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stans007
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3,0
Publiée le 20 décembre 2022
J’ai eu du mal à entrer dans cette chronique familiale taïwanaise où un père veuf, cuisinier renommé, honnête homme pas facile, se débat avec ses trois filles aimantes occidentalisées au point que l’une d’entre elles est fervente chrétienne. La mise en scène est propre avec quelques scènes touchantes d’amour filial et la description de la vie à Taïwan. En revanche, j’ai trouvé les personnages assez plats et que les scènes finales longuement pressenties font flop.
Excellent film du réalisateur taïwanais Ang Lee (connu pour avoir réalisé "Le secret de Brokeback Mountain") qui est un petit bijou d'émotions bien dosées et une histoire savamment construite dont les fils se démêlent un à un jusqu'à la fin et un coup de théâtre inattendu...
M. Chu, passé maître dans l'art de la cuisine chinoise et qui exerce ses talents reconnus dans le plus grand restaurant de Taipeh, élève à la maison trois filles adultes depuis 16 ans et la mort de sa femme très aimée.
Jen est professeur de chimie et ne remet pas d'une rupture survenue il y a neuf ans; Kien, très séduisante et qui a pourtant la cuisine dans le sang, a été poussée dans le monde des affaires où elle réussit très bien; Ning est étudiante et travaille dans un fast food. A la maison, tout est ritualisé, du réveil au repas du dimanche préparé par papa, dans les règles de l'art, et qu'il n'est vraiment pas possible de rater.
Les filles ne rêvent que de s'échapper et y parviennent, une a une, sauf Kien, qui semblait pourtant la plus prête à partir et qui va finalement racheter la maison de son père et y prendre la suite aux fourneaux, après avoir refusé une promotion en Europe. Il y a d'abord Jen dont l'histoire de rupture traumatisante était une invention et qui rencontre un coatch de sport qu'elle s'empresse de convertir au catholicisme qu'elle pratique assidûment; Ning ensuite tombe enceinte d'un bel étudiant, qui lit Dostoevsky, et part vivre chez lui.
Coup de théâtre, M. Chu qui est encore vert annonce son mariage avec la fille de Mme Liam, qui a l'âge de ses filles ou à peine plus... coup de théâtre que rien ne laissait paraître puisqu'on croit jusqu'à la dernière minute que le doux M. Chu va tomber dans les griffes de la mère ...
Tout se déroule au rythme de la cuisine dont la caméra n'est pas avare... de belles images gastronomiques !
Un film sans grand intérêt. Actrices et acteurs corrects, histoire bien banale, mise en scène correcte sans plus. J'ai tout de suite pensé à ce qu'aurait fait Koré Eda (avec Notre petite sœur en particulier). Quant à la cuisine, mis à part les plats à la présentation sophistiquée, elle reste accessoire, et les convives n'ont jamais l'air de se régaler : ils se nourrissent.
Ang Lee est un maître dans la mise en valeur cinématographique des émotions humaines. Filmé avec la gastronomie Taïwanaise en tant que fil rouge, l'amour du père pour ses trois filles est aussi forte que son amour pour la cuisine. Belle entrevue des aspects culturels et gastronomiques de Taïwan, Ang Lee ne mise pas sur un scénario complexe mais sur la beauté d'aspects simples de la vie tels que la cuisine ou l'amour.
Salé Sucré, d’Ang Lee, est sorti en 1994. Le film vient d’être remasterisé, c’est à dire transféré sur support numérique dans les meilleures conditions. Le Trianon à Sceaux l’a programmé. J’ai découvert le film. L’histoire se passe à Taiwan, de nos jours, c’est à dire dans les années 90. Trois jeunes femmes vivent avec leur père, veuf depuis leur enfance, grand chef cuisinier dans une semi-retraite. Les trois filles ont quelques difficultés à élaborer des projets personnels ou amoureux qui les amèneraient à quitter le giron paternel. Lui n’a pas l’air très heureux non plus de cette situation quelque peu bloquée. Il a perdu le goût. Il en a perdu le goût ? Et puis, un mouvement en entraînant un autre, comme au taquin, la situation va se déstériliser. Non sans mal. Et avec des surprises. J’ai beaucoup aimé ce film. D’abord, voir cuisiner le père, ça donne faim. Ensuite, j’adore les comédiennes du film. Un concours de grâce et de sensibilité. Et puis l’histoire est racontée subtilement. Tout le long nous restons au rythme des personnages, nous croyons ce qu’ils croient. Enfin, il se dégage du film une impression de modernité – plus de 20 après sa production -, d’élégance et de justesse. A voir.
J'ai vu ce film à la télévision récemment et j'ai été très agréablement surprise : c'est un film très humain, très beau, on sourit beaucoup. Et l'étalage de toute cette cuisine chinoise coupe l'envie de grignoter devant la télé !
Un film magnifique à la fois beau, triste, et poétique. Les acteurs sont supers, la nourriture est alléchante, on a de belles images et de la musique mélancolique très bien choisie. Ce film restera certainement parmi mes films préférés !
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3,0
Publiée le 1 juin 2026
Ang Lee a considèrè ce film comme le plus personnel de ceux qu'il a tournès avant sa consècration à Hollywood! il faut dire que le cinèaste taïwanais s'est beaucoup investi pour tourner cette chronique, poursuivant plus que jamais son exploration de la sociètè taïwanaise! Les problèmes sentimentaux d'un chef cuisinier qui arrive à lire sur les visages si le plat est bon et de ses trois filles se trouvent au coeur de cette comèdie douce-amère qui ouvre l'appètit et rèchauffe le corps et l'esprit! Avec de tels prèmisses, on devine comment va se nouer la chronique familiale et l'histoire prèsente suffisamment d'odeurs et de parfums pour soutenir l'intèrêt (cf. l'excellente intro). L'oeuvre de Ang Lee est plus riche qu'elle ne paraît même si ce dernier n'a pas la grâce des silence du maître Ozu et de son alter-ego Chishu Ryu! Vous reprendrez bien un petit peu de nouilles au crabe dans la cocotte en bambou du chef Chu ?