Une femme sous influence
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Uncertainregard
Uncertainregard

141 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2014
Un drame familial d’une grande intensité qui vaut par l’extraordinaire interprétation de tout le casting et une mise en scène extrêmement pure et naturelle de John Cassavetes. Pourtant la réalisation n’est pas extraordinaire : peu de décors si ce n’est quelques images de chantier sinon on reste confiné dans la maison de cette famille, une mise au point à la caméra un peu aléatoire entre les gros plans et les plans larges et surtout un montage souvent plus que surprenant pour ne pas dire catastrophique. Mais les monstrueuses scènes de conflits entre Peter Falk et Gena Rowlands sont parfaitement écrites et on ne se doute pas du jusqu’au boutisme de la tournure des évènements. Avec la famille, les amis et surtout les trois enfants au milieu de ces joutes verbales, on ne peut s’empêcher de serrer les dents en espérant ne pas voir le pire. Un film sous tension qui fait mal où la performance de Gena Rowlands est si extraordinaire qu’on n’en veut même pas à Peter Falk de succomber à cette folie jusqu’à porter la main sur elle pour la faire revenir parmi nous…
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2013
Quand John Cassavetes passe dans le registre du cinéma intimiste, filmé en quasi-huis-clos dans un pavillon de banlieue, il ne peut s’empêcher de nous dépeindre le drame bouleversant d’un cocon familial en pleine crise et d’une femme marginalisée par ses proches. Interprétée par une Gena Rowlands débordant de délicatesse, le personnage de Mabel Longhetti se réfugie en effet dans un comportement irrationnelle pour échapper à sa condition stressante et à la pression que lui créé sa situation de mère de famille, au grand détriment de son mari désemparé, interprété lui par un Peter Falk plus naturel que jamais. Le doute concernant la gravité de l’état de santé mental de cette pauvre américaine de la classe moyenne plane du début à la fin, nous renvoyant aux sempiternelles questions de la limite entre folie et raison et de la perte d’identité dans une société où les convenances passent avant l’émancipation personnelle.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

211 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2012
Après avoir été laissé perplexe par "Shadows" et "faces", "une femme sous influence" m'a enfin un peu plus donné envie de découvrir ce formidable auteur indépendant qu'est John Cassavetes. Même si je ne tombe pas des nues face à sa mise en scène ou sa vision artistique, il faut tout de même avouer que les personnages et leurs interprètes offrent un spectacle de haute facture. Histoire peu singulière d'une femme défiant tout conformisme au bord de la rupture qui fini par plonger dans une profonde crise mentale et une dure épreuve pour sa famille. Un talent à l'état brut.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 août 2012
Film passionnant, ambitieux, d'excellente qualité... Film sur la société, l'enfance (Cassavetes se montre d'ailleurs, à travers ce film, incroyable cinéaste de l'enfance), l'amour, la famille... Une femme sous influence est une tragédie. Les rires, pourtant nombreux dans le film, sont en fait terriblement tristes. "Une femme sous influence" montre une humanité détruie par le travail mais également par l'ensemble de la société, qui ne sait plus aimer. C'est un film sur la reconstruction, sur la réparation du couple. Réparation à laquelle contribue les enfants, dont la pureté s'accompagne d'un amour naturel de la mère de celle en dépit de tous les codes culturels (Les enfants continuent à aimer leur mère malgré la folie grandissante de celle ci). Au début du film, Peter Falk rentre tard; Gena Rowlands l'attend en buvant. Elle sort, ramène un homme. Le couple explose peu à peu. Puis Mabel (Gena Rowlands) est envoyée en institut psychiatrique. C'est le désespoir de Mabel qui va entrainer la mort du couple. La liaison est rompue au sein de celui ci : Falk ne parvient plus à comprendre sa femme et ne peut donc plus l'aider, il la frappe. La société, le travail, la culture ont détruit l'amour. Puis viennent les magnifiques séquences de la réparation. Falk se rapproche de ses enfants, et en même temps de Gena Rowlands. Il connait des moments de simple complicité puis d'amour et commence peu à peu à ressentir à nouveau de l'amour pour sa femme. Porté par l'amour, il lui organise une grande fête. Puis dans la séquence finale, l'amour renait peu à peu dans le couple à travers les baisers de Gena Rowlands à ses enfants fictifs. Film magistral sur le couple. Au niveau de la mise en scène, comme à son habitude Cassavetes excelle. Les plans sont esthétiquement très beaux. La gestion du mouvement est originale et de grande qualité. Les acteurs sont incroyables, mention spéciale à Peter Falk qui signe la meilleure performance de sa carrière (Opening night pour Gena Rowlands). Un film absolument flamboyant de qualités avec en prime la meilleure utilisation du Lac des Cygnes de Tchaikovsky au cinéma. A voir! (15.5/20)
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2012
la fin est si terrible, si dure, scène insoutenable, mais tellement réussie, sublimement forte et belle. Tout ce qu'il faut à Mabel, ce sont ses kids et son Nick. Inlassable Gena Rowlands
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 avril 2011
un très grand film sur la folie avec une très grande gena rowlands dans son rôle de mère au foyer perturbé
Akamaru

3 507 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2009
Un drame domestique éprouvant et génialement sensible."Une femme sous influence" ne peut laisser indifférent.Que ce soit la mise en scène de John Cassavettes,naturaliste et composée de longs plans-séquences.Que ce soit dans l'improvisation de certains passages.Que ce soit dans la zone de mystère savamment distillée sur cette femme au foyer désoeuvrée.Mable est une femme en apparence heureuse,mais qui semble souffrir d'un mal-être profond.Elle ne parvient plus à se comporter spontanément en société et sombre petit à petit dans la folie.Qu'est ce qui a pu provoquer cette rupture?Sa condition de femme?de mère?Son passé(avec son père)?Sa modestie sociale?On n'en sait rien,et Cassavettes déconcerte par son film affranchi de toute contrainte narrative,avec peu de dialogues construits et surtout basé sur des rapports de force.Tout juste comprend-on que la cellule familiale reste le refuge vital en temps de crise,rempart contre l'entourage qui juge impitoyablement sans comprendre derrière un masque de courtoisie repoussant.Peter Falk est un mari aimant,serein,qui finit par perdre les pédales face au tempérament volage de sa femme(qui n'est pas folle si vous voulez mon avis:c'est sa réaction face aux pressions de toutes sortes).Pour terminer,comment ne pas s'extasier devant la performance incroyable de Gena Rowlands.Libre,vibrante,terriblement humaine,généreuse,franche.Elle réinvente presque le métier d'actrice en se livrant corps et âme à la vulnérable Mable.Fabuleux.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2012
Un film bouleversant qui prend à la gorge, voilà ce qu'est "Une femme sous influence". John Cassavetes nous plonge dans l'intimité du cocon familial qui se détériore, il filme les pressions sociales, la lourdeur des conventions et la folie avec un œil aiguisé, nous livrant de longues séquences où les cris et même parfois les coups sont de mise. Gena Rowlands y est impressionnante de justesse dans le rôle de Mabel, cette femme qui perd contact avec la réalité que les conventions imposent face à un Peter Falk touchant en mari qui veut simplement avoir auprès de lui la Mabel qu'il a connu et aimé. Oui il y a des longueurs surtout sur la fin mais elles sont nécessaires car en jouant sur la durée, le cinéaste nous offre ce qu'il veut être la vérité et permet aux acteurs de s'exprimer avec brio. Du début jusqu'à la fin, ce film est terriblement magnifique, jamais on n'aura filmé la folie avec une telle intimité et une telle justesse.
OSC4R _
OSC4R _

82 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2023
Assez impressionnant par son interprétation et sa mise en scène, Une femme sous influence est néanmoins trop long, mais ce dès les premiers instants. Génial mais redondant.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2013
Un film d'acteur, Une femme sous influence en est un. Effectivement, Cassavetes joue tout sur ses comédiens. Comme John Ford, il préfère une prise qui souffre d'erreurs techniques (le film en possède quelques unes) mais d'où se dégage une émotion à une prise esthétiquement parfaite mais sans âme. D'âme, les interprètes n'en manque pas et en particulier Peter Falk et Gena Rowlands, qui libre tous deux une composition impressionnante.
Nous sommes face à un film très intimiste traitant la folie et ses conséquences sur ses proches (à force de cotoyer la folie, on le devient un peu soi-même pourrait dire le personnage de Peter Falk) d'une manière très réaliste.Ce réalisme se retrouve également par l'absence d'effet esthétique (lumière réaliste, pas d'effet de cadrage, si on excepte les effets de cadre dans le cadre dans le hall d'entrée au début du film) et par la durée des séquences (toutes assez longues et ne contenant pas d'ellipse interne).
Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce film concerne sa durée car 140 minutes de disputes et de cris peuvent paraitrent un peu longs à la fin.
Malgré cela, les amateurs de drames psychologiques intimistes devraient pouvoir y trouver leur compte.
Xyrons

772 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2009
Une femme sous influence est un bon film de John Cassavetes. Mise en scène correcte, scénario travaillé au minimum et maitrisé par le réalisateur, acteurs convaincants avec notamment à l’affiche du film Gena Rowlands, Peter Falk ou encore Matthew Laborteaux… En clair c’est un bon divertissement même si on s’ennui parfois, 13 / 20.
softy76
softy76

40 abonnés 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2010
Surtout pour la performance hallucinante de gena rowlands en "mabel" une leçon d'interprètation et une oeuvre assez touchante.
Maurice Colonne
Maurice Colonne

15 abonnés 197 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2023
Sans doute son meilleur. Un numéro de haute voltige où n'importe qui d'autre que Rowlands jouant la folie eut été ridicule, et n'importe qui d'autres que Cassavetes, racontant cette "Anatomie d'Une Chute" eut été lourdingue. Une définition du Cinéma.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2009
Un film déchirant, d'une sensibilité incroyable. Cassavetes signe ce chef-d'oeuvre, où chaque scène est une leçon de vie. Inoubliable !
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2014
Puissant portrait de femme au foyer qui dès lors qu'elle est assignée à normalité telle que la société bien-pensante l'entend et l'exige de ses sujets (les citoyens quelle que soit leur classe sociale), devient comme coupée d'elle-même et des siens, aussi méconnaissable qu'un Malcom Mc Dowell post-apprivoisé dans Orange Mécanique, nourri qu'il est à la violence pour mieux la vomir... D'où cette scène finale géniale où Peter Falk ne reconnaissant plus la femme qu'il aime, qui'il a aimée malgré ses accents de folie, l'exhorte à le redevenir sous peine de dépérir (comme son foyer) sur le champs. Grand acteurs, moments de vraie vie qui terrassent par leur vérité, Cassavetes aime Gena Rowlands, aime les femmes, aime ses acteurs, aime les oubliés du rêve américain.. Et le prouve !
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