prêt pour faire carrière en tant que animateur de Show. Un rôle de type pas normal de plus qu'offre Martin Scorsese à Robert De Niro qui est une fois de plus remarquable, voir inquiétant, jouant différemment que dans d'autres longs métrages avec le réalisateur. Il y a Jerry Lewis aussi, jouant un peu la même personne qu'il est dans la vie, un célèbre comique, mais dans le ton plus dramatique de celui qui est harcelé. J'ai été absorbé par l'histoire du début à la fin, c'est soigneusement mis en scène. Liza Minnelli et Martin Scorsese, avec quelques membres de sa famille, y font des apparitions dans les seconds rôles. "La valse des pantins" mérite réflexion et demeure même toujours d'actualité dans le monde médiatique comme la télé réalité et l'effet que ça peut engendrer.
"La valse des pantins" n'est pas franchement une comédie mais on s'amuse quand même beaucoup à suivre les tribulations et les machinations de Rupert Pupkin, le personnage joué par un Robert de Niro magistral. Avec ce film Scorsese nous parle d'ambition, de quête de célébrité, de fans extrémistes, de folie 'douce', et le tout est très bien écrit. "La valse des pantins" est loin d'être une œuvre mineure dans sa filmographie.
Critique acerbe de la starisation et surtout des réactions hystériques, obsessionnelles ou égocentriques des admirateurs, cette comédie dramatique oscille entre rire et malaise grâce à l'interprétation mémorable de Robert De Niro dans son portrait d'un loser aveuglé par son dessein de succès qu'une érotomane renforce au-delà de toute rationalité. Présentant avec un regard distancié le monde des late shows, le récit avance avec dynamisme, suivant la frénésie démentielle du duo principal dont la quête maladive de reconnaissance et d'amour pousse à l'effroi désemparé un saisissant Jerry Lewis. Ou comment illustrer la potentielle dangerosité de failles narcissiques ou mentales en faisant froid dans le dos...
Comédie dramatique réalisée par Martin Scorsese, La Valse Des Pantins est un très bon film. L'histoire nous fait suivre Rupert Pupkin, un homme n'ayant qu'un rêve, celui de devenir le nouveau Jerry Langford, un animateur comique vedette qui anime son propre talk-show tous les soirs. C'est justement à la sortie d'un enregistrement, au milieu de la nuée de fans dont il fait partie, que Rupert parvient à approcher pour la première fois l'animateur star et à l'accompagner contre son gré dans sa limousine. Après ça, Rupert ne cesse d'harceler Jerry pour être invité dans son émission, en vain. Il en vient alors à une solution radicale pour parvenir à ses fins, consistant à kidnapper Jerry avec une connaissance tout aussi fan de lui, et ainsi forcer la production à lui offrir ses quinze minutes de gloire, qu'elles qu'en soient les conséquences. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue originale traitant du malaise d'une civilisation obsédée par la célébrité, par le besoin de reconnaissance. Cela donne lieu à des scènes dans lesquels le fan véritablement obsédé et névrosé par le désir de devenir célèbre lui aussi fantasme ses rencontres avec l'animateur vedette. Le récit joue également sur la redondance afin de bien montrer à l'écran cette spirale obsessionnelle. Celui-ci contient peu d'action, tout le sel du métrage reposant sur les échanges verbaux entre les différents protagonistes. Le ton se veut lui à la fois léger et dramatique, rendant les situations gênantes marrantes. L'ensemble est porté par des personnages appréciables, à commencer par le rôle principal joué par un Robert De Niro parfait dans son costume. Son sourire à la fois joyeux et inquiétant est totalement raccord avec son rôle d'homme aussi pathétique qu'attachant, au caractère déterminé, envahissant, insistant, menteur et sans gênes, tout en restant toujours courtois et poli. Jerry Lewis incarne lui un animateur désabusé, se contentant de subir le fanatisme de Rupert et de son amie. Une amie jouée par une Sandra Bernhard carrément amoureuse de son idole. Le reste de la distribution comprend également Diahnne Abbott et Shelley Hack. Tous ces individus entretiennent des rapports créant des moments amusants. Des échanges soutenus par de nombreux dialogues bien écrits, notamment lorsqu'ils font appel au comique de répétition concernant le nom Pupkin qui est à chaque fois mal prononcé. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut qualitative. Sa mise en scène est sobre mais tout de même travaillée. Celle-ci évolue dans un New York vu sous différents angles. Ce visuel simple mais efficace est accompagné par une bande originale composée de titres de grands artistes mêlant soul, rhythm and blues et rock, pour un résultat plaisant. Ces morceaux ne sont pas très impactant mais accompagnent bien le tout. Reste une fin réussie venant mettre un terme à La Valse Des Pantins qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être découvert.
Un sacré film, dérangeant et malsain. Des sensations très bizarres. J'ai fini quelque peu exténué face à l'angoisse suscité par le thriller, et dérangé par le malaise provoqué par ce personnage fou joué d'une main de maître par Robert De Niro. Un scénario bien fichu pour un résultat captivant et réussi. A connaître.
Un film troublant commence par un De Niro oppressant et lourd, un peu trop envahissant, comme un cheveu dans la soupe, tout cela pour entrer dans les bonnes grâce de Jerry, joué par Jerry Lewis qui joue un rôle à contre emploi, pour être le nouveau comique. Et où la célébrité est mise à mal par des fans vraiment dangereux. jusqu'où irions nous pour devenir célèbre. Ce film fait froid dans le dos, avec son humour graveleux, et insistant, noirci jusqu'au os. Du tresbon Scorsese.
Considéré comme une œuvre mineur dans la filmo de Scorsese, c'est pourtant un de ses meilleurs films. D'ailleurs on a du mal à croire qu'il s'agit de Scorsese derrière la caméra tant on ne reconnait pas son style. Il étudie toujours de manière minutieuse la psychologie de son héros mais sans certains artifices de mise en scène, tout est ici ultra sobre et cela donne au film un coté authentique fort appréciable. L'interprétation époustouflante (une fois de plus) de De Niro qui campe ce personnage aussi bien dérangeant, attachant et pathétique à la fois est bien sure une des forces du film. C'est une véritable mine d'or psychologique ce film, et toujours très d'actualité.
Je n'ai pas aimé ce film outre-mesure car je n'ai pas retrouvé le style Scorsese que j'affectionne tant. Néanmoins, je dois admettre que la fin est très intéressante, et presque anticipatoire, sur les dérives actuelles du show-business et sur ce besoin qu'ont les célébrités de pousser le curseur toujours plus loin pour 5 minutes de gloire. Ceci dit, ce film n'a clairement pas la beauté, la puissance et le génie d'un Taxi Driver, à titre d'exemple.