Une étude du couple dont la fantaisie soudaine va déstabiliser l'équilibre fragile. A. Fontaine explore la relation à trois avec les tensions, les non dits et la frustration jusqu'à l'inéluctable. Autour d'une distribution bien dirigée, ce drame de meurs est toutefois un peu pâle.
Le jeu des acteurs, la mise en scène m'ont paru vraiment mauvais. Seule Miou-Miou s'en sort bien et Ch. Berling, quand il ne parle pas. Etrange que personne n'ait l'accent du pays (à part l'enfant). Le film est pour beaucoup raté en raison du jeu désastreux à mes yeux du jeune mec. La plupart des situations sonnent grotesque. Le tout manque de fraîcheur; le rythme du film me semble plutôt indigeste, l'évolution trop démonstrative. Le fait que l'on devine gros comme une maison l'évolution de l'histoire (à part la fin) empêche toute émotion de parvenir. Et puis une homophobie intégrée offerte ainsi de la manière la plus cliché et ennuyeuse, ça fait pas l'intérêt d'un film. Par dessus tout, c'est moche, avec des couleurs, des dialogues, des décors déprimants. Enfin, ces comédiens hétéros qui jouent des homos ou des bis ne sont pas du tout crédibles à mes yeux. Le final m'inspire un froid dégoût mais je trouve tout ça très laid.
De tous les films que j ai vu d Anne fontaine, j ai remarqué qu elle essaie de retranscrire le trouble amoureux, transgressif tel que Martin et la bonne éducation ou perfect Mother. Nettoyage a sec illustre bien ses propos à son paroxysme. Cela pourrait être intéressant mais à la fin pose ses limites car trop toc, bourgeois on y croit pas. Ce n est pas la faute des acteurs ou actrice qui sont très bon, miou miou y est extraordinaire, sensuel ou stanislas mehrar en transformiste bi sexuel, qui va s installer dans ce couple et y installer ce trouble, qui me fait penser au film théorème mais à petit pieds qui n a pas cette force et ce côté transgressif qu anne fontaine n arrive pas à faire.
La réalisatrice a trouvé son sujet dans le "théorème" de Pasolini. Mais si théorème est un grand film cela tient au talent de Pasolini --en regard ici c'est un filmage laborieux et sans talent ; il manque surtout cette force de vérité où la puissance du désir sexuel et surtout les ravages de la perversion traversaient le film de Pasolini . Dans ce film il n'y a ni sexualité, ni perversion ; ce sont des scènes convenues et invraisemblables où des acteurs peinent à se situer. C'est du "comme si" qui frise parfois le grotesque comme la scène du coït surpris par le mari !
Un bon film à l'accent tres chabrolien où l'on voit la vie étriquée d'un couple de bourgeois provinciaux totalement bouleversée par la rencontre d'un jeune paumé qui les attire irrésistiblement...
"Nettoyage à sec" (dans tous les sens du terme) m'a sulfureusement pris en otage toute une après midi. Un jeune éphèbe "chaser", Stanislas Merhard, s'"invite" dans une famille bobo bourgeoise, et là où ça fait "bobo", il "cautérise", le Stanislas, à grands coups de témoignages affectueux et "pourfendeurs" d'idées reçues et préjugés en conserves. A regarder pour le plaisir du "conventionnel" dézingué, d'une conformité monotone et maquillée, ne demandant qu'à exploser. Stanislas, c'est l'"icare" qui s'"étouffe à trop s'approcher de la "lune"..
Comme souvent, Anne Fontaine traité de la rencontre entre un couple bourgeois et un élément extérieur à ce milieu social. Ici, c'est Nicole et Jean-Marie, gérants d'une blanchisserie à Belfort, qui font connaissance d'un travesti bisexuel. Évidemment, cela ne sera pas sans conséquences sur leur vie de couple. Mention spéciale à Miou Miou et à Charles Berling, excelle comédiens auxquels le film doit beaucoup.
Anne Fontaine et ses acteurs dans un plongeon hallucinant vers le prévisible. L'ange ne parviendra pas à faire sortir le mari d'un profond refoulement tout en réussissant le contraire, ici tromperie, avec la femme. Film brillant et passionnant.